M. du MABARET
Voir tome II, pages 408-413.
3. — Mémoire sur la Vie et les ouvrages de Messire du Plessis d' Argentré , Évêque de Tulles; par M. l'abbé du Mabaret, Curé de S. Michel de la ville de Saint-Léonard. Dans les Mémoires de Trévoux, février 1743, p. 223-235. Monographie fort curieuse et fort intéressante, reproduite par M. R. F. (René Fage) dans le Bulletin de la Société des Lettres, Sciences et Arts de la Corrèze, année 1895, p. 291-298.
4. — Mémoires historiques sur la Vie et les ouvrages de M. l'abbé Babin, Doyen de la Faculté de Théologie d'Angers, recueillis par l'abbé de Mabaret, Curé de S. Michel de la ville de Saint-Léonard. Dans les Mémoires de Trévoux, octobre 1743, p. 2575-2583. L'auteur, qui avait connu le savant conférencier pendant quinze ans, destinait ces Mémoires au Supplément du Dictionnaire de Moréri, et les avait composés à la prière de l'abbé Goujet. Les Mémoires de Trévoux ayant, dans leur cahier d'octobre 1745 (p. 1897-1901), inséré quelques observations sur cette notice, M. du Mabaret répondit par l'article suivant :
5. — Réponse à un article des Nouvelles littéraires du Journal de Trévoux du mois d'octobre dernier, p. 1896, etc., par M. l'abbé du Mabaret, curé de S. Michel d<> s. Léonard. Dans 1rs Mémoires de Trévoux, avril l~\i\, p. 917-929. Le cahier de septembre suivant (p. 1822. 1823) contienl une sorte de réplique, à laquelle M. du Mabarel ne jugea pas opportun do répliquer à son tour.
t». — Dissertation où l'on examine de quel point 1rs Israélites prenaient le commencement de leur j<>">\ au temps de l'Institution de la Pdque; par M. l'abbé du Ma-
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baret, Curé de S. Michel de S. Léonard en Limosin. Dans les Mémoires de Trévoux, octobre 1746, p. 2248-2275.
T. — « Le travail le plus considérable auquel l'abbé de Mabaret se soit livré pendant sa longue carrière, c'est la révision, c'est-à-dire la correction et l'augmentation du Dictionnaire historique de Moréri... II collabora très activement à l'édition de 1732, publiée en six volumes in-folio par l'abbé Goujet, ainsi qu'aux suppléments de 1735 et 1749 que donna le même écrivain, et qui se composaient chacun de deux volumes in-folio (V. l'article Moréri dans l'édition de 1759). Mais l'abbé Goujet ne rendit pas justice à l'abbé du Mabaret. Voici comment celui-ci s'en plaint dans une note manuscrite tracée de sa main sur un exemplaire du Supplément de. 1735 : — « Les éditeurs de la dernière édition de Moréri et de ce Supplément ne m'ont guère rendu justice. J'ai fourni un nombre prodigieux de corrections et d'additions, qui ont été insérées mot à mot, tant dans l'édition de 1732 que dans ce Supplément; et cependant, dans la préface de l'édition de 1732, il n'est pas plus fait mention de moi que si je n'avois en rien contribué à sa perfection; et dans le Supplément, pour tout tribut, on se contente de me mettre le troisième et le dernier de ceux qui ont communiqué leurs recherches sur les Illustres d'Anjou, ce qui n'étoit que la plus mince partie de mon travail. Ce n'est pas bien agir. L'éditeur s'est acquis assez de gloire pour son travail personnel, sans dérober le peu d'honneur qui peut revenir aux autres ». Malgré l'injustice commise à son égard, l'abbé du Mabaret ne se découragea pas ; il porta ses vues sur l'édition à venir, et ne se proposait rien moins que la refonte de tout l'ouvrage. Il proposa ses vues à l'abbé Goujet, qui lui répondit, le 19 décembre 1745 : « J'ai lu votre manuscrit. J'approuve vos vues pour la perfection du Dictionnaire historique. Vous démontrez la nécessité de la refonte de l'ouvrage; mais ma Bibliothèque française m'occupe tellement, que je ne crois pas pouvoir me charger de cette opération. En remettant votre manuscrit aux libraires, je les exhorterai à faire travailler sur ce plan ». L'édition parut en 1759, par les soins de
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Drouet, en dix volumes in-folio. Elle ne remplit pas les espérances de l'abbé du Mabaret » (Arbellot, Notice historique sur l'abbé du Mabaret , Limoges, 1807, in-8°, p. 13, 14).
H. — Observation sur la dernière édition du Dictionnaire de Moréri, et sur les moyens de perfectionner cet ouvrage. Mémoires de Trévoux, juillet 17(53, p. iri(.)2-161G. Cet article, que ne mentionne aucun des biographes de M. du Mabaret, sans doute parce qu'il est de la main d'un des rédacteurs de ce journal, n'est autre chose, en réalité, que l'analyse, accompagnée de nombreux extraits, d'une lettre envoyée par le eu ré de Saint-Léonard, touchant les nombreuses imperfections qu'il avait remarquées dans la dernière édition du célèbre Dictionnaire. « Il se dévoua donc à la révision de cet ouvrage. Il y travailla si assidûment, depuis 17(>:> jusqu'en 1 77:; . qu'il en rédigea les articles par ordre alphabétique, de manière à former six gros volumes in-i". Son neveu, M. Jacques du Mabaret du Basty, les remit cette année entre les mains de la veuve Desaint, dont la librairie était si célèbre à celte époque. Mais l'édition projetée ne vit pas le jour » (Arbellot, p. 14). On verra plus loin quel a été le sort de ce manuscrit.
9. — M. Maurice Ardant, de Limoges, possède la copie d'un mémoire envoyé par M. du Mabarel à L'abbé Kxpilly, qui s'en servit pour son Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la France; Paris. Desaint et Saillant, 1762-1770, 6 vol. in- fol. En faisant hommage des trois premiers volum<^ aux Consuls de Limoges, L'abbé i \piliy leur écrivit d'Avignon, le 17 juin 1761, 'le remercier les abbés de Vuyon. du Mabarel <-i Nadaud, pour les mémoires que ces snvaiiu lui avoienl adressés i Arbellot, p. 16).
ÎO. — l ii article biographique sur l'abbé Ruben, publié par Tabaraud dans [es Annales de la Haute- Vient l tobre L813), nous apprend que L'abbé du Mabarel avail fourni plusieurs articles sur l'histoire du Limousin a Fevrel de Fon« tette pour l'édition qu'il donna en I7<is ,1c la Biblioth historique de In /■/•>/>/'■>■ du I'. Lelong i Vrbellot, p. 16 .
11. — i L'abbé «lu Mabarel contribua largement a l'édition du Dictionnaire de \ qui parul en 17.YJ s,, us la
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direction de l'abbé Berthelin (V. la Préface). Les Libraires associés ayant songé, en 1761, à préparer une édition nouvelle, eurent la pensée d'en confier la direction à l'abbé du Mabaret. Vincent et Ganeau lui en firent la proposition; mais il se refusa à leur demande. Toutefois, il promit des recherches, et tint parole. C'est lui qui a fourni la plus grande partie de la dernière édition de ce Dictionnaire, publiée en 1771, en 8 volumes in-folio, sous la direction de l'abbé Brillant. Ganeau reçut de l'abbé du Mabaret trois volumes in-4° de mille pages chacun, dans lesquels il marquait les retranchements, les corrections et les additions qu'il y avait faites, et la disposition qu'il fallait y introduire.
« Mais l'abbé du Mabaret cherchait toujours à atteindre la perfection, et il y tendait par un labeur infatigable. La révision de ce Dictionnaire occupa les dernières années de sa vie. En 1777 — il avait alors quatre-vingts ans, — il publia sous le voile de l'anonyme une brochure dont voici le titre : Lettre à M. le Rédacteur de la nouvelle édition du Dictionnaire de Trévoux; Amsterdam et Paris, chez Clousier, in-8° de 3ii pages. Dans cette lettre, qui est très curieuse et très rare aujourd'hui, il exposait le plan qu'il avait conçu pqur l'amélioration de ce Dictionnaire. La Feuille hebdomadaire de Limoges, du 25 juin 1777, emprunta à un journal de Paris un résumé de cette lettre, dont elle faisait connaitre l'auteur.
» Le manuscrit qui renfermait ses remarques pour la révision de ce Dictionnaire formait huit gros volumes in-4°. Malheureusement, l'édition de 1771 a été la dernière, et ses travaux pour l'amélioration de ce grand ouvrage sont restés sans emploi. M. Mabaret du Basty écrivait, en 1821. à l'abbé Tabaraud, qu'il avait chez lui ces huit volumes: mais depuis, la plupart se sont perdus, par suite de partages de famille. Nous avons pu, toutefois, en retrouver trois, au milieu de vieux livres et de divers manuscrits épars dans un grenier poudreux. C'est là le dernier jet de sa plume: récriture fatiguée accuse la main tremblante d'un vieillard » (Arbellot, p. 17, 18).
A- — Mémoires pour servi)' à la future édition du Moréri,
6 gros vol. in-4°. La Bibliothèque du Louvre acquit ce manuscrit en 1836, à la vente de Richard Héber; il fut inscrit sous la cote F. 2489. Barbier en publia plusieurs articles dans son Examen critique, ou Complément des Dictionnaires historiques les plus répandus; Paris, 1820, t. 1 (seul paru). Il l'avoue lui-même dans son Introduction (p. vu, vin). Au mois de mai 1871, ce manuscrit partagea le sort de la Bibliothèque entière du Louvre : il fut la proie des flammes. V. Les Manuscrits de la Bibliothèque du Louvre brûlés dans la nuit du 23 au 24 mai 187 1 , sous le règne de la Commune ; par Louis Paris, Directeur du Cabinet historique ; Paris, 1872, in-8°, p. 64, n. 334.