C. — Méditations sur les fêtes de V année m
I>. — Annus sanctus, seu Meditationes et pias pra pro singulis anni diébus, in-24, pp. 242. Un feuillel (2 pages) c->l consacré à chaque joui- de l'année. En haut de la pag< écril If litre du mystère ou le nom du saint honoré ce jourlà; par exemple : 1 januar. Circumcî&io Domini; 2 januar. S. Macarii; au-dessous, un cercle ou un carré marquant la place d'une petite vignette. Suit l'indication d'une vertu, comme, Circumcisio c<>r<i is 1 janvier), Prœsentia l > (2 janvier). Puis trois divisions : Exemplum, Motiva, Praxes, renfermant chacune deux, trois ou quatre textes des Pères. Le travail B'arréte au 19 avril. • si l'œuvre était achevée,
i > écril M. Levesque, ce sérail nue collection pour les
saints 'in mois autremenl bien faite que relie donl on se serl actuellement. ••
i; — Répertoire, sur la théologie dogmatique, morale el
tique selon l'ordre alphabétique des matières, in-folio de
:;77 feuilles, divisé en deux partir. < . répertoire, dil eu-
M. TBONSON loi
core M. Levesque, est bien rempli. Les très nombreuses citations sont empruntées aux Pères et auteurs ecclésiastiques, tant grecs que latins, aux auteurs ascétiques ou mystiques, et même à des écrivains profanes, tel que Pline. Les textes des Pères grecs, même lorsqu'ils ont une longueur de 20 lignes, sont cités en grec, toujours bien accentué et sans traduction. Au titre, De Sacrée Scripturœ testimoniis in conclusionibus naturalibus-De Galilœo', je relève une note détachée, de trois pages, qui est curieuse : il y est dit que la Cible parle le langage courant, et ne s'occupe pas de science ».
F. — Essais de Sermons, 2 vol. in-fol. de 250 et 320 feuillets. Sorte de répertoire où, après la transcription des évangiles du temps et des principales fêtes, sont recueillies (\c> notes tirées des Pères ou des auteurs spirituels, en français, en latin ou en grec, et se rapportant à chaque évangile. A la suite des notes, sont des plans ou desseins de sermons. Œuvre très incomplète.
Cf. — Entretiens et Méditations sur divers sujets, le Carême, la Pénitence et la Mortification, in-4° et in-8'\
II. — Traité du Jubilé, tiré des résolutions des autheurs scholastiques, casuistes et spirituels, sur les principales difficultés de doctrine, de cas de conscience et de dévotion qui se peuvent former sur ce sujet, in-8'.
I. — Annus ecclesiasticus, 3 vol. in-18. D'après M. Faillon, ce travail serait du P. de Condren, avec des additions de M. Tronson.
J. — Ordo sanctarum cœremoniavum quœ in ecclesià parochiali S. Sulpitii per annicin servari soient, cum diversis ministrorum officiis ad il/arum dilîgentem et exactam secundnm >-ubricas romanas observationem neeessarii.s, pro illis tantùm diebus et Officiis in quibus clerici Seminarii S. Sulpitii iisdem Officiis assistuni in su}>rà dicta ecclesià, vel in sacello ejusdem Seminarii ministraturi ; infol. de 172 pages. Ce volume, écrit en entier de la main de M. Tronson et d'une écriture très soignée, est un Directoire pour le Maître des Cérémonies. Il lui fait connaître, pour chaque jour de fête, le nombre des officiers qu'il doit cm-
152 BIBLIOTHÈQUE SI LPICIENNE
ployer, Les fonctions qu'ils doivent remplir, la manière dont ils doivenl s'en acquitter, cl les cérémonies propres à certains jours. Ce Directoire est suivi de deux Appendices, dont l'un a pour objet les cérémonies générales «lu chœur, el l'autre indique au maître des cérémonies les objets qu'il doil préparer d'avance pour l'office de certaines têtes. Ce dernier appendice est incomplet : il manque aussi quelques feuillets entre les pages 7(1 et 71. Le titre de ce Directoire marque qu'il a été composé en 1664; mais on voit par les détails et par quelques notes marginales qu'il a continué d'être en usage les années suivantes. II est rédigé conformément au rit romain, qu'on suivait alors à la paroisse et au séminaire de Saint-Sulpice.
K.. — Panegyrica dicta Sanctorum Patrum, in-24 sans pagination. Ce sont des textes à la louange des saints, écrits de la main de M. Tronson. el dont la plupart sont numérotés.
L. — Recueil de quelques passages de saints Pères el de quelques synodes et conciles, principalement de ceux de France, touchant l'estat el les mœurs du Clergé, in-12 de 156 pages, comprenant la Table, la Préface et 14 Chapitres, le tout en français. L'écriture de ce recueil parait être de M. Tronson, dont la signature se lit à l'intérieur de la couverture : en outre, la fiche du catalogue l'ait anciennement porte que le « manuscrit » est « autographe ».
;%!. — Retraite spirituelle, seconde partie, ou addition de dix-sept autres Méditations ecclésiastiques pour les retraites des personnes consacrées à Dieu en ce saint état, par M. Tronson. in-8°, pp. L66. Copie. Ce n'est autre chose qu'un choix des Méditations ecclésiastiques <pii onl été imprimées. — A la suite, on trouve un Abrégé de dix-huit méditations pour le carême, sur le> différentes tentations de la vie H !<•moyens d'y résister, pp. V.i. Ces deux ouvrages sont reli< un seul volume portant simplement ce litre au do* R< traite de M. Tronson, rome II - . Cet abrégé parait donc bien avoir été composé par M. fronson, mais il n'esl pas imprimé'.
]\. — La bibliothèque du séminaire de Saint-Sulpice possède un exemplaire de la Bible publiée en I62Ï, à Paris, chez Coustelier (Biblia sacra in très partes divisa), in-2i, et un Novum Testamentum de même formai, imprimé la même année chez le même libraire, lesquels, d'après une note placée au commencement de chacun, ont appartenu à M. Tronson, et contiennent, écrites de sa main, plusieurs notes chronologiques, géographiques, morales et autres. Celles qui sont en tête du Novum remplissent 57 feuillets. Toutes, néanmoins, ne sont pas de la main de M. Tronson : peut-être ont-elles pour auteur M. Gaultier-Dubois, auquel le volume avait appartenu auparavant, ainsi que le prouve sa signature au commencement et à la fin, avec la date de 1677.
O. — Correspondance. « Dès le moment où il se vit appelé à gouverner la Compagnie, M. Tronson chargea M. Bourbon, son secrétaire, de transcrire exactement sur de grands registres toutes les lettres d'affaires qu'il écrivait chaque jour, et dont il pouvait sans inconvénient faire tirer des copies » ( Vie de M. Emery ; t. 1, p. 48). De là cette correspondance, conservée avec soin aux archives de la Solitude. Elle forme 14 volumes in-folio, dont voici le contenu (on remarquera que plusieurs volumes contiennent en même temps la correspondance de M. Leschassier, successeur de M. Tronson, qui mourut le 20 février 1700) : — Tom. 1, 11, lit. Correspondance avec divers personnages; — t. IV, Correspondance avec le séminaire de Limoges, du 19 septembre 1676 au 5 avril 170'a; — t. V et VI, Correspondance avec le séminaire d'Autun, du 14 juillet 1676 au 0 août 1"0(.): — t. VII, Correspondance avec le séminaire de Lyon, du 27 juillet 1676 au 13 septembre 1709; — I. VIII, Correspondance avec le séminaire du Puy, du 17 juillet 1676 au 26 juin 1709; — t. IX, Correspondance avec le séminaire d'Angers, du 17 mai 1693 au 10 août 1701): — i. \, Correspondance avec lf séminaire de Bourges, du i>ï novembre 1099 au 1 ' juillet 1700; — t. XI et XII. Correspondance avec le séminaire de Glermont, de 1676 au II août 1700: — t. XII. Correspondance avec le séminaire de Viviers, du 10 août 1676 au 28 août 1700: — t. Xlll
154 BIBLIOTHÈQUE SULPICŒNNE
el XIV, Correspondance avec le séminaire de Montréal, do 1675 au 6 juin 1708.
« Ce volumineux recueil est un précieux répertoire de sages avis sur tous les détails de l'administration des séminaires, et sur l'esprit dont les supérieurs et directeurs doivent être animés dans l'exercice de leurs fonctions » (Vie de M. Émery, t. I, p. 48. Voir la suite de cette appréciation, ihid.. p. 48-50). C'est aussi une source abondante de renseignements, non seulement pour L'histoire de la Compagnie, niais encore pour l'histoire ecclésiastique de France et celle du Canada, pendant le temps que M. Tronson fut supérieur Me Saint-Sulpice. 11 serait bien désirable que la Compagnie donnât au public un recueil de Lettres choisies dans cette immense et intéressante correspondance. On y verrait des portraits aussi tinemenl tracés (pie ceux de Saint-Simon, mais avec infiniment plus de vérité et d'exactitude. Ou y découvrirait dans l'écrivain uni1 perspicacité, une connaissance des hommes et des affaires, une sagacité, une prudence, une pureté ci une délicatesse «le style, qui (''tonneraient beaucoup ceux-là même qui ont lu ou entendu lire les Examens particuliers! Si l'on veut s'en convaincre, qu'on prenne seulement dans la Correspondance de Fénelon (Paris, 1827, t. 11. p. :!<»7- :!11> la lettre écrite par M. Tronson en aoûl 1689 au futur archevêque de Cambrai, réeeninie ni nommé précepteur du duc de bourgogne. Ce n'est pas seulement M. Crouslé, un professeur a la Sorbonne {Fénelon ei Bossuet; Etudes morah littéraires; Paris. 1895, t. 1. p. 161, 162), c'est aussi M. le comte d'Haussonville, un membre de l'Académie française, qui l'admirent et La font admirer à leurs lecteurs, précisément pour la « finesse » el La « pénétration » d'espril qu'elle révèle chez celui qui l'a écrite. « De tous les juge* ments qui ont été portés sur Fénelon, «lit M. d'Haussonville,
aucun ne pénètre aussi avant el ne met aussi bien a nu huis
les replis de cette nature complexe que celui de ce prêtre obscur La Duchesse de Bourgogne et l'alliance savoyarde sous Louis XIV; La Réconciliation avec la ! ei le
mariage de la Duchesse de B "■■ : Paris, < almann