‹ Bibliothèque sulpicienne ou Histoire littéraire de la compagnie de Saint-Sulpice (volume 3)Chapitre 6 sur 207 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

Compagnie de Sainl-Sulpice : tel est, à défaut d'épithètes plus sonores, le qualificatif que amis el ennemis s'accordent généralement à lui donner : nos lecteurs voudront bien faire bénéficier de cette bonne renommée tous ceux dont nous ne détaillons pas les vertus chrétiennes et ecclésiastiques.

De la biblicxji-apJiie proprement dite, ou description deouvrages et de leurs différentes éditions, nous n'avons à peu près rien a dire, sinon que cette partie, qui a exigé de nous le plus de temps et le plus de recherches, est aussi celle où l'on rencontrera le plus d'imperfections et de lacunes. C'est bien à propos de bibliographie qu'il faut répéter le mot d'Horace : Optimus ille eut qui minimis fvitîisj uryeiur (1). Mais cela est surtout vrai du bibliographe que ses devoirs professionnels obligent d'habiter la province, cl auquel des exigences de plusieurs sortes ne laissent pas, même durant les vacances, le loisir nécessaire pour fouiller minutieusement, el à son aise, dans les bibliothèques et les archives de Paris et dlssy, les recueils et les cartons où sont contenus des imprimés et des manuscrits qui souvent remplissent à peine quelques pages. Aussi, est-ce avec une vive reconnaissance que nous avons accueilli les Additions qui nous ont été fournies par M. Levesque, bibliothécaire du Séminaire Saint- Sulpice, si bien placé el si bien préparé par ses connaissances antérieures pour ces sortes de recherches. Si nos autres confrères voulaient bien imiter son exemple, peut-être pourrions-nous bientôt publier un Suppléments celle Bibliothèque, laquelle deviendrait ainsi el véritablement l'œuvre de la Compagnie.

il est impossible, disait Beuchot, 'le faire nu mn rage bibliographique qui soit sans faute; malgré la plus sévère attention, il < -m échappe toujours. On ne connaît pas assez les difficultés que présentent l'histoire littéraire H la bibliographie à ceux « 1 1 1 ï les cultivent. Les travaux de ce genre sont pénibles, minutieux, Bans éclat, sans gloire, -ans profit aujourd'hui. Us sont cependant utiles, et l'on doit tenu- compte à leurs auteurs des veilles nombreuses et des recherches immenses que leur coùtenl souvent ces ouvrages». < ité par Delandine, Manuscrits de la Bibliothèque de Lyon; Lyon, 1812, t. ni.

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