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12. -^ Sur un dépôt charbonnb qui se trouve sur la surface des lacs DU Westmoreland, par Mr. le docteur J. Davt. {Philot, Joum., juiUet1844.)
Malgré la pureté habituelle des eaux des lacs du Westmoreland , on voit quelquefois à leur surface une pellicule noirâtre. Elle se rencontre occasionnellement même sur les lacs complètement isolés dans les montagnes.
La substance qui constitue cette pellicule, vue au microscope , se présente en particules de forme irrégulière ayant de '/.ooo à ^lo^o de pouce de diamètre, et laissant passer une lumière brunâtre. Elle détone lorsqu'on la chauffe avec le chlorate de potasse ; elle brûle et se
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consume smu flamniA lorsqu'elle est chauffée au chalumeau ; uit^qrée avec de l'eau de manière à être entièrement humectée , elle devient plus pesante que ce liquide et tombe au fond ; en un mot » elle est ' presque entièrement composée de carbone, et ressemble beaucoup k la suie de houille.
Cette pellicule se voit communément après de fortes pluies, auxquelles succède un temps calme ; on la voit aussi quelquefois «ur la neige qui recouvre les sommités environnantes les plus élevées. Le phénomène dure peu. Dès qu'un vent un peu violimt vient a|;iter la surface de l'eau, la matière charbonneuse se pénètre d'humidit/é et, de* venant plus pesante, tombe au fond du lac. Elle se présente souvent en asses grande quantité et si fréquemment, que Ton a été obligé de renoiM^er a peindre en blanc le fond des bateaux employés sur ces laes, parce qu'ils étaient bientôt salis par la pellicule charbonneuse.
Les bateliers du Westmoreland croient qu'elle s'é1è>e du tond; mais la pesanteur spécifique de cette matière, une fols complètement humectée, rend tout è fait Improbable une pareille supposition. D'autres pensent que la pellicule noire est de nature tourbeuse et qu'elle est entraînée des tourbières des hauteurs voisines par les eaux courantes qui viennent ae jeter dans les lacs. Mais l'apparence de cette substance au microscope, qui n'y fait voir aucune fibre de nature végétale, et le peu d'abondance de la tourbe dans le district des lacs, où eUe ne se rencontre que dans quelques fonds de vallées, rendent peu admissible cette explicatioo.
L'auteur croit que la matière charbonneuse des laes du Westmoreland est réellement de la suie de houille entraînée par les vents, à une grande distance, des grands établissements manufacturiers des o^^mtés de Lancaster et de York. Il suppose que les montagnes du district des lacs , agissant comme condensateurs par le refroidissement qu'elles produisent, arrêtent et précipitent les vapeurs qui s'élèvent des plaines plus chaudes du pays qui les entoure, et que la chute de pluie, qui en est ta conséquence, entralifc avec elle cette suie légère flottant dans l'atmosphère.
Cette explication n'a rien d'improbable lorsqu'on se rappelle à quelle énorme distance sont transportés par les vents le sable du désert, les cendres des volcans et les gouttelettes de l'eau de la mer qui se brise sur les féeib 4lu rivage.
Liebig dit avoir rclrouvé dans la pluie, en Allemagne, du carbonate d'ammoniaque, et de plus I odeur des matières fécales. L'auteur, ayant examiné chimiquement plusieurs échantillons de pluie recueillis dans le district des lacs, y t retrouvé de laonmoniaque , et, dans un bouchon d e'toupe qui servait à filtrer Teau de pluie qui sortait du pluviomètre, il a trouvé de la suie semblable à celle qui recouvrait les lacs. Ceci paraît une preuve de plus en faveur de son opinion sur l« nature de cette substance, qui, par son abondance, par l'isolement des lieux où elle se rencontre, ne peut être attribuée h la fumée des cher rainées des villages voisins.
13. — Archives de l'électricité^ n** 15. (Supplém. k la Bibl. Univ,")
Len^ 15 des Archipes de L* Ekccricilé i^ax vient de paraître, contient un gn^nd mémoire de Mr. Schoenbein sur Vazône^ On tait que Mr. S. appelle ainsi un principe élémentaire qu'il suppose former l'a-r zote par sa combinaison avec l'hydrogène. Ce principe se dégage an pôle positif d'une pile dans la décomposition de l'eau, aux pointes du conducteur d'une machine électrique en activité, dans la décharge de la foudre, etc. Il est accompagné d'une odeur particulière irès-pnH noncée et très-cRractéristique, qui le fait distinguer très'-Cacilemeiit , Mr. S. a réussi à produire le même principe, jouissant des mêmes pro^ priétés, par diverses actions purement chimiques, telles que celle du phosphore sur l'air atmosphérique. L'ozone, ou plutôt les rniHeux qui en sont imprégnés, car l'auteur n'a pas pu encore l'obtenir isolément, a des propriétés tout à fait analogues à celles du chlore, du brome et de l'iode ; c'est une substance gazeuse qui bleuit un mélange d'amidon et d'iodure de potassium, qui rougit uq papier teint de laVmus, qui polarise négativement des lames d'or et de platine, etc. L'azote, suivant Mr. S., aurait une composition analogue à celle de l'acide hydrocblorique : ce serait un ozonide d'hydrogène ; l'auteur suit les conséquences de celte hypothèse jusque dans leurs dernières Irmites, et cherche à les vérifier.
Toutefois y ainsi que le remarque Mr. de la Rive dans une note qui suit le mémoire de Mr. S., il est impossible d'admettre complètement ei^^orc l'existence de l'ozônc et la composition de Tazote. Les preuves
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roîses en trunl par Taiiieur ne sont pas assez concluantes pour qu'où puisse s'en eonienter ; rfaypolliëse de Mr. S. est possible , maïs elle ne peot encore passer au rang d'une yërlté.
Mr. Karsten, dans un travail sur les Ogures électriques» cherche à montrer que les figures obtenues parMoser et attribuées par lui à l'action d'une lumière inrisible, sont dues également à l'action de l'électrioité; il réfute les idées de MM. Hunt et Knorr, qui attribuent ces effets à la chaleur, et celles de MM. Fiseau, Daguerre, Masson et Morren, qui les font dépendre d'une couche de substance organique. Mr. Karsten lait coanattre des faits intéressants, qui semblent prouver qu^une action électrique et l'o&idation qui en est la conséquence peuvent donner la clef de ces singuliers phénomènes.
Une note de Mr. Peltier renferme des expériences intéressantes sur rélectrieité des Tapeurs qui sortent des bouilleurs à haute tension ; ces. expériences amènent l'auteur à combattro l'opinion de Mr. Faraday, qui attribue cette électricité au frottement.
Le numéro que nous annonçons contient encore un mémoire important de Mr. Becquerel sur la précipitation des métaux par les autres métaux ; ce mémoire fait suite à un du même auteur sur le même sujet,- que nous avons déjà fait connaître.
Noos passerons rapidement en revue plusieurs notices très*courtes sur divers sujets, qui sont contenues dans ce même numéro. C'est une note de Mr. Masson sur la photométrie électrique, dans Uquelle l'auteur cherche ï mesurer la sensibilité de l'oeil, et prouve que les quantités de lumière et de chaleur développées par des décharges électriques suivent les mêmes lois. C'est un travail de Mr. Joule sur les effets calorifiques des courants magnéto-électriques, duquel il parait résulter que la clialeur dégagée par ces courants est soumise aux mêmes lois que celle qui est développée dans l'appareil volta!que, et que la quantité de chaleur capable d'élever une livre d eau de ]<^F. peut être convertie en une force mécanique capable d'élever 838 livres à une hauteur verticale d'un pied. Ce sont des recherches de Mr. Wertheim , qui semblent établir que l'électricité et le magnétisme modifient l'élasticité des métaux qui sont soumis à l'action de CCS deux agents, et cela indépendamment, pour l'électricité, de la chaleur qu'elle développe dans lei fils métalliques qu'elle traverse.
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Ce fODt des espër'ienees de Mr. de Haldat sur la côncenlraiion de h force mafi^nëlique Tert U f«rlace des corps magnétises. C'est un procédé perfectionné, de Mr. Fixeau, pour obtenir des dessins photographiques , sur papier « par l'applicatioA des procédés de rimpression en taille-douce, à une planche daguerrienne gravée par dos agents chimiques sans le concours d'aucun travail d'artiste. C'est une note de Mr. Jacobi sur un moyen d'obtenir du laiton par voie galvanique, en dissolvant d'abord un peu de cuivn, ensailo un peu de zinc dont on fait l'électrade positif du courant voltalque, dans une dissolution de cyanure de potaasium , et en plaçant comme élodrode négatif dans la même dissolution le métal qu'on veut recouvrir de lai- Ion. C*est le résultat d'une étude bite par MM. Matteuccî et Longet sur le rapport qui existe entre le sens du courant électrique et les contractions musculaires dues à ce courant. C'est un travail de M. Beeti, qui montre, par des eipériottces faites avec beaucoup de soin» que k couleur bleue que prend le fer et l'état passif que présente co métal sont dus à une oxidation , contrairement à l'opinion de quelques physiciens, qui n'avaient pas examiné le sujet d'assex piès. C'est enfin un extrait d'une notice sur l'application de l'électro-Hétallurgie aux arts, par MM. Elkington. On y trouvo des observations asseï curieuses sur l'état do dureté et de densité des métaux déposés par voie galvanique , et sur rinfluence qu'exercent sur cette propriété l'intensité du courant et le degré de concentration de la dissolution métallique.
TABLEAU
OBSERVATHMÏS MÉTÉOROLOGIQUES