‹ Bibliothèque universelle de GenéveChapitre 36 sur 93 · MILIEUX · texte numérisé non relu

MILIEUX

IHIHBSE JBBS RATOBt QUI ÉCBiUTPnV

▲ l'absorption.

miques.

Lumineux,

4îi

Naphte ....«««...

Suifocyanaie de fer. . . .

r^itmie de f^r

Prussiate rouge do potasse

Tër^enthkio

Baume de Gopabn ,

lodure d*amia0D .....

Bnere bleue de Sleyen » . .

Teinture de tournesol. . .

Ce tableau parah démontrer que feffet chimique d'un rayon donné n'est point proportionnel ) la quantité de lumière quH contient. Partant il fhudratt^ selon Fauteur^ en conclure que cet effet ne peut être attribué k la lumière, mais qu^il doit dé-^ pendre d'un autre ageht^ impondérable comme elle^ et sur le* quel les divers milieut agissent d*après des lob différentes; c'est i cet agent supposé que l'auteur a donné le nom de titbontcité;

Mais> ces trois espèces de rayons admises, la lumière, le ca« lorique, ta itthonicité, n'auront pas encore, d'après îfr. Dra-* per, épuisé le spectre solaire; des phénomènes d'un autre ordre> relatifs ft la phosphorescence, lui font conjecturer qu'il s'y ren« contre une quatrième espèce de rayons.

Mr. Becquerel a prouvé que dans le spath-fluor, fa pierre de Bologne^ ou les écailles d'huitres calcinées avec du soufre^ la

DifvneTDB tA wnAM, ttc. 367

pliosplioresecanee qui pmt être excitëe pai* la lumière de Téthi^ celle électrique^ cetse de Tétre lorsque bette lumière a traversé^ leTerre^ tandis que ceik-ot conserve tout son effet lorsqu'elle a passé par du qvarlr hyalm. L'êxpërienoe se bit en plaçant sur le sulfure de dmix un iborceaa de v^rre et un cristal de quartz^ etdëobai^g^eaiif! tout près u«e bouteWe de Leyde. Le snlfiire deviendra brtihint ckns la portion couverte par le quariz' et dans les portions libres^ mais restera obscur sons le verre. NéannM>nis les rayons directs du soleil excitent la' phosphorescence néfbe sôus le v«rre» et^ d'après Mr. Becquerel^ les rayons du aftootffa qui paraissent doués de œcte prc>priété/ ont la même réfrangibilité que les rayons chimiques.

L'auteur a^ en efbt, anssi tronvé une remarquable analogie entre le spectre phospborogénique figuré par Mr. Becquerel^ et !• spectre tkbonograpiiiquè obtenu par lui en Virginie sur une lame daguerréotype. On pourrait en conclure que ces deux effets, la pKospboreseenceet Taetion cbtniquej dépendent d*uA même » i^ent , lorsqu'ils dérivait de la lumière solaire. Mais^ comme les rayons pbospborogéniques qui dérivent de l'étincelle électrique ne peuvent travener le verre^ l'auteur fit construire un prisme de ériital de rbdie avec certaines précautions pour empêcher la douUerérracilon. H fit traverser par ce prisme la luniière de Téimceile électrique^ et refut le spectre qui en proveMit sur iHie lame raéâiHiqile feeonverte de suMkire de chaux reieini par «n peu d'eau gommée. La sitrflice pahit phospbo-' rescente là seulement où tombaient les rayons les plus réfirangibles. Sion voulait une lumière éiectriqtie assez prolongée pour produire line phosphorescence notable^ Pétincelle ne suffisait pas. L'auteur s'en procura une bien plus durable et plus brillante, au moyen d'une pointé d(B deirbon dur, obtenu de la di-* stillation de la houille et exposé ati cotirtiAt d^une pile de tîrovë de ciniepiante paires. L*auteur marqua^ sur le prisme produit sur la Ibme décrite plus haut, le commencement du rouge, le milieu du jaune cl rexlrême violet. Arrêtant ensuite k courant.

v368 EXI8TIVCB 0^09 QDIfS MMUéBABLI

il #bserva la pbolphortfOénM. BHe OMMiMiiçait'catfe l'Migo et le bleuj et centinimi deee <^é jii^ii^M éék de h portion Titible du spectre^ mim ^ue Von piÉl déeoutrir de oiatimim d'action. Sôui leé rajont let noini réfrangiUea^ il n'y avait aucune photpboreteenee^ et Toà obsèrrait dea traces de raè» tion négative ilidi<|uée parMr. Becquerel dam la luiMâre solaire.

La lumière toltalque^ lonqu*eHê n'est paa longtemps eonti* nuécj ne peut> non plus que Tétittoelle étectrique^ traverser le verre pour produire les eSets pliosphorogAiiques; ma» si le courant est maintenu petident quelques minutes, I» pbospho* reicence s'établit sous le verre , comme eda a lieu avoo la lumière du solei).

D'après ces résultats, il devient évident que les rayons qui causent la pbospboresOeMe^ qo^ils proviennent du soleil ou de la lumière électrique, occupent le même espèce dans le spectre que les rayons tiiboniques.

Pour s'assurer s'il y a véritable identité entre ces deux agents, le professeur Henri a fiut Ici eipériences suivantes. H a placé à la lumière du ciel une lanae daguerréotype et du sul* fure de cbaux. La pvemièro lut tachéci mais le auUîire ne devint pas pbosphoroicent. Le contraire eut Kéu pur respoaiciefi des deux objcB i la lumière d'une étincelle éfeeiriquc ; le aulfure de cbaux devint phosphorescent et la lame resta intacte. Il fallut continuer une succession d'étinodles pendant dix nûnutea en interposant une lame de mica, pour produire une impression sur la lame. La lumière de la lune, qui tache un daguerréotype très-tensible, ne produit aucune phosphoreacenoe sur le suMiare de chaux. Mr. Henri en conclut que les rayons phosphorogéni« qoes paraissent distincts des rayons chiariques, et qu'ib eiisteni en beaucoup phis grande qOantlté dans Tétineelle électrique que les rayons lumineux ou cbimiiques.

Mr. Draper est arrivé ik la même conclusion par le résultat de l'expérience suivante. Il plaça sur un da^uerréètype io« duro^bromisé, Irès-sensibk', un disque de quarts et un de

UttiaiGT*DE.LA UWliAK, fifa 369

crowo-glaft d'ëpaÎMeur ^gtle^ el fit pauer quinie fois emvû deux fik àê emrre et i deux pouces, de la Imm seniibie, rétiiioelle d'ooe bouteille de Lejéê. Par la nereurialisation^ lente la laaM pariit léchée autii bieu tout le verre <|ue tous le crii« tal de roche, et. uikpeliijéoran.en elfe lami sur Je verre haprima seul ton ombre bien tranchée aur bJame. Let rayeu» tilboMques^avaieol doue traversé le verrot eemmt le quatu. En substituant au dsfucnéotype une lame de métal saupoudrée de sulbma de chaux, en placnni ks disques comme cti dessus, ei en faisant >pnssar quinae lais TétinceUe électrique de la pséme bomaillQ de Lsyde, k phosfhoeeseenoe s'établit . fortement sous le qnarlx^ mais non sous.le lerre; Ton ne|KiuTaie^voir de différence d'obscurité ènlaeki portion recouTcrte par la partie transparente de celui-cî et cutUe que oou?rait Técran dp cire^

Ici les rayons pbosphorogéniques traversaienl le quap'Ut ei étaient arrêtés par le crown-glass. LiC Terre est transparent pour les rayons tithoniquest, et opaque pour ceux qui produis* sent la phospboresoenoe. U ne semble donc pas qu'ils poissent , être .identiques..

C'est le même geiwe de raisonnesDcnt qui a serri à Mr. Mel^ loniy pour démontrer llndépeodanee de la hinûère et du caloriqua; oe deynisr pestant fooilement dans le sel de roebe^ moins bie» dans le verre et presque pas d^ns Talun, le sel do la fioehelle et le sulfiite deouiwre. Do même, on ne peirt eonfendse Pinfluance phosphorogénique avec k. lumière, ptnsque eelio<ci traierse bellement k verte tandis foe la premièee no k fini point» Autant que Tmil peut en jufer, une élineelle éketrique qui a traversé uœ lame do verre sembk idemiquo avec cdk qui n'a point subi cette épreuve, et cependant ses rayons ont perdu le pouvoir d'exciter la phosphorescence. Us oonlenaient donc primitivement quelque chose de spécialement destiné à exercer cette influence, et qui n'était pas de nature i agir sur l'organe de la vue. Or, on ne saurait donner le nom . de lumière à un fluide que les yeux ne peuvent apercevoir.

370 EXISTKNCB DVM COftPS UtPOROBAAlILCy ITC.

L*auleur conclut de ce» eipérienèes et de cet raiMmnemenCi, qui! exiite dans les raye»» de réinioeRe ëleotrique un fluide inopondérabie distinct de ta lumière^ dont le caractère spécial est de ne pourair iraTerier le verre, et qui oecupe dans le spectre le même espace qoe les- rayons ticboniques qui déoom** posent rîodure d'ai^em.

Le but de Twlleur, en établissant 1 esstenee de rényaiion pbospborogéniqne comme flnide impondérable distînet de le lumière, du calorique et de réleoirieilé^ est de démontrer que les rayons himîneui sont «ne eompOMJtion pins enfopieie qn'on ne Ta cru jnsqn'ici, et il pense que les pàysieiens anront moins de peine à admettre à la fois deux nonfoanx corps Mnpondérablés, la titbonîcité et la pbospborogénité, qu'un seul. Mr. Dra^ per rappelle Topinion de MIr. Becquerel, qui considère tous les effets prodoits par les rayons lumineui comme dos à la lumière seule, modifiée seulement par la nature du corps sur lequel elle agit. Ainsi, le même principe produira la sensation de la' vue, la décomposition des sels d'argent^ la pbolplM>rcscence du suirure de chaux. Mais comment, dit Fauteur, concilier cette supposition aree le bit qu'un rayon dé lumière qui a troversé une lame de Terre ne peut plus exciter la phosphorescence du sulliire de cbaox ? Les surGsces ne. sont pas changées, et il -faut admettre, ou que quelc|ue fortion hmtâAe du rayon en m été soustraite, ou qu'il a subi dans son- passago une moditeation qui, sans altérer lo lumièro^ lui a enlevé une portion de ses propriétés. La snpfositînn de l'etistcnee de deus nouveaux fluides impondénèles, parak à Mr. Braper ce qui se concilie le mieux avec les Taits oonnus sur Tnction des rayons I eteik lui semble sufiBsamment démontrée.

BULLETO SCIËNTIFIQIJK.

14. — Sur t'iiPARrArn: ^LASTiciri des corps solides^ par Mr. Hodg- En«9(9N; lu à l'Assoc. britann. des Sciences siégeant h York.

L'auUur avail déjà prëseoU à Cork loi reaullats de ses premier» es-^ sais, et il a rëpélë ses oxp^rieBcoa en renipiaçaBl psrjde Jbrics ro«es kirot^ temenl, les supporls j^aeésait» eslrëoiiiéi des barreaeaaœinées. Il évî* tail aiDtî les effets que Vêu avaU pu attribuer à lé friction des Urret aiir • des corps imaobilas. U mesurait anaal Jaa déflesiona d'une nanièva plus parbite» au moyen d*DM vis fiiie wgftmëtrit|ue.<i|ui ifiiwiMÎi lea- ^aatkéi ie d^xuH^k un dUnoaiUiteie de. pouce, près. U a prësanté •psuilo les dëviatÂoiis de$ diverses barres après ^u'cUea. avaient M cbargëes de poids, puis rendues k Je^r ëlai primitif. Il a trouvé «pt-iui^ poids qi^loonque, même fort petit, causait une de'viation, et que cette inflexion ne disparaissait pas entièrement lorsqu'on avait donné le temps à la barre de reprendre sa position primitive. La déviation diminuait seulement rapidement avec la proportion des poids.

II. a été suggéré à l'auteur que des mouvements vibratoires comnauuiquéa à la barre poomient peutr4tre l'aider à repMndre son bori-^ xontalité primitive ; maia l'on aait que do pareilles vibrations sont de naUireà amener de. nouvelles combinaisons méoaniques ou ebimiques des partiedes. La terrible cataatropbe du chemin de fer de Versailles, causée par ia rupture d^un oaaieu , a bit découvrir que des cboca ré* pétéa altëfaient la a|r««Uire du meilleur l&r et le rendaient de plus en plus cassant* On a reinan|i»é que les étalona dea mesures, faits en àagleterre pour remplacer oeuz qi|i avaieni été détruks. par l'ineendie delà Chambre dea Communea, quoique eonsiraila et finis avec le plus grand soin« avaient jégibrement quoique aeasîblement ehangé de difnaenaioB. On a Isii eonnettre aussi que les règlemopts pour.rartillerie anglaise înterdiaaîeat de faire Urer à la méoie pièce de oauon plus de 400 coups, après quoi on la regardait comme daogereuse. On a rappelé également ce qui est arrivé à Tétalon de mètre construit en platine par les soins de TAesdémie des Sciences^ et formant un prisme carré qui, examiné pluateurs années après, a été trouvé n'avoir pas deux de ses côtés exactement de même longueur. On a ment tonné un

372 woLumn acimunt».

cat iUos lequel fef teires d'un l^etcope ayant éié serrés par des vis, les images des ëloiles fiies parurent sons forme d'une croix lumineuse, apparence qui disparut lorsqu'on eut desserré les ^is , dont la prèsson modifiait évidemment la position des molécules du verre et consé^ quemment leurs propriétés optiques. Enfin^ sir D. Brewster a annoncé non-seulement que la lumière polarisée faisait reconnaître par des bandes colorées les portions, des hmeede ?erre qui avaient subi une ahératioD dans leur structure , mais encore qu'il ^lait vu ees coulear» varier de teinte par l'eflet du temps et à mesure que l'altération molecnlaire avançait. Il a remarqué des bandes obecures, qui sont celles où la atruetore originaire s'est conservée ; et lorsqall sépara le verre en fragmenU en eonpan^rvee un diamant le long de ees bandes ', il trouva que les morceaux ainsi détachés présentaieiK des teintes letttès semblables, quoique plusfsibles que eeHes de la lame dent ils étaient détadiés, ce qni indiquait qu'ils avaient la même ëtroctare.

15. — Sun LB8 HOUVBEBNTS BAEOHBTUQUBS y pdf Mr. HOPILINS; tu k.

rAssoc. brit. des Sciences siégeant k York. (^ÂikencBwn, n^ 885.)

L'auteur prétend que les mouvements iitégnKers du baromètre (firovietment non d'altération dans la lempératnra de la sur6iee« mais de la eondtnsation de la vapeur aqoense et de la sabséquente fsrmatio» de la pluie. Ceci cause des réchauffements partiels dans ratmesphète^ et des diminutions considérables de pression , particulièrement dans les péys frmds. Entre les tropqnes, la ehvte du baromètre est ordinaire* ment moindre que dans les régions plus, freid^ , malgré Tabendance. des pluies que l'on y observe, parce que la condensation a lieu dans des portions pins élevéet de l'atmosphère, et la diminntion de pressîo» locale, produite par raccroissement 4« tempéralure qui en eslJa cons^ . quence, est répendue sur un espoqs plus étendn. En même temps la condensation a lieu à une élévation oè l'air, moins eomprimévestbeau*^ coup moins dense et f éehanffement réparti sur un plus grand périmée tre. A cerUines latitndes la pluie se forme, par exemple, à une hao« teur moyenne de 8000 pieda« on l'air a une densité proportionnelle k cette élévation, et où les effets du récbauffament local sont bornés è un espace peu éteodu ; la pression de l'atmosphère sur le baromètre

est aipti dtmiasët coQtidMnMNMPl iuu tous les poiaU et cH etpaee. Frèi de l'éqoaleiir, «o «MHfaire , ail la coodantatian qui prodoil la phiia a liea à «OGOa^ 9000 pieds de hauteur, k raialé de IVir rond rëcbaaSeineal neuidrei ea méaM lenipa que k diuMBoiioa de prestton a'éteiyl eur ua përiinèUa beaucoup plue caaeidéfable. Il iuil de là qu'iTec des qutathéf ^lee de pluiei k ehute baroBiëlrique eera le plua conehlérable dans les cliaiaU les plut froids^ et s'y confiner» daat l'espace k plus pelit.

Mr. Hopkîns pense aussi que ks asciUalions diurnes du baramitre proviennent d'abord de k condensation de k vapeur aqueuse en nua|^, et plus tard de Tévaporation det partieulet d'esu qui constituent le nuage. Ainsi, les rayons du soleil levant fftfobaoffsnt k coucbe dW inferienre et k font s'ékver jusqu'à oe que k condensation forme un nnege. Là, k condensation de k vapeur réchauffe une portion de k nasse d'air, et amène ainsi, dans k baromètre, un commencement de baisse qui a lien à peu près vers dii heures du matin et continue jusque vers les quatre heures de i^après-nridi^ époque oti cesse la conden* sation. Akrs commenoe l'évaporation du nuage , et l'atmosphère environnMile enast refroidk jusque vers les dix heures du soir , que le nuage esl dissipé. L'air ainsi devenu plus pesant accroît la pression baroaMMrique el k mercure monte. L'air refroidi descend à k surface de klerraoè il sa réchauffe un peu. Per suite de ce second réchauffement, ci en conséquence aussi de k diminution de k vapeur aqueuse répandue dans l'atmfMpbèra,^ oe que démontre l'abaissement du point de rosée,^ k baromètre baissa de nouyotu, et continua à baisser jusqu'à quatre heures du matin. ▲ ce mament, l'air refroidi par rabsence prolongée du soleil est condensé de nouveau , et le mercure remonte ; ce ^ établit dans aMxima et deua miniuM dans ks vingt-quatre heures, et s^aooorda avec lea tableaux des abservations kites à Plymouth , à Madns et à Pouna. Le kit qui ressort aussi des observations de Plymouth, que k point de rasée s*ékveavec k température jusqu^à 1 1 h. du matm, mais, quoique k température continue à s'aecroitre, ne continue pas plus knglemps à s'ékver, ce .kit montre bien que k vapeur fermée pendant k portion k plus chayde du jour est empkyée à rempkaer aaUo qui a été oeadensée pour k formatian des nuegcs. D'après ces tabkaux, le point 4» «"«Méa à k surfoce du sol reste stationnaire jusqu'à quatre heures après midi, ou il copHnence à tomber, et

274 BUIJiRTIN tcwntfiQft.

continue à bàUterivec la diminultwi d» lem^ralure )aMtti'li ce que k

Cnoid causé par TéTaporation ait cessé. Let varîalîont diurnea ton! le

plus faibles lorsque les niou\emenls irré|;uliere siini le plus coosiîdé-

laUes, parce qu'alors il se tormeào U pluie» et rëvapor^tton empér

cbée ne rdroidit pas lair à la pé«io4e diurne régulière» oe qui s'oppose

à la hausse périodiwe du baiomètre.

16. — De l'influengb de la lumière sur la germination des graines et SUR LA veg^ation, par Mr. Hunt; lu èi rAssociation britann. des Sciences siégeant k York. (^AthencBum.")

L'auteur a. çonûroië, perde nouvelles expëiiences , les résullaU auxquels il était parvenui et qui tendaient à prouier que la lumière ^il nuisible à la germination des grames et à raficroiasemeot des jeunes plantes. U s'est ensuite attaché à des recherches propres à éclairer la question de la formation de la fibre ligneuse. 11 a trouvé que des. plaBtes qui croissaient sous rinfluenee d'une kmière qu'on. avait bit passer par des milieux de couleur bleue ou Kouge» eontenaienl plue d'eau que celles qui avaient crû sous l'influence des rayons qu'on a«eil (ait passer par des milieux jaunes ou verts. I^a formation de la fibre li« gnet^e suit une progressioii contraire» et est plue e#nffîdéreMe da»e lei plantes qi|i ont refu e^s derniers rayions» L^iU^wr*a observé les ràp-> ports suivants :

Dans le rayon bleu, les plantes ont pris 7,16 p*^ 100 de fibre ligneuse ;

rouge 7,?6

vert 7^0

jaune 7,69

De jeunes plants bien vigoureux lurent exposée à rinfluenee des dt-* vers rayons du spectre. Ils périrent toMs em peu de jovurs se«8 IWion de k lumière jaune ; leur mort fut plus lente k venir sous rtnioenoe du vert» et ils ne prospérèrent que dans les rayent revges et bleus.

Mr.'Huqt est ensuite entré dans quelques détails sur les diverees propriétés chimiques, calorifiques et lumineusee qui coexistent dans les rayons solaires* Il «établi que la lumièce du soleil n^était. point du tout égale en quentUé au calorique et encore moins au pouvoir chimique. Il a montré que ce dernier augmentait dans le spectre en proportion de la diminution de lumière, et que» lorsque celle-ci

BUU«£TUI SC^lITlFl^Ufi. 371

ëuit 8 soD m^ximuiD , le pouvoir chimique éuît tu çpolraire le ^lus faible. L'emploî de divers milieux absorbanU peut produire une lu* mière très-iatense, presque entièreiaeQt dépouillée de pouvoir cbimigiie ; au contraire » ce dernier agent peut èlre obtenu dans sa plus

grande éoergio sans être accompagné de lumière sensible.

47. *— NOWBLLB FOUMAtlON s'aCIUÈ ntUMIOCB, par ftl. FLARTAHOtlR.

Le principe jaune et amer des écorces d'oranges douces^ et probablement aussi celui des oranges amères, produit par la distillation avec Tacide nitrique concentré une quantité notable d'acide prussiquc. Pour se procurer ce principe amer, on opère de la manière suivante : On amincit les écorces d'oranges autant que possible en enlevant la partie intérieure blanche de la peau, puis on les hache et on les fait digérer avec de l'alcool à une température voisine de Tébuliition de ce dernier. Quand lalcool est fortement coloré , on le décante dans une cornue, on en ajoute de l'autre et l'on continue la digestion. Pendant cette opération , qui prend assez de temps, on sépare l'alcool du principe amer par la distillation ; ce dernier reste dans H cornue, et Talcooi passe dans le récipient en entraînant avec lui l'essence d'écorces d'oranges.

Vers la fin de la distillation, quand l'alcool est entièrement séparé , on obtient une eau un peu laiteuse par la présence d'une petite quantité d'une autre huile qu'on peut extraire au moyen de Téther. Cette huile est jaunâtre, tandis que l'essence de Portugal est incolore ; l'odeur en est bien différente, et elle est un peu grasse au loucher.

A mesure que l'extrait se concentre , il se trouble par le mucilage qui s'était dissous, et qui se sépare en entraînant une certaine quantité de principe amer avec lui. On jette le tout sur un filtre, qui laisse passer un liquide sirupeux brun rougeâtrc, mais clair, qu'on n'a plus qu'à évaporer a siccité. Cela fait, le principe amer se présente sous forme d'une couche mince, rouge brun , transparente et d'une amertume excessive ; elle a assez d'éclat , adhère fortement à la capsule quand elle a été entièrement desséchée (ce qui exige une température un peu supérieure à 100''), et attire faiblement l'humidité de l'air.

Ce principe extractif se dissout en toutes proportions dans l'eau, l'alcool et l'acide nitrique froids. L*éther ne le dissout pas d*uoe ma-, nière senàible.

876 hbishnm 8QiB«TinQUB«

LailisaolutiDii dant l'acide nitrique froid •'eOeclue Mas le moimhre dëgagemeni de gaz; mai* si l'on introduit le mélange dana une comoe, et qu'on chauiïe liFgërement « il ae dégage immédiatement en abondance dea irapeurt rutilantes acoompagnées d'aeide cyanhydrique, qu'on peut recueillir dana un peu d'eau« ou dans de h potasse caustique, on dana de l'eau qui tient de Toxide mereurique en auapension.

I«*od0ur pénétrante de l'aeid* eyan|iydriq«e «uffirait à elle aeuk pour dire reconnaître la présence de ce dernier ; maia le cyanure atgentique et le bleu de Pruaae« qu'on obtient en traitant les produits de distillation, nientionnés plus fallut, par le nitrate argentique on par un mélange d'un sel ferrique et d'un sel ferreui g établiaaent d'une ma» nière péremptoire la formation d*acide cyanhydrique.

La dissolution de cyanure mereurique ne tarde pas à devenir rose par la concentration, et sépare à la aurlaee une pellicule jaune qui s'attache aux parois et au fond de la capsule, et finalement on obtient des cristaux de cyanure mereurique.

Le résidu dans la cornue, après le traitement du principe amer par Kacide nitrique, est un liquide fort acide,, un peu visqueux, d'un jaune de gomme gutte, et qui cristallise en aiguilles incolores, quand il est suffisamment concentré. Ces aiguilles, après avoir été deaséchées sur de l'acide sulfurique, décrépitent quand on les rediasout dans l'eau, et la dissolution produit avec un sel caicique un précipité floconneux qni ne parait pas être de l'oxalate caicique.

Eunt obligé d'interrompre le travail de laboratoire pendant queU ques mois^ je me bornerai pour le moment à cette notice aussi courte qu'incomplète , n^is qui suffit toutefois pour attirer l'attention sur cette nouvelle formation d'acide cyanhydrique , qui pourrait bien ne pas être sans intérêt en pharmacie et en médecine légale, car elle permet de supposer que cette réaction n'est pas particulière au principe amer des écorces d'oranges, mais que d**utres principes amers ou extractib peuvent aussi y donner lieu.

18« -- Sun u rAniinicB, HATiftnB coloxahti JAun, n aux lks cousutuants moaoANiQUBS Dfts ucHxiis^ par Mr. le docteur R. Tbobson. (PAOos. Magax., juillet 184«.)

A l'exception d'un petit nombre d'espèces, dans lesquelles on a rencontré quelques sels spéciaux , comme par exemple l'oxalate de po-

MUMts mmmvtim. 877

taatèi le bitamite de b méiiM hmt el le plmphtie de ^ni. on e gësérelemeiit soppestf que, a'tysiii poînl de irëriuUee re^UieSy les l'iéheiu ne conlenaieni aucuee eubttuioe mlfiënje el ne vnriîeBt qu'aux dépens de l'eir. Quoique Hooker aonenee aToîr Ireuir^ aur plucieura K* ehen» dea racinea imparbites ou crampons, au nioyeo desquels ils se fixent sur l'arbre ou le rocher qu^ils habileni, il n'y a en générât aucun organe de celte nature dans ces phnlest el l'on a mline aupposé qu'elles cpeusaîeni le rocber pour s'y loger à Taide d'une exsudation d'acide oxalique» Malgré celle abeence presque complète de eomaunications directes entre la plante et les aubstaneea minérales , l'auteur a trouré qno le Parmeliaparieiina (^Lichen parieiimu L.)» lichen de couleur jaune commun sur les arbres et les rochers^ donnait» par l'incinération» une quantité notable de matières solides qui censerTaieot la forme de la plante. Elles semblaient en constituer le squelette sur lequel la partie organique se serait fixée* Dana Ifois expériences lailea aToe des lichena de cette espèce qui avaient crè sur le micaachiste deDunson en Ecosse, lors même que l'on en séparait avec le plus grand soin toute substance minérale, lors même que l'on n'incinérait que les parties supérieures des frondes qui n'avaient eu aucun contact avec le rocher, on obtint toujours de 6,8 à 6,7 pour lOO de cendres. Ces cendres ont donné, à Tanalyse, de la silice de 64 à 68 pour 100, des sels solubles tels que sulfate, phosphaAo et moriate <le aoude , de l'alumine el du phosphate d'alumine, du peroxide el du phesphale de ler à la dose de 22 è t4 pour 100, el enfi» du carbonate de chaux. Cette grande proportion de matières inorganiques dans le PéÊmelia p0neima , engagea l'auteur è rechercher s*U en aérait de aaéme pour d'auUea espèces , el il eu a trouvé :

' Dans les Cladonia Rangiferina. . . . 12,47 pour cent

Scyphopherue pyxidatos • . 6,0f

~ beiruUfloma . 1,18

Ramalina scopulorum • • . 4,18

Parmelia ompbalodes. ... 8,12

— saxatilis 6,91

~ panelina tji

Cetraria Islandica ..... 1,84

Ces cendres étalent de même natwe chimique que celles qui ont été examinées plus haut.

Il est donc évident que, loin que les lichens n'eiigcot pas dci ali-

S7S boclM^v doicin^»tS0s.

ments iilorgtiiî<|ue0 , ces matières entrent, en gênerai, dans leur composition pour un6 proportion plus consMéraMe que d^ns les végétaux d'en ordre plus relevé. An reste, cette quantité de cendre^ varie notablement pour les mêmes espèces, et est absolument indépendante de la nature du Ken sur lequel les indi vidas se sont -développés. Ainsi, de deux échantillons de Parmelia saxatîBs examinés par Tauteur, Tun, qui avait crû sur un frêne i 10 pieds du sol, a donné 7 pour 100 de cendres composées de fer peroiîdé cl de pbospbates de fer, de cbaux et d'alumine, tandis que l'autre, qui avait été recueilli sur des rochers au bord du Loch Yenachar, ne donna, par ^incinération, que 9,9 pour 100 de matières solides.

En comparant les proportions de cendres que fournissent les lichens «vec celles que donnent les autres végétaux , Tauteur a trouvé qu'à ^exception des algues , les Fichens sont ceux qui en contiennent le plus. Il s'est servi, pour les algues , d'une espèce gigantesque appor« tée du cap Rom, et qui lui a donné Î8,8 p'f 00 de matières solides.

Voici le tableau des résultats obtenus sur mille parties :

Bois divers. Lichens. Algues,

f II lit

Matière organique 971,25 987,0$ 971,4 933,5 762 Cendres 28,75 12,92 28,60 67,5 238

Il résulte 4ea observations de l'attleiir ^« les liebeas sont partieu* liërement propret à former fe toi prÎMtif des phatt» d'ua ordre plus relevé, puisque ienrs débits nmêérm/uA m la fois les substances inorganiques et les oiéments organisés q«î doiveat servir à la nourriture de ces dernières. Par le aèma motif, il est prel«bk que ft au les lichens seraient assex abondants pour pouvoir être enfouis dans le sol, ils fbofi^ Diraient, comme le font les algues, un excellent engrais. Enfin, i) faut admettre que ces plantes, malgré le peu de liaUô» apparente qu'elles ont avec le sol, en dérivent ilne forte proportion de leur substance, et ne peuvent plus être considérées comme se nourrissant uniquement aux dépens de l'air.

Lorsque, après avoir desséché le ParmeKa parieltna, on le soumet è la digestion dans l'alcool froid de 0,840 pesanteur spécifique, le liquide ne tarde pas à se c4>lorer en jaune. La coeleur augmente par l'ébuHition , et la liqueur filtrée laisse déposer, en ae refroidissant , de belles aiguilles jaunes qui ont jusqu'à un quart de pouce de longueur;

BfiiMm MiftMmtSB. 9T9

h plus seavent eefieiidtat It matière oolonnU te ééfoêé ioiii forai* d*^îU6s d'un jtiifM Ttf. Après l'aToîr lëchée et fcîi dîgértr dans V%U too] ehaiid on dans Félhe^, pour énlevor tottia mttîère grttie oo réiir neiMe, la matière eolortnlo jaune, que l'uuleor nomoe parMney fut deasecbée à 80' R., et analysée par Toxide de ciiîvte. Elle a doonét

Carbone. . . . 65,21 Hydrogène . . 4,34 Ôiigène. . . . 80,45

ce qui correspond b la formule C^^ H*^0^^,

Lorsque la parlélîne a été desséchée et qu'on la soumet de nouveau à raclîon de l'alcool bouillant pour la redissoudre , il ne s'en dîssoui qu*une portion, et, par le refroidissement, il^se dépose une poudre d^un jaune brunâtre qui n'a pas le brillant du premier produit. A l'analyse, cette poudre a paru être un oxide de pariéline et a donné :

Carboat. ... 62,61 Hydrogène. . . .4,16 Oxigène. . . . 33,33

TÔÔ soit C^off^^O*^; c'est de l'oxide de.pariétine.

Les propriétés de la pariétine sont remarquables. Une très-*petite proportion de celte substance suffit pour colorer en jaune beaucoup d'alcool, et cette solution devient un réactif très-sensible. Elle devient pios fif oée pat l'additioD de la plus petite quantité d'acide , et it se forme un préeipité jaune* Un atome d'ammo«ia^«e eauatiqne, de fo^ tflSHi de olisvx, éfd carèionale ds aoode, de beriie ou autre eubaUnee alcaline, fait virer la couleur jaune au ronge vif tendant au pourpre* Elle mH aûiiî è faire recoonaitre la |>lua faible proportion d'alcali. Le réactif peut se prépare^ par simple digestion du lichen daM l'alcoel froid, et on peut en imprégner du papier qui devient au Uoins aussi teMiUe k l'action des alcalis que celui de curcuma. En effet, lersqne ee papier 4umeété est exposé à la vapemr la plue lûble de gaz anuaa*^ niaeal, il devient inunédiatemenl d'un pourpre roogeètre, tandis que dane les mèmee circoostanoeB ie papier de eureuma n'éprouve presque aucun changMoepi. La solution alcoolique de pariétine se conserve indéfiniment; et comme il suffit d*y plonger un papier pour le colorer

390 BVt.U91ll 8Ct«Mlff|l».

•DJauM, elqo« pl«t le ptpitr r^Mlif eti frak» plui il «tl MMÎUe, k fN^line est une dèè snbiUnees 1m plus fmmeilii que b «liiwMli pakte tmpl^er paar t'en prœaMr. l4M.«cMlMB*o»td'«tttra a^lioB •inr le papier da pariéliiie qM d'ep fimeer la couleur; «aie ikae le foBl paf virer au rou|^ eonme le papier de eiireiima» daae lequel il y a un principe colorant bleu qui accompagne le jaune. La plupart dea aela roëtalliques» en particulier ceui de plomb et d'arfent. précipitent en jaune la pariétine de wtê disfolutiona*

Le lichen» dont on la retire, eat employé en Suède , d'aprèa Willemety comme moyen de teindre en jaune les étoffes de laine , et on l'y a aussi appliqué à la lemture de b soie. Il a été aussi employé en médecine. '

L'auteur annonce avoir aussi retiré la pariétine du Sfuamaria ele^ gam^ apporté par le IKHooker de llle G>dcbum, situé par le 64* d^ gré lat. sudt et qu'il appelle la plante la plus aniarctifue. Cela a fait penser à Mr. Griffith que beaucoup de lichens jaunes, comme le £ecanota viiellinaf L. coneohr, AputinanamuFonim^ «S. ekgans^ ete. « ne sont que le Parmelia parletina sous dea circonstances diversest puis* que tous ces lichens contiennent k même substance, k pariétine, à laquelle ik doivent leur couleur. L M.

19. — Araltsbb C0HPAEATIVB8 0^08 RicBHTS R rossitis, par Mr. MiDDLBTOif. {PkUot. Magax., juillet 1844.)

L'auteur a eu essentieUement pour but de rechercher d'eè pouvait preivenir k plus grande proportion de fluorure de calcium qui se reu* contre dans les os ibasiba, dUEérenee qu'il a établie par m grand nembre d'analyses.

Quatre échantillons d*oa fasnles de mammiAres, trouvés daualea Monte Sevralie, au pied de l'Hymakya, lui ont donné 11,68; 10,65; 11,24 et 11,16 pour 100 de fluorure de calcium. Un os de r^lik (Alligator) de k même localité en eontenait 4,85 pour 100, et en outre 8,67 de phosphate et de peroiide de br, et l^Odesiliee.

Un édiautillon dlgoanodeo des couches Wealditnues renfermait 11,(1 pour 100 de fluorure de calcium, et 8^75 de siKealea insolubles. Il y avait enoere 10,71 pour lOO de matière oiganique. ^

En analysant pour terme de comparaison un crâne humain re'cfnt.

BULUT» aciBmritm» 381

îl D*y a trouve qu'environ 2 pour 100 de fluorure de calctunit ei 88,48 de maUèret orginiquet*

, Quelle peut être la cause de celte plus grande proporlton de fluorure de cakium dans les ossements fossiles? L*auleur ne peut croirai eomine l'ont admis la plupart des géologues» que cette différence soit due à 4a nature spéciale de la nourriture des anciens animaui , nour** ritore qui aurait contenu une plus grande proportion d'acide fliiori* que. Il pense que ce fait fÀt-il prouvé , ce qui est loin d'être le cas» il ne pourrait être absorbé une plus grande proportion de fluorure d«ns le système osseux, sans nuire à la force et i la santé de l'animal. Cette substance aurait donc dû être éliminée par les forces digestWesi comme ejle le serait sûrement cbex les animaui actuels « si elle était introduite artificiellement dans leur nourriture.

Comme on retrouve aussi dans les os fossiles des proportions beaucoup plus considérables de carbonate decbaux#de peroxidedeferi etc.^ que n'en présentent les os frais, l'auteur a été amené à penser que le fluorure de calcium avait pu être introduit gradudiement dans les 6s jpar infiltration, conune ces substances. Il faudrait pour cela que le fluo* r»re de calcium se retrou \&t dans l'eau commune d'où îl pénétrerait dans l'intérieur des os fossiles et s'y fixerait. En effet , les rechercbès de l'auteur semblent avoir confirmé cette hypothèse. Il a trouvé, du fluorure de calcium, en plus ou moins grande quantité, dans les substances suivantes :

Dépôt formé dans une cuve de chlorure de chaui.

Sédiment trouvé dans un tuyau de conduite d'eau dans une houillère.

Stalagmite de la formation du grès rouge ; elle' contenait 8 pour 100 de fluorure.

Dépôt formé dans un tuyau en bois conduisant l'eau dans un bâtiment.

Sédiment formé dans une chaudière à bouillir l'eau.

Echantillon d'une veinule de sulfate de barite de la formation du grès rouge.

Bois fossile d'Egypte minéralisé par infiltration calcaire.

Bois fossile d'Egypte minéralisé par infiltration siliceuse. On n'y a trouvé qu'une trace de fluorure de calcium.

t82 MLtmifl sciKATirH^B.

Lm «04|o*illet rMentes en ont préteuté aussi une certaine quan« litë« ainai qu'un oursin fossile de la formation tertiaire de Malte.

Tous ees fcifs cMnontraieiK à l'auteur Teiistence du fluorure de calcimn dans l'eau eemmune, et expliquaient ainsi sa présence dans les os non-seulement des mammifère», mais encore des oiseaux et dei teptifes et dans les coquilles des mollusques. Us rendaient compteaussi de Taccumulation qui se faisait de ce sel par le laps des années dans Tacte de U fossUîsati^, dans lequel les portions organiques étaient peu è peu tempkeées par des substances minérales. . Pour donner «ne nouvelle démonstration de la probabilité de cette dcmtère supposition» Tauteur a chercbé à se procurer les moyens d'analyser des os bumains d'une très-ancienne date, et il a trouiré les résultats suivants :

Le premier écbantillon examiné était un crine grec dont Fâge était probablement d'environ 2000 ans, comme le protivaît une médaille trouvée sons )a mftclio!re< et qui avait sûrement été placée dans la bouche du cadavre avant sa sépulture , selon l'usage alors suivi. L'os avait une partie des caractères que présentent les ossements fossiles ; U était friable, se pulvérisait dans un mortier, et offrait une teinte ro* sitre comme s'il était |>énétré de peroxide de fer.

Voici la composition qu'il a présentée à l'analyse :

Phosphate de cbaux 70,01

-Carbonate de chaux 10,34

Fluorure de calcium 5,04

Matière organique. •••.••« 9,97

Matière insoluble dans les acides. 1 ,68

Soude et chlorure de sodium. • . 1,15

Phosphate de magnésie 1,34

Peroxide de fer traces

Le second échantillon était un cr&ne de momie égyptienne. On y a tronvé :

Phosphate de chaux 50,76

Matière organique. ....... 38,50

Carbonate de chaux 6,01

Fluorure de calcium 2,85

Phosphate de magnésie 1,14

Soude et chlorure de sodium. . . 1,12

BOLiivmi 80iB«nvi(^ui. SSt

La grénde quanUlë de matière or^aîque est ptohableMeiit diMaus

procédés d'embaumeraenl» et la mène cantei rendant phiadîfioilt)'ae»

«M de Peau dans «n clioMt d'aîlleort fort see, a dé dWiiînuer Tîniltra-

lîon de fluorure de calcium.

Le troisième échantillon provenait d*un crine récemment retrouvé dans les débris du vaisseau le Royal George, sombré près de Spithead depuis environ 60 ans. L*os présentait peu de changements apparents; il avait Taspect et la ténacité d'ossements récents. Néanmoins il offrait une l^ère teinte jaune, et les cellulea endre les lam^ étaient reniplies d'une sttbalance blanche qui, à l-analyao, a été troavée composée de cbloniffe et d'oxide de magnésium.

L'oa lai«mème contenait r

Phosphate de chaux 50,&8

Matière organique* • 31,59

Carbonate de chaui 9,83

Fluorure de calcium. 1 ,86

Soude 1,08

Chlorure de sodium 2«42

Blagnésie et chlorure de magnésium. 3,50

100,86 Enfin, dans un cr&ne humain frais, #n a trouvé i

Matière organique 38,43

Phosphate de chaui 51,11

Carbonate de chaux 10^31

Fluorure de calcium 1 ,99

Soude 1,08

Chlorure de calcium 0,60

Magnésie et phosphate de magnésie. 1,67

100,19 L'auteur remarque, sur cette dernière analyse , que si la magnésie ne ae trouve pas dans les os récents è l'état de phosphate , sur quoi l'on peut avoir des doutes, il y aurait à ajouter 1 pour lOO au phor sphate de chaux, et à retrancher, dans la même proportion, la quantité de fluorure de calcium.

Il a aussi trouvé que les os d'un fcstus de six mois et demi contiennent autant de fluorure de calcium que ceux d'un adulte, &it qui lut parait de quelque intérêt.

L'auteur parait avoir prouvé, dans ce mémoire, que la proportion de fluorure de calcium qui existe primitivement dan^>les os, est gn»

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