‹ Bibliothèque sulpicienne ou Histoire littéraire de la compagnie de Saint-Sulpice (volume 3)Chapitre 76 sur 207 · M. DE PLANQUE · texte numérisé non relu

M. DE PLANQUE

S'-Sulpice le 21 février 1601. Après qu'il eut témoigné le désir

de se consacrer aux travaux de la Compagnie, M. Tronson

l'envoya à Chartres pour y recevoir la prêtrise en avril 1696,//*^/fc<t(tlt^t.

et aussitôt après le fit partir pour Angers. 11 en sortit au mois

de janvier 1703 pour être supérieur de la Solitude k Issy, à

la place de M. Brenier, que sa santé obligeait à se retirer

En 1707, M. de Planque remplaça, au séminaire de S'-Sulpice,

M. Levayer, qui alla gouverner le séminaire d'Angers, el

reçut lui aussi, à son tour, la même mission, à la lin de

l'année 1718. Mais sa santé ne put supporter cette charge; au

mois de juin 1719, il quitta de nouveau Angers, et rentra k

S'-Sulpice, où il travailla encore avec beaucoup de zèle, soit

k Paris, soit k Issy. Il mourut au séminaire de Saint-Sulpice,

le 9 octobre 1729, âgé de 64 ans.

Nous donnons ici, d'après l'autographe conservé aux archives de S'-Sulpice. le texte d'un billet adressé par M. de Planque k une personne qui lui avait envoyé une feuille imprimée marquant l'heure k laquelle on peut commencer k réciter la veille les Matines du lendemain. — « A Paris, ce ii décembre 172o; Mon très cher Monsieur; Je vous remercie du petit imprimé. Bancel le rapporte, au titre Horœ canonicœ (Moral is Divi Tlwmœ; Avenione, 1677, in-'t", t. I. p. 443), et prouve par le Quolibet 5 de S. Thomas qu'on peut commencer Matines pour le lendemain dès qu'on a dit la veille vêpres el complies. Peut-on croire que des évoques aient adopté le décret et (l'aient) fait mettre k la tête de ÏOrdo avant d'être assurés de la vérité? Priez Dieu que la dissipation dont S. Bernard fait une si affreuse peinture (De Considérai., Lib. I) ne soit pas le fruit de ma sortie d'Issy. A Dieu ne plaise que j'achète k ce prix le séjour de Paris! Je suis, en l'amour de Jésus et Marie, avec un profond respect, votre très humble et très obéissant serviteur. De Planque, prêtre. »

Cfr. Histoire du séminaire d'Angers, par M. Letourneau ; Angers, 1893, in-8", p. 78, 79.

A. — Pendant les premières années qu'il était k Angers, M. de Planque composa une Méthode pour s'entretenir arec

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JJsus-Chriêi devant le Saint-Sacrement. M. Leschassier, a qui il lil demander la permission de la donner au public, lui répondit (31 décembre 17i)d> qu'il tâcherait <!<• le satisfaire el de contenter son zèle, qui était très saint. Nous ignorons si cet ouvrage a été imprimé, el même s'il existe en manuscrit.

M — Lettres de... à un de ses amis, sur l'obligation imposée au.r ecclésiastiques promus aux Ordres sacrés, ou bénéficiera, de porter l'habit long, iu-V'. pp. 2'o>. Manuscrits dii Séminaire de S'-Sulpice. La troisième et dernière lettre porte la date du II mars 1728.

C — Remarques sur les notes de la Bible de Sacy. in-S .

I>. — Remarques sur /'Histoire ecclésiastique de Fleury, in-i°, pp. 310. — Nouvelle édition revue, corrigée et augmentée par l'auteur, in-'t°, pp. 238 : celle-ci est datée de ITi's. Manuscrits du séminaire de S*-Sulpice. Quoique le contraire ait été aflirmé par quelques-uns des nôtres, aucune de ces deux rédactions n'a été imprimée; soit que l'auteur, prévenu par la mort., n'ait pu mettre la dernière main a son œuvre; soit que la publication de son ouvrage ait été jugée inutile, après que le P. Honoré de Sainte-Marie et quelques autres écrivains eurent publié des observations sur le même sujet ; soit enfin, que les supérieurs de S'-Sulpice, par raison de prudence, n'aient pas cru devoir entrer dans une polémique qui, eu égard aux circonstances, ne pouvait manquer de compromettre la tranquillité de la Compagnie. Au reste. l'ou\ rage de M. de Planque, quoique très solide pour le fond, n'est pas achève'1. La seconde édition elle-même, bien que plus soignée que la première, aurait besoin d'une nouvelle revision, tan! pour développer quelques observations présentées trop brièvement, que pour en adoucir, ou même supprimer, quelques autres qui paraissent trop sévères, e! donnent a l'ouvrage une teinte d'exagération. Sous ce dernier rapport, la seconde rédaction a bien modifié la première; mais j| esl douteux qu'elle l'ail lait suffisamment.

M. de Planque établit contre Fleury vingt-quatre propositions, donl plusieurs onl rapport au Souverain Pontife. H termine par ces paroles • foui a la gloire de Jésus, Marie

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