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monde des trésors toujours plus précieux^ à mesure que les progrès de nos connaissances nous fourniront des mslruments plus parfaits pctur puiser dans son sein les véritës q[tie la Suprême Intelligence y déposa dès les premiers jours.
SUR LE GAZ DE LA HOUILLE, par Mr. le prof. Thomson.
{Philos, Magaz.f septembre 1844.)
L'auieur, après avoir rappelé l'origine du mot gaz et les premiers fluides élastiques qui furent distingués de Tair commun^ rapporteà Mr. Murdocb,quiétdit alors agent de MM. Watt et Boutton, la découverte du gaz de l'éclairage. Ses expériences publiques remontent aux années 1792 et1798; il avait construit un grand appareil pour éclairer au gaz la grande manufacture de ses patrons. En 1802^ à l'occasion de la paix d'Amiens > les bâtimens furent illuminés à l'aide de ce combustible, et Ton commença dès lors à l'employer dans les maisons et dans les boutiques du voisinage. Dès 1808» Mr. Murdoch publia les procédés pour l'éclairage au gaz, en signala les avantages^ et construisit des appareils pour les filatures de coton qui ont peu à peu toutes adopté ce moyen d'éclairage en Angleterre. Ces faits sont, en général, peu connus, et l'on attribue d'ordinaire Temploi primiiifdu gaz de la bouille pour l'éclairage à Mr. Windsor, qui prit un brevet en 1806, et à Mr. Taylor, qui construisit en 1815 les premiers appareils à Paris.
Les quatre variétés de bouille qui ont été employées, en Angleterre^ pour la manufacture du gaz, sont connues sous l3s noms de cakîng coal, cberry coal, splint coal et cannel coal. Les trois premières appaniennent à la houille grasse desminéralogistes français , la dernière constitue leur houille compacte. C'est celle-ci qui donne le meilleur gaz ; le caking coal ou houille de Newcastle fournit le gaz de la plus mauvaise qualité; les deux autres sont intermédiaires.
156 GAZ DK LA HOUILLB.
Leurs pesanteurs sptFcifiquet sont comme suit :
Caking coal 1,28
Cherry coal 1,26
Splint coal 1^30
fSkalerigç. .1,22 Cannel coal^ trois localités; Lesmabagow 1,19
(Monkland. . 1,18
Tous ces charbons donnent h la distillation des combinaisons ou mélanges de carbone, oxigène, hydrogène et azote à diverses proportions, cl laissent une certaine quantité de cendres. L'azote y varie peu et ne s'y trouve guère que dans la proportion de 1,48 à 1,75 pour 100, soit 1,61 en moyenne.
Voici, en formules chimiques, le résultat des analyses de Tauteur, en supposant que Tazote y représente un élément, et en négligeant les cendres, qui n'ont aucune influence sur la qualité du gaz et ne peuvent modifier que la quantité qu'en fournit la houille.
Cakingcoal C**'H"AzO*
Cherry coal C*'*H*UzO'
Splint coal C'*"H*»AzO'*
(Skaterigg. . , C'««H*»AzO'»
Cannel coal {Lesmahagow . C"^ H" Az 0'*
(Monkland. . . C***H"AzO*»
Ainsi le gaz de la bouille de Newcastle contient le plus de carbone et le moins d'oxigène, tandis que le gaz du cannel coal renferme le plus d'oxigëne et le moins de carbone ; cependant ce dernier est le meilleur de tous et celui de Newcastle le plus mauvais.
Le gaz de l'éclairage contient quatre gaz différents : deiui combhfiaisons gazeuses différentes d*bydrogëne et de carbone, de l'ozide de carbone et de l'hydrogène pur. Ces deux dernier» •'y rencontrent toujours, mais ce n'est que vers la 6n de la distillation qu'il se produisent ; plus l'on chauffe, plut le g«z