‹ Bibliothèque sulpicienne ou Histoire littéraire de la compagnie de Saint-SulpiceChapitre 6 sur 134 · III · texte numérisé non relu

III

suam clientelam eum hominem, qui tôt nominibus suspectus mérita putari debebat; nisi magnam sinceritatis suce fidem fecisset apud S. Pontificem; neque par erat , ut Innocentais XI. eum tueri cogitaret, per quem superiores Ponti/ices per summam injuriam despecti irrisique fuerant.

Comment Innocent XI profita-t-il de ces avis charitables suggérés avec tant de délicatesse et de modestie '? D'abord, en livrant l'opuscule à la Congrégation de l'Index, qui l'inséra dans le catalogue des livres prohibés le 31 mars 1681 ; ensuite, en adressant, le 25 septembre 1680, aux Vicaires capitulaires, Chapitre et Chanoines de l'église de Pamiers, un bref dont voici la traduction :

« Innocent XI Pape; Nos bien-aimés fils, salut et bénédiction apostolique. Rien ne nous pouvait plus affliger que la nouvelle que nous avons apprise par le bruit public, aussi bien que par vos lettres, du décès de François, évêque de Pamiers, de bonne mémoire, qui a eu une telle vertu, un tel zèle pastoral et une si invincible constance, qu'il a mérité qu'on dit de lui que c'a été un homme selon le cœur de Dieu et vraiment apostolique.

» Mais ce qui donne le comble à Notre douleur est qu'il ait été enlevé à son église lorsque, dans l'état d'affliction où elie se trouve, elle paroissoit avoir un si grand besoin de lui : et nous ne sommes pas aussi peu touché de vous voir privés d'un si vigilant pasteur, et d'un père si appliqué aux besoins de ses enfants. Néanmoins, ce qui nous doit consoler, est la considération des récompenses qu'il a reçues de Dieu, comme nous avons tout lieu de le croire, pour les travaux. pour les peines el pour les mauvais traitemens qu'il a soufferts pour sou Église et pour la cause de Dieu, avec tant de courage et de fermeté jusque au dernier soupir; et c'esl ce qui nous t'ait espérer qu'il vous assistera plus puissamment du ciel qu'il n'aurait t'ait durant s;) vie. et qu'il m- permettra pas

que ce qu'il a t'ait dans son ('-lise avec tant de pour

y établir une discipline si Balutaire, soit renversé par les hommes; mais qu'il obtiendra du père des Miséricordes que, les esprits étant changea el prenant de meilleurs conseils,

la paix et la tranquillité soient rendues à l'église de Pamiers, et que cette épouse qu'il a tant aimée soit mise sous la conduite d'un nouvel époux qui ait un même esprit et une vertu semblable, si ce n'est pas en même degré.

» 11 y a lieu d'attendre un si grand bien, pourvu que vous demeuriez fidèles à soutenir de tout votre pouvoir la liberté canonique de votre église, et à observer les Constitutions très sages qu'il a dressées et qu'il vous a proposées comme la règle que vous deviez suivre pour vivre plus saintement selon la sainteté de votre institut, et que nous avons confirmées par notre autorité apostolique. Mais il n'est pas nécessaire de vous exhorter à faire en cela ce qui est de votre devoir avec vigilance et avec fermeté, et à maintenir le clergé du diocèse dans la discipline que ce digne prélat y a établie; la connaissance que nous avons de votre vertu et de votre fidélité, avec tant de preuves, nous donnant lieu de nous en promettre plus que nous n'en pourrions demander.

» Vous aurez appris par les lettres que nous avons écrites à votre défunt évèque, le 17 de juillet, qu'il n'y a point d'affaire qui nous tienne plus au cœur, et que nous jugions plus digne de notre sollicitude pastorale que celle de l'église de Pamiers, parce que nous la regardons comme étant aussi la cause de plusieurs autres églises, et même de toute l'Église catholique. Cependant, nous croyons vous devoir donner les justes louanges que vous méritez par la manière si généreuse et si sainte dont vous vous êtes conduits depuis la mort de votre évêque, et vous exhorter de continuer à agir toujours de la même sorte, en vous promettant que nous n'omettrons rien de tout ce que nous croirons utile à faire pour que les choses aient un heureux succès » (1).

Cependant, plus d'un an et demi s'est écoulé : Innocent XI a eu tout le temps de vérifier les accusations de la lettre écrite pour l'apaiser; quoique justement irrité alors par la Déclaration de l'Assemblée tenue à Paris en 1682, il peut

(1) Recueil de diverses pièces et lettres concernant la Rc'r/a'c et le diocèse de Pamiers; Cologne, Nie. Sdicuten, 1G81, in-12, p. 131-137. On y trouvera le texte latin el la traduction.

s'en plaindre aux évoques et même leur faire de sévères reproches., sans qu'il soit nécessaire de rappeler le souvenir de l'évêque qui n'a pas voulu imiter leur docilité et leur silence; le Pape doit même s'en abstenir pour ne pas donner lieu à des récriminations qui sans doute n'excuseraient pas la conduite de leurs auteurs, mais qui n'en seraient pas moins désagréables à celui auquel elles seraient adressées. Or, dans son bref envoyé le II avril 1682 aux membres de l'Assemblée, Innocent XI ne craint pas de mettre leur conduite en opposition avec celle de l'évêque défunt de Pamiers, et cela par une allusion trop transparente pour n'être pas comprise. « Ecquis vestrûm, leur dit-il, tàm gravem, tàm justam causam, tàm sacrosanctam oravit apud Regem? Cùm tamen pranlecessores vestri eam in simili periculo constitutam, non semel apud superiores Galliœ Reges, imô apud hune ipsum libéra voce defenderint, vicloresque à regio conspectu discesserint, relatis etiam ab œquissimo rege praemiis pastoralis otticii strenuè impleti. Quis vestrùm in arenam descendit, ut opponeret murum pro Domo Israël » (1)'? Gaulet, et Caulet seul, après la mort de Pavillon, fut ce prêtre courageux et fidèle, sacerdotem fidèle m , qui in communi animorum consternatione et silentio, se opposuerit murum pro Domo Israël.

Après ces éloges, on se demandera vraisemblablement si un évoque loué de la sorte pendant cinq années consécutives par un Pape aussi éclairé, aussi intransigeant en matière de doctrine que l'était Innocent XI, a été ce janséniste odieux et opiniâtre dépeint dans certaines Histoires et dans certains Mémoires; m un évéque loué sans restriction cl à plusieurs reprises par un Pape pour sa dépendance envers le Saint-Siège, eximiam perspectamque in Sanctam Sedcm observantiam, et proposé comme un modèle illustre, documentum illustre, collègues dans L'épiscopat, a été, durant plus de quinze ans, jusqu'à sa mort, rebelle a toutes les Constitutions pontificales concernant le jansénisme; m un Pape tel qu'Innocenl XI

10 y Kl Bpiêtolte, cil. ut., t. il, i>. ■::.

a pu — ainsi que l'affirme pourtant un historien grave et sérieux (1) — « avoir la pensée de donner la pourpre » à un prélat qui aurait trompé le Pape par un mensonge indigne d'un honnête homme; par un mensonge connu à Rome de tous les cardinaux — au moins des « douze » chargés d'examiner cette affaire (2) — et par conséquent du cardinal Odescalchi, dix ans seulement avant qu'il devînt le Pape Innocent XI; par un mensonge dont Piome, nous dit-on, possédait les preuves authentiques, grâce à une copie des procès-verbaux de Pamiers contenant la signature du Formulaire avec la distinction du fait et du droit, « copie envoyée » de Paris à Rome « par le P. Annat au P. Fabri, lequel la porta au Pape » (3).

Nous laisserons les questionneurs faire eux-mêmes la réponse. Nous les laisserons libres de se prononcer entre Innocent XI et l'auteur de VEpistola pro pacando Summo Pontiftee ; entre Innocent XI espérant que l'évêque de Pamiers « assistera son église plus puissamment du ciel qu'il n'aurait fait pendant sa vie », et le P. Rapin affirmant sans aucune restriction que les « quatre évêques moururent francs jansénistes comme ils avaient vécu » (i). Nous nous abstiendrons même d'examiner s'il n'y aurait pas pour les historiens quelque justice à tenir quelque compte de ces éloges, et si on n'y trouverait pas quelque raison, comme le disait plus haut l'abbé Douix, de pardonner à l'évêque de Pamiers ce qu'il peut y avoir eu de défectueux dans sa doctrine ou dans sa conduite, au milieu de circonstances qui ne sont pas assez,

(1) Lahondès, Annales de Pamiers ; Toulouse, 1884, t. II, p. 218.

(2) Mémoires du P. Rapin, t. III, p. 475.

(3) Mémoires du P. Rapin, t. III, p. 474.

(4) Mémoires du P. Rapin, t. III, p. 510, 511. Innocent XI, dont le procès de béatification introduit en 1713 par le Pape Benoît XIII fut continué jusque sous Benoît XIV, répétait souvent qu'en France, on qualifiait injustement de jansénistes \uw, foule d'hommes qui ne méritaient pas cette dénomination, vu qu'ils étaient soumis aux bulles des Papes.

Cfr. Lippi, Vita <li Papa Innoccnzo XI, éd. con aggiunte del P. Berthier; Roma, Tipographia Vaticana, 188'J, in-8°.

ou peut-être trop connues. Nous craindrions, même en ne plaidant que les circonstances atténuantes, de paraître vouloir inopportunément réveiller de vieilles querelles : qui sait même si cela ne suffirait pas pour nous faire déclarer atteint et convaincu du crime de jansénisme, nous qui l'avons toujours eu en horreur ainsi que ses partisans; et si, dans un latin bravant toute honnêteté et toute vérité, on ne nous appliquerait pas — et à la Compagnie de Saint-Sulpice tout entière — ce que Y E pistolet, pro pacando Summo Pontiftce dit de François Caulet : Noms opinionibus jàmpridem contamination et in cœno volutatum suprà cœteros, qui dubitat, puto Jean reperiri neminem ?

La question du jansénisme de F. Caulet est en effet une question à laquelle la Compagnie de Sainl-Sulpice n'est nullement intéressée, puisqu'il avait cessé d'en faire partie le jour où il avait accepté l'épiscopat. en 1644. Nous devons même ajouter que les nôtres ne sont ni les derniers ni les moins ardents à réprouver « ce trop fameux François-Etienne de Caulet, l'un des quatre évêques opposés au Formulaire d'Alexandre Vil, qui pensèrent bouleverser l'Eglise ». « En considérant la chute malheureuse de cet évêque, ajoute M. Faillon, on ne peut s'empêcher de reconnaître, dans sa sortie de Saint-Sulpice, une marque visible de la protection de Dieu sur cette Société. Que serait-elle devenue, si M. de Foix, qui ne mourut que vingt ans après M. Olier, en eût été membre le reste de sa vie ? Ayant été l'un des trois ecclésiastiques qui avaient formé la Société à Vaugirard, en ayant lui-même élevé les premiers prêtres, cl ('tant plus on étal qu'aucun autre de la conduire, à cause de son expérience et de son grand ascendant sur les esprits, il eùl sans doute étéchoisi pour succéder au fondateur, comme le plus digne el le plus capable sans contredit, d'occuper -a place: cl l'on

peut bien penser que la Providence voulul empêcher ce mal* heur en le retirant de la Compagnie I . — Vssurément, la Compagnie doit à la divine Providence des actions de grâces

fi) VU ■■ M. Olier, t. m, p. 211, 212,

bien particulières pour l'avoir constamment préservée du jansénisme; on peut néanmoins douter que la « marque » la plus « visible de cette protection » ait été la « sortie » de M. de Foix. Dieu seul connaît avec certitude les faits conditionnels; toutefois, en s'appuyant sur les faits mêmes rapportés par M. Faillon dans sa longue note sur la Chute malheureuse de l'évêque de Pamiers (t. III, p. 231-235), on est fondé à croire que si M. de Foix fût resté dans la Compagnie, sa mémoire aussi serait restée à l'abri de toute accusation et même de tout soupçon de jansénisme.

1 . — Ordonnance de l'évêque de Pamiers faisant défense aux ecclésiastiques de son diocèse « de jouer, manger ou boire dans les tavernes de leurs résidences, même sous prétexte de baptisé... » Du 24 janvier 1649. Placard imprimé. 11 en existe un exemplaire dans le n° 411 A des manuscrits de la Bibliothèque municipale de Bordeaux. Probablement, Caulet publia et fit imprimer de la même manière les ordonnances qu'il donna avant le recueil indiqué plus bas sous le n° 4.

2. — Mandement de Monseigneur l'Evêque de Pamiers sur la signature du Formulaire; 31 juillet 1665, in-4°, pp. 3.

3. — Lettre circulaire de Mo1' l'évêque de Pamiers à tous Nosseigneurs les Prélats de France sur l'affaire des jésuites de son diocèse qu'il a excommuniés; in-4°, pp. 8. Elle est datée du 21 février 1668. Beproduite dans la Relation de ce qui s'est passé dans l'affaire de la Paix de l'Eglise sous le Pape Clément IX, avec les Lettres, Actes, Mémoires et autres i^ièces qui y ont raptport; S. L., 1706, in-12, t. I, p. 413-422.

Lettre circulaire de M'Jr VEvêque de Pamiers, qu'il a adressée à tous les prélats du royaume en leur envoyant la relation qui suit : « Belation de ce qui s'est passé sur le différend entre Msr l'Évêquc de Pamiers et les jésuites du collège de la même ville »; in-4°, pp. 24. Datée du 12 mai 1668.

Factum contenant les nullitez de la sentence d'excommunication fulminée par M3' TÉvêquc de Pamiers contre trois

jésuites, au préjudice d'un Appel juridique signifié dans les formes, in-4°, pp. 2ï.

Réponse à un écrit intitulé : « Nullitez de la sentence d'excommunication fulminée par M-' l'Évêque de Pamiers contre trois jésuites, au préjudice d'un Appel juridique signifié dans les formes »; in-4°, pp. 28. A la page 28, on affirme que la Relation citée plus haut est bien de l'évoque de Pamiers, contrairement à ce qu'avaient avancé les auteurs du Faction (p. 23), qui l'attribuaient à « Messieurs de Port-Royal », ainsi que la Lettre circulaire adressée à tous les prélats du royaume.

Le Moréri de 1759 résume exactement, d'après les pièces citées, la nature et l'histoire de ce différend. « M. de Pamiers, dit-il, fil une Ordonnance datée du 19 novembre 1667, par laquelle il révoqua toutes les approbations verbales qu'il auroit pu accorder auparavant, et défondit à ceux qui les auroient de confesser jusqu'à ce qu'ils en eussent obtenu une par écrit, sous peine de suspense, qui seroit encourue par le seul fait, ipso facto. Tout le clergé séculier et régulier déféra à cette Ordonnance; il n'y eut que les jésuites qui résisteront. Le 2i décembre, ils firent signifier à M. de Pamiers un acte qui étoit injurieux, et tout rempli d'erreurs contre la hiérarchie et la dignité des évoques; il fut censuré le 20 février 1668 par dix évêques assemblés aux États du Languedoc, à Montpellier, et les propositions en furent déclarées fausses, erronées et schismatiques. Les jésuites continuèrent (\c confesser contre l'ordonnance de leur évéque. M. de Pamiers déclara, par une Ordonnance du •> janvier 1668, que trois d'entre eux, savoir, Jean Bouclier, recteur, Pierre Falgueyras, syndic et François \danet, avoienl encouru la suspense, el leur défendit de continuer à entendre les confessions, peine d'excommunication ipso facto. Bien loin d'obéir à cette •nie ordonnance, ils la firent arracher des lieux où elle étoil affichée par le correcteur «le leurs collèges el par leurs écoliers, el entendirenl les confessions a l'ordinaire. M. de Pamiers, après leur avoir fait faire les admonitions canoniques, et après avoir employé ton- les moyeu- imaginables

M. DE FOIX o7

pour les ramener, fulmina contre eux la sentence d'excommunication le 5 février 1668. Les jésuites s'élevèrent contre ce jugement, firent courir des libelles contre l'évêque de Pamiers, et entreprirent même de faire informer contre lui par le juge criminel de Pamiers. L'affaire ayant été portée au Conseil de Sa Majesté, le roi, informé de la conduite de cet évêque, rendit un arrêt par lequel il fut réglé que l'ordonnance du mois de décembre seroit exécutée par provision par les jésuites, selon sa forme et teneur ». Environ deux ans après, le 21 juin 1670, Clément X, par la bulle Superna, rappela aux réguliers que, depuis le Concile de Trente, ils étaient tenus, pour entendre validement les confessions des séculiers, de demander et d'obtenir l'approbation des ordinaires, vérité, alors, très nécessaire à rappeler. Voir encore sur cette affaire : Relation de ce qui s'est passé dans l'affaire de la Paix de l'Eglise sons le Pape Clément IX; s. 1., 1706, t. I, p. 413-422. — Histoire générale de Languedoc , nouvelle édition; Toulouse, 1875, t. XIV, Additions des nouveaux éditeurs, col. 969-996. — Lahondès, Annales de Pamiers, t. II, p. 173-176. — G. Doublet, Caulet et les Jésuites; dans Annales du Midi, avril 1897, p. 201-226; juillet 1897, p. 323-333. Ces articles ont été tirés à part :' Caulet, évêque de Pamiers, et les Jésuites, par M. G. Doublet, ancien membre de l'École d'Athènes, professeur de Rhétorique au Lycée de Nice; Toulouse, Edouard Privât, 1897, in-8°, pp. 38. Voir surtout, p. 13- 30. Ce que dit l'auteur, à la page 32, semble prouver qu'il n'a connu ni le Faction des Jésuites, ni la Réponse qui y fut faite : pièces dont M. Doublet ne fait d'ailleurs aucune mention, mais qui sont à la Bibliothèque Nationale.

<4. — Ordonnances synodales pour le diocèse de Pamiers, faites ou renouvelées, et publiées dans le synode le 9 et le 10 de novembre 1672, par Monseigneur l'Illustrissime et Revcrendissime Évêque et Conseigneur de Pamiers ; Toulouze, par Raymond Rose, imprimeur ordinaire du roy, 1673, in-12, pp. 160 sans le Mandement (5 feuillets) et les Tables (4 feuillets non paginés). Elles furent réimprimées sous l'épiscopat du successeur de François Caulet : « Ordonnances synodales,

imprimées par ordre de Monseigneur l'Illustrissime et Reverendissime Messire Jean-Baptiste de Verthamon, Évêque et Seigneur de Pamiers »; A Toulouse, chez la veuve de J.-J. Boude, Imprimeur de Monseigneur l'Évêque et des Estais de Foix; 1702, in-12 de 224 pages. Pag. 15-21 : Mandement de François de Caulet... P. 23-108 : Ordonnances .synodales de Messire François de Caulet, Évêque et Seigneur de Pamiers. — P. 173-224 : Ordonnances sinodales (at'c) faites par Monseigneur l'Illustrissime et Reverendissime Messire Jean-Baptiste de Verthamon, Évêque et Seigneur de Pamiers, publiées dans le sinode tenu les 8, 9 et 10 Mars 1702; A Toulouse, 1702. P. 181-183 : Confirmation des Ordonnances de feu Messire Franchis de Caulet. — M. Doublet donne une analyse détaillée des Ordonnances de Caulet, dans son François de Caulet, évêque de Pamiers, et la Vie ecclésiastique dans un diocèse ariégeois sous Louis XIV; Foix, 1896, in-8°, p. 14-25, 51.

5. — Inventaire des pièces concernant l'affaire de l'église de Pamiers; sans lieu, 1081, in-i0. La première partie (p. 1- 91) de ce recueil contient les actes do l'évêque de Pamiers louchant l'affaire de la Régale, ainsi que les lettres ou brefs à lui adressés. Nous donnons ici la liste des premiers. — ordonnance de M*1" l'évêque de Pamiers touchant la Bégaie; 27 avril 1077 : p. 1, 2. — Lettre au roi, OÙ il rend compte des motifs de son ordonnance louchant la Régale; 29 juin 1077: p. 3, I. — Acte de W l'évoque de Pamiers à M-r l'archevêque de Toulouse el aui sieurs Guillaume Cazamajou, promoteur établi dans le diocèse el province de Tolose, el Pierre Paucet, prêtre du diocèse deLaon; 18 octobre L677; p. 9-18. — Ordonnance signifiée aux chanoines <le l'église cathédrale de Pamiers; 23 octobre 1077. p. ls. 19. — Autre ordonnance; 27 octobre 1677; p. 20, 21. — Lettre au roi après la signification de l'arrél du Conseil du 28 novembre, lui ordonnant de faire enregistrer dans deux mois son seruieni «le fidélité en la Chambre des Comptes; 20 janvier -> — Lettre au Chancelier Bur le même sujet; rrier 1678 p - - — Réponse à la lettre du Chancelier

menaçant l'évêque de Pamiers de saisir les revenus de son évêché; 23 février 1678; p. 29. — Ordonnance signifiée à un bénéficier pourvu en Régale; 8 mars 1678; p. 30, 31. — Lettre à M. Daguesseau, Intendant de Languedoc, après que le juge-mage de Pamiers eut saisi les revenus des biens de l'évêché situés dans le pays de Foix; 6 avril 1678; p. 31, 32. — Epistolœ (duae) ad S. P. Innoc. XI; 4 mai et 8 novembre 1678; p. 35-41. — Lettre au Roy; 6 juin 1679; p. 47-50. — Lettre à l'archevêque de Paris; 6 juin 1679; p. 50-52. — Lettre au R. P. La Chaise, de la Compagnie de Jésus; 24 juin 1679; p. 52-55. — Ordonnance menaçant d'excommunication certains bénéficiers pourvus en Régale; 10 juillet 1679; p. 55, 56. — Lettre à M. le Procureur-général de Paris ; 4 septembre 1679; p. 57-60. — Ordonnance générale défendant sous peine d'excommunication de demander ou d'accepter des bénéfices en Régale; 7 février 1680; p. 63, 64. — Ordonnance de M. l'évêque de Pamiers pour exhorter ses diocésains à tâcher d'apaiser la colère de Dieu qui parait être irrité contre son diocèse, et à s'appliquer pour cet effet à la pratique des bonnes œuvres en public et en particulier; 22 février 1680; p. 65-67. — Sentences d'excommunication contre les sieurs Palarin et Brau, pourvus en Régale; 24 mars 1680; p. 67-69. — Ordonnance de Msr l'évêque de Pamiers pour empêcher l'introduction de la Régale dans son diocèse; 31 mars 1680; p. 70-75. — Acte en forme de lettre (à l'archevêque de Toulouse), où M. l'évêque de Pamiers montre que ses ordonnances sur la matière de la Régale et les censures qu'elles contiennent, particulièrement l'excommunication contre le Sr Palarin, demeurent en leur force, nonobstant le jugement, sentences, ou ordonnances de M. l'archevêque de Toulouse; 8 mai 1680; p. 75-86. — Ordonnance de M. l'évêque de Pamiers pour empêcher l'introduction de la Régale dans son diocèse, qui en a toujours été libre; 14 juillet 1680; p. 87-90.

On trouve aussi quelques ordonnances et lettres de François Caulet dans le Recueil de diverses pièces et lettres concernant la Régale et le diocèse de Pamiers; Cologne,

chez Nicolas Schouten, 1681, in-12. Voir les pages 51-70; 77-100.

6. — Traité général de la Régale; sans lieu, 1681, in-4°, pp. 181 sans la table (3 feuillets). Traité « trouvé, est-il dit, parmi les Mémoires de feu M. l'évêque de Pamiers, qu'il étoit sur le point de donner au public lorsqu'il a plu k Dieu de l'appeler k une meilleure vie ». Selon l'auteur des Vies des quatre évêques engagés dans la cause de Port-Royal (t. II, p. 220), cet ouvrage fut composé par M. Gharlas, grand vicaire de l'évêque de Pamiers et supérieur de son séminaire, sacerdos verè doctns, pins et modestus, dit le P. Hurler {Nomenclator literarius , t. II, p. 413), lequel mourut le 7 avril 1698, k Rome, où il était allé se fixer après la mort du prélat. D'après Moréri (édition de 1759, art. Du Vaucel), « M. Du Ferrier, chanoine théologal d'Alby, en a fourni la matière; M. Charlas, grand vicaire de M. de Pamiers, et M. Casanave, prêtre natif de Pamiers et professeur aux Arts dans l'Université de Toulouse, et M. Julien, prébende de Saint-Étienne de Toulouse, lui ont donné la forme ». Louis- Paul Du Vaucel, théologal d'Aleth, fut l'éditeur. Ii ne faut pas confondre cet ouvrage avec celui que Du Buisson avait publié peu auparavant sous le voile de L'anonyme : « Traité de la Régale, imprimé par l'ordre de M*1, l'évêque de Pamiers, pour la défense des droits de son église »; sans lieu d'impression, 1680, in-4°, pp. 129; Cologne, N. Schouten, 1680, in-12. Du Vaucel traduisit aussi, ou fit traduire en latin l'ouvrage qu'il avait édité : Tractatus gencral/s de Regalia in quatuor libros distributus ; qui primûtn gallico sermone prodiii; nunc latino donatus auctior et correct /or editur, cum aliiè Opusculiê ad eamdem materiam spectantibus ; eu,,, licentia Superiorum ; anno Domini 1689 (Typis monasterii Sancti-Galli), in-V. pp. ."17(1 sans les liminaires H V Index

qui esl a la lin. Parmi ces OpU8CUl€8 SOnl plusieurs pil

ordonnances, lettres ou actes «le l'évoque de Pamiers; voir les pages m, iTi. 179, 195, 198, 5ii, 517, 522,

xto générale <lcll<i Regalia, (radotto dal fran- 1682 n-'r.

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