‹ Bibliothèque sulpicienne ou Histoire littéraire de la compagnie de Saint-Sulpice (volume 3)Chapitre 7 sur 207 · PRÉFACE XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE XI

Un genre de composition surtout a souvent fait notre désespoir et fera plus encore celui de nos continuateurs : ce sont les Comptes rendus de Conférences diocésaines. Dans les diocèses où cette institution est établie, le supérieur et quelques directeurs de Grand ^Séminaire font ordinairement partie des Commissions, et contribuent pour leur part, toujours sous le voile de l'anonyme, aux comptes rendus publiés chaque année; c'est-à-dire, qu'ils traitent eux-mêmes une ou plusieurs des questions d'Écriture-Sainte, de Liturgie, de Théologie dogmatique et morale, de Droit canonique et d'Histoire ecclésiastique, qui sont l'objet du programme. Or, dans cette œuvre de plusieurs collaborateurs anonymes, comment déterminer avec certitude, ou même avec quelque probabilité, la part qui revient à chacun ? Seuls, les auteurs pourraient le faire, et encore !

Nous aurions pu — et c'eût été plus exact — en transcrivant les titres des ouvrages, imiter les meilleurs bibliographes et reproduire en chiffres romains les dates des éditions anciennes ; par exemple, écrire MDGLVI1, au lieu de 1657. Nous avons préféré l'emploi exclusif et constant des chiffres arabes, comme prêtant moins aux erreurs typographiques, et comme plus commode pour le lecteur familiarisé davantage avec ce genre d'écriture.

Lorsque, à notre connaissance, il est parlé dans quelque autre ouvrage du livre que nous décrivons ; quand il en a été donné un compte rendu, fait une critique dans un journal ou une revue, nous avons soin de l'indiquer aussi exactement que possible : quelquefois même, nous en donnons un extrait, au moins si le recueil où il est contenu est difficilement abordable au commun des lecteurs: comme, par exemple, le Journal des Savants, les Mémoires de Trévoux, et en général les journaux littéraires des xvn° et xviii6 siècles. Pour ceux du xix", nous nous contentons d'un simple renvoi, les citations devant être trop nombreuses, trop longues et trop souvent semblables pour le fonds : de sorte que, dans cette partie, nous ne donnons guère que la bibliographie, ou, comme on dit aujourd'hui, la

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littérature de notre Histoire littéraire. Au reste, il est peu de séminaires, croyons-nous, qui ne possèdent L'Ami de la Religion, la Bibliographie catholique, les Etudes religieuses publiées par des Pères de la Compagnie de Jésus, recueils que nous citons plus ordinairement.

En voyant, sur notre liste, des auteurs qui n'en méritent pas le nom, parce qu'ils ont produit seulement quelques pages, souvent restées manuscrites, d'autres fois, il est vrai, imprimées, mais perdues au milieu d'ouvrages auxquels ils sont restés entièrement étrangers, on s'étonnera sans doute du soin avec lequel nous avons recueilli ces minuties, ces miettes tombées de leur table de travail, et peut-être pensera-t-on que par là, nous avons voulu entier notre catalogue et dissimuler la pauvreté littéraire de la Compagnie. Mais, outre que le monde physique lui-même est composé d'atomes et que Notre-Seigneur a dit : Colligite fragmenta, nous n'avons fait en cela qu'imiter nos maîtres en bibliographie, les Bibliothécaires de Sociétés infiniment plus riches que nous. Parmi les milliers d'auteurs qui remplissent les milliers de colonnes du grand ouvrage intitulé Bibliothèque de la Compagnie de Jésus, un grand nombre n'apporte à ce vaste océan qu'une simple goutte d'eau : par exemple, deux lettres conservées en manuscrit (art. Boursin i : un article de 18 pages dans les Mémoires de Trévoux (art. Boutary); une lettre de 3 pages (art. Boves); une lettre manuscrite (art. Cacellas); une lettre de 2 pages imprimée dans un ouvrage composé par un autre (art. César Cosso); une lettre au journal le Monde (art. Fouché); une épigramme et cinq distiques en tête du Nomenclator Marianne de Théophile Kaynaud (art. Girier), etc., etc.: tel autre, enfin, est la uniquement parce qu'il a fait partie de la Commission qui a revisé le Ratio studiorum.

Nous sommes aussi resté fidèle à notre titre : Histoire littéraire...: et comme un homme n'existe dans {'Histoire qu'après sa mort, nous avons dû exclure de notre catalogue tous ceux de nos auteurs qui son! actuellement vivants, et dont le nombre dépasse le chiffre de soixante-

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