‹ Bibliothèque universelle de GenéveChapitre 16 sur 93 · SS S.OS · texte numérisé non relu

SS S.OS

* Acide phosphorSqae fomnant des phosphates de chanx, de magnésie, de fer et de potasse.

• D*apres mes anciennes analyses» i*admeU ©,.40 de carbone.

Les faits qui sont rassemblés dans ce mémoire recevront sans doute diverses expHcalions. Cependant» je crois que leur interprétation la plus naturelle, celle du moins qui s'accorde le mieux avec l'ensemble des sésultats pratiques que j'ai eu l'occasion d*enreg^trer , consiste à admettre qne les aliments des herbivores doivent toujours renfermer une dose déterminée de substances analogues à la graisse, destinées à concourir k

174 ifOLLBTni scuHTtntinB.

la producttoo da grts des tÎMos oa k la formatieo de plnaîeurt aécrétums qui, comme le lail et la bile, contienneot des matières grasses en proportion notable. Si, malgré une dose insuffisante de principes grts dans les fourrages qu'elles consomment, des vaches continuent h donner les produits qu'on en obtenait sous ilnfluence d'un régime alimentaire complet , c'est qu'elles contribuent i l'élaboration de ces sécrétions aux dépens de leur propre graisse. Chaque jour peut-être , pendant un temps limité , une vache, placée dans ces circonstances , rendra le même nombre de litres de lait. U n'y aura pas diminution subite ; mais chaque jour aussi, comme je l'ai constaté, la vache perdra 1 à 2 kilogrammes de son poids ; et si l'on persiste à lui donner une nourriture incomplète, quelque abondante que soit d'ailleurs cette nourriture, l'amaigrissement qui en sera la conséquence pourra devenir tel, que Texistence de la vache en soit sérieusement compromise.

3. — Sur les effets d'un trehbleiient de terre ressenti dans les ÎLES DE LA Manche, par Mr. J.-£lliott Hoskins; communiqué k hi Société royale de Londres. (PUloi. Magax., juin 1844.)

Ce tremblement de terre a été ressenti k la fois, le vendredi 22 dé* cembre 1848 k 4 heures après-midi, dans les lies de Jersey, Guemsey, Aldemey, Serk, Heme et Jethore. Il a été aussi observé, quoique fort légèrement, aux environs de Saint-Malo et è Brixham dans le comté de Devon en Angleterre.

On entendit d'abord un roulement semblable è celui d'un tonnerre lointain, qui fut immédiatement suivi par le bruit que ferait un wagon de chemin de fer cahoté sur une surface métallique irrégulière. Ce bruit était accompagné d'un mouvement ondulatoire distinct. Bientôt après on ressentit un choc. Le tout dura de dix à quinze secondes. Le baromètre n'éprouva aucun changement et resta à 30'',354. Un vent léger régnait, variant du S.-S.-E. au S.-S.-O. Pendant toute la durée du mois , l'atmosphère avait été remarquablement calme et le baromètre très-élevé ; le maximum ayant été 80^,518, et le minimum 80i*,042. Le thermomètre avait varié pendant le mois de 47^ à 52 <^ F. (6,6 à 8,8 R.) pendant le jour, et de 45'' è 49'' F. (5,7 à 7,5 R.) pendant la nuit.

Les impressions de ceux qui ont ressenti le choc ont été diférentes

BULLBTIll 8CIB1ITIFI(^0B. 175

selon leur position respeetîve. Ceux qui hsbîttieni les msîsons solides constniîtes en granité, qui forment la portion infërieare de la ville , pensèrent que de pesants meubles étaient renversés et remués dans les appartements au-dessus ou au-dessous du leur ; Us eurent moins di^ sttnctement la perception du mouvement vibratoire que les personnes qui se trouvaient en plein air ou dans les habitations moins solides du liaut de la ville. Dans pliisieurs de celles-ci, ce mouvement vibratèîre fut si violent, qu'il causa beaucoup d'effroi ; il était accompagné de craquements très-forts, comme si les toits et les cheminées s'écroulaient ; quelques- unes de celles-ci furent en effet renversées ; on vit se balancer des lampes suspendues ; on entendit sonneries cloches d'ellesmêmes ; la tour du clocher de l'église prit un mouvement d'oscillation visible, et une des cloches sonna deux fois*

Pour les personnes en plein air, le mouvement ondulatoire fut très* perceptible ; il venait du S.-O. ; son effet fut de rendre la marche in« certaine, et de produire , en quelques cas , un mal de mer passager. Une machine ^ vapeur des mines de Serk suspendit un de ses cinq coups ordinaires par minute, et le mécanicien en fut alarmé , pensant que c'était un indice précurseur de l'explosion de la chaudière. Les quais de granité massif de Saint-Sampson furent si violemment secoués, que des vases de verre placés sur plusieurs points furent renversés. Deux personnes qui faisaient des dessins au daguerréotype sur les remparts d*une forteresse fondée sur le roc granitique vif, sentirent que le tout tremblait. Enfin les matelots des vaisseaux qui se trou valent dans la rade éprouvèrent aussi le choc, et ceux qui se trouvaient en bas se précipitèrent sur le pont, pensant que le vaisseau avait touché.

4. — Originb db l'oxigène exhale par les plantes sous l'influence DE LA LUMIÈRE, pat Mf. ScHULTZ. Elirait d'une lettre k Mr. Flourens. (^Comptes Rendus de l^Acad. des Se, séance du 9 septembre 1844.)

Depnb quelques années je me suis occupé d'expériences sur la nourriture des plantes, expériences qui m'ont conduit à une nouvelle découverte dont je vous prie, Monsieur, de vouloir bien communiquer à l'Académie les résultats principaux.

D'après Ingenbousi et de Saussure, on croyait jusqu'ici que l'acide

176 BULUT» SGlUTlFIftlJB.

otrbonique ëlail la Traie noomlure des plantet , que Teograis. devait être dissous en gax aci^e. oartMoiqae^ et que Toxigène qu'exhalent les plantes sous l'action de la lumière venait de la décomposition de IV oide carbonique.

Mes expériences m'ont appris que l'acide carbonique n'est presque pas décomposé par les plantes, que l'engrais et l'humus ne se dissolvent jamais en acide carbonique, et que tout.i'oxigène qu'exhalent les piaules ne vient pas de l'acide carbonique, mais d'autres acides végétaux contenus naturellement dans les sucs des plantes ; acides divers dans les diyerses espèces ou genres, comme Tacide gallique, les acides .malique, lactique,' tartrique> citrique, etc. Si Ton met du feuillage vivant dans l'eau distillée ou bouillie, mêlée avec */4 à */. pour 100 d'acide tartrique, ou lactique, ou malique, les feuilles donnent, sous l'action de la lumière, du gax pxigène à mesure que ces acides disparaissent. Plus d'oxigène se développe encore si, Ton présente aux plantes, au lieu dea^acides que nous venons de nommer, quelques-uns des sels Wides qui en dérivent.^Ainsi la crème de tartre ou la chaux malique acide donnent beaucoup plus d'oxigène que les acides tartrique ou malique purs. Dana le petit-lait acide , les feuilles donnent beaucoup, plus d'oxigène que dans l'acide lactique pur. De même, les acides minéraux, comme l'acide phosphorique , les acide sulfurique, nitrique, murii^tique, mêlés dans la proportion de '/4 à ■/» pour 100 à l'eau distillée ou bouillie, sont décomposés par les feuilles, et à mesure qu'ils disparaissent, Toxigène est exhalé, et le soufre, le phosphore, etc. , sont assimilés^ Dans l'eaii sucrée , les feuilles exhalent de même de l'oxigène à mesure que le sucre est absorbé ; mais cette absorption ne se fait que par le moyend'une transformation du sucre hors de la plante, transformation qui résulte de faction des racines ou des feuilles sur la solution environnante : le sucre de canne est transformé d'abord en sucre de raisin , puis en gomme d'amidon, et enGn en acides. C*est de la même manière que s'élaboi^ l'extrait d'humus qui fournit aux plantes, après une série de transformations, une portion de Toxigène qu'elles exhalent. Jamais , pendant l'action des plantes sur les sMlières nutritives, il ne se forme d'acide carbonique ; jamais l'eau n'est décomr posée. L'hydrogène des matières végétales est déjà contenu dans les matières nutritives et dans les acides produits par elles. La décompo* sition des acides. malique et lactique, provenant de la crème de tartre

BULIiBTIS SClEVriFli^OB. 177

ei du pelil-Jiît, te bit arec une telle ficilîté par les feuîHes, qu'il y a bientôt eibalalion d'une certaine quantité d^oiigëne, même par un eiei eouverl. Une quantilë de feuillet pesant une demt*onoe est capable de donner 8 à 10 pouces cubes de gac ozigène dans Teau sucrée ou le pe* til-lait.

Ainsi les plantes n'absorbent pas de gaz acide carbonique , mais des matières eitractives du sol après les avoir transformées, par Vejffèt di* gérant de leurs parties absorbantes» en gomme et en acides qui sont différents suivant les diverses plantes. De cette action digérante des plantes sur les matières nutritives environnantes, dépend la faculté des feilUles de coaguler le lait> faculté connue dès l'antiquité pour le cas du Galium verum et du figuier. J'ai reconnu que cette propriété, loin d'appartenir exclusivement aux feuilles des deux plantes que je viens de noBuner, se retrouve dans les feuilles vivantes de toutes les plantes, et même ^lans leurs racines. Ainsi les racines du Daucus carota et de Yjipium petroselinum rendent acide le lait, aussi bien que le feraient les feuilles. Cet effet des parties vivantes de la plante sur le lait s'opère pourtant lentement, et la coagulalion n'est pas produite sur-le-^hamp, quoique toujours plus tôt que si le lait est abandonné à lui-même, et que le lait, en contact avec des racines ou des feuilles , commence è s'acidifier. L'acidification du lait se fait par la décomposition du su- •re de lail qui est transformé , par l'action des plantes , en acide lactique.

J'ai trouvé aussi qu'à l'ombre et pendant la nuit , les feuilles des plantes rendent du gaz hydrogène, mêlé ou avec de J'oxigène ou avec l'acide carbonique exhalé ; mais il serait trop long de décrire ces expériences dans une lettre.

5. — Obseuvations sur le guano, par le docteur J. Davt. (Edinb, new Philoi. Joum., avril 1844.)

Quoique nous ayons déjà, I plusieurs reprises ', fait connaître è nos lecteurs les recherches récentes auxquelles a donné lieu l'emploi de cet important engrais, nous ne pouvons entièrement passer sous silence le travail du docteur Davy. Il a aussi comparé analytiquement les

• Voyez Bibl. Univ., (vol. Ll), p. 379.

un 12

178 BUIiLETm SCiEirTIFl(^UB.

Jetii varîétët de guano importées en Angleterre d'Afrique et d'Amérique, et il est arrivé à la mAme conclusion que les autres ehlmîslcs qui les ont examinées, c*esl que, tandis que la dernière contient une proportion notable d'orale d'ammoniaque, la première en est entièrement dépourvue. Ni Tune ni l'autre n'a présenté d'orée, au moins en quantité appréciable. -

Ce qu'il y a île nouveau dans le mémoire du docteur Davy , c'est une eoorte description d'une des tles d'où provient le guano d'Afrique, et l'examen qu'il a (ait d*excréments récents de divers oiseaux.

L'tle d'Icbaboë est à trois milles de la cAte au sud-ouest de l'Afrique. C*esl un roc nu, d'un mille de circonférence, sans trace de végAatton. Le guano le recouvre à la hauteur de plus de vingt pieds , sans changement dans sa qualité. Le continent est très-sablonneux ^ et, dans les tempêtes, le sable est lancé si loin, qu'il recouvre le pont d'un vaisseau à cent milles du rivage. Il doit en conséquence s'en mélanger fréquemment au guano. Les oiseaux de Ttle sont une espèce de pingobin qut peut à peine vêler tant ses ailes sont courtes. Le capitaine du premier vaisseau anglais qui y aborda descendit sur l'île, et il rapporte qu'il ne pouvait (aire un pas sans' marcher snr les oiseaux qui, loin de fqir, attaquaient de leur bec ses pieds nus. Il tira un coup deiusU, et les pingouins agitèrent leurs ailes avec un grand bruit. Il me pleut jamais ni dans Ttle ni sur U ùàie voisine, et iJ paraît qu'il man-* que d'eau douce sur plusieurs centaines de milles le long de la cdte.

Le docteur Davy a voulu s'assurer de la composition réelle des excréments freis d'oiseaux nourris de divers aliments, dans le but surtout d'y rechercher l'oxalate d'ammoniaque qui abonde dans le guano. Les espèces d'oiseaux qui ont servi à ses expériences sont : l'oie ordinaire nourrie d'herbe, le pigeon, la poule , la mouette, le pélican et l'aigle de mer è tète blanche; ces trois derniers, surtout la mouette, étaient entièrement nourris de poisson dans le jardin zooiogique de Londres.

Les excréments de tous ces oiseaux se ressemblaient beaucoup, ils é^iient d'un blanc opaque avec une tache brunâtre. Au inicrosct^te, ils paraissaient composés de matière granulaire, comme le guano, les grains étant seulement un peu plus gros. Dans ceux de l'aigle seul, on découvrit de petits cristaux en forme de tables. A l'analyse , tous les^ excréments donnèrent de Turate d'ammoniaque et un peu de phosphate de chaux et de magnésie. Ceux de l'aigle contenaient de plus de

B0LtBTUI SCnSTlFIi^OB. 179

Toialatede cbaax, qui formait les cristaux tabulaires déjà mentionnés. Dans eeox de Toie , on trouva une traee d'urée et un peu de carbonates de cbaux et de magnésie. Dans cbacnn d'eux , la présence de l'oxalate d'ammoniaque fut recbtercbée avec soin, et l'auteur n'en put découvrir aucune trace. C^est donc k la décomposition seule de l'acide orique et probablement à l'absorption de l'oxigëne de l'air qu'il faut attribuer la présence constante de ce sel dans le guano.

La présence de l'air et l'absorption de l'oxigëne paraissent nécesaaires à cette convei*sî6n. En effet, Taùteur ayant exposé dans le vide pendant 24 benres à la température de l'eau bouillante des excréments d'oiseaux, n'y trouva, après l'expérience, pas trace d'oxalale d'ammoniaque. L'expérience ayant été répétée pendant le même temps avec l'addition d'un peu de peroxide de manganèse, la présence de l'oxalate d'ammoniaque fut clairement constatée ; car la matière digérée dans l'eau, puis filtrée, donnait une liqueur qui précipitait les sels de cbaux, et le précipité était de l'oxalate de cette base. La liqueur était en même temps légèrement colorée en brun, comme s^il s'y était formé la même snbstance colorante qui existe dans le guano et lui donne cette couenr.

Il suit de le que le guano ancien ne doit contenir que de l'oxalate d'ammoniaque, et le guano plus récent doit renfermer un mélange d'éxalate et d'urate de cette base. Ces deux sels se découvrent aisément par les réactifo, et le premier se reconnaît même au microscope.

Il paraît que l'on commence déjè a falsifier le guano, et à le mélan gor de divers composts que même on lui substitue entièrement , ati grand profit des fraudeurs. Le seul moyen d'éviter d'être trompé parait être dans l'analyse chimique , le vrai guano devant contenir au moins 40 pour 100 de matières solubles dans l'eau, volatiles ou destmotibles au feu, et composées d'urate ou d'oxalate d'ammoniaque, de bipbospbate de cette base et d'qn peu de matière animale. I. M.

6. — PUBIFICATIO!! nu GAZ DE LA HOUILLE ET APPLICATION DBS PBODUITS

A l'agbicultubb, par Mr. A. Cboll. (PhiL Magax., août 1844.)

Dans une séance de l'Institut des ingénieurs civils de Londres, une discussion s'est établie sur divers points relatifs à la production du gas de l'éclairage. Entre autres points , l'attention a été éveillée sur la

180 BountMi acumfitiUB.

grande dëperdîiîon de g» quî rét ultaîi de la fuite à travers les joinis el les pores des luyaiix de fonte, perle qui s'est élevée dans plusieurs cm jusqu'à 25 et méo^e 75 pour cent de la quantité totale de gaa ouniifacturée. -— Un autre fait important, étaUi perdes essais de Mr.Croll, est raoïélioration qui résulte, dans l'épuration du gai, de l'emploi de l'acide sulfurique à un certain degré de concentration. Le procéda consiste à faire passer le gaz dans une dissolution d'acide sulfurique à la dose de deux livres et demie d'acide pour cent gallons d'eau , et à Ciire continuellement arriver un petit courant d'acide dans la solution» de manière qu'elle reste toujours au même degré d'acidité. Par ce moyen, tout l'ammoniaque contenu dans le gaz est absorbé. Cola dé? truit une des causes les plus actives de détérioration sur les ajustages et les intruments de mesure , rend le gaz plus agréable dans les habitations et permet d'achever la purification avec de la chaux vive sëcbe au lieu de bouillie de cbaux^ ce qui est la source d'une économîe.coa^ sidérable. En même temps, il se produit une grande quantité de sulfate d'ammoniaque très-pur. Un seul gallon de la solution produisit par l'évaporation quatre-vingts onces de ce sel, tandis que l'on n'en obte» naît que quatorze onces par gallon lorsque Tacide sulfurique n'était pas maintenu au même degré de concentration. — Cet accroissement considérable de produit sera d'un grand avantage pour l'agriculture. Il a ^lé, en effet, établi dans cette séance, que les graines que l'on faisait tremper pendant quarante heures dans une solution d'une livre de sulfite d'ammoniaque par gallon d'eau , semées dans un sol non fumé , donnaient une forte récolte, et que les plantes qui en provenaient restaient vertes dans une saison où toutes les autres paraissaient sèches et fanées. De même, des fleurs presque flétries , plongées dans une solution étendue de sulfate d'ammoniaque , se ravivaient en très-peu de temps, et l'emploi de cette solution dans l'arrosement donnait aux plantes une vigueur et une beauté extraordinaires. Enfin, entre autres expérleoees agricoles, faites en grand, quijurent citées, Mr. C. rapporta celle-ci. La moitié d'un champ de froment fut fumée avec du sulfate d'ammoniaque à la dose d'un quintal et un quart par acre, coûtant 22 schelllngs (27 à 28 francs), et l'autre moitié avec de l'engrais ordinaire. Cette dernière portion ne produisit que vingt-trois boisseaux et trois quarts de froment, la première en rapporta trente-deux et trois quarts.

11 est Important de signaler ces faits et d'attirer sur eux l'attention des agriculteurs et des fabricants de gaz pour l'éclairage.

BOLumi êCËMtmrmm. 181

Il teimît fâcheux qu'on hitilt perdre auenne porlîoii d'un engrais eUMt puistenl et aussi utile, d'autant plus que les esp<^rances que l'on arail pu fander sur le guano semblent destinées à n'être pas de longue durée, si» eemme on l'assure» les couches de cette précieuse sub- •tanee que contient Itle d'Iehaboê, doivent être épuisées au plus tard dans le cours d'une année, tant est grande Factivité de leiploitation.

7. — Dl UL TAUUn COMPAnâTlT^ DE DIVEnSBS VAniÉriS DB HOUILLE GftASSB (CaIIDLB Goal) iOUi^ LE GA2 D« L'iCLAlMfiB BV DU POUVO»

rfcLAiEANT A DES usxAMCBt YA«|iB8 Ml «AZOukiftE, par RIr. A. Ftfb;

lu k U Société royale des aria d'Ecosse. (Edmb. necr. Pkil. Joum., a?rU 18440

La première partie du travail de l'auteur a trait aux recherches qu'il a faites pour déterminer avec exactitude les proportions de coke et de gaz propre à Péchiirage que fournissent les diverses variétés de houille grasse qui sont employées dans les usines à gss d'Edimbourg. Ces ré« suhats, de grande importance pour les maiiufactures de cette localité, n'en ont aucune pour le lecteur étranger, et il suffira de rapporter les eztéèmes de rendement obtenu avec des houilles de qualités en apparence sembhMes. La pesanteur spécifique a varié de 1 »1 16 à 1 ,427. La proportion de gaz de 62 pour 100 à 44»67; le cohe de 53,5 li 42,5 pour 100, et enfin les cendres de 6,S à f pour: 100. Le gas était obtenu au moyen d'une cornue contenant 5 livres de houille , d'un condensateur tubulatre de 100 pieds do longueur, el d'un appareil à purifier contenant de la chaux éteinte s^he.

L'auteur emploie cinq moyens pour estimer le pouvoir éclairant du^ gas. 1^ L'ombre, en se servant autant que possible de jets identiques mis en comparaison avec une lumière constante. 2® La condensation par le chlore, le meilleur selon lui. S® Le temps employé à brûler une certaine quantité de gaz. 4^ La pesanteur spécifique du gaz. 5<' Enfin la longueur de la flamme dans le même jet eV sous la même pression. Les différences, sous le rapport de l'éclairage, sont très-grandes ; allant de 8,53 à 1 ,80 par l'ombre» de 19,5 ^ 9 par le chlore, etc. En comparant les trois premiers moyens d'estimer le pouvoir éclairant des gas, l'anleur arrive à des résultats assez identiques entre eux , et qui ne diffèrent que de quelques dixièmes ; mais comme non-seulement queK

182 whumn soiKvrirtQDB.

qu68 varîëtët de gax resteol plus de temps h brdkkr qoe d'autres» et qu'il y a une Dotable différenee entre les proportions qu'en fournissent les diverses houilles examinées, il en découle qu'en représentent par 1 le pouvoir éclairant de celle de ces bouilles qui a le moine de ▼aleur, oelui de la bouille qui en a le plus, se trouve être de 3,58, c'est-à-dire trois fois et demie plus grand. L'auteur n'a pas fait entrer en ligne de compte la valeur du coke, celle du goudron et des liqueurs ammoniacales.

La seconde partie du travail de l'auteur est d'un intérêt plus général. On sait que dans le but de purifier le gaz de la houille, on lui fait parcourir un système plus ou moins long et étendu de tubes ou de bottes dans lesquelles il dépose son huile volatile et sa liqueur ammoniacale. On peut supposer que, n'en étant pas entièrement dépouillé lorsqu'il arrive au gazomètre, il continue à se purifiej dans son passage au tra^ vers des canaux qui le conduisent au lieu de sa consommation , et en général on a pensé que le pouvoir éclairant d'un gas était différent près de la manufacture et à une grande distance du gazomètre. Il est vrai que les uns ont cru que le dépôt complet du goudron, ou d'autres carbures liquides, diminuait le pouvoir éclairant du gas; d'autres, au cou* traire, ont pensé que les portions les plus légères et partant les plus pures, allant le plus loin, le pouvoir éclairant du gaz augmentait aveo la distance du gazomètre. 11 valait la peine do soumettre la question à l'épreuve de l'expérience, parce que sa solution dans un sens ou dans Tautre pouvait avoir de l'importance pour les manufacturiers dans le choix des localités ou ils devaient placer leurs gazomètres, et pour les consommateurs dans la préférence à donner aux diverses usines à gaz lorsqu'ils en avaient à choisir.

L'auteur a fait ses expériences dans trois localités : a Leith, à Edimbourg et dans une petite ville du nord de l'Ecosse. Elles ont eu lieu dans les mots de novembre et décembre 1842. L'absorption par le chlore a été le principal moyen employé pour estimer le pouvoir éclair rant.

A Leith, la condensation par le chlore, le 9 décembre, fut de 13 p' 100 à l'usine, et de 12 à Niddry Slreet, à deux milles anglais du gasomètre ; mats le courant de gaz était faible, et la quantité fournie peu considérable. L'auleur, dans un autre essai fait le 16 décembre, choisit une autre rue, George Street, pour point de comparaison, et trouva

BDLUITUI 8G11UITIVI(H^«. 1B8

l'absorpUoQ aa gasomètre de 13 «7» et à George Slreel de 14 pour 100.

Dans le nord de TEcoMe, le gasaTait pour pesanteur spécifique 590 au gasoneiëlfe. La distance parcourue par le gai était trèi*coDsidérable, c'esl-à«dîre. de près de six milles , et c*est là le motif qui avait fai ( choblr celle localité à l'auteur. L'absorption par le cblore fut à l'usine de 14,75 ; à six milles de dislance, elle fut de 13,25, et la pesanteur spécifique fut de 653. La longueur delà flamme, parlejetd'Aldcock, fut, dans le premier cas, de 4,1 pouces, et dans le second, de 4 pouces sous une pression égale.

A Edimbourg, le gas essayé à la manufacture donna, le 9 décembre^ 13,16 d'absorption au cblore, et le soir du même jour, à. un mille cl plus de dislance, 14; le 23 du même mois, les deux gaz offrirent le même cbiffre 14 aux deux localités. La moyenne de tous les essais fut 13,5 à la fabrique, 14 à George Street. Plus récemment, le 26 décembre 1843, l'auteur a répété ses expériences à une plus grande distance, et a trouvé au gazomètre 13 pour 100 d'absorption, et 12»5 à trois milles de là sur la route de Glaseow.

Ainsi, dans ces expériences, le pouvoir éclairant du gaz est, dans quelques cas , le même à la manufacture et aux lieux distants de la consommation ; dans trois occasions, Il s'est trouvé plus basa distance, et dans deux cas plus élevé; c'est ce que montre le tableau suivant contenant les moyennes des expériences :

A la iiiibii facture A disUoee

Leltb 6 décembre 13 12

:d 16 décembre 13,7 14

Nord de l'Ecosse, 26 déc. . 14.75 14,25^

Edimbourg, décembre 1842. 13,5 14

» 1843. JS 12,5

Moyenne générale 13,59 18,35

Il ressort évidemment de ce tableau que, lorsque le gaz est bien pu-rlfié. Il n'y a aucune différence sensible dans son pouvoir éclairant, qu'il soit brûlé près du gazomètre ou à une dislance même considérable. Il va bien sans dire, comme le remarque l'antcur, que ce résultat ne s'applique qu'à une quantité donnée de gaz prise la même dans les deux localitéscomparées, et qu'on ne doit point faire entrer en ligne de compte les pertes d'éclairage qui résultent pour les manufacturiers des fuites de gaz ou autres accidents.

184 BOLLBTni SClEIfTlFI(^DB.

8. — Des ratports existant eiitrb i/arraroshbiit dis FOftMAndics

G^LOGIQUKS ET l'ÈIAT ACTUBL DE l'Oc^AN A DIVERSES PROFOEIMURS,

par Mr. W. Rhwd. (^Edinb. nev) Philo$. Joum., avril 1844.)

L'auteur remarque d'abord combteq est encore imparfait Tëtai de nos connaissances sur la constitution de rOcean, soit en ce qui concerne sa tempe'rature à diverses profondeurs» soit en ce qui se rapporte à la distribution des êtres organisés qui y vivent. Sur le premier point, après avoir rapporté les observations de^ navigateurs qui s'en sont occupés, il pense que l'on peut établir comme règle générale que, dans les régions tropicales et tempérées, la température de la mer va en décroissant de la surface au fond ; qne le décroissement est plus rapide dans les parties supérieures, et qu'à une certaine profondeur la tempe* rature reste stationnaire. Lts portions peu profondes de l'Océan qui avoisinent les côtes, sont plus cbaudes que les mêmes profondeurs en pleine mer. Ces températures varient selon les latitudes , mais partout la mer présente, comme l'atmosphère, des zones de chaleur différente dans un ordre inverse, les plus chaudes étant à la partie supérieure dans l'Océan, et dans l'air, dans les couches inférieures.

Quant ^u second point, les portions supérieures de la mer fourmillent d'animaux et de plantes; mais il y a dans l'eau, comme dans l'air» une limite au delà de laquelle la vie ne peut plus exister. Probablement la profondeur où ellec este varie selon les latitudes, mais elle est encore mal connue.

Les rechelrches récentes de Mr. E. Forbes ■ dans la lier Egée ont démontré que les divers mollusques se rencontrent groupés en séries constantes de genres et d'espèces, selon les diverses profondeurs , qui équivalent sous ce rapport à des différences en latitudes. Les poissons paraissent assujettis à la même loi ; quelques-uns , comme la morue, habitent de grandes profondeurs, d'autres les plages basses et sablonneuses, comme la raie ; de nombreuses espèces ne se rencontrent que dans les baies et les deltas des fleuves. On peut comparer l'Océan, quant à la distribution des animaux et des plantes, à ce que présente une moitagne des tropiques, où l'on trouve chaque zone caractérisée par des groupes distincts d'êtres organisés.

* Voyez BibL Univ., décembre 1843 (vol. XLVIll), p. 405.

BUIASmi 8GUBIT1F1(^UB« 185

Ceci étant admby et les faits connus, quoique peu nombreux» coneourent I prouver quil en est ainsi pour les mollusques , d'après Mr. Forbes, pour les coraux d'après Mr. Dana ', l'auteur en tire des conséquences curieuaea pour expliquer les différences que présentent les couches qui constituent les formations géologiques.

Il suppose que l'absence de corps organisés fossiles, loin d^indiqqer, comme cela est généralement admis par les géologues, une plus grande antiquité dans la formation des couches terrestres , prouve seulement qu elle a eu lieu à une profondeur où la vie organique avait cessé d'exister. De même, il admet que des couches successives présentant des animaux fossiles différents ont pu être formées à la même époque, mais k des profondeurs variables , qui expliquent les différences des êtres organisés qui les habitaient.

Ainsi, dit-il, si un des bassins des mers actuelles venait à être sou* levé par une éruption plutonique, on trouverait près du rivage les couches les plus élevées formées de lits calcaires renfermant des mollusques et des poissons d'eau douce ; plus loin des lits remplis de testacés marins; puis des grès ou conglomérats renfermant des raies ou autres condroptérygiens ; dans une mer plus profonde encore , des morues se présenteraient, et enfin on ne trouverait plus aucune trace de corps organisés dans les couches schisteuses formées au fond du lit le plus bas de TOcéan.

. Il explique ainsi pourquoi des couches épaisses formées des mêmes matériaux et à la même époque présentent des fossiles différents dans leurs parties supérieure et infe'rieure : la différence de quelques centaines de pieds dans le niveau de l'eau était bien suffisante pour faire varier la température et les autres conditions d'existence pour les diverses espèces d'animaux.

Une conséquence de ces vues est que la nature des fossiles ne doit plus servir de preuve de l'âge relatif des couches terrestres , à moins qu'elles ne soient bien évidemment superposées les unes aux autrea. Dans les autres cas, il est clair que les roches schisteuses sans fossiles, appelées primitives, ont pu se déposer dans le fond des mers en même temps que se formaient près des cdtes ou dans les bas-fonds des lias et des oolites.

• Voyex Bibl, Univ., octobre 1843 (vol. XLVll), p. 3S8.

186 BOLLBTIB flCIEnmftVB.

Aînsîy dans l'opioion de Tauteur, tous lea anîmiai fostUet poorraîeol a?oîr coexisté dans le même Océan primitif, sans que, leurs espèces fissent irruption sur leurs dofliaines respectîb.

L'absence de formations particulières dans la série des roches d'une contrée peut» dans cette théorie, 8*expliquer par la nature du fond de la mer dans laquelle elles se déposaient. Ainsi , dans l'Amérique du sud, où se rencontrent les formations schisteuses et siluriennes, et inn médiatement au-dessus les craies et les terrains tertiaires, tandis que toute la série jurassique y manque complètement, l'auteur voit un indice d'une mer tantôt très-profonde , tantôt à bas-fonds , mais où les profondeurs moyennes ne se rencontraient pas. Ou bien , pour expliquer mieux sa pensée, il suppose que le fond de la mer, d'abord trèsprofond , avait été soudainement releré assez pour ne pas donner le temps aux couches intermédiaires de se déposer, c'est-â-dtre aux animaux qui s'y rencontrent à l'état fossile d'y vivre et de se développer.

Il résulterait, de la manière de voir de l'auteur, que le vrai caractère des roches devrait être tiré de leur nature minéralogique , contrairement aux opinions généralement répandues par les géologues modernes. En effet, la môrae substance calcaire qui, au fond de la mer, se rempli de productus et de poissons ganoïdes, à une profondeur moindre, sera habitée par des ammonites et des bélemnites ; dans le premier cas, on la nommera calcaire carbonifère, dans le second, lias. Les fossiles n'indiqueraient plus que la profondeur a laquelle les couches qui les renferment auraient été déposées, et il est facile de comprendre que des couches d'un niveau très-bas el d'autres formées à de faibles profondeurs, puissent se trouver juxtaposées sans intermédiaires.

9. — Sur la sifaiB dbs killas de Cormouailles et du comté de Devon» par le Rév. D' Wiluahs. {Pkih$. Magot., mai 1844.)

' L'auteur a désigné sous ce nom une série de roches schisteuses qui constituent dans le Comouailles et le comté de Devon la partie supérieure des huit grands dépôts formant, selon lui, le système devonien, et qui se placent en Angleterre entre la formation du grès rouge ancien et le calcaire alpin. Le groupe des killas recouvre celle des séries devonienncs que l'auteur appelle ^o/'^re d'après les plantes qu'elle renferme, et que sir H. de la Bêche a appele'e roches charbonneuses.

BOiiiiBTiii sanTnfiftUB. 187

Ce gi«ope se periage, d'après l'auteur, en quatre aubdiTiaiona naturellef allant de haut en baa, savoir:

lo Les killas à poissons Caasiles.

2» Les kîllas mtfullîfërea.

3<* Leê kîllas ardoise ou de Taaar.

4<> Les killas à elymënes.

1« Les killas de la première division sont des schistes brillants, onctueui, de structure feuilletée et de couleurs brillantes rouges, vertes , pourpres , etc. Ils contiennent quelques lits intercalés de grès rouges et gris et de calcaires impurs, et renferment, ce qui est leur caractère disti actif, une très-grande quantité de poissons fossiles. Les genres et espèces trouvés jusqu'ici diffèrent tous de ceux qui ont été rencontrés dans les roches de Ludiovir et dans le grès rouge ancien, à Feiception peut-être de quelques nageoires défensives que Ton peut rapporter au genre Onchus. U y a peu d'autres fossiles , et Tauteur ne cite que quelques spirifers, des coraux et des crinoîdes. Il ne s'y trouve aucune mine exploitée, et ils ne fournissent que des ardoises è couvrir les toits.

2® iics killas métallifères ont une texture beaucoup plus grossière et moins cristalline; ils abondent en grès, en schistes arénacés,eu fossiles variés en genres et en espèces, et surtout en filons métalliques. C'est un vaste dépôt de grès pénétré de cendres ou boues volcaniques formant des schistes bleus ou rouges. C*esl là que se rencontrent presque tous les filons de cuivre et d'élain de quelque valeur qui existent dans les killas de Cornouailles, y comprit ceux que renferment les granités qui ont traversé leurs couches. Ce groupe est beaucoup plus considérable à l'ouest du comté, où il parait avoir été pénétré et en quelque sorte renforcé par des éruptions plutoniennes granitoldes, porphyritiques, etc. Il contient beaucoup de fossiles, en particulier plusieurs espèces d'Orthis, telles que 0. lain^ orbicularis^ allernata^ canalis, flabellulum^ testudinaria^ interlineata , sordida^ plicala. Les cinq premières de ces espèces se retrouvent dans les roches palaéozolquea du pays de Galles ; les autres paraissent spéciales aux killas ; le n® 2 ne renferme presque aucun poisson. On y a trouvé cependant un Rhopalodon , genre qui n'avait été jusqu'ici rencontré que dans les Monts Ourals.

3 ' Cette série consiste en une énorme suite de coucheis d'ardoises

188 BULLSTtH scmttvivni;

de coukor bleue, verie, grîseou pourpre (celle^î deiaÎDant), altemani les unes avec les autres et ne renfermaDt aucun filon métallique ; elle ne contient pas de fossiles dans ses couches inCérieores. Ce groupe se distingue Aes précédents par l'absence complète des grès et couches arénacées qui existent dans ceux qui le recouvrent. Dans ses couches supérieures on trouve des trilobites, des mollusques, des coraux et des crinoîdes.

4« Les killas i clymënes renferment un grand nombre de fossiles, en particulier, des clymenia , dont Taoteur possède un échantillén de 9 pouces de diamètre. Ce groupe est formé d'ardoises d'un gris verdltre plie ou vert tendre, de texture cristalline, presque partout pénétrées de calcaire et contenant des veinules de quartz. Dans sa partie inférieure, il renferme des masses de cendres volcaniques chloritiques et amphiboliqoes, qui forment un sol très4ertile par leur décomposition, constituant une des meilleures terres arables d'Angleterre. C'est la base des killas ou schistes de Comouailles, et ce groupe repose sur les roches charbonneuses ou florifères. Il fournit de l'étain et du cuivre près de Tavistock et de Callington ; on y trouve aussi du plomb argentifère qui est exploité en plusieurs endroits , et il fournit d'excellentes ardoises tégulaires.

L'auteur a donné avec son mémoire de nombreuses sections prises

sur place, et qui confirment l'ordre de superposition qu'il propose

d'établir, ainsi que les fossiles recueillis et qu'il annonce devoir être

incessamment déterminés par Mr. J. Sovrerby.

10. — Description de certaines b^lemnites trouvées dans l'argile

D*0XF0RD, ET RENFBRKANT PLUSIEURS DES PORTIONS MOLLES DE l'aNUUL QUI ONT ÉT^ CONSERVÉES A l'ÉTAT FOSSILE^ pat Mr. le ptof. OWEN.

Ces échantillons , trouvés à Christian Malford dans le comté de Wilts, sont remarquables par la conservation de plusieurs portions de l'animal. Les bélemnites coquilles fossiles, si répandues dans un grand nombre de formations, surtout dans la craie, avaient été généralement regardées, depuis la publication des ouvrages de Cuvier, comme appartenant aux coquilles intérieures , et on les rangeait à côté des nau-i^ tiles parmi les mollusques ! coquilles cloisonnées (^Polythalnmacea

deBkÎDvUie). Xa découverte qui fut faîte» il y a quelque temps, par MM. Buekland et AgasaisSy et publiée dans le secood volume des 7y*an» sactions zoologiçues^ d'un sac à enere fossile atteoaat à une bélemnite, fit naître des doutes sur celte classification , et fit penser qu'il fallait reporter les bélemnites à oôté des céphalopodes k encre et à co* quille intérieure» les sèches et les loligos. Les récentes découvertes du professeur Owen viennent confirmer celte supposition, et noua avons en occasion de voir, dans It collection de Mr. le professeur Risso à Nice, plusieurs genres nouveaui de céphalopodes qu'il a trouvés vivants dans la mer Méditerranée, dont les coquilles intérieures font un passage évident du calmar à la bélemnite.

En examinant en détail la structure des bélemnites , Mr. Owen ap* pelle phragmocone la partie interne cloisonnée et pourvue d'un si» phon du double cdne qui constitue cette coquille, et il donne le nom à'aliféole à la cavité qui existe à la baae de la gaine ou cône extérieur dans lequel le phragmocone esl logé. Il établit que ce cône extérieur ou fourreau doit sa qualité pierreuse à Torganisation même de Tanimal et non à une subséquente fossilisation. Ses preuves sont tirées de l'examen microscopique de son tissu, et de ce que , dans les échantillon» trouvés à Christian Malford, les chambres du phragmocone n'ont point été pénétrées par des subslances minérales. Il décrit ensuite en détail la structure des chambres et celle du fourreau.

Dans le» échantillons recueillis, il a pu découvrir quelles devaient avoir été la forme et l'étendue du manteau de Tanimalysa continuation à l'extérieur de la coquille et l'arrangement de ses fibres musculaires. L'animal était pourvu de deux nageoires latérales detni-ovales , qui étaient attachées au milieu du manteau en avant du fourreau extérieur

Il décrit ensuite les Gbres musculaires des nageoires, l'entonnoir ou saC et ses muscles, la tête, les yeux qui sont grands et scssiles et les bras qui entourent la tête, qui sont au nombre de huit, plus les traces de deux petits tentacules surnuméraires. Les bras sont garnis de deux rangées alternantes de crochets cornés pointus, comme dans quelques espèces de Onycholeuthis^ mais la longueur relative des bras est plus grande. La structure musculaire primitive de l'animal de la bélemnite le rapproche de celui des OnychoteutL is pour la grandeur des fibres; mais le caractère des stries transversales, qui est faiblement développé dans la fibre musculaire primitive des céphalopodes, ne s'aperçoit pas dans ces fossiles.

190 M&uvm scnmntOB.

Ind^iendtimMnt da tac- à encre et de toa coDdylt, déjà observét sur d'aatres ëchentUlont, ceox qu'a examinée Taotear présenteni encore des restes de la dooUore cornée do gésier.

Ces fiîts dânontrent bien qne la présence signalée de TappareU à encre dans les békmnîtes avait été bien appréciée» comme les rangeant dans la portion la plos relevée des céphalopodes à dcox lirancbies. En effet) ils constatent l'existence, chei cet aoimal, de bras cêpbaliqoes larges et compliqués, au nombre de boit comme ebei les poulpes , de grands yeux sessiles , d'un manteau rbamn enfermant la coquille, et de nageoires au bord du manteau comme les sèches et les calmars.

En examinant les affinités immédiates des bélemnites avec les autres genres de céphalopodes, l'auteur montre qu'elles réunissent des caractères qui appartiennent à des genres distincts. Ainsi elles ont une coquille intérieure complexe, qui se divise dans les mêmes parties principales que l'os de la sèche, mais qui a la même structure cloisonnée essentielle qui distingue la coquille de la spirula. Au reste, Cuvier avait déjà signalé que tontes différentes que paraissent ces deux espèces de coquilles intérieures, si l'on suppose que les lames calcaires qui eenstituent la sèche au lieu d'être parallèles et rapprochées soient concaves vers le corps, plus distantes , croissent pen en largeur et lassent on angle entre elles, on aura un cène allongé en spirale et divisé en chambres , c'est-à-dire la coquille de la spûrula. Ainsi la bélemnite présente encore, avec des bras semblables à ceux du poulpe ou de l'onycboteuthis, des nageoires rondes avancées comme la spirula.

Le méaaoire est accompagné de dessins représentant les échantillons décrits et leurs parties grossies an microscope , ainsi que l'animal de la bdemnite restauré d'après les analo^es fournies per les faits nonveaux déoouverts par l'auteur.

11. — Ahaltsb m vncs db Palxstiiib, db Stub n de l'Asu Mcncmc, par Mr. le professeur E. Hitchcock. (iei«rie. /otim. of Se,, n* % vol. XLVI.)

Dans le grand mouvement des esprits qui s'est fait apercevoir ces demiètes années, en Amérique et en Angleterre, pour le développement de la tempérance à l'^rd des Kqoeurs fermcntées, on a cra trou\er des arguments en bveurde la cause que l'on voulait déCrndre,

BULLETIN SCISITIFIQUB. 191

dans des assertions a^ei hasardées au sujet des vins de rantîquité. On a prétendu que des cent nonante-cinq espèces de vîns dont les Romains bîsaîent usage au temps de Plîne , une senle était alcoolique , et qu'encore elle était pins bible qne la bière ordinaire. On a dit aussi, qu'en Judée, en particulier , les vins n'étaient pas fermentes , et partant ne pouvaient causer Tivresse. L'auteur, quoique ami ferme et éelairé des sociétés de tempérance, à cru qu'il y avait de l'Intérêt à éelairer la question par l'expérience directe, et que, quel que pût être le résultat, ce n*était pas sul* des arguments de cette nature que se fondait le succès de la croisade de tant d'bommes de bien contre ri" vrognerîe et êeê terribles conséquences. Il s'est, en conséquence « procuré des échantillons authentiques de divers vins préparés en Palestine, en Syrie, dans l'Asie Mineure, et quelques tles du Levant, et en a fait une analyse soignée par la méthode de Brande. V<mc1 le tableau des résultats qu'il a obtenus :

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