‹ Bibliothèque sulpicienne; ou, Histoire littéraire de la Compagnie de Saint-Sulpice (volume 4)Chapitre 45 sur 298 · M. MARÉCHAL · texte numérisé non relu

M. MARÉCHAL

die 28 aprilis anni 1822, bénigne concessit ac tribuil eidem Baltimorensi Collegio, omnia et singula privilégia quibus cœterae universitates potiuntur et gaudent. Datum Romae in aedibus S. Congr. de Propagandâ Fide, die prima maii 1822».

Le prélat quitta Rome le 28 juillet 1822, et après un court séjour en France, il repartit pour son diocèse dans les premiers jours d*oclobre de cette même année. Il arriva à la fin de novembre suivant, et reprit avec un nouveau zèle le gouvernement de son église. Parmi les œuvres dont il prépara le succès, il faut compter rétablissement du petit séminaire de Saint-Charles, qui, lorsqu^il eut été fondé, devint si prospère, et a fourni tant de prêtres aux églises des États-Unis. Dans ses lettres aux supérieurs de Baltimore, M. Duel aux insistait fortement et sans cesse pour que Ton tâchât d'intéresser quelque riche famille à la fondation d'un petit séminaire. M. Maréchal profita de la confiance qu'avait en lui M. Carroll de Carrollon, dernier survivant des signataires de la Déclaration d'indépendance, pour lui insinuer, en différentes occasions, la nécessité d'assurer l'avenir de l'Église des États-Unis par la fondation d'une école où l'on n'admettrait que des enfants en qui on verrait des marques de vocation ecclésiastique. Le résultat de ces démarches fut la donation par M. Carroll d'une propriété assez considérable qui fut le point de départ de la fondation du collège Saint- Charles, dont la première pierre fut bénie, le 11 juillet 1831, par M. Withtfield, successeur de M. Maréchal sur le siège de Baltimore (V. Vie de M. Émery; Paris, 1862, t. II, p. 390-397).

M. Maréchal, en effet, ne vit pas sur cette terre le succès de son zèle pour l'accroissement et la bonne éducation du clergé. Dès le commencement de l'année 1827, il avait été attaqué d'une hydropisie de poitrine, dont les médecins cherchèrent vainement à combattre les progrès. II y succomba le mardi 29 janvier 1828, entre onze heures et minuit. On remarqua que c'était le jour où l'Église honore S. François de Sales, avec lequel tout le monde trouvait que M. Mari. - 7

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réchal avait des trails frappants de conformité. II avait reçu plusieurs fois les sacrements dans sa maladie avec une grande piété, et vit approcher la mort avec sérénité. Ses obsèques eurent lieu le 2 février. Le corps, déposé à Téglise Saint-Pierre, fut processionnellement transporté à la Cathédrale. Le séminaire et le clergé catholique précédaient le* corps, derrière lequel venaient les Ministres des différentes communions, et différentes associations de piété et de charité. Le service divin fut célébré avec une grande pompe, et réloge du prélat fut prononcé en chaire. Ensuite, le corps fut déposé dans les caveaux, à côté de celui de M. CarroII, premier archevêque de Baltimore. Le portrait de M. Maréchal est reproduit à la page 42 du Mémorial volume of centenary of S' Mary'a Seminary of S* SiUpice; Baltimore, M D; Baltimore, 1891, in-8\

« Sa mort, écrivoit M. Picot en 1829, laisse de profonds regrets dans un pays où son mérite et ses qualités avoient été appréciés. M. Maréchal joignoit, en effet, à des talents distingués le caractère le plus liant et le plus aimable. Sa piété douce, sa conversation attachante, sa capacité pour les affaires, le faisoient aimer et refchercher même des protestants. Il ne s*étoit pas borné à Tétude de la théologie; il avoit cultivé plusieurs autres branches des connaissances humaines » {L'Ami de la Religion, 9 septembre 1849, t. LXI, Notice sur M, Maréchal, archevêque de Baltimore, p. 143). — De son côté, le Metropolitan Catholic Almanac pour Tannée 1836 (p. 49 et suiv.) disait : « Il n'est guères possible d*exagérer les belles qualités de cet éminent prélat. Â un talent supérieur et des connaissances sans bornes, il joignoit les dispositions aimables qui font le charme de la société. Outre les sciences ecclésiastiques, il possédoit à fond la Philosophie, THistoire et la Littérature. Il avoit fait une étude profonde de certaines branches de mathématiques, et il a laissé plusieurs manuscrits de grande valeur sur ces sciences abstraites ». — M. Viger, à qui nous devons la traduction de ce passage et quelques autres détails insérés dans cet arlicle, ajoute que M. Maréchal a aussi composé en français et laissé

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