‹ Bibliothèque sulpicienne ou Histoire littéraire de la compagnie de Saint-Sulpice (volume 3)Chapitre 45 sur 207 · M. BAUDOIN · texte numérisé non relu

M. BAUDOIN

Jean Baudoin naquit à Nantes, probablement en l'année 1062. Après qu'il eut achevé ses éludes au collège de sa ville natale, il embrassa la carrière militaire, et l'ut quelque temps mousquetaire dans les (lardes du Roi. Mais bientôt il renonça au monde, entra au séminaire de Nantes, puis alla continuer et achever son cours de théologie à Paris. 11 entra au séminaire de Saint-Sulpice le 9 mai 1082, et fut promu au sacerdoce en 168 "5. Le 21 août de la même année, il partit avec huit de ses confrères pour le sud de la France, et s'y voua aux missions du Vivarais. Rappelé ensuite par l'évêque de Nantes, il obéit et rentra dans son diocèse. Cependant, l'année suivante, il obtint l'autorisation d'entrer au séminaire des Missions-Etrangères pour étudier sa vocation. Il y rencontra Msr de Laval, évêque de Québec, qui venait de donner sa démission, et M. de Saint-Vallier, appelé à lui succéder. Leur conversation lui apprit le besoin que la Nouvelle-France avait d'apôtres zélés. M. Baudoin s'offrit alors pour les missions acadiennes, et arriva en Acadie vers la fin de 1088. Il travailla d'abord à Port-Royal, puis il alla rejoindre M. Trouvé dans sa mission de Beaubassin, et tous deux eurent à desservir le fond de la baie française. « C'était, dit l'abbé Casgrain, un pays vaste comme une province de France, mais dans un Étal à demi sauvage, peuplé d'Acadiens laboureurs, pêcheurs, coureurs de bois, de Micmacs et de Malécites, dispersés sur tous les rivages, ou campés dans les bois » {Les Sulpiciens ei les Prêtres des Missions-Étrangères en Acadie, par l'abbé II. -R. Casgrain; Québec. 1897, in-8% p. 111-116).

A l'automne de 1694, M. Baudoin vint à Paris, tant pour rétablir sa santé fortement ébranlée que pour justifier les missionnaires des accusations portées contre eux. On n'avait pas oublié l'ancien mousquetaire des Gardes du Roi à la cour de Versailles : il v fut accueilli avec faveur et vivement

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questionné sur les affaires de l'Acadie. « Sou expérience et ses vues jusles frappèrent les ministres au point qu'ils le prièrent d'accompagner le chevalier d'Iberville dans l'expédition qu'il préparait pour Terreneuve. ('."est ainsi que M. Baudoin fut amené à en l'aire partie, et c'est à lui surtout que l'on doit d'en connaître les incidents » (Casgrain, op. cit., p. 187). A son retour, il en adressa au comte de Pontchartrain une relation exacte et détaillée, sous ce titre : Journal du voyage que j'ai fait arec M. d'Iberville, capitaine de frégate, de France en l'Acadie et de l'Acadie en l'Ile de Terreneuve (1696-1697). Tous ceux qui ont eu à raconter cette expédition ont puisé dans ce récit les faits les plus circonstanciés et les plus intéressants; tels, M. Bacqueville de La Pothcrie (Histoire de l'Amérique septentrionale ; Paris. 1722, t. I); le P. de Charlevoix, jésuite (Histoire et Description générale de la Nouvelle-France ; Paris, 1744, t. U^ M. Desmazures (Histoire du chevalier d'Iberville; Montréal, 1890, in-4", p. 147-170), et l'abbé Gasgrain (pag. 187-208 de l'ouvrage cité).

Après cette expédition, M. Baudoin retourna à sa mission de Beaubassin. Mais les fatigues qu'il avait endurées avaient achevé d'épuiser ses forces. Il mourut et fut inhumé à Beaubassin très probablement : probablement aussi, ce fut dans le cours de l'été de l'année 1(')(J8 : il n'était âgé que d'environ 'M ans. Le 30 mars 1699, M. Tronson écrivait à M. de Belmont, supérieur du séminaire de Montréal : « Nous avons appris la mort de M. Baudoin avant l'arrivée de vulettres, c'est une perte considérable pour le pays; car difficilement trouvera-t-on un missionnaire si zélé et m accoutumé ;i la fatigue >- (Casgrain. op. ci!., p. 209).

La Compagnie de Sainl-Siilpice. donl la vie en France est plus cloîtrée peut-être que celle de beaucoup d'ordres religieux soumis a la clôture, a eu pourtant dans la Nouvelle- France et dans la Nouvelle-Ecosse une vie de missionnaire

qu'on est loin de soupçonner, beaucoup. >aii-> doute. COn-

naissenl !<■■> «le Queylus, les Dollier d< les Vachou

de Belmont, les Picquet, les Ciquard, les Galitzin; mais corn-

hien, mémo parmi nous, n'ont jamais entendu parler de ces apôtres de l'Acadie qui eurent nom Geoffroy, Trouvé, Baudoin, de Breslay, de la Goudalie, Chauvreulx, Desenclaves... ? Et pourtant, quels missionnaires! Voir l'ouvrage cité de l'abbé Casgrain, Les Sulpiciens en Acadie (1070-1702).

Henry Baudrand, né à Paris en 1037, était fils de Baudrand de la Combe, sieur de Montréal, d'une ancienne famille du Lyonnais (1). Il entra au séminaire de Saint-Sulpice le (i janvier 1659, et sur sa demande fut admis clans la Compagnie en lOGi. Après avoir suivi les exercices de la licence, il prit le bonnet de docteur en 1666. D'abord directeur au séminaire de Saint-Sulpice, il fut très goûté dans cet emploi. En 1075, M. de Breton villiers le choisit pour remplacer, comme supérieur, au séminaire de Clermont, M. de Lantages, qui avait été rappelé à Paris. Les circonstances étaient alors délicates. Néanmoins, M. Baudrand réussit à dissiper les préventions qu'on avait inspirées au prélat contre le séminaire. Personne, d'ailleurs, ne montra plus de zèle que le nouveau supérieur

(1) Cfr. Gosselin, Mémoires (manuscrits) sur M. Baudrand, quatrième successeur de M. Olier dans la cure de Saint-Sulpice. — Gamon, Histoire (manuscrite) du séminaire de Clermont. — Simon de Doncourt, Remarques historiques sur l'église et la paroisse de Saint- Sulpice, 1. 1, p. 183-185, et Pièces justificatives, t. III, p. 907-90'.). — Règlemens de la Communauté de la p>aroisse de Saint-Sulpice, p. 312. — Moréri, Dictionnaire, art. Baudrand. — L'Ami de la Religion, t. XXXIV, p. 259, 260. — Yiton de Saint-Alais, Nobiliaire universel de la France; Paris, 1814-1843, t. IV, p. 109. — Mémoires de l'abbé Legendre, Chanoine de Notre-Dame ; Paris, 18G3, in-8», p. 154. — La Vie du Bienheureux serviteur île Dieu Jean-Baptiste de La Salle, Instituteur des Frères des Écoles chrétiennes, par M. l'abbé Jean-Baptiste Blain, chanoine de l'église métropolitaine de Rouen, Supérieur de la communauté des sieurs d'Ernemont ; publiée pour la première fois en 1733, rééditée conformément au vœu du chapitre général de 1884: troisième édition; Paris, Procure générale, rue Oudinot, 1889, in-8°, p. 252, 253, 200-2(33.

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à procurer l'observation, soit des règlements généraux que M. Tronson faisait alors pour les séminaires, soit des mesures spéciales qu'il jugeait à propos de prendre pour celui de (lier m ont (I).

En 1684, M. Baudrand fut rappelé à Paris pour y remplir les fonctions de directeur du séminaire de Saint-Sulpice. Cependant, en 1689, M. Tronson consentit à se priver encore d'un auxiliaire si utile, et il le désigna pour succéder à M. de la Barmondière dans la cure de Saint-Sulpice. La grande réputation de lumières et de vertus dont jouissait le nouveau curé donna lieu à quelques poètes de célébrer sa nomination en vers latins et en vers français. M. Baudrand répondit pleinement aux espérances qu'il avait fait concevoir, et gouverna très sagement sa paroisse l'espace de sept ans. 11 lit de très utiles règlements pour l'administration des sacrements, le soulagement des pauvres, et la distribution des secours spirituels à toutes les classes de paroissiens. 11 leur procura, en 1690, le bienfait d'une mission qui produisit les plus heureux fruits.

Cependant, le digne pasteur ressentait depuis longtemps les atteintes d'une paralysie dont les progrès l'ob igèrent enfin à résigner sa cure. 11 la permuta, au mois de février 1696 (2), contre le prieuré de Saint-Cosme-lès-Tours, que lui

(i) au séminaire de Clermont, M. Baudrand, dont l'esprit était Large et le cœur généreux, eut beaucoup à souffrir «les lésineries d'un vertueux ecclésiastique qui exerçait les fonctions d'économe, bien qu'il n'appartînt pas à la Compagnie, m. Tronson consolait de son mieux: le bon supérieur. « il faut supporter votre éc mome, lui écrivait-il; la parcimonie est une grâce de vocation : c'est la grâce d'économe de crier toujours misère : pourvu qu'avec cela il pourvoie aux besoins, on peut facilement s'en consoler. » Et dans une autre lettre, il lui disait : « Quand L'économe refuse, le supérieur doit faire exécuter luimême et ne rien «lire ».

rji Cette même année, on publia, et Le Journal </<■.< Savants (année 16 16, «"• » I i L . in- 1 -, p. 215) annonça avec éloge : « Plan de f<i paroisse de Saint-Sulpice, ou du Fauxbourg Saint-Germain, gravé par l'ordre de Mru Henri Baudrand, prêtre, Docteur de Sorbonne, Bt « urê de ladite paroisse »: A Paris, chez Claude Roussel, rue saint* Jacques, 1696.

céda M. de La Chetardye, son successeur. Étant allé, en 1699, passer quelques mois de la belle saison dans une maison de campagne qui lui appartenait aux environs de Beaune en Gàtinais, il y mourut le 19 octobre de la même année, âgé de 02 ans, et fut enterré le lendemain dans l'église de ce lieu. Son portrait peint par Guerry, et gravé par Dossier, 1701, in-fol., a été reproduit dans la Vie du Bienheureux J.-B. de La Salle, fondateur de l'Institut des Frères des Ecoles chrétiennes, par Armand Ravelet; Introduction par M-"' d'Hulst : Paris, 1888, gr. in-81, p. 121.

Le Mercure d'octobre 1099 (p. 259, 200) lui consacra la petite notice suivante : — « Messire Henry Baudrand, docteur en ïbéologie de la Faculté de Paris, ancien curé de Saint-Sulpice. 11 est mort près d'Orléans, âgé de soixante et deux ans, et avait résigné sa cure, il y a quelques années, à Messire Joachim Trotti de la Chétardie, qui mène une vie pastorale aussi régulière et exemplaire que son prédécesseur. 11 étoit d'une bonne famille de Lion, dont nous avons à Paris M* Baudrand, doyen des substituts de M1 le procureur général de la Gour des Aydes et ancien écbevin de Paris, et M1 l'abbé Baudrand, qui nous a laissé un sçavant dictionnaire géogralique latin en deux tomes in-folio, et qui fut conclavisle de M' le cardinal le Gamus dans le temps de l'élection du Pape Innocent XII. »

A. — Aie moires sur la vie de M. Olier, et sur le Séminaire de Saint-Sulpice, in-4" de 80 pages. — On y trouve sur la vie de M. Olier des particularités intéressantes qui ne se lisent point ailleurs. « Ce Mémoire fut égaré pendant la Révolution : on en regardait la perle comme irréparable, lorsqu'en 1835, un cbiffonnier présenta aux conservateurs de la Bibliothèque Nationale divers manuscrits, parmi lesquels était une copie du Mémoire dont nous parlons, ainsi qu'une autre -copie incomplète du même ouvrage » ( Vie de M. Olier, par M. Faillo'x; 4" édition, t. I, p. xxxv). La première a élé placée dans le Supplément F. sous la cole 2460. C'est aujourd'hui le nu 11700 du Fonds Français. 11 contient : 1° le Mémoire de M. Baudrand; 2U d-cs notices sur plusieurs curés de

Hf) BIBLIOTHÈQUE SULPICIENNR

Saint-Sulpice, y compris M. Olier, pur M. Grandet; 3° un

règlement général du Séminaire; 4° 19 pages sans titre et sans nom d'auteur, dont l'écriture et l'orthographe indiquent une date plus ancienne que les manuscrits précédents. Ces til pages sont reproduites dans le Mémoire de M. Baudrand avec certaines modifications. Nous publierons ce Mémoire dans le tome 111 de cet ouvrage.

IJ. — Vie de M. de Bretonvilliers, in-4° de 79 pages. — L'abbé Simon de Doncourt a publié cet écrit avec quelques retranchements sous ce titre : Extrait de quelques détails sur ta rie de M. de Bretonvilliers, écrite par M. Baudrand, curé de Saint-Sulpice {Remarques historiques sur l'église et la paroisse de Sl-Sulpice, t. III. p. 858-890). Les retranchements opérés regardent principalement la famille de M. de Bretonvilliers. ses premiers rapports avec M. Olier, l'affaire du duc de Liancourt et celle de Madame Saujeon.

C. — Acta S. Facultatis Theologiœ Parisiensis in quinque tomis, anno 1673, à I). (Baudrand) è Seminario S. Sulpitii (Bibliothèque du séminaire de Saint-Sulpice; Manuscrits, n. 21). Des cinq gros volumes in-folio que comprenait ce recueil. la bibliothèque de Saint-Sulpice ne possède que les quatre premiers, dont le IV comprend les Actes de 1644 à 1(>72. Le V* est perdu, peut-être pour la raison suggérée par les derniers mots de ce passage où l'abbé Drouyn, parlant de M. baudrand. s'exprime ainsi : « C'esl luv. m'a-l-on assuré à Saint-Sulpice, qui a recueilli (Mi ') gros volumes in-folio, Acta a Monumenta sacrœ Théoh, ijin- Facultatis Parisiensis, qui sonl conservés à Sain I - Sulpice, dont l<j cinquième n'est pas en ordre ri n'est pas relié » (Drouyn, Notes sur les éijlisrs de Paris; Bibliothèque Nationale: Manuscrits, Fonds Français, n. 22863).

La préface mise en lèle de cel ouvrage en expose clairement l'objet et le plan, avec l'indication des sources authentiques où l'on a puisé. Au commencement du tome I sont toutes les listes de licences depuis l'année 1373 jusqu'à L'année 1672. ('.es listes ont été continuées sur Les pages blanches du même volume, soit par M. baudrand lui-nieiue.

soit par d'autres ecclésiastiques du séminaire de Saint-Snlpice, jusqu'en 1722. Il suttit de jeter un coup d'œil sur cet ouvrage pour voir qu'il renferme de précieux documents, non seulement sur l'histoire de la Faculté de Théologie de Paris, mais sur un grand nombre de faits importants relatifs à l'histoire de l'Église de France, depuis le milieu du xme siècle jusqu'à la lin du xvuc. Un incendie qui, dans le cours du dernier siècle, détruisit une partie des actes de la Faculté conservés à la bibliothèque de la Sorbonne, rend ce recueil de M. Baudrand très précieux. Il avait d'ailleurs eu l'attention de tirer des registres du Parlement une copie des actes qui manquaient dans ceux de la Sorbonne.

Plusieurs écrivains célèbres ont cité ce recueil : entre autres, les théologiens YVilasse et Lhcrminier, docteurs de Sorbonne; l'abbé Simon de Concourt, Remarques historiques sur l'église et la paroisse de Saini-Sulpice , t. I, p. 18i ; Simonnet, Description historique de l'église de Saint-Sulpice, p. 306, 334; Lebeuf, Histoire de la ville de Paris, t. II, p. 452; Richard Simon, Lettres choisies, surtout la XXXV', écrite de Rouen le 1er décembre 1689. « Il scroit à désirer, dit le célèbre critique, que ce qui est contenu dans ces registres fût donné au public.

» On y voit tout d'un coup quels ont été les sentimens de cette Faculté sur les plus importantes matières de la Religion. On s'y instruit bien mieux de ce qu'il y a de plus considérable dans la Théologie que dans les écrits des Docteurs particuliers. J'ai été curieux de savoir qui était l'auteur de ce grand recueil, et quoique je n'aie pu apprendre son nom. j'ai néanmoins eu lieu de satisfaire là-dessus ma curiosité. Ce qu'on m'en a prêté vient d'un Docteur qui l'a copié lorsqu'il demeurait dans le séminaire de Saint-Sulpice. D'où j'ai jugé que le recueil se trouveroit entier dans cette maison. Je ne me suis point trompé dans ma conjecture, car il y est, en effet, relié en plusieurs gros volumes in-folio, avec une préface qui est à la tète du premier tome et qui commence par ces mots : Acta Facultaiis Theol. Parisiensis, partlm jàm antè diversis temporibus in lucem édita, partim nun<

primûm ex ipsius scrihiis prolata, oculis tuis subjicimus. — Ces actes ne contiennent pas de simples censures de ht Faculté. On y voit les raisons de ces censures et les autorités sur lesquelles elles sonl fondées. On y trouve en même temps plusieurs petits traités qui méritent d'être lus. Dès le premier tome, on y lit un petit ouvrage de Pierre d'Ailli, Docteur de cette Faculté, cardinal et évoque de Cambrai, sur l'autorité qu'on devoit donner à la doctrine de saint Thomas, laquelle avoit été approuvée de l'Église... — ha grande liaison que les matières de la Religion ont avec celles qui regardent L'Étal ont donné lieu à insérer dans ce même recueil quelques Édits et ordonnances de nos rois, et plusieurs Arrêts du Conseil et du Parlement de Paris... — Vous savez que I.i France a souvent des démêlés avec la cour de Rome sur d • certaines matières... Or, on trouve dans le recueil dont il est question presque tout ce qui s'est passé sur ce sujet entrela France et Rome. On y voit les décisions de la Faculté, les Arrêts du Parlement et plusieurs autres pièces fort instructives. Ajoutez a cela certaines procédures qui ont été faites pour condamner et censurer quelques propositions qui se trouvent cependant dans de très bons livres... — Enfin, il y a dans ce recueil plusieurs faits très curieux, au nombre desquels on peut mettre les différends que les Docteurs de Paris ont eus en différents temps et en diverses occasions avec l'évêque de cette grande ville, duquel ils prétendent ne point dépendre dans ce qui regarde les affaires de leur Faculté... Dans le Dune IV. les acte-, qui regardent les affaires des jansénistes sont rapportés fort au long et avec beaucoup d'exactitude... .le ne vous en dirai pas davantage sur Futilité de ce grand recueil : ce que je vous en ai rapporté doil suffire pour vous en convaincre - (Richard Simon. Lettres choisir*. où l'on trouve un grand nombre de faits anecdotes dt /ii<:rature; Rotterdam, 1704, t. II. p. 230-240).

De nos jours, le savant I'. Denille. dominicain, et l'émiiient

administrateur de la Bibliothèque Nationale. M. Léopold belislc ont également jugé ce recueil n très précieux >. Tou deux ont profondément regretté la disparition du v volume,

qui. d'après le plan de l'auteur, eût été un appendice aux quatre précédents. Voici, en effet, comment il en parle dans sa préface : « Quintus et ultimus tomus, velut praecedentium appendix. nostram claudit colleclionem. Omnia ferme SaGra? Facultatis instrumenta extremis hisce temporibus eonfecta, quae in hune quintum tomum rejecimus ne quartus nimiùm excresceret, lectorum oculis primo intuitu subjicit; tùm catalogum profert Priorum Domùs Sorbonicœ et nomina eorum qui de Sorbonicâ responderunt al> anno 1470 ad annum 107... unà cura variis excerplis è monumentis S. Facultatis ad marginem illius catalogi excriptis. quibus vêtus actuumnostrorum forma et disciplina innotescit : varios tandem et locupletissimos proponit Indices, quos tàm ex scriniis nostris erutos, quàm proprio confectos labore legentium commodo consecramus ». (les tables devaient être au nombre de cinq.

D. — Recueil de j'ièces sur la controverse relative à l'Immaculée Conception de la Sainte-Vierge, à l'occasion d'un sermon prêché, à Paris, le 8 décembre 1672, dans la chapelle du collège d'Harcourt ; in-fol. de oOO pages (Manuscrit du Séminaire Saint-Sulpice).

M. Daudrand lui-même, dans les premières pièces de ce recueil, nous apprend à quelle occasion il le composa. Le docteur Launoy. si connu par la hardiesse et la témérité de ses opinions, avait en particulier les plus forts préjugés contre la doctrine de l'Immaculée Conception de la Sainte- Vierge, qu'il prétendait être contraire à la Tradition. Ayant fait goûter ses idées sur ce point à l'abbé Marais, son confrère, et chanoine de S'-Denis du Pas, ils concertèrent ensemble, en 1072, les moyens d'accréditer leur sentiment; et ils n'en trouvèrent pas de meilleur, que de faire choisir l'abbé Marais pour prêcher le sermon qui avait lieu, chaque année, le 8 décembre, dans la chapelle du collège d'Harcourt. où la Nation de Normandie célébrai! avec beaucoup de solennité la fête de la Conception de la Sainte -Vierge (1).

d ) I.a Faculté «les Arts, qui était la première et la plus ancienne des quatre Facultés de l'Université île Taris, était divisée en quatre na- 1 mus, savoir : la nation de France, la nation de Picardie, la nation de

L'abbé Marais fut d'autant plus facilement agréé par le procureur de la Nation de Normandie pour prêcher ce discours, qu'il s'en était déjà acquitté avec succès dix ans auparavant. On, ignorait que, depuis ce temps, il avait changé de sentiment sur l'Immaculée Conception; et l'on fut bien étonné de l'entendre, en 1072, prêcher une doctrine tout à fait contraire à celle qu'il avait prêchée autrefois. Le scandale fut d'autant plus grand, que l'auditoire était très nombreux et renfermait plusieurs personnages très éclairés, parmi lesquels on remarquait le doyen du Chapitre de Notre-Dame, celui de la Faculté de Théologie, celui de la Nation de Normandie, et plusieurs professeurs de Sorbonne et de Navarre. Aussi le discours de l'abbé 3Iarais fut-il dénoncé trois jours après par trois professeurs de la Faculté à l'archevêque de Paris, qui était alors M. de Harlay. Celui-ci fit aussitôt venir l'abbé Marais, lui reprocha le scandale de sa conduite, et lui déclara son intention d'exiger une rétractation pub ique. Le prélat lit, en effet, dresser par plusieurs Docteurs une formule de rétractation, que l'abbé Marais transcrivit lui-même, avec quelques modifications qui furent agréées; après quoi, il lut cette rétractation, à l'Archevêché, en présence de l'archevêque et de plusieurs autres témoins, le jour de Saint- Etienne de cette même année KJ72. Il renouvela même celle lecture, le 9 janvier suivant, dans une assemblée générale de la Faculté. Plusieurs Docteurs étaient d'avis de donner encore d'autres suites à celte affaire, et de procéder avec sévérité contre l'abbé Marais, en punition de la témérité avec laquelle il avait violé publiquement un des plus importants statuts de la Faculté, qui obligeait tous les Docteurs à sou- Normandie et la nation de Germanie. La Nation de Normandie faisait célébrer le service divin, aux fêtes solennelles, dans la chapelle du collège d'Harcourt, parce que ce collège avait pour fondateur Raoul d'Harcourt, chanoine de l'église de Paris, de l'ancienne et illustre famille d'Harc >urt, en Normandie. La fête de la Conception de la Sainte- Vierge se célébrai! avec beaucoup '!<■ solennité dans i.i chapelle de ce collège, par suite de la dévotion singulière dont la Normandie faisait profession envers le mj sb re Me l'immaculée Conception. (V. Moréri, art. Caen, Rouen, <<>/ir,j,: ,/,■ Harcourt).

tenir la doctrine de l'Immaculée Conception. Mais un grand nombre d'autres, surtout les plus anciens, pensèrent qu'il valait mieux assoupir cette affaire pour éviter de fâcheux éclats; cet avis prévalut d'autant plus aisément que c'était aussi celui de l'archevêque et du roi, à qui on avait donné connaissance de tout le différend.

Cependant, le docteur Launoy désirait profiter d'une occasion qui lui semblait très favorable pour accréditer son sentiment contre la doctrine de l'Immaculée Conception. Dès qu'il sut que l'archevêque de Paris manifestait la résolution d'exiger de l'abbé Marais une rétractation publique, il fit remettre à ce prélat un mémoire qui avait tout a la fois pour objet l'apologie du prédicateur et celle de son discours; et après la rétractation de cet abbé, il répandit encore plusieurs copies de ce libelle scandaleux, pour atténuer l'effet de cette rétractation. Une copie du libelle ayant été prêtée à M. Baudrand par le syndic de la Faculté, à qui l'archevêque de Paris l'avait communiqué, M. Baudrand le lut avec empressement, et crut important d'en faire un sérieux examen. C'est ce qu'il exécuta pendant les années 1673 et 1074, avant que Launoy eût fait imprimer son mémoire, qui parut pour la première fois, sans nom d'auteur, en 1676, dans son ou-' vrage intitulé : Prœscripiiones de Conceptu Beatœ Mariœ Virginîs, in-12 (1).

Toutes les pièces relatives à cette affaire sont réunies dans le recueil manuscrit de M. Baudrand. En voici la liste dans l'ordre qu'elles y occupent : — 1. Démonstration du schisme de la Faculté de Tliéologie de Paris, en ce qui concerne la Conception de Notre-Dame. C'est le mémoire présenté à l'archevêque de Paris pour la justification de l'abbé Marais.

il) Cet ouvrage de Launoy se trouve dans le tome I de ses œuvres complètes (Launoii Opéra omnia; Coloniae-Allobrogum, 1731, in-fol., p. 0-43). L'éditeur en fait connaître l'objet et l'histoire dans la Préface générale placée en tête de ce volume (p. m-v). Il est à remarquer que le mémoire présenté par Launoy à l'archevêque de Paris n'est que la seconde partie de l'ouvrage paru depuis sous le titre de Prœscriptioncs.

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— 2. Récit de ce qui s'est passé à l'Archevêché et dans la Faculté de Théologie, touchant la Conception immaculée de la Sainte- Vierge, à l'occasion d'un discours latin prononcé au collège d'Harcourt. — 3. Sommaire de l'écrit qui fut fait (par le docteur Launoy) pour servir d'apologie à M. Marais. — 4. Examen de l'écrit précédent. Cet examen forme la plus grande partie du Recueil de M. Baudrand, et remplit, à lui seul, plus de 400 pages.

11 y a tout lieu de croire que M. Baudrand se proposait de publier ce Recueil pour servir de réponse au mémoire de Launoy. Mais celle publication fut sans doute arrêtée parles mêmes considérations qui avaient empêclié la Faculté de procéder contre l'abbé Marais. Peut-être aussi jugea-t-on que cette publication aurait l'inconvénient de donner une plus grande publicité à l'ouvrage de Launoy, suffisamment réfuté par l'opinion générale qu'on avait de la bardiesse et de la singularité d'esprit de ce docteur. Toutefois, l'écrit publié par Launoy en 1070 fut réfuté, trente ans après, par l'abbé Trevet, cure de Gonnecourl, dans le diocèse de Rouen. Cette réfutation parut en 1709, sous le voile de l'anonyme, avec ce titre : Réfutation d'un libelle imprimé l'an M. DC. LXXVI, qui a pour titre : Prescriptions touchant la Conception de Notre-Dame; Bouen, 1709, in-4'J de 310- 104 pages sans les liminaires et la Table (1).

E. — Des devoirs des Evêques; in-fol., pp. 240. Conservé au Séminaire de Saint-Sulpice.

Mémoire pour servir au jugement du procès pendant eu la Cour, pour Messire Henry Baudran, Curé de Saint-Sulpice, et les sieurs Marguillicrs de la même paroisse, appelans de trois sentences rendues au Chastelet de Paris par deffaut, et par attentat à l'autorité de la Cour, demandeurs et défendeurs, contre Messire Nicolas Mathieu, Curé de S'-Amliv-

(i) Voirau8si a la Bibliothèque Ma/arme le n 1181 (2132) des manuscrits : « Récit de ce qui s'est passé touchant l'Immaculée Conception rie la Sainte- Vierge, a l'occasion 'l'un discours prononcé par l'abbé Marais au collège Mazarin ». Catalogue des manuscrite de /<> Mbiiothèque Masarine, parMolinier, t. il, p.

des-Arts, el les sieurs Marguilliers de la même paroisse, intimes, défendeurs el demandeurs; 17 avril 1692, in-folio, pp. 30. La pièce est relative au droit de paroisse sur le collège Mazarin. On lit à la fin : Monsieur de Maunory, rapporteur; puis, tout à fait au bas de la dernière page : à gauche, Laurent; a droite, Hugueny. Bibliothèque Nationale, Fonds Thoisy, Z, ±28'*, ou Km, n. 1278o. S'il n'a pas concouru à la rédaction de ce mémoire imprimé, M. Baudrand a très probablement contribué à en fournir les idées et les raisons. — Dans ce même recueil, on trouve aussi la « requeste du Curé et des Marguilliers de S*-André-des-Arts contre le Curé et les Marguilliers de Saint-Sulpice; à Nosseigneurs du Parlement, in-folio, pp. 22 ».

Louis Tronson naquit à Paris, le 17 janvier 1622, de Louis Tronson, Conseiller d'État et Secrétaire du Cabinet du Boi, et de Marie de Sève, qui appartenait à une famille de robe. Louis Xlll tint le jeune enfant sur les fonts baptismaux, et lui donna son nom. II fut confirmé et tonsuré à l'archevêché de Paris le 1" mars 1632, fit d'excellentes études au collège de Navarre, et devint licencié en Droit canonique. Antoine de Sève, son oncle maternel, lui résigna le prieuré de Ghandieu, situé à une lieue de Montbrison, et il ne posséda jamais d'autre bénéfice (1). Ordonné prêtre en 1647, il s'appliqua aux fonctions du ministère sur la paroisse de S'-Sulpice, et prêcha avec distinction dans plusieurs églises de Paris. Son mérite et le crédit de sa famille lui obtinrent un brevet d'aumônier ordinaire du roi, et il prêta serment en cette qualité le 23 décembre 1654. Mais Dieu lui inspira le dessein de renoncer aux charges élevées auxquelles il pouvait

(l ) sur ce prieuré, cf. Notes historiques sur le séminaire Saint- [renée; 3e fascicule, Les prieures de Firminy ce de Chandieu;

Lyon, 1884, in-8», p. 33-4(3.

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prétendre, et le 1"' mars 1656, il entra au séminaire de S'-Sulpice, étant âgé de 34 ans. Chargé presque aussitôt de la conduite de la Solitude, il dut bientôt quitter cette fonction pour remplir celle de premier directeur au séminaire de S'-Sulpice, quand M. de Bretonvilliers en devint supérieur.

Celui-ci étant mort,, l'assemblée des Assistants, à l'unanimité, élut M. ïronson pour lui succéder, le 1er juillet 1670. L'année suivante, Colbert le fit nommer à un évêché; mais le modeste supérieur refusa, alléguant qu'il servirait plus utilement l'Église en travaillant au séminaire à former de bons prêtres et même de saints évoques. C'est ce qu'il avait déjà répondu, en 101)8, à M. Lescalopier, évêque de Crenoblc, qui avait voulu lui céder son siège.

II n'entre pas dans notre plan de raconter ce que M. ïronson fit pour gouverner, étendre, organiser la Compagnie, et la préserver du venin janséniste. Bien moins encore devonsnous exposer ses relations avec quantité de personnages considérables de son temps, soit du monde, soit du clergé : avec Bossuet et Fénelon, qui voulurent l'associer aux conférences qu'ils tinrent sur le quiétisme, et qui eurent lieu à Issy, où M. Tronson vivait retiré à cause de sa santé; avec les évoques de Chartres, d'Arras, de Coulances, de Séez, d'AIais, de Limoges, de Luçon, de La Rochelle; avec le ministre Colbert et ses fils, dont l'un devint archevêque de Rouen, l'autre, le marquis de Seignelay, fut plus tard ministre; avecla duchesse de Guise, fille de Gaston, duc d'Orléans; avec le duc et la duchesse de Beauvillicrs, le duc de Chevreuse, le duc et la duchesse de Charost, les ducs de Navailles cl de Mort em art; enfin, avec Mmu de Maintenon. à qui il conseilla, dit-on. de choisir Godel des Marais pour directeur. Sur tous ces poinls et sur beaucoup d'autres, nous ne pouvons que renvoyer aux auteurs qui nous oui fourni les indications précédentes (1). Nous rapporterons seulement deux ou trois té-

(1) Gosselin, Mémoires (manuscrits) sur M. Tronson, troisième supérieur du séminaire M de la Compagnie <!<• S»-Sulpice. Vie de M. Èmery; Pans, 1861, I. I, p. 24-52. — Vie >/>■ M. Olier, \kw m. Paillon; l édit., passim, — La Vie du Bienheureux serviteur

moignages, qui feront suffisamment connaître et les qualités éminentes de M. Tronson, et la grande considération dont il jouit dans toute la France.

Le docteur Witasse. ayant appris sa mort, lit publiquement son éloge en classe de Sorbonne « C'est un homme, dit-il, que toute la France a consulté, et jamais personne ne s'est repenti d'avoir suivi ses conseils, tant ils étaient sages ». Or, l'on sait que, sur plusieurs matières, ce docteur était loin de penser comme M. Tronson. — Le cardinal Le Camus, évêque de Grenoble, prélat austère et peu flatteur, écrivait le 16 février 1693, à un ancien élève de M. Tronson. qui étoit avec lui en relation très étroite, l'abbé de La Pérouse, doyen de la collégiale de Ghambéry : « M. Tronson est une personne que je considère avec vénération: et Y expérience me fait dire que Saint-Sulpice est la meilleure école pour former les clercs et les élèves dans l'état ecclésiastique ». — Enfin, l'illustre archevêque de Cambrai, écrivant le 20 avril 170!) à Clément XI pour demander la canonisation de S. Vincent de Paul, disait à ce saint Pape : « Tronsonium, Olerii succes-

de Dieu Jean-Baptiste de La Salle, Instituteur des Frères des Écoles chrétiennes, par M. l'abbé Jean-Baptiste Blain, Chanoine de l'église métropolitaine de Rouen... publiée pour la première fois en 1733, rééditée conformément au vœu du chapitre général de iss4 : troisième édition; Paris, Procure générale; 1889, in-8a, p. 262. — L'Ami de la Religion, t. XXXIV, p. 234, 235: t. XXXVII, p. 241-248; t. XXXVIII, p. 81-87. — Grandet, Les saints Prêtres français du XVII* siècle; Deuxième série, p. 305-333. Cette notice intéressante débute par cette phrase : « M. Lonis Tronson est un des plus grands hommes et un des plus parfaits ecclésiastiques du dernier siècle ». — « On remarquera facilement, dit l'éditeur île Grandet, qu'il s'est complu dans la rédaction de cette notice. C'est que M. Tronson était son père spirituel, son conseiller, son oracle. C'est lui qui l'avait accueilli au séminaire ; c'est lui qui le dirigea dans tous les orages qu'eiù à subir le séminaire d'Angers sous Henri Arnauld; c'est lui qui présida enfin à l'union d ■ ce séminaire avec Saint-Sulpice, en 1695. Il faut lire l'immense correspondance de M. Tronson avec M. Grandet pour bien connaître l'intimité qui exista entre ces deux saints prêtres » (p. 305). — Observations sur quelques pages d'une Histoire de l'Église relatives à la Compagnie de Saint-Sulpice (par M, Icaud); deuxième édition; Paris, 18S7, in-8°, p. 27-40.

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sorem, hœredemque virtulum audivi, nimirum al» ipso enutrilus in verbis fidei, el in clericali vil a iustitutus, subumbrà alarum crevisse glorior. 1s certè disciplina' studio ac peritià, prudentiâ ac pietale, sagaeitate denique in explorandis hominum ingeniis, nulli, ni fallor, impar fuit » (1).

C'est aussi ce qu'on Lit dans la légende placée au-dessous du portrait de M. Tronson. gravé par Duflol : — Ludovicus Tronson, presbyter, tertius Seminarii StL- Sulpitii Supe. ior. Vir in nobiligravitatesimplexetfacilis, in rerum varielate semper sibi coristans, in pietale insigni minime singularîs, doctus sine fastu, sine astutia prudens , sit/e disciplinée remis sione mansuetus; quant typis féliciter edidii ForiIàm Cleri factis felicius expressit. Ohiit )L\\. Februarii Anno Do/jii/ii 1700. .Etatis 7U.

1. — Sancto Ludovico : Conclusiones philosophie* ; Ex Logica IV (proposit.), ex Metaphysiea IV, ex Physica XVI. ex Morali V1I1. De his, Deo duce, et arbitro D. Joanne Guilleberl, Socio sorbonico et philosophiae professore, respondebil Ludovicus Tronson Parisinus. Die 8 Julii, anno Dni 1640, à meridie ad vesperam. Pro octavo actu publico et laurea artium. In aula Grassinoea. — La gravure représente S. Louis dans la gloire, tenant une couronne, avec ces paroles : Imperium sine fine datum. Au-dessous, à droite, Louis X 11 1 à cheval ; à gauche, Louis XIV petit entant porté par sa mère: au milieu, entre les deux, le jeune Tronson en habit de clerc. la barrette à la main gauche et sa thèse dans la main droite. De sa bouche se déroulent en spirale vers S. Louis ces quatre mois : Hoc me fa ta volunt — On voit un exemplaire de cette thèse dans L'antichambre de M. le Supérieur dv séminaire d'issy.

i Ois. — Lettre d'un abbé à Monsieur Arnauld, sur le sujet de celle qu'il a escrite à une personne de condition; sans nom de lieu ni d'imprimeur. 1655, in-'r. pp. 7. Elle 6S( signée P. *'.., et datée de Paris. 18 mars 1655. — A l'occasion de L'affaire du duc de Liancourl (V. Vie deM, Olier, \ édil.,

iii Œuvres complètes de Fénelon, (Mit. de Versailles; Com$-% pondance, t. lit, p. 104.

t. II, p. 164, 465), Antoine Arnauld avait publié sa >< Lettre d'un Docteur de Sorbonne à une personne de condition sur ce qui est arrivé depuis peu dans une parroisse de Paris à un seigneur de la Cour; A Paris, 1055, in-4°, pp. 2!) ». Il s'y déchaînait contre M. Otier et ses disciples à cause de la conduite que M. Picoté, confesseur du duc, croyait devoir tenir à son égard jusqu'à ce qu'il eût réalisé sa promesse écrite de renoncer aux nouvelles opinions. Dans sa Lettre, M. Tronson presse, fortement le docteur Arnauld de s'expliquer nettement, par oui ou par non, sur la condamnation des cinq propositions dans le sens du livre de Jansénius, pour dissiper les doutes qui existaient dans l'esprit d'une infinité de personnes sur ses véritables sentiments à cet égard. Il insiste encore plus fortement sur ce point important dans sa seconde lettre, et abordant la question du fait de M. Picoté, il relève plusieurs assertions téméraires du docteur dans sa Lettre à ■une personne de condition, particulièrement les reproches injurieux qu'il y adresse au curé de S^Sulpice et au confesseur du duc de Liancourl.

îi. — Seconde lettre d'un abbé à Monsieur Arnauld, Docteur de Sorbonne, sur le sujet de celle qu il a escrite à une jjersonne de condition; sans nom de lieu ni d'imprimeur; 1655, in-'i", pp. 3.4, plus un feuillet pour six lignes d'errata. Comme la première, elle est signée P. C. (prêtre catholique '.'); datée du 19 avril 1055. Ces deux lettres sont aujourd'hui extrêmement rares, et ne se trouvent guère que dans des Recueils de pièces sur les amures du temps : V. Catalogue des ouvrages imprimés de la Bibliothèque du roi; Théologie, IL' partie, p. 4ï, n. 703. Dans une lettre écrite au P. Rapin, jésuite, M. Tronson parle en termes mystérieux de l'auteur de ces deux écrits : « La première lettre d'un abbé à M. Arnauld du 18 mars, et la deuxième du 19 avril, sont d'un ecclésiastique de Saint-Sulpice dont on ne dit point le nom » (Mémoires du P. René Rapin, t. Il, p. 514). il ajoute : « Celle à'un ecclésiastique à un de ses amis, du 24 mars, est d'un prêtre de la communauté de Saint-Sulpice, docteur de Sorbonne » (M. de Parlages).

i^S BIBLIOTHEQUE SULPICIENNE

Arnauld répondit par sa « Seconde lettre de Monsieur Arnauld, Docteur de Sorbonne, à un Duc et Pair de France, pour servir de rcsponse à plusieurs escrils qui ont été publiez contre sa première Lettre sur ce qui est arrivé à un Seigneur de la Cour, dans une parroisse de Paris; in-4°, pp. 254 »>. Elle est datée de Port-Royal des champs, le 10 de juillet 1655. 11 y donna enfin l'explication qu'on lui demandait, et prit ouvertement la défense de Jansénius, ce qui détermina la l'acuité à le rayer du catalogue de ses Docteurs.

3. — Selcctœ Conciliorum et Patrum Sententiœ de sacratissimo Clericorum Ordine, ne de eorum ri ta prœcipuisque virtutibus; Parisiis, I66i, in-4° imprimé en forme de tableaux <au nombre de 106) destinés à être affichés dans les salles d'exercices des séminaires, et dans les chambres des séminaristes. Réimprimé dans le Manuel du Séminariste, p. 'tT.'i- 508 du tome 11, édition de 1823. Voir plus bas le n' 10.

-5. — Forma Cleri, secundùm exemplar quod Ecclesioe, Sanctis'jue Patribus à Christo Domino Summo Sacerdote monstratum est; Pars prima, De Sacro-sancto Cleri statu, ejusque diversisOrdinibus; operà et studio Ludovici Tronson, presbyteri Sancti Sulpitii; Parisiis. apud Petrum de Bresche et Jacobum De Laize de Bresche, via Jacobeâ, è regione s. Benedicti, sub signo Sancti Josephi, 1669, cum privilegio Régis et Approbatione, in-12, pp. 192, plus i feuillets non paginés pour la dédidace Ad devotos et religiosos clericos; plus 6 feuillets pour la Prœfatio ad lectorem; plus 11» pour Y Index et séries priorum partium Operis, les Approbations et l'Extrail du privilège donné \e 2 juin 1668. ■ achevé d'imprimer ces ii(ii> premières parties en vertu des présentes, le ■'A octobre de la mesme année 1668 ». Forma Cleri... Pars secundo, Dr praecipuis cleri virtutibus... p. 296. — Forma deri... Pars tertia, De praecipuis vitiis Clero conlrariis... pp. 251. Celle édition fui donnée sans la participation de l'auteur, nommé avec éloge dans les approbations, «i même qualifié prêtre de Saint-Sulpice dans le titre de l'ouvrage <■! dans le privilèf

Forma Cleri... Pars prima... Secunda... Tertia... Lugdunlj

apud Joannem Cerle, in via Mercatorià, sub signo Trinitatis; 1682, 3 in-12, pp. 192, 296, 251, sans les liminaires et les tables. Au premier abord, on pourrait croire que cette édition n'est autre que celle de 16(59 dont on a seulement changé le frontispice. Elles ont, en effet, même format, même nombre de volumes et de pages; mais une comparaison attentive des deux éditions ne permet pas de les confondre. Celle de 1682 est d'un caractère plus net et plus agréable; les vignettes placées au commencement et à la lin de plusieurs chapitres ou articles ne sont pas non plus les mêmes que dans l'édition de 1669. Enfin, la correspondance des pages n'est pas toujours exacte, et toutes les fautes indiquées dans Verrata de la première édition sont corrigées dans la seconde. Ajoutons que l'édition de 1682 fut imprimée sur un nouveau privilège accordé le 30 septembre 1(581 à Jean Gerte, celui de Pierre de Bresche, daté du 2 juin 1668, étant expiré, vu qu'il lui avait été octroyé pour sept ans seulement.

La préface mise en tête de ces deux éditions annonce que les quatre dernières parties de l'ouvrage seront publiées prochainement, si les trois premières sont bien accueillies du public. M. Tronson se proposait, en effet, de donner une édition complète de son ouvrage; mais l'exécution de ce projet fut retardée par l'indiscrétion de ceux qui avaient mis son nom sur le frontispice de la première, li écrivait sur ce sujet, le 23 avril 1689. à M. Gourriou. directeur au séminaire de Lyon, qui surveillait alors l'impression des Examens particuliers : « On ne veut point absolument que le nom de Saint-Sulpice en général, ni celui d'aucune personne du séminaire paraisse dans l'imprimé. Si l'on n'eût point mis le nom dans le Forma Cleri, peut-être aurait-on plus tôt achevé les dernières parties. La grâce de Saint-Sulpice est la vie cachée. » M. Tronson n'avait cependant pas renoncé à son projet, et il s'occupait sérieusement pendant les dernières années de sa vie d'achever et de publier son ouvrage ; mais il en fut empêché par ses grandes occupations et par le mauvais état de sa santé.

(30 BIBLIOTHÈQUE SCLPlCTENJfE

Forma Cleri secundûm exemplar quod Ecclesiœ sanctisque Patribuë à Christo Domino summo sacerdote monstratum est; operâ et studio Ludovici Tronson, quondam Superioris Seminarii Sancti Sulpitii; editiù nova, quatuor postremas parles nunc primùm complectensj Paiisiis. apud Antonium Deshayes, via San-Jacobaeâ, ad insigne Spei, propè Fontem Sancti Severini; 1727, 7 parties in-4°, pp. 53, 81, 07, 133, °-'d. i5, 107, sans les tables de chaque partie — Le Moréri (art. Tronson) se trompe en disant que cette édition parut en 17-J't. Elle reparu! en 17:i(.) avec le nom d'un autre libraire : l'arisiis, apud .loannem Tbomani Hérissant, via San-Jacoba?à, sub signis Sancti I'auli ac Sancti lliiarii: 1739, cum privilegio Régis el Approbatione. — Or a conservé la dédicace Ad devolos et religiosos clericos d feuillet non paginé), niais une autre préface, aussi de deux payes non chiffrées, a été substituée à la première par les éditeurs, MM. Desribes et Lorieul de Flacourt, directeurs au séminaire de S'-Sulpice (1). Ce sont, eux, en effet, qui ont achevé et publié le travail de M. Tronson. L'abbé de Claustre commet donc une inexactitude quand il dit i Table du Journal des Savants, art. Tronson) : « M. de Vaugimois, Supérieur du

ut Claude Desribes, né en 1677 à Vodables, commune «lu canton d'Issoire (Puy-de-Dôme), entra au grand séminaire de Clermont en ma, fut reçu au séminaire de Saint-Sulpice le i octobre 1706, lit aussitôt sa solitude sous m. Planque, et reçut ensuite mission pour le séminaire de Limoges, où il resta jusqu'en 1710. De là, il fut envoyé a Angers, qu'il quitta aux vacances de 1712; peut-être alors fut-il appelé à Paris, bien qu'il ne fût pas docteur en théologie. En 172t, il alla à Bourges. Deux ans après, il fut nommé supérieur du séminaire d'Autun, qu'il gouverna l'espace de trois ans, puis re\ int au séminaire de Saint-Sulpice. C'est là qu'il mourut, âgé de 82 ans, le 24 juin 1759. Depuis 1743, il <Hait Assistant de la Compagnie, et avait été élu consulleur en 1746.

Abel Lorieul de Flacourt, aè à Paris le 18 décembre 1632, mourut directeur au séminaire de Saint-Sulpice le 19 fô\ rier 1761. il ava pendant quelque temps employé au séminaire d'Angers, d'où il alla au grand séminaire de saint-sulpice. n j rendit de grands Ben ici b. \ dater de 1742, il fut chargé des affaires de Montréal et de quelque! autres uéminair

M. TRONSOS 131

séminaire de Lyon, a donné nue nouvelle édition do col ouvrage avec des augmentations considérables ». Or. le Journal des Savants, année 1727, p. 190 de l'édition in-4°, auquel l'abbé de Claustre nous renvoie, n'esl qu'une annonce, laquelle ne contient rien de semblable. D'autre part, M. Picot, rendant compte de l'édition du Forma Cleri donnée en 1824. déclarait ignorer le nom du « modeste éditeur » de 1727, et demandait si ce ne serait pas M. Planque, dont nous parlerons plus tard. V. L'Ami de la Religion et du roi, numéro du 8 décembre 1824, t. XLII, p. 113-115.

Les deux éditeurs que nous venons de nommer avaient eu d'abord le projet de revoir les trois premières parties pour les compléter, les disposer dans un meilleur ordre, supprimer quelques passages apocryphes des SS. Pères, et indiquer plus exactement les véritables auteurs de quelques autres. Mais le respect dont ils étaient pénétrés pour M. Tronson leur lit abandonner ce projet, ou du moins leur en fit ajourner l'exécution, en sorte que ces trois parties de l'ouvrage sont reproduites ici telles qu'elles avaient paru du vivant de M. Tronson ; mais les quatre dernières turent soigneusement revisées et complétées. L'édition de 1727 a servi de modèle à toutes celles qui ont été imprimées depuis.

Forma Cleri... Avenione, apud Ludovicum Chambeau, typographum et bibliopolam, 1770, 3 in-12, pp. 538, 499, 404. y compris les liminaires et les tables. — La même, avec la date de 1774.

Forma Cleri secundùm exemplar quod Ecclesia% sanctisque Patribus à Cbristo Domino summo Sacerdote monstratum est; Tomus primus; De Sacro-sancto Cleri statu, ejusquediversis ordinibus; opéra, et studio Ludovici Tronson, Presbyteri Seminarii sancti Sulpitii: Venetiis, 1774, apud Simonem Occhi, in-12, pp. xlviii-166. L'Index placé en tète de ce premier tome comprend en outre les tables des tomes 11 et III, lesquels trois forment le premier volume : le deuxième se compose des tomes IV et Y. le troisième des tomes VI et Vil. — Tomus secundusj De praecipuis Cleri virtulibus: operà... Ludovici Tronson... Venetiis, 1774... pp. 252. —

l.W BIBLIOTHÈQUE SULPICIENNE

Tomus tertius : Do prsecipuis vitiis Ciero cbntrariis... Vénetiis. 177'i... pp. 215. — Tomus quartus; De praecipuis ad ecclosiasticam perfectionem âcquirendam mediis/.. Vénetiis, 177(>... PI». 431. — Tomus quintus; De quibusdam impedimentis, quae vel omnem Clericorum profectum retardant, vol potissimum prohibent... Vénetiis, I77(i... pp. 155. — Tomus sextus; De su m m :l status clericalis dignitale, summoque periçulo... Vénetiis, 177(>... pp. \'M). — Tomus septimus; De prœcipuis clericorum muniis... Vénetiis, 177(>... pp. .'FiX.

Forma Gleri...; Agria», Typis Schola? Episcopalis, 1777. 3 vol. in-12 : Tom. I. 11 feuillets non chiffrés, 238 pages, et '■\ feuillets non chiffrés; Tom. 11. :570 pages el •"> feuillets non paginés ; Tom. 111. :>2:2 pages cl 5 feuillets non chiffrés.

Forma Cleri... editio nova, nunc domum quam plurimis mendis expurgata ; Paris, Imprimerie ecclésiastique do Roaiu'ô-Ilusand, Ilùtel Palatin, près Saint- Sulpice. 182i, :i in-S\ pp. x-62i, 573, 474. — Le môme. 3 vol. in-12, pp. .'il:1.. 473, 380. — Dans la Dédicace, l'éditeur a supprimé les renvois aux livres de l'Écriture -Sainte et aux ouvrages dos SS. Pères. En outro, page 1 du tome III, il a oublié le titre du 1 ' chapitre de la VIe partie.

5. — Lettres spirituelles de M. Olier, ancien curé de la paroisse du Faux-bourg S. Germain à Paris : Instituteur, Fondateur ol premier Supérieur du séminaire de Saint- Sulpice: A Paris, chez Jacques Langlois... et Emmanuel Langlois; Hi72. in-8°, pp. 656 sans les liminaires cl la Table. Fa préface (6 pages) e^t de M. Tronson, éditeur de ce recueil. Voir l'article Olier, n. F!, p. 19 de ce volume.

ii. — Traité des saints Ordres, par Monsieur Olier, prestre, ancien (.un- de la paroisse de s. Sulpice du Fauxbourg S. Germain ii Paris, Instituteur, Fondateur el premier Supérieur du séminaire de s. Sulpice: \ Paris, chez Jacques Langlois... ci Emmanuel Langlois; 1676, in-12, pp. V.ii mui> les liminaires ci la Table. — M. Tronson, éditeur de l'ouvrage, y a ajouté le-» nombreux passages latins Urée des Pères, des Conciles /el des Théologiens, qui ><»m imprimi marge, n usait entrepris un tra\ail semblable sur K' (

chibtne chrétien pour la vie intérieure, comme on le voit par un exemplaire de ce livre qui avait été à son usage, et qu'on conserve au séminaire de Saint-Sulpice.

7;. — Examens particuliers sur divers sujets propres aux ecclésiastiques et à toutes les personnes qui veulent s'avancer dans la perfection, par un Prêtre du Clergé; A Lyon, chez Antoine Thomas, libraire, rue Neuve, à Saint Paul, proche le Grand Collège; 1690, 2 in-12, pp. 400, 383 sans les liminaires, la Table et les Approbations. Elles sont signées de Oohade, docteur de Sorbonne, et de Terrasson, docteur en Droit canon et bachelier de Sorbonne, tous deux custodes de la paroisse de Sainte-Croix à Lyon.

Ainsi que nous l'avons dit à l'article Olier (p. 39), la première idée de ces Examens appartient k M. Olier, qui y travailla de concert avec M. de Poussé. M. Tronson leur donna plus de développement, les mit dans un meilleur ordre, et y ajouta une multitude de passages tirés de l'Écriture-Sainte, des Conciles et des SS. Pères. Il écrivait le 9 avril 1(588 : « Les Exa?nens sont achevés. 11 y en a deux cents » — le chiffre en fut plus tard porté à 20(5 — « qu'on pourra partager en deux parties, dont la première sera, de l'état ecclésiastique et des actions de la journée, et la seconde, des vertus et des vices. On a taché de remplir les matières dont la plupart n'étaient qu'eflleurées dans les anciens Examens » (Lettres de .AI. Tronson, t. VII, Lyon; Vie de M. Olier, 4" édit., t. III, p. 17(5). L'ouvrage ayant été composé d'abord pour l'usage du séminaire de Saint-Sulpice et de ceux qui on dépendaient, durant longtemps on ne songea point à le publier : on se contentait d'en faire tirer des copies pour les différentes maisons de la Compagnie: on le communiquait aussi volontiers aux ecclésiastiques qui désiraient s'en servir pour leur sanctification personnelle. Insensiblement, le nombre des copies se multiplia au point qu'on pouvait en compter jusqu'à mille (Moréri, art. l^ronson). Pour répondre au désir du public, M. Tronson se détermina enfin à le faire imprimer, toutefois sans permettre qu'on y mit son nom, ni même qu'on indiquât l'auteur sous le titre de prêtre de

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Saint-Su 1 pi ce. La première édition fui publiée par les soins de MM. Presirresë et Gouiutiou (V), 'directeurs au séminaire de Lyon. On voit par la correspondance de M. Tronson que, pendant l'impression du livre, ils lui adressaient des observations de détail qu'il accueillait avec sa modestie ordinaire.

Examens particuliers... par un Prêtre du Clergé; A Lyon, chez Antoine Thomas... 1091, 2 in-12, pp. 341, 352. « Achevé d'imprimer le 20 octobre 1690 ». — Rouen, 1695, in-12, pp. 700. — Troisième édition, à Lyon, chez la veuve d'Antoine Tomas {sic).., 1697, 2 in-12, pp. 344, 352; à la fin : « A Lyon, de l'imprimerie de Jean Bruyset, rue Noire ». — Quatrième édition, à Lyon, chez Louis Declaustre, vis à vis le Grand Collège; 1700, 2 in-12, pp. 344, 352, sans les liminaires et la table. — Quatrième édition; A Avignon, chez Claude Delorme, imprimeur et marchand libraire, à la Fleur de Lys; 1724, 2 in-12, pp. 344, 352, sans l'Avertissement et la Table. La même que la précédente.

Examens particuliers... par M. Tronçon. Nouvelle édition, revue et corrigée, divisez {sic) en deux parties; A Rouen, cl se vend à Paris chez Barthélémy. Girin, rue S'-Jacques. vis à vis la fontaine Saint-Sévérin, à la Prudence; 1705, 2 in-12. pp. 246...

Examens particuliers... par Monsieur Tronçon (sic), supérieur du séminaire de S^Sulpice; nouvelle édition; A Paris, chez Antonin Deshayes, 1725, 2 parties en 1 vol. in-12. pp. 684. — La même, dont le titre est refait, en 1730. — Nouvelle édition; Paris, chez Hérissant, rue S. Jacques, à S. Paul cl à S. Hilaire, 1739, in-12, pp. (584. sans le litre. L'Avertissement, la Table et le Privilège. — Nouvelle édition, revue cl (dirigée; A Lyon, chez Jacques <'.crte. rue Mercière, à la Trinité, 1740, 2 in-12, pp. 334, 34(5. sans les liminaires. l'Avertissement et les Tables. — A Lyon, P. Bruyset-Ponthus, 1770, 2 in-12. pp. 12-334, 346 ; « l>e l'imprimerie d'Aimé de La Roche ».

(1) Yves Gourriou, né en Bretagne l'année 1633, fut envoyé comme directeur de séminaire à Clermonl en 1659, au Puyen 1682, à I yon en I ciiiiii de nouveau au séminaire du Hu> eu 1694. il \ mourut l<- 1 1 février 1709, âgé de Tti ans.

1770. Quelques exemplaires de celle édition portent aussi : Paris, veuve Savoye. 1770. 2 in-12, pp. 12-334, 34(5. — Le Journal historique et littéraire de Feller, numéro du 1.3 septembre 1792 (p. 110-112), indique encore une « Nouvelle édition, revue et corrigée », et parue « A Paris, chez la veuve Savoye; à Bruxelles, chez Le Charlier. 2 in-12 ». II dit de l'auteur : « M. Tronson était un théologien profond et d'une doctrine exacte... Également versé dans les voies spirituelles, il a écrit deux ouvrages pleins de leçons propres à conduire les âmes chrétiennes à la perfection ».

Examens particuliers sur divers sujets, propres aux ecclésiastiques et à toutes les personnes qui veulent s'avancer dans la perfection; par feu M. Tronson, Supérieur du séminaire de S'-Sulpice : nouvelle édition, revue et corrigée par M. Émery, Supérieur du séminaire de S. Sulpice ; A Marseille, chez Jean Nossy, 1811 (Quérard dit 1810), 2 in-12. pp. xvi-334, vm-346. Quelques exemplaires ont aussi : « A Nantes, chez Mme la Ve Malassis », mais M. Emery n'est pas nommé dans le titre. — « Un éditeur de Marseille, préoccupé de réaliser quelques bénéfices, eut la mauvaise pensée d'ajouter au frontispice d'une nouvelle édition des Examens particuliers », — est-il bien sur qu'elle fût nouvelle? — ces mots : « revu et corrigé par M. Emery ». Tout fier de sa combinaison, il s'empressa d'en envoyer un exemplaire au supérieur de Saint- Sulpice. Troublé, indigné même de la maladresse de l'éditeur, M. Émery se laissa aller à un violent mouvement de mécontentement : — « Quoi! s'écria-t-il, revu et corrigé par Emery! Quel est le sot qui a pu imprimer pareille chose? Émery corriger Tronson ! Et qui est donc ce M. Émery pour oser corriger Tronson? » 11 appela M. de Mazenod, et lui donna l'ordre de se rendre immédiatement chez M. de Porta is avec une lettre de sa part, pour le prier de faire saisir tous les exemplaires de cette nouvelle édition, et d'en défendre la vente » (Méric, Histoire de M. Emery et de l'Eglise de France pen dont V Empire; cinquième édition, augmentée de documents-inédits; Paris, 1895, t. II. p. 345, 346).

Examens particuliers... Nouvelle édition, revue et cor-

136 BIBLIOTHEQUE SULMCIENNE

rigée; Toulouse, Jean-Mathieu Douladoure, 1813, 2 in-12, pp. xvi-335, viii-348. — Lyon, chez Jh Bettcnd, 1817, 2 in-12, pp. xvi-334, viii-348. — Paris, Méquignon fils aîné, 1819, 2 in-12, pp. xvi-334, vni-348. — Lyon, Brunet, 1821, 2 in-12, pp. xvi-334, vih-348. — Lyon, Savy, 1821, 2 in-12. — Nouvelle édition, revue et corrigée par M. Émery... Lyon, Périsse frères, et Paris, Méquignon junior, 1821, 2 in-12, pp. xn-318, 336, sans les liminaires et les tables.

Œuvres de Tronson, supérieur du séminaire de Saint-Sulpice. Examens particuliers... Nouvelle édition, revue, corrigée, augmentée et mise dans un meilleur ordre par MM. de Saint-Sulpice; Paris, imprimerie ecclésiastique de Beaucé- Busand, Hôtel Palatin, près Saint-Sulpice; 1823, in-8°, pp. iv-612. Édition sur papier vélin, la plus belle qui ait été faite des Examens. — Paris, Beaucé-Busand, 1823, in-12, pp. iv-490. — Lyon, Busand, 1824, in-12. — Avignon, Chambeau, 1824, 2 in-12. — Paris et Besançon, Gauthier frères, 1826, 2 in-12. — Lyon, Busand, 1827, in-12, pp. vni-476. — Paris, Méquignon junior, 1827, in-12, pp. ev-490. — Poitiers, Barbier, 1831, in-12. — Nouvelle édition complète; Avignon, Seguin aîné, 1834, in-12, pp. vm-374. — Nouvelle édition, augmentée par MM. de Saint-Sulpice; Besançon et Paris, Gauthier, 1835, in-12. — Lyon, Pélagaud, Lesne et Grozet, 1836, in-12, pp. vin-472. — Avignon, Seguin aîné, 1837, in-12. — Clermont-Ferrand, Thibaud-Landriot, 1842, in-12, pp. 457 sans la table. — Paris et Lyon, Périsse frères, 1842, in-12, pp. iv-532. — Paris, Méquignon junior et J. Leroux, 1844, in-18, pp. 584. — Lyon, Périsse frères, 1853, in-12. — Lyon, Pélagaud et Gie, 1855, 2 in-12. — Lyon et Paris, Périsse frères, 1860, in-12, pp. x-482. — Paris, Lecoffre, 1867, in-12. |(|). x-482. — Paris, Lecoffre, 1893, in-12. pp. x-'iK2. il est évident que ces trois dernières éditions n'en sonl qu'une.

Examens particuliers... Nouvelle édition, revue et corrigée avec soin, augmentée des Examens sur les principales fêtes de tannée ri pour le temps des vara»rrs, par MM. de Sainl- Sulpice; Paris. ,i. Leroux o\ Jouby, 1852, in-12, pp. *xn '>'' ! Le Supplément aux examens particuliers de M. Tronson,

comprenant les Examens sur les fêles el pour le temps des vacances, fut aussi publié séparément, in-12, pp. 86. L'éditeur, M. Gosselin. indique dans la Préface les améliorations qu'il a faites à l'ouvrage. Les Examens pour les principales fêtes de l'année sont empruntés à l'édition de 17io dont il sera parlé plus bas, mais on y a introduit « quelques modifications qui ont paru nécessaires pour les mettre en harmonie avec ceux de M. Tronson » : le fond des Examens pour les vacances « a été fourni par M. Tronson, qui les avait rédigés pour l'usage du séminaire de S. Sulpice ». — Paris, J. Leroux et Jouby, 1853, in-12, pp. xxiv-492. — Paris, A. Jouby, 1866, in-12, pp. xxiv-587. — Paris, A. Jouby et Roger, 1877, in-12, pp. xxiv-587. — Paris, A. Roger et E. Chernoviz, 1887, in-12, pp. xxtv-oiO. Une note imprimée à la suite de la Préface de l'éditeur avertit que cette édition « est faite d'après les mêmes principes que celle de 1852... mais on a cru utile de faire quelques changements dans un certain nombre d'expressions et de citations pour se conformer aux usages et aux besoins du temps présent ». II est toutefois regrettable que M. Bacuez, le nouvel éditeur, ait tronqué le 5° de la Préface composée par M. Gosselin. On donne, en effet, clairement à entendre que « le fond » de tous les Examens publiés à la suite de ceux de M. Tronson « a été fourni par M. Tronson lui-même, qui les avait rédigés pour l'usage du séminaire de Saint-Sulpice », et qu'ils ont été seulement « un peu développés d'après les Méditations qu'il a composées sur le même sujet ». Or, cela n'est vrai, — et, ainsi qu'on l'a vu plus haut, cela n'est dit dans la préface de 1852, reproduite encore en 1870, — que des Examens pour le temps des vacances, et non des Examens pour les principales fêtes de l'année, empruntés, au moins en très grande partie, à l'éditeur des Examens particuliers publiés en 1745 à l'usage de tous les fidèles, comme on peut, d'ailleurs, s'en assurer par la comparaison des textes.

Examens particuliers sur divers sujets propres aux Ecclésiastiques et à toutes les personnes qui veulent s'avancer dans la perfection, par M. Tronson, Supérieur du séminaire

138 BIBLIOTHÈQUE SULHCIENNE

de Saint-Sulpice; Nouvelle édition, entièrement revue et corrigée avec soin, augmentée des Examens sur les principales fêtes de l'Année, pour la retraite d'ordination, et pour les grandes promenades; Paris, A. Roger et F. Chernoviz, 1894. in-12. pp. xxn-570. — La préface de la nouvelle édition est signée L. Branchereau, nom qui, a lui tout seul. garantit suffisamment la correction du style et la perfection de tout l'ouvrage. Les Examens pour les principales fêtes sont ceux des éditions précédentes « avec de légères modifications »; le fond des sept examens de la retraite d'ordination « est de M. Férkt, ancien supérieur du grand séminaire de Nantes » ; enfin, les « quatorze examens pour les jours de grande promenade » ont été « composés par M. Ren.udet, ancien supérieur de la Solitude ». V. Revue des Facultés catholiques de l'Ouest, août 1897, p. 1004.

Nous ne connaissons que deux traductions des Examens : la première en italien, la seconde en latin.

Esami particolari sopra diversi soggetti propri agli ecclesiastici ed a tutte quelle persone, che vogliono avanzar->i nella perfezione, del signor Tronçon, superiore del seminario di S. Sulpizio, fatti stampare in italiano dal Reverendo signor D. Francesco Roviro Bonet, parrocco di S. Salvatore a Monti, e rettore dé catecumeni; In Roma, nella stamperia di Generoso Salomoni: 1778, 2 in-12, pp. xxiv-356, :>7^. Les approbateurs font un grand éloge du livre et de l'auteur, lequel, selon l'un d'eux, Pasquale C-opeti. est « per confessione universale, uno dé migliori Teologi francesi ». «m trouve à la suite quatre Sonetti ;i la louange de l'ouvrage et de la traduction.

Discussiones conscientiae de diversis perfectionis christianœ materiis, A. Tronson, latine fermé ad verbum versai iu gratiam Alumnorum Seminariorum Missionum omniumque perfectionis Christian;!' studiosorum; Lutetiae Parisiorum, apud Vrayel de Surcy, bibliopolam; !*<>•>. in-12, pp. 384! Cette traduction ne contienl que I7.'> examens, au lieu de 206, l>;nv<> qu'on a retram bé tous ceux qui regardent spécialement les prêtres.

li a encore paru de l'ouvrage de M. Tronson d'autres éditions dont le texte a été considérablement modifié, diminué ou augmenté, parce qu'elles ont été faites pour l'usage de certaines classes de personnes, soit religieuses, soit laïques.

1". — Examens particuliers pour tous les jours de l'année sur divers sujets propres à toutes les personnes qui vivent en communauté, et qui veulent s'avancer dans la perfection; A Paris, chez Jean-Baptiste Coignard, rue Saint-Jacques, à la Bible d'Or, 1713, 2 in-12, pp. Wt, 136, sans l'Avertissement et les Tables. Le privilège est du 15 janvier 1713; l'approbation, signée G. de Précelles, est du 8 janvier 1711. Cette édition n'a été connue ni de M. Gosselin, ni du rédacteur de L'Ami de la Religion, qui n'ont vu que celle de 1745. Ils déclarent, en outre, tous deux ignorer le nom de l'auteur. « Sa préface, dit Picot, annonce un homme pieux et modeste, qui n'aspiroit point à la réputation d'auteur, et qui n'a garde de dissimuler les emprunts qu'il a faits à M. Tronson » {L'Ami de la Religion, numéro du 9 octobre 1821, t. XLI, p. 272). — Paris, Le Mercier, 1745, 2 in-12, pp. 444, 436.. . Réimpression de la précédente. — Paris, Rusand, 1824, 2 in-12.

2°. — Examens particuliers sur divers sujets, à l'usage des sœurs qui se consacrent à l'éducation gratuite, ou aux «, fonctions de servantes des pauvres, in-12. Édition donnée, au commencement de ce siècle, par M. Jauffrel, évèque de Metz, lorsqu'il était encore vicaire général de Lyon, et probablement publiée à Lyon chez Rusand.

Examens particuliers sur divers sujets, à l'usage de toutes les sœurs consacrées à Dieu dans les fonctions d'institutrices gratuites, ou de servantes des pauvres et des malades; nouvelle édition, Lyon, Rusand, 1823, in-12, pp. xi-466. — Lyon. Pélagaud, et Paris, Poussielgue-Rusand. 18o2. in-12, pp. vitt- 132. — Lyon, Pélagaud. 1861, in-12, pp. viii-432. — Nouvelle édition; Lyon, Pélagaud, 1869, in-12, pp. vin-432. — Lyon. Pélagaud, 1877, in-12, pp. vin-432.

Lxamens particuliers à l'usage des Ucligieuses qui s'occupent de l'éducation de la jeunesse ou du service des malades et des pauvres, pouvant aussi servir aux personnes qui vivent

chrétiennement dans le monde, par M. l'abbé I (Le-

tellier), Aumônier des Religieuses de la Congrégation de la Mère de Dieu à Paris; Paris et Lyon, Périsse (1854), in-12, pp. xv-427. — Examens... par M. l'abbé Lelellier, ancien aumônier... troisième édition, Lyon et Paris, Périsse frères, 1859, in-12, pp. xv-408.

Examens particuliers destinés plus spécialement aux novices et aux jeunes religieux; Lons-le-Saulnier, Gauthier frères, 18(58, in-32, pp. 127.

Examens particuliers de ïronson appropriés à la vie religieuse; Paris et Poitiers, Henri Oudin, 1875, in-12, pp. xi- 539. L'éditeur a ajouté des Examens particuliers sur les principales fêtes de l'année, presque tous empruntés à l'édition donnée par M. Gosselin.

3". — Examens particuliers sur divers sujets propres aux personnes laïques qui veulent s'avancer dans la perfection, par M. Tronson, Supérieur du séminaire de S. Sulpice; nouvelle édition, Avignon, Seguin, 1834, in-12, pp. iv-276. — Avignon, Seguin, 1841, in-12. — Nouvelle édition, revue et corrigée par M. Émery, supérieur du séminaire de Saint - Sulpice; Paris, Régis Ruffet. 18(5(5, in-12, pp. vi-2(5(i.

i". — Examens sur les vertus et les pratiques de la vie chrétienne, à l'usage des jeunes personnes, par M. l'abbé Ant. Ricard, Docteur en théologie, Chanoine honoraire de Marseille et de Carcassonne; Lyon, Y. Girard, 1872. in-12, pp. vih-304.V. Bibliographie catholique, t. XL VIII, p. 368, 369.

5". — Examens particuliers à l'usage des personnrs jneuses; Orléans, chez les principaux libraires, 1891, in-12, pp. 285. L'auteur de cette édition, faite pour les personnes qui vivent dans le monde, est M. Bellangé, curé de la paroisse Saint-Aignan dans la ville d'Orléans. « Nous avons, dit-il, conservé religieusement du texte original loul ce qui pouvait se conserver. Le tiers environ des Examens a dû forcément disparaître; un assez grand nombre d'autres mil été ajoutés; presque tous onl été plus mi moins complètement remaniés • Préface, p, m. iv), Les examens sont au nombre

rie 105.

M. TRONSOIC 141

Tant d'éditions différentes ou diverses — nous venons d'en citer plus de soixante! — montrent assez en quelle estime a toujours été l'ouvrage de M. Tronson, et justifient amplement les éloges qu'en ont fait des personnages célèbres par leur science et leur piété (V. la préface de M. Gosselin). Est-ce k dire cependant que, dans le cours de deux siècles, il ne se soit élevé du milieu de ce concert aucune voix discordante? La chose serait bien extraordinaire, étant donné surtout que l'auteur était sulpicien, et qu'il a existé des jansénistes. En 1784, près d'un siècle après la publication des Examens, le correspondant toulousain des Nouvelles ecclésiastiques découvrit qu' « on y enseigne »... devinez quoi ! — « que. pour obtenir de Dieu l'horreur du péché mortel, il suffit de dire k la Sainte-Vierge : 0 que vous êtes belle! Il n'y a point de tache en vous » {Nouvelles ecclésiastiques, numéro du 21 mai 1784, p. 84). — Quel texte de M. Tronson peut bien avoir servi de prétexte à une pareille accusation ? Sans doute, direz-vous, quelque passage de l'examen sur « la haine du péché (mortel) qui est le principal effet de la pénitence ». Eh bien non : la matière du délit est dans l'examen « de la haine du péché véniel ». En voici le premier point, tel que le janséniste toulousain pouvait le lire — et l'a sans doute lu — dans les éditions du xvih8 siècle : — « Adorons Notre-Seigneur dans le grand amour qu'il a pour sa sainte Mère, la préservant des moindres péchés, et lui en donnant une haine inconcevable. Elle a été toujours toute pure et toute sainte; il n'y a jamais eu en elle la moindre tache; et elle auroit souffert tous les tourmens et la mort même, plutôt que de commettre la moindre offense vénielle. Honorons cet heureux état de la Sainte-Vierge : Réjouissons-nousen avec elle, eî rendons-en mille grâces k son adorable fils. Tota pulchra es, arnica mea, et macula non est in te. » — Est-ce là, par un éloge biblique adressé k la Très Sainte- Vierge, demander k Dieu « l'horreur du péché mortel »? Surtout, est-ce là dire que, pour l'obtenir, il suffit de proclamer Marie sans tache et toute belle ?

Mais voici une bien autre découverte, et bien autrement

grave. « Dans les Examens particuliers, dit un écrivain récent, spécialement dans son examen sur V Amour de bienveillance, qui est le fond de sa spiritualité, Tronson ne semble pus exempt de toute atteinte de Quiétisme >< {Les Grands Séminaires, par J.-B. Aubry, 2e partie, in-8", p. :>W>. Ainsi, taire tout ce que recommande implicitement Y examen incriminé : se plaire à rechercher et à trouver mille inventions pour faire honorer Dieu; ne chercher que des occasions de lui gagner des âmes; avoir un soin extrême de tout ce qui regarde l'extérieur de son culte et de sa religion; tâcher, par des actes d'amour, d'humiliation et de pénitence, de réparer l'honneur qu'on lui ravit ; s'offrir a porter toutes les confusions et toutes les croix qui pourroient contribuer à sa gloire ; produire tous ces actes, c'est être dans l'état passif des Quiétistes; les décrire comme propres à « l'âme remplie de l'amour de bienveillance », c'est rétracter tous les examens antérieurs et postérieurs composés sur les autres vertus. notammenl celui de l'Espérance, où il est dit qu'elle n'est « pas seulement de conseil, mais de précepte, et que nous devons de temps en temps en faire des actes » ; c'est enfin. comme Fénelon, dans les 18,:, 21e et 23° propositions condamnées par Innocent XII, c'est faire consister dans l'amour pur toute la vie intérieure, tout «< le fonds de sa spiritualité c'est en exclure l'exercice des vertus, ou du moins ne le permettre qu'à la condition de ne pas penser que ce sont des vertus : non cogitando quôd sini virtutes! Est-ce bien cela.' est-ce autre chose'.' On ne daigne pas même nous le dire. Car, lorsqu'on se pose en réformateur de l'enseignement des grands séminaires, on est dispensé de prouver ses assertions. même les plus étonnantes, même les plus odieuses; et l'on peut, d'un cœur léger, accuser publiquement un auteur — et avec lui toute su société — de soutenir plus ou moins ouvertement des propositions condamnées par le Saint-Siège, n;ui> être aucunement tenu de dire quelles sont ces propositions, ni de citer les passages OÙ elles sont contenues. Tout

esl permis, tout est méritoire, tout est digne d'éloges, la

calomnie n'esl pas possible, quand il s'agit de décrier Saint-

Sulpice : n'est-ce pas là, en effet, que, depuis sa fondation, ont toujours trouvé « vogue et faveur toutes les erreurs qui ont passé sur le monde théologique » '?

Malgré ces imputations, trop publiques et trop graves pour qu'il nous fût permis de les passer sous silence, le livre de M. Tronson a continué et, selon toute probabilité, continuera longtemps encore à être considéré comme « un exposé complet des règles et des maximes de la perfection chrétienne et sacerdotale »; comme l'œuvre d'un « esprit observateur », d'un homme qui « possédait une connaissance approfondie du cœur humain », et qui « a su en analyser toutes les faiblesses avec une finesse et une abondance de détails pratiques que ne désavouerait pas le plus habile psychologiste >< (M. Lranehereau, Préface de la nouvelle édition ; L'Ami de la Religion, t. XL, p. 48). Il restera comme un ouvrage, non seulement classique, mais unique en son genre, qui ne sera ni surpassé ni remplacé; car, depuis deux cents ans que son livre est imprimé et réimprimé, l'auteur n'a encore rencontré aucun concurrent, pas même dans les Compagnies religieuses où l'examen particulier est fidèlement pratiqué, et qui, en chaque science, ont produit •< le meilleur ouvrage que l'on possède sur la matière ».

On nous objectera peut-être les « Sujets d'examens particuliers à l'usage des Frères des Ecoles chrétiennes, par le Tir. II. Fr. Philippe, leur supérieur général »; Tours, Marne, 1859, in-12; seconde édition, Versailles, 1863, in-12; troisième édition, Versailles, Beau, imprimeur-libraire, 18f>9, in-12, pp. vin-475. Mais cet ouvrage diffère beaucoup des Examens particuliers : ce sont des sujets d'oraison — sans adoration préalable — bien plus que des Sujets d'examens. Car ils se composent ordinairement de quelques considérations sur une vertu ou sur un vice, lesquelles sont suivies d'un retour sur soi-même, c'est-à-dire d'un examen proprement dit, puis d'une « pause », et terminées par un « acte de contrition » et la suggestion de prendre « la résolution de... ».

8. — Traité de l'obéissance, par M. Tronson, Supérieur du Séminaire de Saint-Sulpice; Paris, Librairie ecclésias-

tique, rue de l'Abbaye, 3, et à Lyon, chez Rusand; 1822, in-12, pp. xii-o47, sans la table. La feuille 21 a été paginée 461-484 au lieu de 481-504, ce qui fait une erreur de 20 pages: en sorte que ce volume a réellement 5(57 pages sans la table. — Nouvelle édition, revue et corrigée; Lyon, J.-B. Pélagaud, 1846, in-12. pp. xv-392. — Le manuscrit original, in -8" de 313 pages, est conservé au séminaire de S'-Sulpice. L'ouvrage est divisé en trois parties : 1. De l'obéissance en général; 2. de l'obéissance envers le Directeur: 3. de la soumission au règlement. Dans le développement de ces trois points, l'auteur reproduit pour le fond les trois traités correspondants de la Pratique de la perfection chrétienne et religieuse du P. Rodriguez, mais en les adaptant aux besoins et à l'utilité des ecclésiastiques, particulièrement de ceux qui vivent dans les séminaires. A cette fin, il a supprimé tous les détails uniquement relatifs a l'état religieux et les a remplacés par d'autres plus propres à l'état ecclésiastique. Il a aussi quelquefois disposé dans un ordre plus méthodique l'ouvrage de Rodriguez et confirmé sa doctrine par de nouveaux développements tirés des plus célèbres auteurs spirituels. Leurs témoignages et quelques autres textuellement cités par M. Tronson ajoutent beaucoup de force et d'intérêt à l'ouvrage de l'auteur espagnol. L'édition de 1846 a été revue avec un soin particulier. L'éditeur (M. Gosselin) a corrigé çà et là quelques négligences de style, mais surtout des longueurs et des répétitions assez fréquentes, que l'auteur avait laissées dans son ouvrage, n'ayant pas eu le temps d'y mettre la dernière main. Voir Y Avertissement, p. ix-xiy.

U. — Retraite ecclésiastique, suivie de Méditations sur l'humilité, par M. Tronson, Supérieur du Séminaire «le Saint- Sulpice; Paris, Imprimerie ecclésiastique de Beaucé-Rusand, et à Lyon, chez Rusand, 182)1, in-12, pp. xhi-577 sans la Table. — Lyon. Rusand, 182'i. in-12. pp. \in-.*i77 sans la Table. Le titre seul a été réimprimé. Les Méditations mit

l'humilité SOnl au nombre de quinze : elles peuvent être considérées connue un excellent résume de la doctrine deauteurs spirituels vin- les différents degrés ,i,. ['humilité, mu-

es fondements de cette vertu, et sur les moyens de l'acquérir. V. L'Ami de la Religion, t. XXXVIII, p. 87, 88.

ÎO. — Manuel du séminariste, ou Entretiens sur la manière de sanctifier ses principales actions, par M. Tronson, Supérieur du séminaire de Sainl-Sulpice; suivis de plusieurs autres opuscules; ouvrage utile à tous les ecclésiastiques et aux personnes qui vivent en communauté; A Paris, chez Méquignon Junior, et à Lyon, chez Périsse frères, 1823, 2in-12, pp. ix-516, 520. — ld., 1824, 2 in-12, pp. 516, 520. — Le tome 1 contient les Entretiens I-XVI : le tome 11, p. 1-181, les Entretiens XVII-XXVI. Viennent ensuite : Méditations (au nombre de trois) pour le commencement des exercices (par M. Tronson), p. 282-305; — Pietas Seminarii (par M. Olier), p. 306-323: — De Summà ergà Christian Dominion Religione; De singulari ergà Beatam Mariant Virginem amore (deux extraits abrégés du Forma Cleri), p. 324-386; — Maximes et pratiques, p. 387-393; — Examen sur les vertus chrétiennes et ecclésiastiques (par M. Olier), p. 394, 395; — Méditations (sept) sur les récréations chrétiennes (tirées des Méditations de M. Tronson pour le temps des vacances), p. 396-442; — Avis salutaires aux ministres du Seigneur (par M. Olier), p. 443-451; — Regulœ artis artium, quœ est régi men animarum, traditœ à Sanctis Patribus, sive de agendis , sive de vitandis in directione spirituali (par M. Tronson), p. 452-463; — Règles sur la prudence chrétienne, p. 464-474 (« on n'en connaît pas l'auteur », dit Y Avertissement : c'est M. Garcin); — Selectœ SS. Conciliorum et Patrum Sententiœ de sacratissimo Clericorum ordine ac de eorum vitâ prcecipuiscpae virtutibus (par M. Tronson : V. le n. 2), p. 475-508. — Dans les premiers temps du séminaire, ces Entretiens sur les actions de la journée et la manière de les sanctifier se donnaient une fois chaque semaine, à l'heure de la lecture spirituelle, et tenaient lieu de l'explication du règlement qui se fait maintenant deux fois chaque année. En lisant cet ouvrage de M. Tronson, on s'aperçoit aisément qu'il n'est pas achevé : ce n'est qu un recueil de canevas qu'il développait de vive

H(i BIBLIOTHÈQUE SULPICIENNE

voix; on y trouve cependant un grand fonds d'instruction et un ensemble complet de détails pratiques sur les matières dont il traite. — Seconde édition; Louvain, de l'Imprimerie de F. Michel, Imprimeur-libraire, 1823, 2 in-12, pp. vni-316, 328. — V. L'Ami de la Religion, numéro du 22 mars 182)5, t. XXXV, p. 177-179. Tablettes du Clergé, mars 1823, t. 111, p. 175-181,

il. — Entretiens sur le Coucher et siir les Cérémonies de l'Église, complétant les œuvres posthumes de M. Tronson, Supérieur de Saint-Sulpice ; Lyon et Paris, Husand, 1825, in-12, pp. (52.

±2. — Œuvres de Tronson, Supérieur du Séminaire de Saint-Sulpice. Entretiens et Méditations ecclésiastiques ; Lyon, Rusand, 1820, in-12, pp. x-400. On compte 17 entretiens et 21 méditations. Mémorial catholique, t. VI, p. 32(5, 327.

Conférences for Ecclesiastical students and Religions, by M. Tronson; translated by sister M. F. Clare; London, Burns and Oates, 1877, in-12.

iîl. — Manuel du séminariste, ou Entretiens sur les principales obligations de la vie chrétienne et de la vie ecclésiastique, par M. Tronson, troisième supérieur général de la Compagnie de S'-Sulpice; seconde édition, revue et corrigée d'après le manuscrit original, et augmentée d'un catalogue de livres choisis pour une hibliolhèque ecclésiastique ; Lyon, Rusand, 1832, 2 in-12 : tome 1, Sanctification des actions ordinaires, pp. xu-500; tome II. Excellence ci obligations de l'étal ecclésiastique, pp. 651. Le tome 1 est en tout conforme au tome I du Manuel édité en 1823. Les Entretiens, contenus dans le tome 11 de cette môme édition sont reproduits dans le tome II de la seconde, ainsi (pic les Entretiens sur le coucher et sur les cérémonies publics eu h ci [es Entretiens ecclésiastiques publiés en L826, excepté l'Entretien sur l'avarice, qu'on a reconnu n'être pas de M rronson. .Mais la nouvelle édition ne renferme ni les Opuscules du premier Manuel, ni les Méditaiio tictë-

tiques des Entretiens publiés en lv

I 4L — L'Esprit '/'un Directeur des âmes, <<« Maximes

et Pratiques de M. Olier touchant la direction; ouvrage recueilli d'après les entretiens et la conduite de M. Olier, par M. de Bretonvilliers, et revu par M. Tronson, Supérieur du Séminaire de Saint-Sulpice; Paris, Gaume frères, 1831, in-12. « Cet écrit, dit Quérard {France littéraire, art. Olier), est paginé en chiffres romains; les signatures sont en lettres italiques; ce qui indique qu'il est extrait du tome Ier d'un autre ouvrage » (les Lettres spirituelles de M. Olier, édit. de 1831).

— Seconde édition, Paris, Gaume frères, 1834, in-32, pp. 234.

— Troisième édition, Paris, Gaume, 1830, in 32, pp. 234. — Troisième (sic) édition, Paris, v" Poussielgue-Rusand, 1859, in-32, pp. 191. — Troisième (sic) édition, Paris, librairie Poussielgue frères; 1881, in-32, pp. 210. Cette édition a été imprimée par les soins de M. lcard. — L'opuscule est un chapitre de L'Esprit de M. Olier, ouvrage de M. Tronson cité plus bas.

15. — D'après Grandet, c'est aussi M. Tronson « qui a donné au public les Factums pour la défense de M. de Bretonvilliers contre la dame Saujeon », laquelle, dit-il ailleurs, « fit des factums sanglants contre le saint homme, qui y répondit avec toute la sagesse et la modération possibles » (Grandet, Les saints Prêtres français du XVIIe siècle; deuxième série, p. 324, 303. Deux de ces « Mémoires présentés au roi contre les prétentions de Madame de Saujeon » sont contenus dans le tome II d'un Recueil de pièces de Théologie, de Jurisprudence et d' histoire , in-folio, à la Bibliothèque Mazarine, n. 1400. Voir, « sur Madame Saujeon et sa communauté », une longue note de M. Faillon; Vie de M. Olier, 4e édition, t. II, p. 567-570.

16. — Lettres de M. Tronson. — Plusieurs ont été imprimées et se trouvent disséminées en divers ouvrages ou recueils : nous indiquons les principaux venus à notre connaissance.

Deux lettres au P. Rapin, jésuite, dans les Mémoires du P. René Rapin; Paris, 1805, t. I, p. 480; t. II, p. 512-515.

Une lettre à Madame de Maintenon, dans les Lettres de Madame de Maintenon, éditées par La-Beaumelle : Maestricht, 1789, t. III, p. 203,204.

liS HIDLIOTHKQL'E SULPICIENNE

Une lettre à Bossuet, et deux à l'évêque de Chartres, Godet- Desmarais, dans les Œuvres de Bossuet, évoque de Meaux; Versailles, Lebel, 1819, t. XL, p. 141, 262, 275.

La Correspondance de Fénelon contient aussi un nombre considérable de lettres écrites par M. Tronson : Voir les t. V, VII, VIII cl IX de l'édition, donnée à Paris, années 1827 et suiv. L'abbé Simon de Doncourt {Remarques historiques sur l'église et la paroisse de Saint-Sulpice, t. II, pièces justificatives, j>. Si»:}, 89i) cite la Première lettre écrite par. M. Tronson à Madame de La Mothe Guyon, et (p. 89't) la Première lettre écrite par Madame Guyon à M. Tronson.

Ce n'est là pourtant que la minime partie de sa correspon- \ dance. Voir à la tin de cet article le n. G. ^\

Œuvres complètes de M. Tronson, Supérieur général de Saint-Sulpice, réunies pour la première fois en collection, classées selon l'ordre logique et publiées par M. l'abbé M igné, Éditeur de la Bibliothèque universelle du Clergé, ou des Cours complets sur chaque brandie de la science ecclésiastique; Paris, Migne, 1857, 2 vol. gr. in-8° à 2 colonnes. — Tome premier : Notice sur M. Tronson, pag. n, m. — Manuel du séminariste, col. 1-300. — Méditations pour le commencement des Exercices, col. 301-310. — Maximes et pratiques, col. 309-312. — Méditations sur les récréations chrétiennes, col. 31 1-32(5. — Selectœ SS. Conciliorum ei Patrum senientiœ, col. 327-344. — Appendice; De la prudence chrétienne, par un inconnu, col. 343-348. — Traité de l'Obéissance, col. 349-562. — Entretiens ecclésiastiques, col. 561-710. — Méditations ecclésiastiques, col. 709-828. — Méditations sur l'Humilité, pour le temps de l'Avent. p. S^T- <s71l — Retraite ecclésiastique, col. 873-1020. — Forma Cleri, part. I et 2. col. 1019-1210. — fable des matières

( lùivres complètes de M. Tronson ... réunies... en collection, suivies de trois importants ouvrages inédits el re produits d'après les manuscrits conservés dans les archives de l'honorable société, cls Ion l'ordre logique et pu

bliées par M. l'abbé Migne j Paris, 1857, in-s. tome second — Forum clcri, part. 3-7. col. 9-560. — Examens particu

liers, col. 581-872. — Supplément aux Examens particuliers, col. 871-920. — Lettres (sept), col. 921-952. — Lettres relatives au quiétisme (au nombre de C), col. 953-1028.

Œuvres inédites de M. Tronson, Supérieur général de Saint-Sulpice, reproduites d'après des manuscrits conservés dans les archives de l'honorable société, contenant les Règles de la vie cléricale, des Réflexions sur les Mystères de .lésus- Christ considérés comme fondement de la vie chrétienne, et diverses Méditations propres aux Ecclésiastiques, publiées par M. l'abbé Migne; Paris, 1857, gr. in-8'\ coll. 596. En voici le détail : — Regulœ communes ac prœcipuœ ordinis ecclesiastici , seu sacrosanctœ religionis Cleri à Chrisio Domino institutœ, col. 9-284. C'est une suite et un complément du Forma Cleri. — Sacrosancta Christi Mysteria, col. 283-544. Cet ouvrage est un recueil de passages latins tirés de l'Écriture et des Saints Pères sur les principaux mystères de la Vie de Notre-Seigneur. M. Tronson rédigea ce recueil, ou du moins le mit en ordre pour l'usage du marquis de Seignelay, qui lui avait demandé des sujets de méditations. — Meditationes de Christo, col. 545-562. — Méditations sur la fête de la Présentation de la S. Vierge, col. 5(51-568. — Méditations sur la prière, O Jesa, vivens in Maria, col. 569-596.

Eeller attribue à M. Tronson La vie de la vénérable mère Marguerite Acarie, dite du Saint-Sacre)nent, religieuse carmélite déchaussée, écrite par M. T. D. C; Paris, 1689, in-8° : elle est de Tronson de Chêne vières, selon les meilleurs bibliographes.

Manuscrits inédits conservés au séminaire de Saint- Sulpice.

A. — L'Esprit de M. Olier, où sont représentés ses grâces, ses sentiments, ses dispositions et ses pratiques touchant les principaux Mystères et les Vertus chrétiennes, tirés de ses écrits, de ses entretiens et de sa Vie (par M. de Bretonvillicrs); 3 vol. in-4". V. Vie de M. Olier, Y édit., I. I. p. xxxii. — M. Tronson n'eut pas le temps de mettre la dernière main à cet ouvrage. Il a été complété par M. Goubin,

Supérieur de la Solitude, lequel a puisé aux mêmes sources que M. Tronson. Les principales additions de ce nouveau travail ont pour objet : les grandes épreuves de M. Olier : sa confiance en Dieu; sa dévotion aux Mystères de Notre- Seigneur; son dévouement au Saint-Siège; sa charité envers le prochain; sa prédication, et quelques-unes de ses pensées sur les séminaires. En outre, la rédaction de M. Tronson a été revue et en quelques endroits un peu modifiée. L'ouvrage a pour titre : L'Esprit de Monsieur Olier; 2 vol. in-4" lithographies (1896) de vi-551 el 547 pages. U en a été tiré 100 exemplaires seulement pour l'usage de la Compagnie.

B. — Regulœ Socictatis Seminarii Sancti Sulp 1(580, in-8°. V. Vie de M. Émery; Paris. 1831, t. I. p. M. De ces règlements, rédigés d'abord en latin par M. Olier el complétés par M. Tronson, celui-ci tira, en y joignant les usages et coulâmes du séminaire de Saint-Sulpice, le Iièglement des Sujjérieio-s et Directeurs des séminaires de province, encore aujourd'hui en vigueur, avec quelques modifications.

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