ÉVÊQUE DE NEW-YORK
Jean Dubois naquit à Paris le 24 août 17Gi. Après de brillantes éludes faites au collège Louis-le-Grand, où il eut pour maître le pieux abbé Proyart et pour condisciples les trop célèbres Robespierre et Camille Desmoulins, il entra au séminaire de Saint-Magloirc, où il se trouva en même temps que les abbés de Cheverus, Legris-Duval et Maccarlhy. Lorsqu'il eut été ordonné prêtre, le 22 septembre 1787, M. de Juigné, archevêque de Paris, le nomma chapelain de l'hospice des Petites-Maisons dans la rue de Sèvres. Poursuivi en 1791 pour refus de serment à la Constitution civile du Clergé, il s'enfuit au Havre à la faveur d'un déguisement, et passa aux États-Unis. « Arrivé à Norfolk en juillet 1791, il obtint de M°" Carroll des pouvoirs pour y travailler au salut des âmes, ainsi qu'à Richmond. Muni de lettres de recommandation du général Lafayetle, il fit dans ces contrées la connaissance de plusieurs personnages distingués de l'époque, au nombre desquels étaient James Monroe, le futur Président des États-Unis, et Patrick Henry, le grand orateur de la Virginie; ce dernier lui donna même par occasion quelques leçons de langue anglaise. Lorsqu'il eut acquis une connaissance suffisante de celle langue, M. Dubois fut chargé par M=r Carroll des Congrégations dont Frédéric ktown, dans le Maryland, était le centre. Depuis 179't jusqu'en 1S08, il fut continuellement occupé à passer d'une station à l'autre, prêchant, administrant les sacrements et instruisant la jeunesse. C'est aux efforts de son zèle que Frederick dut la construction de sa première église; et c'est de là qu'il allait visiter alternativement, une fois par mois, l'église du village d'Emmitsburg et une chapelle située au lias de la montagne, à deux milles environ de la ville » ( Vie de Madame E.-A. Seton, par le R. docteur White, traduite en tramais par l'abbé J. Babad; Paris, L857, in-12, p. 250, 251).