II. THARIN
pitre de Paria à révoquer les pouvoirs qu'il a donnés à M. le cardinal Maury ; sdLïis nom d'auteur ni d'imprimeur, comme aussi sans date (1814), in-4% pp. 3. Cet écrit fut mystérieusement déposé chez chaque chanoine de Notre-Dame de Paris après la chute du premier Empire. M. Poujoulat en a donné une analyse succincte (Le cardinal Maury ; Sa vie, ses œuvres; deuxième édition, revue et corrigée; Paris, 1859, in-12, p. 370, 371). — Le cardinal Maury essaya de justifier sa conduite par son Mémoire pour le cardinal Maury; A Paris, chez J. J. Biaise, libraire, quai des Augustins, n"* 61, près le Pont-Neuf, 1814, in-8% pp. 30. 11 est reproduit intégralement dans : « Correspondance diplomatique et Mémoires inédits du cardinal Maury, annotés et publiés par Jlfir i?îcard »; Lille, 1891, t. II, p. 444-468. — M. Tharin y répondit par un Mémoire sur les administrations capitulaires des évoques nommés, en réponse au Mémoire pour M. le car^ dinal Maury ; Paris, Adrien Le Clere, 1814, in-8% pp. 61. — L'Ami de la Religion, t. II, p. 81-83, et t. XXV, p. 144, numéro du 9 septembre 1820.
2. — Défense des droits sacrés du trône, ou Louis XVIU roi de France, avant d*avoir adopté les bases de la Constitution de 1814, en réponse à M. le sénateur Grégoire et autres publicistes; Paris (sans nom d'imprimeur), 1814, in-8% pp. 52. L*ouvrage, ou du moins quelques exemplaires parurent sous le pseudonyme De Beaupré, terme que le bibliographe Quérard a pris pour le nom propre de Tauteur (t. I, p. 244 de La France littéraire). — La brochure de l'abbé Grégoire, qui motiva celle de M. Tharin, avait pour titre : De la Constitution française de Van 1814; Paris, 1814, in-8". Dans cette brochure, réimprimée jusqu'à quatre fois dans l'espace de quelques semaines, l'auteur s'élève avec force contre cette Constitution, et proclame hautement le principe de la Souveraineté du peuple.
3. — Nouvelles Considérations philosophiques et critiques sur la Société des jésuites, sur les causes et les suites de leur destruction; A Versailles, de l'imprimerie de J.-A. Lebel, imprimeur du Roi, 1817, in-8% pp. 284. L'Ami
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de la Religion, 11 février 1818, t. XIV, p. 417423. — Après avoir relu la Bibliothèque historique de la Compagnie de Jésus du P. Garayon, il nous parait à peu près certain que, en dehors de la Compagnie de Saint-Sulpice, aucune autre société religieuse, même faisant des vœux, n*a composé de livre ex professo pour répondre aux détracteurs de la Compagnie de Jésus. Dans sa préface, M. Tharin « proteste avec vérité » qu*il n*est « ni jésuite, ni élève des jésuites » : il dit ce qu*il n*est pas, sans dire ce qu'il est. Or, nous savons qu en 1817, il était supérieur du grand séminaire de Bayeux, dont Saint-Sulpice avait alors et a depuis toujours conservé la direction. Le 22 janvier 1818, M. Duclaux lui écrivait : « Je présenterai moi-même un exemplaire de votre ouvrage à MB' Pradelle : il ne m*a pas encore été possible d'en lire une seule ligne. M. Frayssinous m'en a beaucoup parlé : il a trouvé que les parties principales et les plus importantes avaient été bien traitées et discutées : il vous en dira son avis ». « Cet ouvrage, dit Tabbé Dassance, produisit un grand émoi, et », quoiqu'il fût anonyme, « suscita contre l'auteur, devenu précepteur du duc de Bordeaux, des haines violentes ». On peut s'en former quelque idée en lisant l'ouvrage suivant : L'Antidote de Montrouge, ou Six questions adressées à Monseigneur l'évêque d'Hermopolis, sur le projet de rétablir ou de tolérer les jésuites, et suivies de l'Examen de leurs modernes apologistes, MM. Tharin, de Bonald, etc., etc., par M. J.-B. Salgues, ancien professeur de l'Université; Paris, Moutardier, 1827, in-8*, pp. 382, surtout à partir de la p. 230.
L'abbé Simonin (Biographie universelle,., par Feller, art. Tharin) dit qu'après avoir reçu les Ordres, M. Tharin « se livra à la prédication, et obtint des succès dus surtout à une éloquence persuasive qui pénétrait les cœurs; et que, à la même époque, il publia un ouvrage sur V Éloquence de la chaire, plein d'aperçus neufs et ingénieux, et qui jouit encore d'une grande estime ». Nous ne connaissons pas cet ouvrage, et nous ne le voyons signalé par aucun bibliographe ou biographe de M. Tharin.