‹ Bibliothèque sulpicienne; ou, Histoire littéraire de la Compagnie de Saint-Sulpice (volume 4)Chapitre 111 sur 298 · M. DE BAUDRY · texte numérisé non relu

M. DE BAUDRY

pression de quelques ouvrages composés par d*autres. Le 24 novembre 1821, il envoyait à M»' D'Aviau, archevêque de Bordeaux, « un petit livre » qu*il venait de « faire réimprimer », et priait Sa Grandeur de « daigner y mettre son approbation, comme Elle a déjà eu, dit-il, la complaisance de faire pour quelques autres ouvrages que j'ai fait imprimer ». Le « petit livre » avait pour titre : Méditations pour l'es prêtres avant et après la messe, et pour faux titre : Méditations pour chaque jour du mois sur les principales qualités de Jésus- Christ dans l'Eucharistie; Limoges, chez Barbou; Paris, chez Adrien Le Clère, 1822, in-24. C'est la réimpression des « Méditations des prêtres devant et après la sainte Messe, pour se disposer à la célébrer dignement et avec fruit, pour chaque jour du mois; imprimées par ordre de Monseigneur I*Évêque et Comte de Chalon pour les prêtres de son diocèse ; par le P. Edme Cloyseault, prêtre de TOratoire » ; Lyon, Jean Certe, 1694, in-12, pp. 204 sahs les liminaires et les tables. Nouvelle édition, revue, corrigée et augmentée très considérablement; Lyon, Jean Certe, 1723, in-12, pp. 20-525, sans les liminaires et la table.

1 . — Le Guide de ceux qui annoncent la parole de Dieu, contenant la doctrine de S* François de Sales, celle de la Société de Jésus, et celle de Benoit XIV, sur la manière d'annoncer la parole de Dieu, et sur l'importance des Instructions familières et des Catéchismes; Lyon, Sauvignet, 1829, in-12, pp. xi-431. L'Ami de la Religion, 28 avril 1830, t. LXIII, p. 351, 352. — Le Guide de ceux qui annoncent la parole de Dieu, contenant la doctrine de S. François de Sales, celle de la Société de Jésus, celle de Benoit XIV, et celle du Bienheureux Liguori, sur la manière d'annoncer la parole de Dieu...; Chambéry, chez Puthod, imprimeur- libraire de S. A. S. le prince de Savoie-Carignan, et du Clergé, 1829, in-12, pp. xii-498 et 125. — Le Guide de ceux qui annoncent la parole de Dieu, contenant la doctrine... de Benoit XIV, et les conseils de S^ Vincent de Paul, sur la manière d'annoncer la parole de Dieu et sur l'importance des Instructions familières et des Catéchismes, par M. de Baudry, ancien Di-

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recleur du grand séminaire de Lyon; deuxième édition; Lyon, Molhon, 18i4, in- 12, pp. xii-400.

Guia de los que anuncian la divina palabra, en la que se contienen la doctrina de San Francisco de Sales, de la Compania de Jésus, y del Sumo Pontifice Benedicto XiV, y los consejos de San Vincenle de Paul sobre el modo de annunciar la divina palabra, y la imporlancia de las instrucciones familiares y la esplicacion de la doctrina; Obra dispuesta por el S' de Baudry, direclor que fué del Seminario mayor de Lcon de Francia; Madrid, J.-F. Palacios, 1844, in-8^.

? La pieuse paysanne, ou Vie de Louise Deschamps ; ouvrage recommandé par plusieurs évoques aux fidèles de leurs diocèses ; nouvelle édition, augmentée de réflexions et maximes morales sur divers sujets; Besançon, chez Antoine Montarsolo, 1824, in-12, pp. 234. Le tome IX du Catalogue de la Bibliothèque Nationale publié en 1865 n'indique pas moins de 38 éditions de cet ouvrage. Il a même été traduit en italien : La Contadina pia, ossia vita di Luigia Decampi, tradotta del francese; Lione, Rusand, 1829, in-12. — Barbier et Quérard citent cet opuscule comme étant de Tabbé de Baudry. Le P. de Backer Tattribue au P. Phelipon, jésuite. Une note cilée dans la Bibliothèque de la Compagnie de Jésv^ (Bruxelles, 1895, t. VI, col. 674, art. Phelipon) dit seulement qu'il en est « Tauleur en très grande partie », et que la première édition « a paru en 1822, chez Rusand, à Lyon ». Voici, d'après M. Picot, quelle est l'histoire de cet ouvrage, laquelle me parait peu connue :

« il y a déjà longtemps, disait le rédacteur de L'Ami de la Religion dans son numéro du 24 août 1822 (t. XXXIII, p. 63, 64), il Y a déjà longtemps, mais je ne sais en quelle année, il parut un roman moral sous le titre de Jeannette; l'auteur avoit gardé l'anonyme. On sait qu*il s*appeIoit M. l'abbé Maydieu; peut-être étoit-ce le même qui éloit chanoine de Troyes avant la Révolution, et qui est mort en pays étranger. 11 donna une seconde édition de son livre sous le nom de La vertueuse Portugaise, Dans la Préface, il désavouoit le roman de Jeannette, disant qu'on l'avoit imprimé

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sans sa permission, et qu on y avoit inséré bien des choses déplacées. La vertueuse Portugaise n'étoit pas elle-même exempte de défauts; i*auteur, après chaque trait d*histoire, interrompoit son récit pour placer une ou deux pages de morale; il avoit imaginé aussi un épisode qui n*eut pas tous les suffrages, quelque louable que fût Tintention. II y eut cependant une seconde édition, sans aucun changement, qui fui faite à Besançon en 1817. Deux prêtres zélés crurent qu'on pouvoit améliorer Touvrage. L'un d'eux, M. Phelipon, qui professe aujourd'hui la rhétorique avec succès dans le petit séminaire de Bordeaux, refondit La vertueuse Portugaise, qui fut imprimée en 1820, avec les approbations de M. l'archevêque de Bordeaux et de M. l'évêque de Limoges. L'année suivante, on en a fait une nouvelle édition, avec beaucoup de corrections et d'augmentations; elle diffère de La vertueuse Portugaise, au moins pour la moitié des articles. Un ecclésiastique qui ne veut pas être connu s'est chargé du travail ». M. de Baudry, alors directeur au séminaire de Limoges, ne serait-il pas cet « ecclésiastique » ? Nous avons quelque raison personnelle de le penser.

A. — Tractatus de Incarnatione ; 1810; 1 vol. in-4°, pp. 99. — Bibliothèque du séminaire Saint-Sulpice, à Paris; Cabinet des Manuscrits,

Voir dans le tome III la suite de cet article.

Germain-Joseph-Philippe Séi7, né le 13 avril 1792, à Saint- Père-sous-Vézelay, au diocèse de Sens, entra diacre au séminaire de Saint-Sulpice le 23 décembre 181G. Envoyé au grand séminaire de Bordeaux en 1824, il y enseigna le dogme jusqu'aux vacances de 1828. Alors, il partit pour Montréal, où il arriva le l*' août de la même année. Il y professa la rhétorique, et y remplit peut-être d'autres fonctions. Rentré en France en 1840, il se retira dans son diocèse, et fut nomme

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