ARTE DE LA LENGUA VULGAR MEXICANA
de Guatemala, quai se habla en Ezcuintla y otros pueblos del Reyno. In'4°.
MANUSCBIT de 30 ff., très bien écrit, mais rogné jusqu'au bout, et qui n'a pas été entièrement complété. C'est, avec un imprimé, également rogné, tout ce qui reste de l'ancienne langue Vulgaire mexicaine de l'Amérique centrale. J'ai tout lieu de croire que cette langue Vulgaire est la même que M. Squier, d'après Juarros, appelle le Nahuat. Elle diffère surtout du mexicain pur, en ce que la consonne l après t se trouve retranchée dans le corps et à la fin des mots.
ARTE DE LENGUA ZOQUE para la mayor gloria de Dios Nuestro Seîïor. in-4''.,
MANUSCBIT de 16 ff., du commencement du dernier siècle. Auteur anonyme.
La langue Zoque, Tzoque ou Tzoqui, est une de celles de l'état de Chiapas, et dont les populations sont fixées aux confins de cet état et de ceux d'Oaxaca et de Tabasco. Voir au tableau des langues.
AUTENTIGIDAD de los prodigios del Senoe de TiLA. in -fol.
MAIiTUSCRIT de 4 £f. acte public, servant de témoignage aux miracles opérés par le crucifix de la paroisse de Tila, bourgade célèbre entre les Indiens de Chiapas, objet d'un pèlerinage considérable, et connue j)our avoir dans son voisinage un lac de pétrole et des eaux minérales fort remarquables. Tila est situé dans les montagnes, à 15 lieues environ au N. 0. des ruines de Palenqué.
N° 2 du vol. Docunientos originales y copias para servir d la historia de Chiapas , Yucatan y Guatemala.
AUTO DE FUNDACION del convento de N. S.
P. San Francisco de Ciudad Real de Chiapa, del
dia 14 del mes de junio, ano de 1577. Oficio publico.
in-fol.
MAHrusCBIT de 14 ff., original sur papier au timbre royal de 1740,
N" 1 du vol. Documentos originales y copias para servir d la historia de Chiapas, Yucatan y Guatemala.
AVILA (P. F. Francisco de). Arte de la lengua MEXiCANA, y brèves platicas de los mysterios de N. Santa Fee catholica, y otras para exortacion de su obligacion a los Indios. Compuesto por el P. F. Francisco de Avila, del Orden de los Menores de N. P. San Francisco. En Mexico, por los herederos de la Viuda de Miguel de Rihera C aider on. Ano de 1717. in-8^
11 fnc.,37ff., vél.
L'auteur de cet opuscule était de Mexico. Ayant pris l'habit de Saint-François, il fut lecteur en théologie dans le couvent de son ordre et curé de Milpa-Alta, dans le diocèse de Mexico.
AYETA (Fr. Francisco de). Ultimo recurso de la provincia de San Joseph de Yucathan; destierro de tinieblas, en que ha estado sepultada su inocencia, y confundidos sus meritos. Justicia desagraviada y hasta aora, no defendida, ni debidamente manifestada. Pleyto con la clerencia de Yucathan. Sobre diferentes doctrinas, que con violentos despojos, unos con mano de justicia, y otros sin ella, se han usurpado a dicha provincia.
Deux mémoires in-fol., le 1<"" de 200 fol., le 2^ de 2^4 fol., adressés par le P. Fr. Francisco de Ayeta, de l'ordre de Saint-François au Yucatan, au roi d'Espagne. Ils ont rapport aux dissensions entre le clergé régulier et le clergé séculier sur la possession de certaines paroisses : ils renferment une foule de faits non moins curieux qu'intéressants.
Le nom de l'auteur se trouve à la fin du premier mémoire. Ils sont l'un et l'autre sans date, ni lieu d'impression : mais ils paraissent avoir été imprimés à Madrid, dans la seconde moitié du XVII" siècle.
Ayeta appartenait à la province franciscaine, dite du Saint Évangile : il fut visiteur des missions du Nouveau Mexique, commissaire de l'Inquisition dans la Nouvelle Espagne et procureur général de sa province à Madrid,
L'ouvrage est peut être le même que cite Pinelo, intitulé : la Verdad Vindicada, imprimé, selon cet auteur, en 1690. Beristain, à propos de
l'ouvrage présent, dit ces paroles : " Et preciso confesar que fué terrible la pluma de nuestro Ayeta, y pareciô no respetar â los Obispos. Pero i quantas veces equivocamos la ingenuidad y la amargura de la verdad con la desvergûenza y la injuria! „
BAGHILLER Y MORALES (iVntonio). Antigûedades Americanas. Noticias que tuvieron los Europeos de la America antes del descubrimiento de Cristobal Colon, recogîdas por A. BacMller y Morales, etc. Habana, oficina del Faro Industrial, 1845. in-4°.
133 pp., 1 fnc. Carte.
Cet ouvrage est en partie tiré des travaux de la Société royale des antiquaires du Nord, auxquels l'auteur a ajouté des faits à lui connus personnellement ou extraits d'anciens ouvrages espagnols peu connus. Cubain de naissance , il était naguère encore professeur de droit à l'université de la Havane, où il avait un nom distingué.
— Apuntes para la historia de las letras y de la instruccion publica de la isla de Cuba, por Antonio Bachiller y Morales. Habana, imprenta de P. Massana, 1859. 3 vol. in-4°.
BAPTISTA (Fray Joan). Aduertencias para los confessores de los Natvrales. Compvesto por el padre fray Joan Baptista, de la orden del Serapbico Padre Sanct Francisco, Lector de Theologia, y Guardian del conuento de Sanctiago Tlatilvlco : de la provincia del Sancto Euangelio. En Mexico, en el convento de Sanctiago Tlatilvlco, por M. Ocharte, ano de 1600. 2 part. in-8°, en deux vol.
" Primera parte „ 8 fnc, 112 £f., 58 fnc. Du f. 37 f. au f. 51 ^. se trouvent les demandes et réponses du catéchisme, en espagnol et en mexicain. — " Segunda parte „ 13 fnc, 112 ff. de texte, 2 fF. d'erratas. Dans le texte, entre les ff. 1-39, se trouvent les instructions pour la confession en mexicain; entre les ff. 40-85, le confessionuaire en mexicain et en espagnol ; jusqu'à la fin, les prières de la communion en mexicain, puis la table.
Joan Baptista, l'un des hommes les plus distingués entre tant d'autres de l'ordre de Saint François, à Mexico, naquit dans cette ville
en 1555. Professeur de philosophie et de théologie au collège du monastère de TlatilolcOjde cette capitale, il y eut pour élève Torquemada, le célèbre auteur de la Monarquia Indiana. Il y étudia la langue mexicaine dans laquelle il excella, et laissa un grand nombre d'ouvrages manuscrits ou imprimés. Il mourut, à ce qu'il paraît, vers l'an 1615.
BAQUEIRO (Serapio). Ensayo liistorico sobre las revoluciones de Yucatan desde el aîio de 1840 hasta 1864 por Serapio Baqueiro. Merida de Yucatan. Imprenta literaria de Eligio Ancona, 1865. in-4.
296 pp. Livre fort curieux et le seul existant sur l'origine et les causes de la guerre de castes, qui, depuis 1840, continue d'ensanglanter et d'appauvrir le Yucatan. Malheureusement l'ouvrage n'est pas terminé : il finit brusquement en décembre 1848. Il est devenu piesque introuvable aujourd'hui : l'auteur, en me remettant cet exemplaire au mois de décembre 1870, m'annonça qu'il avait eu de la peine à se le procurer, complet, tel qu'il est; il ajouta que les circonstances politiques l'avaient obligé à en arrêter l'impression et qu'il ne lui serait permis sous aucun rapport de le continuer. Serapio Baqueiro est un jeune homme de grand talent et d'un caractère éminemment sérieux.
BARCENA (José Maria Roa). Catecismo elemental de la historia de Mexico, desde su fundacion hasta mediados del siglo XIX, formado con vista de las mejores obras y propio para servir de texto a la ensenanza de este ramo en nuestros establecimientos de instruccion publica. Por D. J. M. Roa Barcena. Mexico, imprenta de Andrade y Escalante. 1862. in-8^
— Ensayo de una historia anecdotica de Mexico , en los tiempos anteriores a la conquista espanola por Don José Maria Roa Barcena. — Publicado en el Cronista de Mexico. Mexico, imprenta literaria, 1862. pet. in-8°. pp. 440.
Ce petit livre est bien écrit et renferme beaucoup de choses dans un cadre fort restreint. Pour avoir été republié d'après un journal, il est devenu, quoique moderne, assez rare aujourd'hui, même auMexique.
BARCO CENTENERA (D. Martin del). La Argentina ô la conquista del Rio de la Plata, poema
historico por D. Martin del Barco Centenera, arcediano del Rio de la Plata, dedicado al Marquez de Castel Rodrigo, de Lisboa, 10 de Mayo de 1601.
Cet ouvrage forme la presque totalité du tome III de la Historia Argentina de Diaz de Gtjzman (voir ce nom) : il est suivi de : Tablas de latitudes y longitudes de los principales puntos del Rio de la Plata, etc. por Alexandro Malaspina.
'BAm.Mi (Gasparis). Rerum per octennium in Brasilia et alibi gestarum sub praefectura lUustrissimi Comitis I. Mauritii Nassavii etc. Comitis historia. Editio segunda. Cui accesserunt Guilielmi PisoNis Medici Amstelœdamensis Tractatus
1° De aeribus, aquis et locis in Brasilia.
2'^ De arundine saccharifera.
3° De Melle silvestri.
4° De Radiée altili Mandihoca.
Clivis ToUae Silherling. 1660. in-8° vél.
4 fnc. 664 pp. 11 fnc. titre gravé. Vocabulaire cHilien de pp. 474-491.
BARREIRO (Miguel). Porvenir de Yucatan y ligera ojeada sobre su situacion actual, por el Lie. Miguel Barreiro, secretario del Excmô Sr. Comisario Impérial de esta Penînsula. Mérida, imprenta de R. Pedrera, 1864. petit in-8°. 76 pp.
Petit livre deveuu fort rare, même au Yucatan, à cause de la position de l'auteur, qui était secrétaire du commissaire impérial gouverneur du Yucatan, au nom de S. M. l'Empereur Maximilien.
BARRIENTOS (P. Fr. Luis). Doctrina christiana en lengua chiapaneca, escrita por el padre M**"" Fray Luis Barrientos de la Orden de Predicadores. 1690 anos. in-4^
MANUSCBIT de 8 ff., d'autant plus précieux qu'il est unique sous tous les rapports. Sur le f'. du dernier folio, il porte : " 1690 anos. Fin del confisionario de lengua Chapaneca facta oi dia de la concepcion facta pluma mui grande de fray Luis Barrientos. „ Cette note est écrite d'une main différente du manuscrit, ce qui ferait croire que ce document est le travail original de l'auteur.
Le père Luis Barrientos est bien probablement le même qu'on trouve mentionné dans Remesal (lib. XI, cap. XII, pag. 695.) sous le nom de Pedro de Barrientos ; ou bien lui ou l'annotateur se trompe sur le prénom, à moins qu'il n'ait également porté les deux, Pedro et Luis. Selon Remesal, il était Portugais de nation et avait pris en 15,54 l'habit de Saint Dominique, au couvent de la Pena de Francia, en Castille. Passé en Amérique, ce fut lui qui bâtit le beau monastère de Cliiapa de Indios dont il fut le premier prieur. Il apprit la langue chiapanèque et la connut mieux que la sienne propre, ajoute l'annaliste : ce fut lui qui enleva de l'antique citadelle, dont les ruines dominent le fleuve et la ville actuelle, l'idole du dieu Mahuiti qu'il mit en pièces et brûla. Après avoir travaillé longtemps avec succès à la conversion des indigènes, il mourut en 1588, laissant divers MSS. d'instructions, comme aussi des leçons de l'art vétérinaire.
BELTRAN DE SANTA-ROSA MARIA (Fr. Pedro). Arte del idioma maya reducido a sucintas reglas. Y semi-lexicon yucateco por el R. P. Fr. Pedro Beltran de Santa-Rosa Maria, hijo de esta Santa Recoleccion franciscana de Mérida, etc. Formolo y Dictôlo, siendo Maestro de Lengua Maya en el convento capitular de N. S. P. S. Francisco de dicha ciudad. Ano de 1742. Segunda édicion. Merida de
Yucatan. Lnprenta de José Dolores Espinosa. Julio,
1859. in-4°.
7 fnc. 242 pp.
— Declaracion de la Doctrina cristiana en el idioma yucateco. Porel Pieverendo padre Fr. Pedro Beltran de Santa-Rosa. Anadiendole el acto de contricion en verso y en prosa. Mérida. Reimpresa por J. D. Espinosa. Marzo, 1860. in-S''.
23 pp. Le père Beltran de Santa-Rosa Maria était natif de Mérida de Yucatan, où il prit, dès sa jeunesse, l'habit de Saint François. Profitant des travaux faits avant lui, et en particulier de ceux du père Gabriel de Saint Bonaventure, il composa sa Grammaire, dans le temps qu'il enseignait la langue maya au monastère principal de San-Benito de sa ville natale, dont les grandes ruines recouvrent aujourd'hui celles de l'antique demeure des pontifes d'Ahchum-Caan. Beltran fut tour à tour gardien de ce monastère et visiteur de son ordre. Il mou-
rut à Mérida dans le dernier quart du siècle passé, laissant, outre sa Grammaire, divers ouvrages de piété en langue maya.
Il possédait parfaitement sa langue : mais il n'en comprit pas le génie comme son prédécesseur, le père Gabriel de Saint Bonaventure, auquel il emprunta, toutefois, une partie de son travail ; aussi sa grammaire, diffuse et mal conçue, manque-t-elle de lucidité.
BERISTAIN DE SOUZA (Dr. D. José Mariano). Bibliotheca Hispano-Americana Septentrional 6 catâlogo y noticia de los literatos que 6 nacidos, 6 educados, ô florecientes en la America Septentrional espaîiola han dado a luz algun escrito, 6 lo han dexado preparado para la prensa. La escribia el Dr. D. José Mariano Beristain de Souza, Dean de la Metropolitana de Mexico. En Mexico, 1816-
3 vol. petit in-fol. Tome I«'^, Calle de Santo Domingo, esquîna de Tacuba, 1810. Sans nom d'imprimeur. — Tome II et III, Oficina de Don Alexandro Valdés, 1819-1821.
Le Dr. Beristain naquit , ainsi qu'il le dit dans l'article qu'il se consacre à lui-même, à Puebla de los Angeles, en 1756. Ayant passé son grade de bachelier en philosophie, il alla en Espagne, à la suite de son évêque, nommé archevêque de Valence. Il y obtint la chaire de théologie à l'université de Valladolid et fut nommé consulteur du conseil suprême de Castille. De retour à Puebla comme secrétaire , de l'évêque, et n'ayant pu s'accorder avec le chapitre, il reprit le chemin de l'Espagne, où il n'arriva qu'après avoir fait naufrage dans le canal de Bahama. Ayant ensuite été nommé chanoine de Mexico par le roi, et commandeur de l'ordre de Charles III, il reprit le chemin de son pays. Il y occupa tour à tour un grand nombre de dignités importantes et mourut en 1817, ne laissant d'imprimées que les 184 premières pages du tome P^" de sa " Bibliotheca Americana. „ Le reste fut publié par son neveu D. José Rafaël Enriqtjez Teespalacios Beristain.
Le catalogue des ouvrages de Beristain est fort nombreux. Il passa toujours pour un ami des lettres, mais d'un servilisme extravagant. Une note manuscrite à son article, dans l'exemplaire de ma collection, dit de lui ces mots : " Beristain fué el hombre mas servil que pariô madré j Lastima que fuera mi paisano ! „ L'auteur dé cette note, Juan Evangelista Guadalajara, ainsi qu'il se fait connaître dans cet exemplaire qui lui appartint avant moi, en a surchargé les marges, aussi bien que les pages blanches, en tête et en queue des trois volumes, d'un grand nombre d'annotations, de rectifications et d'articles supplémentaires qui seraient des plus utiles pour une seconde édition du
Beristain. Ces annotations, faites par un homme parfaitement au courant des hommes et des choses de son pays, en font un exemplaire non seulement précieux, mais unique. Il s'y trouve, en outre, quatorze portraits gravés ou lithographies tirés de différentes publications.
BERLANDIER (D. Luis) y CHOVEL (D. Rafaël). Diario de Viage. La comision de limites que puso el gobierno de la Republica bajo la direccion del Exmô Sr. gênerai de division D. Manuel de Mier y Teran. La escribieron por su orden los individuos de la misma comision, D. Luis Berlandier y D. Rafaël Chovel. Mexico, tipografla de Juan R. Navarro, 1850. in-4°. Portrait.
BIENVENIDA (Fr. Lorenzo de). Carta escrita de Yucatan al Serenissimo Senor Don Felipe de Austria despues Felipe Segundo Rey de Espana. Fecha a 10 de hebrero de 1548, y firmada fray Lorenzo de Bienvenida. In-fol.
MATOTTSCRIT de 14 pages, copié aux archives de l'Académie Royale d'histoire de Madrid.
Ce document, bien que court, est fort intéressant pour ce qui concerne les premières années de la domination espagnole au Yucatan : Il contient des détails curieux sur les anciens édifices de Mérida. Il a été traduit et publié en français dans la collection des Voyages et mémoires sur l'Amérique, de M. Ternaux-Compans .
Le Frère Lorenzo de Bienvenida, de la province de Santiago (Saint Jacques) en Espagne, passa au Yucatan, en 1534. Il fut successivements gardien des couvents d'Izamal, de Mérida et de Campêche et fit trois fois le voyage d'Espagne pour les affaires de son ordre. Après avoir été employé aux missions de Costa Rica, il retourna au Yucatan, oii il mourut de 1560 à 1565.
BOTURINI (Lorenzo). Idea de una nueva historia gênerai de la America septentrional. Fundada sobre material copioso de figuras, symbolos, caractères, y Geroglificos, Cantares y Manuscritos de Autores Indios, ultimamente descubiertos, etc. Por el cavallero Lorenzo Boturini Benaducci. Bn Madrid, en la imprenta de Zuniga, ano de 1746. in-4°.
19 fnc. front, et portrait de Boturini, gravés à Madrid par Mathias de Irala; 167 pp. — Catalogo del Museo histokico Indiano des Cavallero L. B. Benaducci, senor de la Torre y de Hono, 3 fnc, 96 pp. Portrait de l'auteur.
Boturini était Milanais de naissance. En 1736, il passa au Mexique, avec une licence de la cour d'Espagne : il se mit promptement en rapport avec les Mexicains indigènes et apprit avec eux la langue nahuatl. Après avoir employé huit années de pénibles et de dispendieuses recherches à rassembler les documents inscrits dans son catalogue, d'avares susceptibilités l'empêchèrent de continuer : il fut saisi, privé de tout ce qu'il possédait, emprisonné avec des malfaiteurs et ensuite envoyé en Espagne pour y être jugé. Le Roi d'Espagne, dit M. de Humboldt, le déclara innocent : mais cette déclaration ne lui rendit pas sa propriété. Sa collection resta ensevelie dans les archives de Mexico, d'où, aux époques révolutionnaires, elle disparut en partie et fut depuis acquise par M. Aubin, de Paris, qui l'apporta en Europe.
BRASSEUR DE BOURBOURG (l'abbé.) Lettres pour servir d'introduction à l'histoire primitive des nations civilisées de l'Amérique . septentrionale , adressées à M. le duc de Valmy. (Le même titre suit en espagnol.) Mexico, imprenta de M. Murguia, 1851. in-4°.
75 pp., à deux colonnes, en français et en espagnol.
Cet ouvrage est le premier fruit de mes travaux d'archéologie et d'histoire mexicaines. Il est fort rare et cet exemplaire est le seul qui me reste. Il en existe à peine une douzaine en Europe et ce qui se trouvait à Mexico, a disparu. (')
— Histoire du Canada, de son Église et de ses Missions, depuis la découverte de l'Amérique jusqu'à nos jours, écrite sur des documents inédits compulsés dans les archives de l'archevêché et de la ville de Québec, etc. Paris ^ Sagnier et Bray et Plancy, Société de Saint Victor, 1852. 2 vol. in-8**, reliés en un seul.
(») Mon premier essai d'histoire américaine fut un récit de la Vie de Mgr. de Laval, premier évéque de Québec, publié, avec portrait, dans cette ville, durant l'hiver de 1845-46 et dont je ne possède aucun exemplaire.
— Resumen histôrico y cronologico de los Reyes de Guatemala, antes de la conquista. Extractado de los documentos originales y compilado por el abate E. C. Brasseur de Bourbourg.
— Nociones de un viaje a los estados de San Salvador y Guatemala, leidas en la sesion pùblica anual (de la sociedad geogrâfica de Paris), del 17 de abril de 1857, por el mismo (extractos del Museo Guatemalteco, n*^ 29-41 y 42. Guatemala, imprenta de Luna, 1857.) in-4\
Forme en tout, avec quelques autres parties du Museo Guatemalteco, 24 pp.
Le premier de ces opuscules est un abrégé clironologique de l'histoire synchronique des rois du Quiclaé et du Cakchiquel, écrite en grande partie d'après le manuscrit cakchiquel (voir ce nom), à la demande de mes amis au Guatemala. Il n'en existe aucun exemplaire en Europe et il est devenu fort rare au Guatemala même.
— Histoire des nations civilisées du Mexique et de l'Amérique centrale, durant les siècles antérieurs à Christophe Colomb, écrite sur des documents originaux et entièrement inédits, puisés aux anciennes archives des indigènes. Paris, Arthus Bertrand, 1857-8. 4 vol. in-8'^ Jésus.
Avec une carte du Mexique ancien.
— Histoire du commerce et de l'industrie chez les nations aztèques avant la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb, etc. Extrait des Nouvelles Annales des Voyages, juin et juillet 1858. Paris, 1858. in-8^
— De Guatemala à Rabinal. Épisode d'un séjour dans l'Amérique Centrale pendant les années 1855 à 56.
Extrait de la Revue Européenne, n"^ 1 et 2, année 1859. Paris. gr. in-8o, 56 pp.
— Voyage sur l'isthme de Tehuantepec , dans l'état de Chiapas et la république de Guatemala, exécuté dans les années 1859 et 1860. Paris, Arthus Bertrand, 1861. in-8^
Extrait des Nouvelles Annales de Voyages, et qui ne contient que le voyage sur l'istlime de Tehuantepec, des difficultés ayant empêché la publication du suivant.
— Opuscules divers réunis, comprenant :
1° Aperçus d'un voyage dans les États de San Salvador et de Guatemala, lus dans la séance publique annuelle (de la Société de Géographie de Paris) du 17 a\T'il 1857. 24 pp.
2° Notes d'un voyage dans l'Amérique Centrale, lettres à M. Alfred Maury, Bibliothécaire de l'Institut. Extrait des Nouvelles Annales des Voyages, août 1855. 31 pp.
3° Voyage de M. l'abbé Brasseur de Bourbourg à Tehuantepec, dans l'État de Chiapas, et son arrivée à Guatemala. Une lettre adressée à M. Brasseur par M. Vandegehuchte , ingénieur à Guatemala, avec une description topographique de cet État. Extrait des Nouvelles Annales des Voyages, année 1860. 24 pp. carte.
4° Quelques traces d'une émigration de l'Europe Septentrionale en Amérique dans les traditions et les langues de l'Amérique Centrale , lettre adressée à M. C. C. Rafn, secrétaire de la Société Royale des Antiquaires du nord à Copenhague. Extrait des Nouvelles Annales des Voyages. Décembre 1858. 32 pp.
5° Le mystère de l'île de Pâques, communication de M. V. A. Malte Brun à M. Brasseur de Bourbourg et réponse y relative, du 12 janvier 1870. Extrait des Nouvelles Annales des Voyages.
6° Archéologie Américaine. Cours de M. l'abbé Brasseur de Bourbourg (Soirées littéraires de la Sorbonne). Antiquités du Mexique et de l'Amérique Centrale, etc. Extrait de la Revue des Cours Littéraires de la France et de VÉtranger. Mai 1864. 10 pp. à deux colonnes.
7° Lettre de M. E. G. Squier à propos de la lettre de M. Brasseur de Bourbourg, insérée au cahier des Annales d'août 1855. 15 pp.
— Popol Vuh. Le Livre Sacré et les mythes de l'antiquité américaine avec les livres héroïques et historiques des Quiches. Ouvrage original des indigènes de Guatemala, texte quiche et traduction française en regard, accompagnée de notes philologiques et d'un commentaire sur la mythologie et les migrations des peuples anciens de l'Amérique, etc. composé sur des documents originaux et inédits. PtïWs, Arthus Bertrand, 1861.in-8°. Cartes et figures.
Exemplaire rare, sur papier demi-velin, jésus.
— Gramatica de la lengua quiche. Grammaire de la langue quichée, espagnole-française, mise en parallèle avec ses deux dialectes, Cakchiquel et Tzutohil, tirée des manuscrits des meilleurs auteurs guatémaliens. Ouvrage accompagné de notes philologiques, avec un vocabulaire, comprenant les sources principales du quiche comparées aux langues germaniques. Et suivi d'un essai sur la poésie, la musique, la danse et l'art dramatique chez les Mexicains et les Guatémaltèques avant la conquête, servant d'introduction au eabinal achi, drame indigène avec sa musique originale, texte quiche et traduction française en regard. Paris, Arthus
Bertra7id, 1862. in-8° jésus, avec 12 pp. de musique du RaUnal Achi.
— Esquisses d'histoire, d'archéologie, d'ethnographie et de linguistique, pouvant servir d'instructions générales. Rédigées pour le Comité des séances historiques (Commission Scientifique du Mexique). Paris, Imprimerie Impériale, 1864. in-4°, 43 pp.
Republié dans le tome le"" des Archives de la Commission Scientifique du Mexique.
— Relation des choses de Yucatan de Diego de Landa. Texte espagnol et traduction française en regard, comprenant les signes du calendrier et de l'alphabet hiéroglyphique de la langue maya, accompagné de documents divers historiques et chronologiques, avec une grammaire et un vocabulaire abrégés maya-français ; précédés d'un essai sur les sources de l'histoire primitive du Mexique et de l'Amérique centrale, etc., d'après les monuments égyptiens et de l'histoire primitive de l'Egypte d'après les monuments américains, Paris, Arthus Bertrand; Maisonneuve et C\ 1864. in-8°.
Seul exemplaire ayant un portrait de Diego de Landa, acquis au Yucatan.
— S'il existe des sources de l'histoire primitive du Mexique dans les monuments égyptiens et de l'histoire primitive de l'ancien monde dans les monuments américains? Extrait du volume intitulé : Relation des choses de Yucatan. Paris, Auguste Durand; Maisonneuve et C'\ 1864. in-8°.
— Rapports divers sur le Yucatan, adressés à S. E. le Ministre de l'Instruction publique en 1864 et 1865, et extraits des Archives de la Commission
scientifique du Mexique. Paris, Imprimerie Impériale, 1865. iii-8°. Cartes et gravures sur bois.
— Recherches sur les ruines de Palenqué et sur les origines de la civilisation du Mexique. Texte publié avec les dessins de M. de Waldeck, sous les auspices de S. E. M. le Ministre de l'Instruction publique. Paris, Arthus Bertrand, 1866. gr. in-fol. pap. vélin, avec 56 pi. des ruines de Palenqué, vases, bas-reliefs, etc., dessinés par M. de Waldeck.
Cet ouvrage a un autre titre qui le précède : " Monuments anciens du Mexique. — Palenqué et autres ruines de l'ancienne civilisation du Mexique, collection de Vues, Bas-Reliefs, Morceaux d'Architecture, Coupes, Vases, Terres Cuites, Cartes et Plans, dessinés d'après nature et relevés par M. de Waldeck, texte rédigé par M. Brasseur de Bourbourg. — Il existe de cet ouvrage une édition tirée grand in-é", sans planches.
— Quatre Lettres sur le Mexique. Exposition absolue du système hiéroglyphique mexicain; la fin de l'âge de pierre. Époque glaciaire temporaire. Commencement de l'âge de bronze. Origines de la civilisation et des religions de l'antiquité. D'après le Teo-Amoxtli et autres documents Mexicains. Paris, Maisonneuve et C'\ 1868. in-8°. Nombreuses gravures sur bois dans le texte.
— Lettre à M, Léon de Rosny sur la découverte de documents relatifs à la haute antiquité américaine, et sur le déchiffrement de l'écriture phonétique et figurative de la langue maya. Paris, Amijot, 1869. in-8^ 2 planches.
Extrait des Mémoires de la Société d'Ethnographie de Paris.
— Catalogue des caractères mayas (fondus à l'imprimerie impériale pour la publication du Manuscrit Troano. Études sur le système graphique et la
langue des Mayas). (Paris, Imprimerie Impériale, 1869). gr. in-4°.
23 pp. Ce catalogue, extrait des Études sur le système graphique et la langue des Mayas, n'a été tiré à part que pour l'usage de l'Imprimerie Impériale.
— Manuscrit Troano. — Études sur le système graphique et la langue des Mayas. Paris, Imprimerie Impériale, 1869-70. 2 vol. in-4*'.
Cet ouvrage a été publié par ordre de S. M. l'Empereur et par les soins du Ministre de l'Instruction publique. Le tome !«'' comprend l'exposé du système graphique des Mayas, pour lequel 600 caractères ont été fondus à l'imprimerie impériale. Vient ensuite le MSS. Troano, reproduit fidèlement en 70 planches, imprimées en lithochromie. — Le tome II comprend la grammaire, la chrestomathie et le vocabulaire maya-français et espagnol.
BRUYAS (R. P. Jacobo). Radiées verborum Iroquseorum. Auctore R. P. Jacobo Bruyas, Societatis Jesu. Neo-Eboracl; typis J. M. Shea. gr. in-8°.
Volume de la collection de M, Shea.
BURGOA (Fr. Francisco de). Palestra historial virtudes, y exemplares Apostolicos, fundado del zelo de Insignes Heroes de la Sagrada Orden de Predicadores en este Nuevo Mundo de la America, y Provincia de Guaxaca, en las Indias Occidentales : dispuesta, y ordenada por el muy R, P. M. Fr. Francisco de Burgoa, hijo de la misma Provincia, su provincial dos vezes, y una su Definidor en Roma , corrector y visitador General de Libros , Comissario y Calificador por la suprema y General Inquisicion, y Vicario actual de la Casa de Huaxolotitlan. Impresso en Mexico : En la Imprenta de Juan Rihera, Anode 1670. in-fol.
Front, gravé aux symboles de l'Immaculée Conception et de Saint Dominique (le titre manque). 8 fnc. 267 ff. table incomplète.
Le père Burgoa, dont aucun catalogue bibliographique ne fait mention, naquit à Oaxaca (Mexique), à la fin du XVI« siècle. Il prit l'habit
de Saint Dominique en 1620 et exerça longtemps le ministère sacerdotal parmi les Indiens de son pays. Élu Provincial, en 1649, il fut envoyé à Rome, en 1656, pour assister au chapitre général de son ordre. Il mourut dans un grand âge à ïeozapotlan, en 1681. Burgoa possédait en perfection la langue Zapotèque et la Mixe, et comprenait plusieurs autres idiomes indigènes. Il publia divers ouvrages à Mexico et un Panégyrique de Saint Thomas d'Aquin à Madrid, en 1658. Mais ses travaux les plus intéressants, sous tous les rapports, sont la Palestra historial, histoire de la vie des principaux membres de l'ordre de Saint Dominique, dans la province d'Oaxaca, et, surtout l'ouvrage suivant.
— Geografica descripcion de la parte Septentrional del Polo Artico de la America, y Nueva Iglesia de las Indias Occidentales, y sitio astronomico de esta Provincia de Predicadores de Antequera Valle de Oaxaca : en diez y siete grados de Tropico de Cancer : de baxo de los aspectos, y radiaciones de Planetas morales, que la fundaron con virtudes célestes, influyendola en santidad, y doctrina. Consagrala A su esclarecido Patriarca Santo Domingo, decoroso Timbre de Guzmanes, Planeta céleste del zodiaco de luzes, can May or del Agosto fertil de la predicacion evangelica, descanso de la militante Jerusalen, y dia septimo para el alivio de la Iglesia: el P. M° Fr. Francisco de Burgoa, etc. Impresso en Mexico: En la imprenta de Juan Ruyz. Ano de 1674. 2 tom. in-fol. vél.
Tom. I. Front, gravé comme le précédent. 9 fnc. 198 fi". — Tom. II. front, gravé ; titre : " Segundo Tomo de la Segunda parte de la Historia Geografica descripcion de la parte septentrional del Polo Artico de la America, etc. „ 199-423 ff". 3 fnc. Chapitre sans numéro d'ordre, en supplément: " Cap. — De la vida y costumbres de el Padre Fr. Nicolas de Rojas. 18 £f. 10 fnc. de table. Exempl. neuf.
Cet ouvrage est le plus important de ceux du père Burgoa. Il est rempli de détails fort intéressants sur l'histoire des petits royaumes de l'état d'Oaxaca, sur les princes, les prêtres, les temples, les palais, les grottes sépulcrales, la religion et les rites de l'idolâtrie antique de cette contrée. Burgoa aimait le paysage et le pittoresque ; on le sent à la lecture de son ouvrage, bien que le style en soit souvent emphatique et diffus. C'est néanmoins l'unique source qui nous soit restée de l'histoire des indigènes d'Oaxaca. On y trouve en particulier
la description des temples et des palais de Mictlan, du cérémonial observé pour le pontife suprême qui y faisait son séjour, etc.
Ouvrage excessivement rare, même à Mexico, formant une collection complète avec le précédent.
BUSTAMANTE (Carlos Maria de). Suplemento a la historîa de los très siglos de Mexico, durante el gobierno espanol. Escrito por el padre Andres Cavo. Preséntalo el Lie. Carlos Maria de Bustamante, como continuador de aquella obra. Mexico, 1836-1838. Imprenta de Luis Abadiano. 2 vol. in-4° vél . , formant les tomes III et IV de l'ouvrage de Cavo .
Bustamante commence sa continuation au 25 juin 1767, jour de l'expulsion des jésuites de Mexico, dont il se montre partout l'ami et le défenseur : il la termine avec l'acte de l'indépendance mexicaine et la proclamation de l'empereur Augustin 1«'' (Iturbide), en 1821.
Don Carlos Maria de Bustamante, auteur et éditeur d'un grand nombre d'ouvrages sur l'histoire ancienne et moderne du Mexique, naquit en 1774, à Oaxaca, d'un père espagnol, José Antonio Sancbez de Bustamante. Il commença ses études dans sa ville natale et prit ses grades en droit à Mexico. Outre la jurisprudence, il étudia la théologie. Après une carrière brillante comme avocat, durant plusieurs années, il commença, en 1805, la publication du " Diario de Mexico „, qu'il continua en dépit des obstacles que lui suscita surtout le viceroi Iturrigaray. Il adhéra avec ardeur aux premiers mouvements de l'indépendance et, à la suite de la proclamation de la constitution de Cadix, en 1812, profitant de la liberté de la presse, il publia le journal " el Juguetillo „ (le petit jouet) ; mais cette liberté ayant été bientôt après suspendue par le gouvernement et sa propre liberté se trouvant menacée, il alla se cacher à Tacubaya, d'où il ne tarda pas à se joindre aux amis de l'indépendance. Depuis cette époque jusqu'à la chute définitive du gouvernement espagnol, sa vie fut plusieurs fois en péril : il venait de sortir du château de San Juan, à la Vera-Cruz, lorsque l'indépendance du Mexique fut proclamée à Iguala. Sous le court règne d'Iturbide , sa franchise lui suscita de nouvelles persécutions : il en souffrit plus encore après la chute de l'empire, et, en 1827, il fut jeté en prison pour la liberté extrême de son langage dans la presse périodique. En 1836, à la création de la junte du pouvoir suprême conservateur, il fut élu l'un des cinq qui la formaient et continua d'en faire partie jusqu'à la révolution de 1841 qui renversa cette forme de gouvernement. De 1824 jusqu'à l'époque de sa mort, il ne cessa de faire partie du gouvernement d'une naanière ou d'une autre, ayant presque toujours été député d'Oaxaca. Dans ses dernières années, devenu veuf, il se remaria à une jeune femme, malgré son âge
avancé. L'invasion des Etats-Unis et l'entrée des troupes américaines à Mexico achevèrent d'abattre ses forces, déjà affaiblies par suite de cette union. L'histoire de cette invasion fut son dernier ouvrage : il mourut comme il avait vécu, en chrétien sincère, au mois de septembre 1848. Une note manuscrite ajoutée à son nom par un ami dans mon exemplaire de Beristain, dit ainsi : " Ha sido de una facundia y retentiva singular : célèbre anticuario é historiador de la revolucion mexicana ; pero su eximia piedad lo ha inclinado a créer cosas que résiste la critica é ilustracion del siglo. „
BUSTILLO (D. Juan Gonzalez). Extracto ô Relacion methodica, y puntual de los autos de reconocimiento, practicado en virtud de comision del Seîior Présidente de la Real Audiencia de este Reino de Guatemala. Impreso en la Oficina de D. Antonio Sanchez Cubillas, en el Puehlo de Mixco, en la casa que llaman de Comunidad de Santo Domingo. Ano de 1774. in-foL, 86 pp.
— Razon puntual de los sucesos mas mémorables, y de los extragos, y danos que ha padecido la ciudad de Guatemala y su vecindario, desde que se fundô en el parage llamado Ciudad Vieja, 6 Almolonga, y de donde se trasladô a el en que actualmente se halla. Mixco, etc. 1774. in-fol. 12 pp.
— Razon particular de los templos, casas de comunidades, y edificios publicos, y por mayor del numéro de los vecinos de la capital Guatemala ; y del déplorable estado a que se hallan reducidos por los terremotos de la tarde del veinte y nueve de julio, trece y catorce de diciembre del ano proximo passado de setenta y très. En la Oficina de Don Antonio Sanchez Cubillas, en el establecimiento provisional de la Hermita (despues la Nueva Guatemala). Ano de 1774:. in-fol. 19 pp. et 14 de suite.
Les trois ensemble dans le même volume.
Ouvrages curieux pour l'histoire de la destruction de la Antigua
Guatemala et l'édification de la capitale actuelle. Mixco, oîi furent imprimés les deux premiers opuscules, est un village pittoresque situé à mi-côte des monts, Cakchiquels, à l'ouest de la capitale actuelle.
CABRERA (Dr. D. Pablo Felis). Teatro critico Americano 6 Nueba tentativa p* la solucion del gran Problema Historico sobre la Poblacion de la America. Discurso I, para su introducion compuesto por el D"" D" Pablo Felis Cabrera. Tomo I. in-fol.
MANUSCRIT en 54 £f. Ce document est l'original de celui qui fut en partie publié, en anglais, avec le Rapport d' Antonio del rio, sous le titre : Discovery of the ruins of an ancient city, etc. London, 1822. C'est le travail de plagiaire que combat avec tant d'amertume, dans son ouvrage, le chanoine Okdonez, voir ce nom, Historîa del cielo y de la tierra, etc. Tout ce que l'on sait de Cabrera, c'est qu'il était Italien et qu'il fut quelque temps domicilié à Guatemala, oii il profita des manuscrits qu'Ordoiiez y avait laissés.
GALDAS (Sébastian Eosica de). Copia de Carta escrita a su Majestad D. Carlos Segundo, Rey de las Espanas y Nuevo Mundo, por Don Sébastian Alvarez Alfonso Rosica de Caldas, Sr. de la casa de Caldas, etc. governador y capitan gênerai de las provincias de Guatemala y présidente de la Real Audiencia, sobre la conquista, reducion y conversion de las provincias del Lacandon, en 30 de Enero de este aiio de 1667. Impresso en Guatemala por Joseph de Pineda Ybarra, 1667. in-fol. 11 pp.
Document unique aujourd'hui et dont il n'y a même pas d'exemplaire à Guatemala, la presque totalité de ceux qui existaient ayant disparu avec les terribles événements du tremblement de terre .de 1773, par suite desquels eut lieu la translation de la Antigua à la Nueva Guatemala.
L'auteur de ce document était gouverneur et capitaine général du royaume de Guatemala, au nom du Koi d'Espagne.
CAMPOSECA (Marcial). Confesionario para confesar a los Indios por su idioma, sacado en lengua CHANABAL por Marcial Camposeca para el uso del
M. R. P. Fray Benito Correa, en Comitan, a 16 de julio del ano de 1813. in-4°.
MAITirSCBIT, de 7 £f. seulement, mais avec celui du père Paz (voir ce nom) unique monument connu de la langue Chanabal. Cette langue, selon ce que disent les gens de Comitan, ne s'appellerait ainsi, que parce qu'elle serait issue et composée des quatre langues voisines, existantes autour du canton de Comitan : le Tzendal à l'est, le Tzotzil au nord, leMam de Soconusco à l'ouest et le Pokoman de Jacaltenango , au sud. La langue Chanabal se borne donc à un très petit nombre de localités, autour de Comitan et dans un rayon d'environ douze lieues de diamètre, étendu en particulier vers la frontière du Guatemala, au sud.
CANCER (V. Fray Luis). Varias copias, versos é himnos en lengua de coban Verapaz, sobre los misterios de la religion para uso de los Neofitos de la dicha provincia, compuestos por el Ven. Padre Fray Luis Cancer, de la orden de Santo Domingo. In-4°.
MAinjSCJSIT de 33 ff. Ce document provient des anciennes archives de l'évêché de Coban, dans la Verapaz. Lorsque j'arrivai à Kabinal , il était dans la possession d'Ignacio Coloché, alors secrétaire de la municipalité indigène et qui m'en fit présent avec plusieurs autres documents du même genre. Il m'assura qu'il remontait traditionnellement au Ven. Luis Cancer, l'un des premiers apôtres de la Verapaz. Fray Luis Cancer, né à Balbastro, en Arragon, fut le compagnon de Las Casas et d'Angulo, et l'on sait avec quelle sainte ardeur il défendit la liberté des indigènes, dans la réunion des évêques et des théologiens qui se tint à Mexico, en 1546. D'accord avec Las Casas ce fut lui qui composa les premiers chants chrétiens, destinés à gagner les indigènes de la Verapaz, oiî les introduisirent quelques marchands convertis à la nouvelle foi. Ces chants furent écrits d'abord dans l'idiome quiche de Zacapulas, puis en Cacchi de Coban, etc. Étant retourné en Espagne, dans l'intérêt des Indiens, il fut envoyé de là dans la Floride, où il fut mis à mort par les barbares, en 1549.
Ce MS. est le seul monument de ce genre existant aujourd'hui. On y trouve les airs notés sur lesquels les cantiques se chantaient.
CANTARERO (José Pio). Oracion funèbre pronunciada por el clerigo menorista José Pio Cantarero, indigno familiar que fué del Exelentisimo é Ilmô Sr. Dr. y Maestro Don Jorge de Viteri y Ungo, dignisimo Obispo de Nicaragua. El dia 25 de agosto,
en las exequias que hizo el sentimental Barrio de Sn Felipe para recordar la memoria de su buen Pastor el inmortal Sr. Viteri. — (Léon de Nicaragua) Ano de 1853. in-4''. Voir au volume, Zecena (Basilio), Oracion, etc.
CANTOS EN LENGUA MEXICANA, unos originales, y otros trasladados de la lengua Othomi, sacados de un Manuscrito antiguo, sin nombre de autor, en la biblioteca de la universidad de Mexico, pet. in-fol.
MANUSCRIT de 18 ff., copié par moi à la bibliothèque de l'Université de Mexico, au mois de février 1865. Il ne portait aucun nom, ni date : il paraît appartenir par l'écriture au XVII« siècle, bien que les chants qui y sont contenus remontent en grande partie à des temps antérieurs à la conquête espagnole. Chacun de ces chants porte en tête une indication de l'air et de l'intonation "qu'il fallait lui donner, comme aussi parfois de l'instrument dont on l'accompagnait, d'après la mesure musicale du rythme mexicain.
GARDENAS (lUmo fray Thomas de). Arte de la LENauA CACCHi, dc Cobau en la Verapaz, compuesto por el lUmo Sr. Don fray Thomas de Cardenas, de la Orden de Predicadores, quarto obispo de Coban. in-4°.
MANUSCRIT, de 75 ff. un manque. Ce document provient des anciennes archives épiscopales de Coban et me fut donné à Rabinal par Ignacio Coloché, alors secrétaire de la municipalité indigène. Il m'assura que la tradition l'attribuait au quatrième évêque de la Verapaz. Ce quatrième évêque fut Fray Thomas de Cardenas, qui avait été précédemment prieur du couvent des Dominicains de Cordoue oii il avait reçu l'habit de son ordre, en 1534. Ce fut lui qui fonda la coinmune de Zacapulas, en amenant dans la plaine les indigènes de la ville des hauteurs où ils étaient fortifiés. Nommé évêque de la Verapaz, en 1565, il mourut à Coban, en 1580.
La langue Cacchi, alternativement orthographiée Cakchi, et Quekchi, n'est nullement le Cakchiquel, ainsi que semblerait le penser Ludwig (American Aborigenal languages, table, pag. 250). C'est une langue très-distincte, apparentée au Pocomchi,au Pokoman et au Chol, comme au Maya, dont elle semble être le lien intermédiaire, pour venir ensuite s'unir aux trois dialectes Quiche, Cakchiquel et Tzutuhil
de la langue métropolitaine de Guatemala. Le Cacchi se parle encore aujourd'hui à Coban et à San Pedro Carclia ; si le Quekchi en diffère, ce ne peut être que de fort peu de chose ; il est le dialecte parlé à Cahabon et àLanquin, dernières communes de la Verapaz, vers le nord.
CARDENAS Y CANO (Don Gabriel de). Ensayo Cronologico para la historia gênerai de la Florida. Contiene los descubrimientos, y principales sucesos, acaecidos en este Gran Reino , a los Espanoles, Franceses, Suecos,Dinamarqueses, Ingleses, y otras naciones, entresi y con los Indios : cuias Costumbres , Genios , Idolatria , Govierno , Batallas , y Astucias, se refieren : y los Viages de algunos Capitanes, y Pilotos, por el Mar de el Norte, à buscar Paso à Oriente, ô union de aquella Tierra, con Asia. Desde el ailo de 1512, que descubrio la Florida, Juan Ponce de Léon, hasta el de 1722. Escrito por Don Gabriel de Cardenas Z Cano, (pseudonyme de Ant. Gonz. Baecia) En Madrid, En la Oficina Real, y à Costa de Nicolas Rodriguez Franco, ano de 1723.
15 fnc, 268 pp., 6 fnc. Voir Garcilaso de la Vega.
CAROCHI (P. Horacio). Arte de la lengua mexi- CANA con la declaracion de los adverbios délia, Al Ilmô y Rmô. Senor Don Juan de Manozca, Arzobispo de Mexico, etc. por el padre Horacio Carochi Rector del Colegio de la C^ de Jésus de San Pedro y San Pablo de Mexico. Aho de 1645. En Mexico : Por Juan Ruiz. in-é**.
5 fnc. 132 ff.
Le père Carochi (en italien Carocci) naquit à Florence en 1586. Ayant pris la règle de Saint Ignace, il fut envoyé à Mexico avant la conclusion de ses études. Il fut tour à tour secrétaire de la province, recteur du collège de Tepotzotlan et supérieur de la maison Professe de Mexico, où il mourut en 1686. Outre sa Grammaire qui est aussi estimée qu'elle est rare, il laissa MSS. un vocabulaire considérable de
la langue mexicaine, des sermons dans la même langue, ainsi qu'un vocabulaire et une grammaire de la langue othomie. Cet exemplaire est un des plus beaux existants.
CARRASCOSA (Romiialdo) . Al Exmô Sr. Gobernador j Comandante General del Departamento de Tabasco, etc. Estadistica del distrito de la Sierra, en el mismo departamento. San Juan Bautista, Enero 7 de 1854. in-4°.
Voir au volume : Documentas Estadisticos para servir à la hîstoria y geografia de los Departamentos de Chiapas y Tabasco.
CARRIEDO (Juan B.). Estudios historicos y estadisticos del estado Oaxaqueîio. Escritos por Juan B. Carriedo. Oaxaca, imprenta del autor, 1850 et 1849. 2 vol. in-4°.
Détails de statistique, d'histoire et d'archéologie, intéressants et fort peu connus sur l'état d'Oaxaca, au Mexique. A la fin du tome l^"" se trouve le fac-similé de la signature de l'historien Bukgoa, dont Carriedo a extrait en partie son ouvrage. Voir ce nom.
CARRILLO (D. Crescendo). Historia de Welinna leyenda Yucateca en dos partes y un apéndice de notas histôricas y crîticas por D. Crescendo Carrillo, presbltero. Merida. hnprenta de José Dolores Espinosa. 1862. in-4^
Cet ouvrage est une espèce de roman historique, dû à une plume féconde et toujours occupée. C'est problablement l'unique exemplaire en Europe.
— El Repertorio Pintoresco 6 Miscelanea instructiva y amena consagrada a la religion, la historia del pais, la filosofia, la industria y las bellas letras. Editor y litôgrafo D. José D. Espinosa Rendon, redactor D. Crescendo Carrillo presbitero. Merida. Imprenta de José D. Espinosa, 1863. in-4°, de 586 pp.
Ce volume renferme un nombre de documents curieux sur l'histoire, l'industrie, l'histoire naturelle, et l'archéologie du Yucatan. Il
contient des éphémérides intéressantes , des portraits dessinés sur pierre et des vues de monuments anciens et modernes, d'une exécution très faible, mais qui ne laisse pas de donner une idée assez juste des choses qu'elles représentent. Ajoutons que Don Crescencio Carrillo est de tous les littérateurs de son pays le plus actif et le plus abondant.
— Estudio historiée sobre la raza indigena de Yucatan, porD. Crescencio Carillo, presbitero. Veracruz, 1865. Tipografia de J. M. Blanco. in-4°, 26 pp.
— Observacion critico historica ô Defensa del clero Yucateco por D. Crescencio Carrillo, presbitero. Merida, hnprenta de José D. Espinosa é hijos, 1866. in-4° mayor.
A la suite.
— Disertacion sobre la literatura antigua de Yucatan, por Crescencio Carrillo, presbitero. gr. in-4°.
Ensemble 38 ff.
CARTA DEL PROVINCIAL de Santo Domingo al obispo de Guatemala, sobre los asuntos de Verapaz y de Lacandon. In-fol.
MATTUSCBIT en 2 £F., traitant des missions parmi les Lacandons et Itzas du Peten (XVII« siècle).
Relié au vol. Documentos originales de Verapaz y Lacandon.
CARTILLA Y CATECISMO de la doctrina cristiana en castellano y qquechua. Con adicion de algunas oraciones muy devotas, oracion preparatoria para antes de rezar la Doctrina Cristiana, actos de Fé, Esperanza, y Caridad, modo de oir el Santo Sacrificio de la Misa, Esplicacion del signiiîcado de las vestiduras sagradas, del Ayuno y de la Usura, para que los padres de familia instruyan à sus hijos y domesticos. Cuzco. Ano de 1845, Imprenta del Seminario. in-4'*, 32 pp.
Cet ouvrage ne porte aucun nom d'auteur, ni d'indice qui puisse le faire découvrir.
CASTILLA (Sr. Dr. Dn. José Maria). Oracion funèbre que en las solemnes exequias celebradas en la Santa Iglesia Metropolitana, al cadaver del Ilmô y Excmo Sr. Dr. Dn. Fray Ramon Casaus y Torres, digno arzobispo de esta diocesis, etc., predicô el Sr. Dr. Dn. José Maria Castilla, canonigo de esta Santa Iglesia y Rector del Colegio Tridentino, el dia 26 de junio de 1846. in-4°.
Oraison funèbre en latin, 17 pp., précédée de :
Relacion de las esequias que se hicieron en la Santa Iglesia catedral de Guatemala al Exmo é Ilmô Sr. Dr. y Mtro Don Fray Ramon Fco Casaus y Torres (Q. S. G. H.) dignîsimo Arzobispo de esta metropoli, etc. Guatemala, 1846. Imprenta de la Paz. in-4°, XVI pp. et 4.
L'auteur de cet opuscule, chanoine de la cathédrale de Guatemala, où il est mort il y a peu d'années, passait pour un bâtard du roi Charles IV, d'Espagne.
GATECISMO (tercero) y exposicion de la doctrina christiana por sermones (en qquichua y espanol). Para que los curas, y otros ministros prediquen, y ensenen a los Indios, y a las demas personas : conforme a lo que se proveyo en el Santo Concilio Provincial de Lima el aîio pasado de 1583. Mandado reimprimir por el Concilio provincial del afio de 1 773 . En la oficina de la calle de San Jacinto. in-4°.
Sans date ni nom de libraire, ni d'auteur.
Lie. et mandement de Don Toribio Alfonso Mogrovejo, du 23 juillet 1583, 1 f . 9 proemio, 515 pp.
Tous les sermons sont en paragraphes, alternativement en espagnol et en qquichua ou langue des Incas. Les sermons XIX et XXIII ont, en particulier, rapport aux superstitions des indigènes.
CAULIN (Fr. Antonio). Historia coro-graphica natural y evangelica de la Nueva Andalucia provincias de Cumana, Guayana y Vertientes del Rio Ori-
noco; por el M. R. P. Fr. Antonio Caulin, dos vezes Prov^ de los Observantes de Granada. (Madrid)^ 1779. in-fol.
Titre gravé, 8 fnc, 482 pp. carte 3 pi., représentant le martyre du P. André Lopez, celui de Nicolas Gervais de Labride, religieux du diocèse de Lyon, nommé évêque par Benoît XIII. Il fut mis à mort par les Caraïbes, avec son chapelain et quelques autres.
CAVO (P. Andres). Los très siglos de Mexico durante el gobierno espagnol, hasta la entrada del ejército trigarante, obra escrita en Roma por el Padre Andres Cavo de la compania de Jésus. Publicala con notas y suplemento, el Lie. Caelos Maeia DE BusTAMANTE, etc. Mexico, Imprenta de Luis Abadiano, 1836-1838. 4 vol. in-4".
Les deux premiers volumes seuls sont du père Cavo, qui les écrivit sous le titre de Historia civil y politica de Mexico. Mais Bustamante, à qui je ne veux, d'ailleurs, rien ôter de son mérite, avait la manie de changer les titres des ouvrages dont il fut l'éditeur. La suite qu'il donna à l'ouvrage de Cavo, porte pour titre : Suplemento d la Mstoria de los très siglos de Mexico, etc. Voir Bustamante (Carlos Maria de). L'ouvrage entier a été republié à Mexico en 1852, 1 vol. grand in-é".
Le père Andres Cavo était Mexicain : il naquit à Guadelaxara en 1789. n entra chez les Jésuites de Mexico en 1758, et c'est là qu'il écrivit son ouvrage qu'il mena jusqu'à l'expulsion de son ordre. Déporté avec les autres jésuites mexicains, en 1767, il résida depuis constamment à Rome, où il vivait encore en 1794, travaillant à son Histoire du Mexique.
CEDULAS REALES (Tres) dirigidas a los Oidores de la Audiencia Real de la ciudad de Mexico y al governador y capitan gênerai, Présidente de Guatemala. 1677-1680. in-fol.
MANUSCRIT en 2 ff. copies par ordre, des originaux, reliées au vol. Documentos originales de Verapaz y Lacandon.
GELARAIN (D. Juan Pablo) y D. José Antonio Garcia. Itinerarios y Leguarios que proceden de Merida capital del Estado de Yucatan a las vigias de su parte litoral : a las cabeceras de los partidos
que lo componen; de estas a las que son limitrofes; y de los puntos mas notables de su costa (facilitados por el Sr. Don Juan Pablo Celarain y el Sr. Cura D. José Antonio Garcia) Merida. Tipografia à cargo de Manuel Mimenza. 1851. in-8°, 32 pp.
Petit livre rempli de détails intéressants et absolument inédits. Voir : Sierra, Pequeno Catecismo de Geografia, etc.
CHARLEVOix (le P. Pierre François Xavier de). Histoire de l'île Espagnole ou de Saint Domingue. Écrite particulièrement sur des mémoires manuscrits du père J. B. Le Pers, jésuite, missionnaire à Saint Domingue, et sur les pièces originales qui se conservent au dépôt de la marine par le P. Pierre François Xavier de Charlevoix, de la compagnie de Jésus. Paris, Pralard, 1731, 2 vol. in-4°, cartes et vignettes.
— Histoire du Paraguay, par le P. Pierre François Xavier de Charlevoix de la Compagnie de Jésus. Paris, Didot, etc., 1757. 6 vol. in-12. Cartes.
Cet ouvrage est le meilleur et le plus exact que l'on ait sur le Paraguay, en français. Il est intéressant surtout pour les détails qu'il contient sur le " Grand-Chaco. „ L'auteur, né à Saint-Quentin en 1682, mourut en 1761. Il partit pour les missions du Canada, en 1720, remonta le Saint Laurent et les lacs, fit une excursion au pays des Illinois et descendit le Mississippi. Il visita Saint-Domingue, en 1722.
GHICA (P. Fr. Manuel M^ de la). Informe hecho al Ilmo Senor Arzobispo de Guatemala sobre el estado de las misiones de Verapaz, firmado por, el R. Padre Fr. Manuel Maria de la Cbica, Ord. Pred. fecbo del Convento de Santo Domingo de Guatemala a 23 de Octubre de 1819. in-fol.
MANUSCBIT, en 16 pp. Suivi du Kapport du père Francisco Abella, formant 9 pp. relié au vol. Documentas originales de Verapaz y Lacandon.
CHIMALPOPOGATL GALICIA (Lie. Faustino).
Devocionario para oir Misa (en lengua mexicana) Dedicado a los Indios p*" el Lie. Faustino Chimalpopocatl Galicia. in-32.
MANUSCRIT de 33 pp. écrit en entier de la main de l'auteur, vers l'année 1848, en langue nahuatl.
— Silabario de Idioma Mexicano por el Lie. D. Faustino Chimalpopocatl Galicia. Mexico -. 1849. Lnprenta de las Escalerillas, n. 7, dirigida por M. Castro. in-8°, 16 pp.
L'auteur de cet opuscule, ainsi que du précédent, descendant d'un frère de l'empereur Montézuma, fut, en des temps meilleurs, professeur de langue mexicaine à l'université de Mexico. Il est consulté et considéré par les indigènes comme leur avocat par excellence dans toutes leurs difficultés. J'ajouterai que la fille de D. Faustino accompagna, en qualité de dame d'honneur. Sa Majesté l'Impératrice Charlotte, dans le voyage entrepris au Yucatan, par cette infortunée princesse, en 1865.
CHONAY (Presb. Dionisio José). Titulo de los Seîiores de Totonieapan, eserito en lengua quiehé, el ano de 1554, y traducido al Castellano el ano de 1834, por el Padre Dionisio José Chonay, indigena, Cura de Sacapulas. El original quiehe se conserva en el archivo municipal de Totonieapan (Guatemala), in-fol.
manuscrit de 18 ff. copié par moi à Totonieapan, au mois de juin 1860. Ce document traduit par le père Chonay, sur l'original quiche, dans l'intérêt des indigènes de Totonieapan, est une histoire complète de la nation quichée, variante de celle que contient le Popol Vuh (voir Bkasseur de Bourbourg) : elle est remplie de détails d'un haut intérêt pour cette contrée, comme pour l'histoire générale des tribus indigènes de l'Amérique centrale et du Mexique.
CLAVIGERO (D. Francesco Saverio). Storia antiea del Messieo cavata da' migliori storici spagnuoli e da' manoscritti, e dalle pitture antiche degl' Indiani : Divisa in dieci libri, e corredata di carte geografiehe e di varie figure : e dissertazione suUa Terra, sugli Animali, e sugli abitatori del
Messico : opéra dell' abate D. Fraucesco Saverio Clavigero. In Cesena 1780. Per Gregorio Biasini, alV insegna diPallade: 4: vol. in-4°, cartes et planches, vél.
Édition originale de l'auteur.
Clavigero naquit à la Veracruz, en 1731, et entra au noviciat des Jésuites de Tepotzotlan, en 1748. Ses études furent plus brillantes que profondes et au collège de Puebla où il fut envoyé à l'âge de 20 ans, il se laissa aller plus ou moins à la lecture de la philosophie moderne, bien qu'à l'insu de ses supérieurs. De retour à Mexico, il se dédia à l'étude des documents concernant l'ancienne histoire du Mexique, qu'il trouva en abondance dans la bibliothèque du collège de San Pedro y SanPablo, de son ordre. Expulsé du Mexique avec les autres membres de la compagnie de Jésus, en 1767, il se retira à Cesène où il composa son " Histoire du Mexique „ . Il l'écrivit d'abord en espagnol ; mais l'autorisation de l'imprimer lui ayant été refusée en Espagne, il la traduisit en italien. Cet ouvrage fut depuis traduit en espagnol et publié à Londres, en 1826. Ackerman et C'*, 2 vol. in-8°. Clavigero mourut à Bologne en 1787.
CODAZZI (Agustin). Atlas fisico y politico de la Republîca de Venezuela, dedicado por su autor el coronel de ingenieros Agustin Codazzi al congreso constituyente de 1830. Caraccas, 1840. gr. in-fol., titre gravé, 8 pp. et 20 cartes, dont plusieurs dont subdivisées.
Atlas très-estimé et fort rare. Il est le complément obligé de l'ouvrage suivant.
— Resùmen de la geografîa de Venezuela por Agustin Codazzi, formado sobre el mismo plan que el de Balbi y segun los conocimientos prâcticos adquiridos por el autor en el curso de la comision corogrâfica que puso a su cargo el gobierno de Venezuela. Paris, imprenta de H. Fournier y C^ 1841.
Cet ouvrage, imprimé à Paris, n'y a jamais été vendu qu'occasionnellement, les exemplaires en ayant été expédiés à peu près tous au Venezuela, où se grava l'Atlas précèdent qui en est le complément. L'un et l'autre sont également estimés et on peut les considérer comme les meilleurs ouvrages de géographie et de statistique moderne, publiés dans l'Amérique espagnole.
CODEX CHIMALPOPOCA (Copie du), contenant les Époques, dites Histoire des Soleils et l'Histoire des Royaumes de Colhuacan et de Mexico, texte MEXICAIN (corrigé d'après celui de M. Aubin), avec un essai de traduction française en regard, gr. in-4°.
MAIfUSCRIT de 93 ff., copié et traduit par le signataire de la bibliothèque. C'est la copie du document marqué au n" 13, § VIII du catalogue de Boturini, sous le titre de : Historia de los Reynos de Colhuacan y Mexico, etc.
Ce document, oii pour la première fois j'ai soulevé le voile énigmatique qui recouvrait les symboles de la religion et de l'histoire du Mexique, est le plus important de tous ceux qui nous soient restés des annales antiques mexicaines. Il renferme chronologiquement l'histoire géologique du monde, par séries de 13 ans, à commencer de plus de dix mille ans avant l'ère chrétienne, suivant les calculs mexicains.
COGOLLUDO (Fr. Diego Lopez de). Los très siglos de la dominacion espanola en Yucatan, 6 sea Historia de esta provincia desde la conquista hasta la independencia. Escribiola Fr. Diego Lopez de Cogolludo, provincial que fué de la orden franciscana; y la continua un Yucateco. Tomo 1*", Campeche : Imprenta de José Maria Peralta, 1842. — Tomo 2°, Merida, Imprenta de Castilloy C° ,lS4:b . in-4°.
Cet ouvrage est la seconde édition de VHistoria de Yucathan de Cogolludo, faite par un littérateur du pays, Don Justo Sierra, mort depuis peu d'années, et qui eut, à l'imitation de Bustamante, le mauvais goût de changer les titres des ouvrages anciens. Les notes et appendices qu'il ajouta sont de mince valeur, et la continuation qu'il annonce au titre n'eut jamais lieu. Cogolludo, qu'il critique beaucoup trop, avait les défauts de son temps, comme Justo Sierra avait outre mesure ceux du sien. Le premier est un peu trop crédule à l'endroit des miracles et s'étend trop sur l'histoire des couvents de son ordre ; le second, incrédule et démolisseur, aide par une philosophie fausse et sans science, à achever la ruine de l'église, à laquelle seule le Yucatan doit les avantages dont il ait joui , depuis la conquête, la soumission des indigènes, la paix, son université aujourd'hui anéantie par un faux libéralisme, et ses institutions littéraires.
Cogolludo était natif de Alcala de Henares, en Espagne, ovi il avait pris l'habit de Saint François, en 1629.
COLECCION DE CEDULAS REALES, desde el ano de 1632 hasta el ano de 1769, concernientes al gobierno de las Religiones en las Americas, y especialmente en el Reyno de Guatemala, etc. in-fol.
Ces cédules sont au nombre de vingt-neuf et les six premières manuscrites, portent le grand sceau Royal aux armes d'Espagne. Quatorze sont signées de la main du monarque régnant " Yo el Rey. „
Chacune d'elles est im document original, relatif aux communautés religieuses de l'Amérique espagnole, dans leurs rapports avec le gouvernement colonial et celui de la mère patrie.
COLINA (Ilmô Sr. Carlos Maria). Pastorales varias del Ilmô Sr. D"" Don Carlos Maria, dignisîmo Obispo que fué de Chiapas y hoy dia de la Puebla de los Angeles, Guadalaxara, Dionisio Rodriguez, 1854. — Chiapa, Joaquim Armendariz, 1856. — Guatemala, Imprenta de la Paz, 1857-1859. — Guatemala, L. Lima, 1863. — Puebla, Neve y C\ 1864. 1 vol. in-fol. portrait pbotogr.
Ce volume comprend la plupart des Lettres Pastorales de Mgr. Colina, évêque de Chiapas et aujourd'hui de Puebla, relatives à l'usurpation des biens de l'église de Chiapas par l'administration civile, ainsi que celle qui fut écrite en commun avec les évêques de Guatemala au sujet des attaques de l'Italie sur le Saint Siège. La dernière fut écrite en commun avec les évêques du Mexique, lors de l'avènement de l'empereur Maximilien et de l'impératrice Charlotte.
Ces lettres sont aujourd'hui presque introuvables et forment un document intéressant pour l'histoire de l'époque.
— Cartilla de Coro que comprende toda clase de asistencias , funciones, solemnidades , cargos, oficios, deberes y obligaciones que hay que desempenar en la santa Iglesia catedral de Chiapas, asi por S. M. J. Sr. Dean y cabildo, como por sus capellanes, clero y demâs dependientes, segun el ôrden de restauracion , conveniente ritualidad y engrandecimiento dados a la misma Iglesia por su actual prelado el Ilmb. Sr. Dr. D. Carlos Maria
Colina y Rubio, dignîsimo obispo de esta diôcesis, etc. Madrid, imprenta de D. Luis Palacios, 1859. 1 vol. in-8.
COMPENDIO DE LA HISTORIA de Venezuela desde su descubrimiento y conquista hasta que se declaro estado independiente. Caraccas, imprenta de A. Damiron. 1840. in-4.
Ce livre ne porte aucune signature ; mais la lecture du privilège, qui précède le volume, laisserait croire qu'il est l'œuvre même de son éditeur et imprimeur, A. Damiron, à Caraccas.
CONFESIONARIO en la lengua de San Miguel Chicah, dialecto de la lengua quiche de Rabinal. in-4.
MANUSCRIT de 11 ff., écrits seulement au recto. San Miguel Chicah, commune d'environ 3000 âmes, est située dans la chaîne des monts qui sépare Rabinal de la ville de Salama, dans la Verapaz ; c'était naguère une localité dépendante de Rabinal, dont elle se détacha, il y a cinquante ans environ. Il y a fort peu de différence d'un dialecte à l'autre.
CONTESTACION que el Exmô Sr. Gobernador Constitucional del Estado, diô a la comunicacion oficial que el Ilustrîsimo Sr. Obispo le dirigio,con motivo de los supremos decretos de 12 y 13 de julio ultimo y circular de la secretarîa a las autoridades politicas del mismo. Tuxtla, imprenta del Gobierno, à cargo de Vicente Molina y Lara, 1859. in-4''.
Voir au volume : Documentos estadisticos para servir à la Mstoria y geografia de los departamentos de Chiapas y Tabasco.
Ce document est une réponse de l'administration civile du département de Chiapas à l'une des pastorales de l'évêque diocésain, concernant l'usurpation des biens de l'église. Voir plus haut Colina.
CORTES (Hernan). Historia de Nueva Espana, escrita por su esclarecido conquistador Hernan Cortes, aumentada con otros documentos, y notas, por el Ilmô Sr. Don Francisco Antonio Lorenzana, arzo-
— no —
bispo de Mexico. En Mexico, en la imprenta del superior Gohierno, del Br. D. Joseph Antonio de Hogal. Ano de 1770. iii-fol.
Coll. : Titre avec gravure et front, gravé par Navarro; 9 fnc. pour la préface, etc. " Viage de hernan cortes desde la Antigua Vera-Cruz à Mexico, para la inteligencia de los pueblos, que expressa en sus cartas, y se ponen en el mapa „ XVI pp. Carte de la Nouvelle-Espagne, dressée par J. Ant. de Alzate y Ramirez, à Mexico, en 1769 : plan du grand Temple de Tenochtitlan ; et une planche représ, l'ancien calendrier mexicain. " Texte „ 400 pp., " indice „ 9 fnc. La carte de la Californie se trouve entre les pp. 328 et 329. Elle a été dressée et gravée à Mexico en 1541 par le pilote Domingo del Castillo.
Ouvrage rare, mais connu pour les documents intéressants qu'il contient. Entre les pp. 176-177, sous le titre de Cordillera de los pueblos que antes de la conquista pagaban tributo d el Emperador Muctezuma, y en que especie y cantidad, se trouvent 31 pi. (num. 32), offrant le fac-similé d'une collection hiéroglyphique qui faisait partie de celle de Boturini.
Le présent exemplaire est d'autant plus précieux qu'il porte au bas du titre le monographe de d. j. de a. xicotencatl, descendant du valeureux guerrier tlaxcaltèque, l'adversaire de Cortez, à qui il a appartenu.
— Cartas y relaciones de Hernan Cortés al emperador Carlos V, colegidas é ilustradas por Don Pascual de Gallangos. Paris, imprenta central de los ferro-carriles A. Chaix y C"-. 1866. gr. in-8''.
Cette collection des Lettres de Cortès, fort peu connue du public, pour n'avoir pas été mise dans le commerce ordinaire, est la plus belle et la plus complète qui ait encore été publiée. Elle contient non-seulement les lettres de ceux de ses lieutenants qui ont rapport à la suite de ses conquêtes, mais l'ensemble entier des lettres et relations du conquérant du Mexique : entre ces dernières, je citerai la longue lettre, datée de Mexico, 3 septembre 1526, oîi il rend compte à son souverain de son expédition au travers des marais de Tabasco et d'Acalan pour se rendre par la région du Peten-Itza au Golfe Dulce et au Honduras. C'est une des pièces les plus intéressantes de ce magnifique recueil.
On regrette seulement, en lisant les notes qui accompagnent cette splendide publication, qu'elles ne soient pas plus correctes. L'annotateur est fort savant, sans doute, dans la langue et l'histoire des Arabes; mais, bien qu'Espagnol, il montre fort peu de connaissance de la géographie et de l'histoire des antiques colonies que son pays possédait naguère en Amérique, Le public érudit n'en doit pas moins de
reconnaissance au véritable éditeur de ce recueil, Don Luis de Cuadra, banquier à Paris. Honneur au financier qui sait faire de sa fortune un si noble et légitime usage.
— Sumario de la residencia tomada a Don Fernando Cortes, Gobernador y Capitan General de la Nueva Espana, y a otros gobernadores y oficiales de la misma. Palaografiado del original por el Lie. Ignacio Lopez Rayon. (Documentos para la historia de Mexico, en el Archivo Mexicano). Mexico tipografla di Vicente Garcia Torres, 1852. 2 vol. in-4°.
Ces deux volumes comprennent la procédure faite à Cortès et aux autres conquérants, selon l'usage du gouvernement espagnol, en leur faisant rendre compte de leurs actes, devant tous les témoins à charge et à décharge, cités solennellement dans ces circonstances. Ils sont remplis de détails curieux et entièrement inédits relatifs à la conquête, et qu'on ne trouve que là.
COSTUMBRES, leyendas y tradiciones de Yucatan, sacadas de varios autores. in-fol.
MANUSCRIT de 20 ff., copie de pièces du " Registre Yucateco, „ non-originales, renfermant des détails fort curieux sur les usages des indigènes du Yucatan; n° 5 du vol. Documentos originales y copias para servir d la historia de Chiapas, Yucatan y Guatemala.
GRUZ (D. Luis de la). Descripcion de la naturaleza de los terrenos que se comprenden en los Andes, poseidos por los Peguencbes : y los demas espacios hasta el rio de Chadileubu, reconocidos por D. Luis de la Cruz, alcalde mayor provincial del ilustre cabildo de la Concepcion de Chile.
De la pag. 159 à la pag. 232, au tome II de la Historia Argentina de DiAZ DE GuzMAN. (Voir ce nom.)
GUEBA (Fray Pedro de la). Parabolas y exemplos sacados de los costumbres del Campo, obra escrita en lengua zapoteca para el consuelo é instruccion de los naturales de la misma lengua por el R. P. M. Fray Pedro de la Cueba, de la orden de Predicadores. In-4". vél.
MANUSCRIT original de 123 fF., portant les noms des divers grades de parenté, en Zapotèque. Plus bas, après un mot illisible, le nom de l'auteur, Pedro de la Cueba, avec paraphe, f. 3. " De lo que causa el aguacero llovediço sobre la tierra, „ titre suivi de blanc. Deux feuillets blancs manquent pour l'ordre de la numération. Au feuillet, précédant le commencement de l'ouvrage, j'ai écrit un titre en espagnol, d'après les données que fournit la table des matières, ainsi que l'histoire de la vie de l'auteur, d'après burgoa (voir ce nom). Enfin 16 fi', de table. Le livre est complet.
Fray Pedro de la Cueba (Cueva dans Burgoa) naquit à Antequera (cité d'Oaxaca) de parents renommés entre les premiers conquérants de ce pays. Il prit tout jeune l'habit de Saint Dominique et se distingua par ses sermons dans la langue Zapotèque. Aussi disait-on de son temps d'un bon orateur : Il prêche comme un Pedro Cueva. Elu prieur du couvent d'Oaxaca, il mourut en 1611, avant d'avoir fini son temps. Outre de nombreux Mss. existant naguère dans la bibiothèque de son monastère, on a de lui : Arte de la Gramatica de la lengua Zapoteca, C07iforme a la Gramatica Latina que escribiô Antonio Nebrija. Impr. en Mexico, 1607. in-8°. Le manuscrit en entier est de la même main que la signature.
CUEVAS AGUIRRE (D. Joseph Francisco de). Extracto de los autos de diligencias y reconocimientos de los rios, lagunas, vertientes y desagûes de la capital Mexico, y su valle: de los campos para su comunicacion, y su comercio : de los danos que se vieron : remedios que se arbitraron : de los puntos en particular decididos : de su practica, de otros a mayor examen reservados, para con mejor acierto resolverlos. Todo por disposicion del Excmô Senor D. Juan Francisco de Huemez y Horcasitas, Vi-Rey, etc. Lo escribiô de su mandato el Lie. D. Joseph Francisco de Cuevas Aguirre y Espinosa, etc. En Mexico^ por la viuda de D. Joseph Bernardo de Hogal. Ano de 1748. in-fol.
71 pp. avec carte imprimée en rouge de la allée de Mexico.
CURA DE TAKTIC. Confesionario en lengua KAHCHi, en metodo brève, escrito por un padre cura de la orden de Santo Domingo del pueblo de ïaktic, ano de 1812. in-4°.
MANUSCBIT en 10 fF. Cet opuscule me fut donné par un curé de Taktic, commune où l'on parle la langue Pocomchi et située non loin de Coban. Il me dit qu'il avait été écrit par un de ses prédécesseurs, religieux dominicain de la Verapaz. Du 7® f. verso commence " Para administrar el Sacramento del matrimonio „, suivi, au recto du 8^ , des noms de nombre, en langue cacchi, et au 8« f. recto du " Modo de administrar el Sacr*» del Viatico. „
DAVILA (Fernando Antonio). Bosquejo del curato de Quezaltenango por el cura encargado de la misma parroquia, Presbitero Fernando Antonio Davila. Guatemala : Imprenta de la Paz. 1846. in-4°.
115 pp. ouvrage de statistique assez curieux.
DAVILA PADILLA (Ilmô. Fray Agustin). Varia historia de la Nueva Espaîia y Florida, donde se tratan muclias cosas notables, ceremonias de Indios, y adoracion de sus idolos, descubrimientos, milagros, vidas de varones ilustres, y otras cosas sucedidas en esta Provincia.Por el Maestro Fray Agustin Davila Padilla, al Principe de Espana. Segunda impresion. Ano de 1Q34:. Impreso en Valladolid, por Juan Bautista Varesio. in-fol. vél.
2 fnc. 654 pp. 3 fnc.
Davila Padilla naquit à Mexico d'une famille noble des premiers conquérants. Il prit l'habit de Saint Dominique en 1579 et fut élevé au siège archiépiscopal de Santo Domingo en 1599. Il mourut en 1604. On sait qu'il puisa une partie de son histoire dans l'ouvrage alors inédit deDuKAN, MS. publié en 1867, par D. Fernando Ramirez, ex-ministre d'État de Sa Majesté l'empereur Maximilien. Voir plus bas au nom de DuKAN.
DELGADO (P. Fr. Damian). Compendio del Arte QuiCHÉ del P. Fr. Damian Delgado, Ord. Praed. Siguese la Doctrina Christiana en lengua quiche del mismo Autor, con sermones del mismo Padre y otros de la Orden de N. P. Santo Domingo.
MANUSCRIT in-4" de 35 ff. L' " Arte „ comprend les 9 premiers £F., les 11 suivants contiennent la " Doctrina Christiana „ , les autres des matières diverses; la salutation des alcaldes indigènes, se trans-
mettant leur bâton de commandement, " Mudança de varas „ et autres salutations, plus ou moins imitées des discours que prononçaient anciennement les seigneurs indigènes, dans les occasions solennelles. La dernière portion importante de ce manuscrit est un sermon pour le Vendredi Saint, composé et prêché par le P. Damian Delgado, au titre duquel le copiste a ajouté ces mots : " Con este solo sermon sabras bien lengua. „
— Sermones varios predicados en lengua quiche por el padre fray Damian Delgado, y trasladados para el uso de los padres de la Santa Orden de n**"" padre Santo Domingo en Rabinal (por el padre fr. Domingo de Basseta), etc.
MAUTJSCBIT in-4° de 123 £f. Les 83 premiers comprennent des homélies et sermons sur les dimanches et fêtes du père Damian Delgado, précédés de ces mots : " Quaderno de Evangelios en la lengua „ quiche, los quales saque de un librito viejo que no ténia principio, „ et terminant avec ceux-ci : " Fin de los Evangelios que estaban escrip- „ tos de letra de Fr. Damian Delgado. „ ■ Signé " Basseta. „
Les deux sermons suivants sont encore de la main du père Domingo de Basseta ; mais ne paraissent pas être de lui ; ils furent écrits ou recopiés par lui dans les dernières années du XVII« siècle, son vocabulaire, que je possède, étant de l'année 1698. — Les trois suivants sont postérieurs, et selon la note qui les termine, furent prêches dans les bourgs de Zacualpa, de San Antonio et de Santa Cruz del Quiche, par le père Fr. Joaquim Ramirez, de Aguilera, en 1712. Les trois derniers ne portent aucune indication.
Le P. Fr. Damian Delgado, auteur des homélies sur les Évangiles, de l'ordre de Saint Dominique, au Guatemala, était natif de Madrilejos, dans la Castille. Il passa de bonne heure en Amérique et se dédia entièrement à l'instruction des indigènes : il posséda à un haut degré les langues quiche et cakchiquèle, et écrivit, outre ses sermons, Arte y Vocabuiario de ces langues, mentionnés par Beristain.
DELGADO (P. Fr. Joseph). Memoriade los parafes y Rios que ay desde el Pueblo de S. Migiiel Manche hasta los Indios Ahizaes, el camino y Indios, desde junio 7 hasta setiembre 26 de 1677. Fecho de Bacalar, en 26 de setiembre de 1677. firmado " Joseph Delgado „. in-fol.
MANUSCEIT en 8 £F. , en y comprenant des notes additionnelles, d'un extrême intérêt pour tout ce qui a rapport à l'intérieur de la province si peu connue de Peten-Itza.
Relié au vol. Documentas originales de Verapaz y Lacan^pn.
— Carta e informacion del Padre Joseph Delgado al Rdô Padre Provincial de S auto Domingo de Guatemala sobre los sucesos y entradas al Lacandon, etc., escrita delrancho de San Lucas del Chol a 10 de marzo de 1682. Traslado. in-fol. '
MANUSCEIT en 2 ff., copie par ordre.
— Informe del Padre Joseph Delgado sobre el mismo asunto, escrito en San Lucas de los choies, a 17 de Marzo de 1682. in-fol.
MANUSCBIT de 1 f., original, relié avec le vol. JDocumentos originales de Verapaz y Lacandon,
— Viage de Bacalar, y encuentro de los de Bacalar, los nombres estân en el derrotero que dî a V. P. M. R. etc. Carta fecha Octubre 28 del ano de 1703 : firmada Joseph Delgado. in-fol.
MAWUSCBIT en 1 f., relié au vol. Bocumentos originales deVerapaz y Lacandon.
Le père Joseph Delgado, de l'ordre de Saint Dominique et religieux de la province de Guatemala, était un missionnaire aussi courageux que zélé : il exerça, durant de longues années, un ministère pénible parmi les populations de la haute Verapaz et du Peten, où il termina probablement ses jours. Ses lettres et relations, bien que courtes, sont remplies de renseignements intéressants au plus haut degré pour la connaissance géographique et ethnographique de ces contrées.
DESCRIPCION DE LA CONQUISTA, reconquista y gloriosa defensa de la Ciudad de Buenos Aires, en la invasion que los ingleses hicieron en los anos de 1806 y 1807.
Document suivi de :
— Romances historicos de la reconquista y defensa de Buenos Aires, en la invasion que los ingleses hicieron en los anos de 1806 y 1807. Reimpresos en la imprenta de la Revis ta.
Se trouvent l'un et l'autre au tome II de la Historia Argentina de DiAz DE GUZMAN (voir ce nom).
DIAZ DEL CASTILLO (Bernai). Traslado de capitules que se liallan en el archivo de la Ciudad de Guathemala, de Bernai Diaz del Castillo, en contra de los religiosos de Santo Domingo, in-fol.
MANUSCRIT de 22 fol. qui a pour auteur le célèbre conquérant, compagnon et historien de Cortès ; il fut copié en entier de la main du père Francisco ximekez aux archives communales de Guatemala et commence par ces mots : " Este es un traslado de una provança é infor- „ macion contra nosotros, y yo Franco Ximenez he trasladado pa nues- „ tro deposito. „ Ce document, qui est un rapport et des plaintes contre les religieux de Saint-Dominique, est daté du 22 novembre 1547.
Bernai Diaz del Castillo, dont l'existence a été mise en doute aux États-Unis, il y a une vingtaine d'années, était natif de Médina del Campo en Espagne. C'est à lui qu'on doit le livre intitulé : Historia Verdadera de la Nueva Espana, qu'il acheva le 27 février 1568. Il fut plusieurs fois corrégidor de la cité de Guatemala où il avait fixé sa résidence et oii il a encore aujourd'hui des descendants. C'est aux archives de cette ville que l'on conserve le manuscrit original de son histoire, où l'on trouve de notables difierences avec les exemplaires publiés. Il paraît qu'il mourut dans cette ville vers l'an 1593.
DIAZ DE GUZMAN (Rui). Historia Argentina del descubrimiento, poblacion y conquista de las provincias del Rio de la Plata escrita por Rui Diaz de Guzman, en el ano 1612. Ilustrada con disertaciones y un indice historico y geografico para la mas facil inteligencia del texto. Reiinpresa en Buenos Aires. Imprenta de la Revista, 1851. 3 vol. reliés en 2.
Sous le titre de Historia Argentina, les éditeurs de cet ouvrage ont formé une sorte de collection de recueils historiques sur ce pays. Le premier vol. comprend l'ouvrage ci-dessus de 187 pp. texte très serré, suivi d'une partie de l'ouvrage du P. Gtjevaea, de la C>« de Jésus, intitulée : Historia del Paraguay, Rio de la Plata y Tucuman. Voir ce nom au catalogue.
Le tome 11^ commence avec l'histoire des Guaranis, 82 pp., par D. GoNZALO DE DoELAS. Voir ce nom. Suivi de : Descripcion de Patagonia y de las partes adyacentes de la America méridional, etc,, escrita en ingles por D. Tomas Falkner, en 130 pp. 2° d'un catalogue de mots patagons, recueillis par Don Antonio de Viedma et Pigafetta,
en 4 pp. — 3° de : Descripcion de la natui'aleza de los terrenos que se comprenden en los Andes poseidos por los Peguenclies, etc., porD. Ldis de la Cbuz, Voir ce nom. — 4° Descripcion de la conquista, reconquista y gloriosa defensa de la ciudad de Buenos Aires, etc., de la p. 233 à la p. 280. — 5° Romances historicos de la historia de la reconquista y defensa de Buenos Aires, jusqu'à la page 356.
Le tome III comprend le poème de la Argentina, par Bakco Cente- NERA. Voir ce nom. — 2° Tablas de latitudes, etc., del Rio de la Plata, por D. A. Malaspina. Voir ce nom.
DICTIONNAIRE FRANÇOIS ONONDAGUÉ, édité d'après un manuscrit du 17® siècle par Jean Marie Shea. Nouvelle- York, à la Presse Cramoisy, 1859. gr. in-8^
DIEZ (P. Fr. Manuel). Conciones in lingua tzeldaica, exaratas a Reverendo Pâtre Fr. Manuel Diez, Ordinis S*' Dominici, de Provincia Sancti Vincentii, dicta de Chiapa et Guatemala. 1675. in-4*'.
MANUSCRIT en 103 ff., comprenant 23 sermons en langue tzendale. Le nom de l'auteur s'y trouve signé deux fois, d'abord au recto du fol. 1 et au verso de l'avant-dernier, à la suite d'une sorte d'allocution aux alcaldes du lieu oii il écrivait. Ce lieu semblerait être le pueblo de Tzibac-ha, autrement appelé Ocotitan, des mots " Tzibac-ha vinic, „ homme ou habitant de Tzibac-ha, qui se trouvent sous la dernière signature, à moins qu'ils n'indiquent ainsi le lieu de sa naissance. Ces sermons furent prêches en différents endroits, comme on le voit au titre de quelques-uns, qui portent les dates de 1672 et de
DOBLAS (Gonzalo de). Memoria Historica sobre la provincia de Misiones de indios Guaranis — por D. Gonzalo de Doblas, teniente gobernador del Departamente de la Concepcion : dirigida a D. Félix de Azara en 27 Septiembre de 1785.
82 pp. d'un texte très-serré commençant le 2^ vol. de la Historia Argentina de DiAZ DE GuzMAN (voir ce nom).
DOCTRINA CHRISTIANA abreviada en lengua ZOTZLEM. in-4°.
MANUSCRIT de 21 pp., sans nom d'auteur, d'une écriture qui paraît appartenir au commencement du siècle.
Le Zotzlem, Tzotzil ou langue Cinacanteca, forme avec le Tzendal, dont il est un dialecte, le groupe principal de l'état de Chiapas. Il tire son nom de l'antique cité de Zotzlem, dite Tzinacantlan par les Mexicains, qui y tenaient garnison sous Montezuma. Elle était située sur une colline escarpée à l'entrée de la plaine de Ciudad Real, dont elle commandait l'approche, réduite aujourd'hui au bourg de Cinacantan, à 2 1. de cette ville. La langue Zotzlem est encore aujourd'hui celle d'une portion considérable de la population indigène de Chiapas.
DOGTRINA Y PLATIGAS devotas con otras oraciones sacadas del catecismo, lo todo en lengua TZOQUB. in-4.
MANUSCRIT de 23 S. anonyme, écriture grossière du XVII« siècle.
La langue Tzoque, Zoque ou Zoqui, ainsi qu'on orthographie alternativement ce nom, était celle de l'état de Chiapas que l'on parlait dans la province de Tecpatlan située aux confins des départements actuels d'Oaxaca et de Tabasco : elle est réduite aujourd'hui à un nombre relativement peu considérable d'indigènes, habitant principalement les bourgades occidentales du département de Chiapas. Le Zoque n'a guère d'affinité avec les autres langues de ce département. Selon Burgoa, il en offrirait avec le Mixtèque et le Zapotèque et serait le trait d'union de ces langues avec les idiomes voisins.
DOMINGUEZ (D. Francisco). Catecismo de la Doctrina cristiana puesto en el idioma totonaco de la cierra baja de Naolingo, distinto del de la cierra alta de Papantla, por el Lie. D. Francisco Dominguez, cura interino de Xalpan. Reimpreso en PueUa en la imprenta del hospital de San Pedro. 1837. in-S".
38 pp. De la page 26 à 38, ce petit livre présente un vocabulaire comparatif des deux dialectes totonaques, le dialecte appelé de la Totonacalpa et celui de Naolingo. Dans l'un, comme dans l'autre, on reconnaît une ressemblance lointaine avec la langue nahuatl ou mexicaine, dont le Totonaque me paraît dériver.
Cette langue est encore aujourd'hui celle d'une grande partie des indigènes du département de la Vera-Cruz et des montagnes qui s'élèvent au nord-ouest de cette ville.
DOMINGUEZ Y ARGAIZ (Dr. D. Francisco Eugenio). Platicas de los principales mjsterios de nuestro S*^ Fee, con brève exortacion al fin del
modo con que deben excitarse al dolor de las culpas. Hechas en el Idioma yucateco, por orden del Ilmo y Rino Sr. Dr. D. F. Ignacio de Padilla, Arzobispo-Obispo de Yucatan, por el Doctor D. Francisco Eugenio Dominguez y Argaiz. Impresso en Mexico, en la imprenta del Real Colegio de S. Ildefonso, Ano de 1758. in-4°.
5"fnc., 24 pp., hymne en maya 1 fnc.
Cet opuscule est écrit en un maya pur et correct, fort supérieur à celui du père ruz, dont il évite les redondances, en se conformant ainsi aux véritables règles de la langue. L'auteur était, à l'époque où il l'écrivit, curé de la paroisse du Saint Nom de Jésus, à Mérida de Yucatan.
DURAN (P. Fray Diego). Historia de las Indias de Nueva Espana y islas de tierra firme, por el padre fray Diego Duran, religioso de la orden de predicadores (escritor del siglo XVI). La publica José F. Ramirez. Mexico. Imprenta de J. M. Andrade y F, Escalante, 1867. in-4°.
XVI et 535 pp.
Ce volume est le tome I^"" de l'ouvrage qui devait en avoir deux. D. José Fernando Ramirez, qui en avait acquis le manuscrit à Madrid, en commença la publication, étant ministre d'état de S. M. l'Empereur Maximilien. Les tristes événements qui finirent par la mort de l'infortuné souverain, ayant obligé M. Ramirez à s'exiler, cette publication est demeurée suspendue.
Duran était natif de Mexico, dit Davila Padilla; il passa sa vie dans un état continuel de maladie. Cela ne l'empêcha pas de se dédier à l'histoire et aux antiquités de son pays qu'il connut mieux que personne. On ignore l'époque de sa naissance et de sa mort ; on sait seulement qu'il fit profession, en 1556, au couvent des Dominicains, et qu'il écrivit les deux parties de son ouvrage, de 1579 à 1581.
EGUIARA et EGUREN (D. Joannes Josepbus de). Bibliotheca Mexicana, sive eruditorum liistoria virorum, qui in America Boreali nati, vel alibi geniti, in ipsam domicilio aut studiis asciti , quavis linguâ scripto aliquid tradiderunt : Eorum praesertim qui
pro fide catholicâ et pietate ampliandâ fovendâque, egregie factis et quibus vis scriptis, floriiere editis aut ineditis, etc., authore D. Joanne Josepho de Eguiara et Eguren, mexicano, electo Episcopo Jucatanensi, etc. Tomus primus. Exhibens literas ABC. Mexici : Ex nova Typographia in aedibus Authoris. Anno Domini 1755. in-fol. vél.
6 fnc. " De bibliotheca D. Doctoris Joannis Josephi Eguiara et Mexicanorum ingenio Aprilis Dialogus, authore Vincencio Lopez, etc.,, 12 fnc, " Anteloquia. „ 59 fnc, " Protestatio. „ 1 fnc, " Bibliot]ieca...„ 543 pp.
Eguiara naquit à Mexico à la fin du XYII^ siècle. Doyen de la cathédrale de Mexico, il fut nommé à l'évêché du Yucatan qu'il refusa pour pouvoir continuer sa carrière littéraire. Il mourut à Mexico, le 29 janvier 1783. Il laissa plusieurs autres ouvrages imprimés ou manuscrits; de ce nombre, quatre cahiers in-fol., continuation de la Bibliotheca Mexicana jusqu'à la lettre J, restée incomplète.
ESCAMILLA (Manuscrito de Don José Maria). Succecion chronologica de los Présidentes que han governado este Reyno de Goath. — Obispos de Goatbemala y noticias curiosas chronologicas destas Indias (con particular historia de la ruina acaecida en el afio de 1773, escrita en forma de diario ; y redificacion de la ciudad de la Nueva Guatemala en el valle de las Vacas). in-fol.
MANUSCKIT en 42 £F. du plus haut intérêt pour ce qui concerne les années précédant la ruine de la Antigua et la fondation de la Nueva Guatemala. Il est rempli de détails curieux sur les éruptions du volcan et la ruine de la Antigua. Ce document se trouvant anonyme, je l'ai mis sous le nom de Don José Maria Escamilla qui m'en fi^t présent à San Juan Sacatépeques, en 1856.
EXEGUTORIA de las tierras de los pueblos de Chiapa, Acala y Chiapilla, en contra de las pretenciones de los indios de Iztapa. Fecho en 16 del mes deSeptiembre de 1706. in-fol.
MANUSCRIT en 64 ff. sur papier timbré; original de la procédure reconnaissant aux indigènes de Chiapa, d' Acala et de Chiapilla la légi-
timité de leurs droits sur leurs territoires. Document, rempli de notions historiques intéressantes oii les Chiapanèques font connaître que, plus de mille ans avant la conquête, ils étaient en possession de leurs droits territoriaux et avaient envoyé des colonies au Nicaragua.
FABREGAT (Lino). Esposizione délie figure geroglifice del Codice Borgiano-Messicano, dedicata air Emô e Rmô principe il sig. cardenale Borgia, prefetto délia SS. Congregazione di Propagande Fide per il Rev. Lino Fabregat délia Compagniadi Gesù, Messicano. in-fol.
MANUSCRIT de 232 pp. copié d'après l'original sur la copie de la bibliothèque nationale de Mexico. Alexandre de Humboldt cite fréquemment ce document auquel il fit, à Velletri, de nombreux emprunts, relatifs à la chronologie et à l'astronomie mexicaine, qu'il inséra depuis dans ses Vices des Cordillères , etc .
Le père Lino Fabregat, jésuite mexicain, d'origine française, était né au Mexique. Compatriote de Clavigero et d'Alegre, il fut, comme eux, déporté en Italie, à l'époque de l'expulsion de la compagnie de Jésus par les ordres du roi Charles III. Devenu le secrétaire particulier et l'ami du Cardinal Borgia, évêque de Velletri et Préfet de la Propagande, ce fut lui, à ce qu'il paraîtrait, qui sauva d'une entière ruine le précieux manuscrit, dit Borgia, actuellement au musée de la Propagande, qu'il commenta pour l'étude spéciale du Cardinal. Ce document est le l^"" du vol. III, dans la collection de Lord Kingsborough.
L'exposition faite par Fabregat prouve qu'il connaissait admirablement les histoires et les traditions du Mexique, nous moins que la langue. Le travail sur l'astronomie et la chronologie mexicaines, qui forme l'introduction de ce document, est fort remarquable.
Je regrette que M. Ferdinand Denis, qui a écrit pour le Nouveau Dictionnaire bibliographique de Didot , la notice concernant Fabregat, n'ait pas jugé à propos de dire oîi il avait pris connaissance pour la première fois du titre de ce manuscrit, qu'il semblerait, d'après sa notice, avoir appris de Don Fernando Ramirez, de Mexico. Ce titre, il a dû le copier, toutefois, dans l'introduction de mon Histoire du Mexique, vu que l'original de Velletri, comme la copie de Mexico, ne porte d'autre titre que celui-ci : Codice Messicano, MSS. Quant au titre explicatif, reproduit par M. Denis dans sa notice, il est en entier de ma composition. C'est moi qui l'ai écrit en tête de ma copie, à la suite de l'autre, et si D. Fernando l'a mis sur la sienne, il n'a fait que me copier, ce dont je doute beaucoup. Suum cuique.
J'ajouterai que Humboldt donne à l'auteur le nom de Fabrega, et c'est M. Aubin, de qui je tiens la rectification de Fabregat. Le document termine au dernier fol. avec ces mots : " Opéra postuma dell'-
„ abbate Lino Fabrica ex-Gesuita Sopra il codice Borgiano Messicano. „ C'est tout simplement le même nom italianisé.
FERNANDEZ (P. F. Alonso). Historia eclesiastica de nuestros tiempos, que es compendio de los excelentes frutos que en ellos el estado eclesiastico y sagradas Religiones han hecho j hazen, en la conversion de idolâtras y reducion de hereges. Y de los ilustres martirios de varones Apostolicos, que en estas heroicas empressas, han padecido. Por el P. F. Alonso Fernandez, de la Orden de Santo Domingo. Bn Toledo, por la viuda de Pedro Rodriguez. Ano de 1611. in-fol. vél.
3 fnc, 496 pp.
Alonso Fernandez, né à Placencia, en Espagne, y prit l'habit de son ordre au couvent de San Vicente Ferrer, fut général de son ordre et mourut dans la même ville en 1687. Son ouvrage serait d'une grande utilité pour la formation d'une histoire ecclésiastique de l'Amérique espagnole, dont elle comprend une partie considérable.
FERREIRA FRANÇA (D^ Ernesto). Chrestomathia de lingua Brazilica, pelo D' Ernesto Ferreira França. Leipzig: F. A. Brockhaus, 1859. in-8°.
XVIII et 230 pp.
FLORES (P. F. Ildefonso Joseph). Arte de la lengua metropolitana del Reyno cakchiquel, o Guatemalico, con un paralelo de las lenguas metropolitanas de los Reynos Kiclie, Cakchiquel, y Tzutuhil, que hoy integran el Reyno de Guatemala. Compuesto por el P. F. Ildefonso loseph Flores, hijo de la Santa Provincia del Dulcissimo nombre de lesus de Guatemala, de la Regular Observancia deN. Seraphico P. S. Francisco, etc. En Guatemala (Antigua), por Sébastian de Arehalo : Ano de 1753. in-4°.
26 fnc, avec la première page gravée à l'écusson des Franciscains, 387 pp.
Ce livre, avant mon premier voyage à Guatemala, était entièrement inconnu à la bibliographie européenne; on doutait même qu'il eût jamais été publié. Voici comment, s'exprime à ce sujet VAthenœum, n" du 12 janvier 1856, tandis que j'étais administrateur ecclésiastique des Indiens de Robinal (Verapaz) : " Bourbourg's second letter on his lite- „ rary discoveries is not less interesting. Bourbourg knows how to „ collect, and it is surprising what the enthusiasm of a single indivi- „ dual can achieve in this department.
„ We hâve now a proof positive tliat the Grammar of the Cachi- „ quel language, by the Rev. Father Alonzo (Ildelbnso) Flores, is, as „ already stated by Juarros, really printed, — a fact which neither „ Hesse, nor Scherzer, nor Squier had been able to establish — al- „ though Juarros says that Flores had been Professer of Indian Lan- „ guages at the San Carlos university of Guatemala and that his „ Grammar had been found to be very useful. „
Nicolas Trubnek.
Juarros, parlant du père Flores, qu'il nomme également par erreur Alonso, dit de lui : Religioso de buena conducta : fué Catedratico de lenguaKachiquel en esta universidad y compuso el arte para aprender dicho idioma, que se diô a la prensa en Guatemala y ha sedo muy util, para los que se aplican al estudio de la espresada lengua. Tambien escribiô un tome in-folio, que intitulé Theologia de los Indios y es una esposicion de la doctrina cristiana, acomodada â la capacidad de estas gentes. Muriô el ano de 1772. „
FEYJOO (el Doctor Don Miguel). Relacion descriptiva de la ciudad y provincia de Truxillo del Peru, con noticias extractas de su estado politico, segun el Real orden dirigido al Excelentisimo Senor Virrey Conde de Superunda. Escrita por el Doctor Don Michel Feyjoo, corregidor (que fue) de diclia ciudad, etc. En Madrid : En la Imprenta del Real y supremo consejo de Indias, 1763, in-fol. vél.
4 fnc, 164 pp., portrait de Charles III, à qui le livre est dédié ; perspective du territoire de Truxillo, imprimée en bleu ; carte topographique de la province du même nom, coloriée; carte de la vallée du Chimu avec le plan de la ville de Truxillo ; sur le titre les armes de la ville.
Cet ouvrage ne paraît avoir été tiré qu'à un nombre restreint d'exemplaires.
FREJES (Fr. Francisco). Historia brève de la conquista de los estados independientes del impe-
escrito por Fr. Francisco Frejes, cronista del Colegio de Nuestra Senora de Guadalupe de Zacatecas. (Zacatecas) Imprenta à cargo de Antonio Villagra7%a, 1838. in-4°. — 166 pp.
Cet ouvrage, dans un petit nombre de pages, comprend des détails intéressants et généralement peu connus sur les conquêtes espagnoles du Michoacan, de la Nouvelle Galice ou Xalisco, de Colhuacan et de Sonora, extraits des chroniques manuscrites des couvents et des archives de Guadalaxara et de Mexico.
FUENTE de los verbos mexicanos, seguida de la fueiite de los nombres mexicanos. in-4°.
MANUSCRIT en 28 ff. sorte de petit vocabulaire espagnol-mexicain.
FUENTES (Don Manuel). Preguntas p*" administrar el Santo Sacram*° del matrimonio en mam conformes al Mannal que usamos. Siguen las varias partes de la doctrina cristiana en mam y en castellano, etc., lo todo hallado entre los papeles que quedaron del defunto Sr. presbitero Don Manuel Fuentes, cura propio que fué de la parroquia de San Miguel Ixtlahuacan. In-4°.
MANUSCRIT en 8 flC.
— La doctrina christiana en la lengua mam, hallada entre los papeles que quedaron del defunto Sr. presbitero Don Manuel Fuentes, cura que fué de San Miguel Ixtlahuacan. In-12°.
MANUSCRIT en 18 ff., comprenant deux parties distinctes et de mains différentes. L'une et l'autre me furent données comme ayant été composées et écrites, près de trente ans avant mon séjour dans cette paroisse, par mon prédécesseur, Don Manuel Fuentes, qui fut, durant quarante ans, curé d'Ixtlahuacan, l'une des principales localités de l'ancienne province des Mames, dans la juridiction du département actuel de San Marcos Sacatepeques, au Guatemala. Ce petit manuscrit et le suivant sont, avec le vocabulaire que j'ai formé, tout ce qui reste aujourd'hui d'écrit de la langue antique des Mames, du Guatemala. Cette population, une des plus anciennes de l'Amérique centrale, avait été chassée de Quetzaltenango par les Quiches, qui leur succé-
dèrent en un grand nombre de lieux. A l'époque de la conquête espagnole, leur capitale qui résista fort longtemps aux envahisseurs, était Chi-Nabahul , dit Zakuleu par les Quiches et Huehuetenango , en langue mexicaine. J'en ai visité les ruines qui sont fort intéressantes» à une demi-lieue de la ville actuelle de Huehuetenango. Les Marnes sont encore aujourd'hui en possession des districts de Huehuetenango et des environs, d'Ostuncalco, de Chiantla, de Tejutla, de Cuilco, de San Miguel Ixtlahuacan, de Sipacapa, de Tutuapa, de San Pedro Sacatepeques, de Malacatan, etc., à l'extrémité N.-O. de la république de Guatemala. La langue se rapproche beaucoup du mam de Soconusco. Ces deux manuscrits, dans leur exiguité, sont les seuls documents aujourd'hui existant de la langue mam de Guatemala.
FUENTES Y GUZM AN (D . Francisco Antonio de) . Noticia historica de los Indios de Guatemala, antes de la venida de los Espanoles. Extractata en su mayor parte de la historia de Don Francisco Antonio de Fuentes y Guzman, cuyo manuscrito se conserva inedito en el archivo del Ayuntam^'' de esta capital. — Propiedad de Kafael Arévalo. In-4°.
MANUSCRIT de 100 fif,, copiés par Arévalo, qui était secrétaire de la municipalité de Guatemala. Les notions données par Fuentes y Guzman sont des plus suspectes. Afin de déguiser les horreurs commises par les Espagnols dans l'Amérique centrale, il dénature les faits et va jusqu'à déplacer la date de l'entrée des Espagnols dans le royaume de Guatemala et celle de la fondation de leur cité. Fuentes eut à sa disposition un grand nombre de documents de source indigène : mais il n'en sut profiter d'aucune manière, soit à cause de sa propre ignorance des langues, soit qu'il fût trompé par ceux qui prétendirent les lui traduire. Son histoire des rois du Quiche, copiée par Juarros, est un mauvais roman qui n'a pas le sens commun. La Recordacion florida de la historia de Guatemala, dont il est l'auteur, comprenait trois vol. in-fol. : deux existent aux archives de Guatemala; le premier ayant été envoyé en Espagne pour y être imprimé, au dire de Beristain, d'après Pinelo, disparut. D. Francisco A. de Fuentes y Guzman était né à Guatemala (Antigua), d'une famille descendante de Bernai Dias del Castillo. Il exerçait les fonctions de l^'' alcalde, en 1656.
FUNES (Dr. Gregorio). Ensayo de la historia civil de Buenos Aires, Tucuman y Paraguay, escrito por el Doctor Don Gregorio Funes, Dean de la Santa Iglesia catedral de Côrdoba (del America del
Sur). Segunda edicion. Buenos Aires, Imprenta Bonaerense, 1856. 2 vol. in-4''.
La première édition de cet ouvrage, très estimé dans la république Argentine, fut publiée par l'auteur de 1815 à 1818. La présente est augmentée d'une biographie du Dr. Funes et d'une suite à l'histoire du pays, sous le titre de: Bosquejo de tmestra revolucion desde el 15 de mayo de 1810 hasta la a'pertura del Congreso nacional, el 25 de mayo de 1816.
D. Gregorio Funes naquit en 1749, à Cordoba, capitale de la province de Tucuman, au Pérou, auj. République Argentine. Il se distingua de bonne heure au collège des Jésuites de cette ville, et à peine ordonné prêtre, en 1773, fut nommé recteur du collège royal deLoreto, etc. En 1775, il passa en Espagne, et afin d'augmenter la somme de ses connaissances, étudia la jurisprudence à Alcala de Henares. Bachelier en droit civil, en 1788, il obtint du roi Charles III un canonicat dans la cathédrale de Cordoba, son pays, dont il retourna prendre possession en 1780. Depuis cette époque il se distingua encore en divers emplois et se fit remarquer par l'éloquence de sa prédication. Au temps de la déclaration de l'indépendance, il travailla activement dans l'intérêt mutuel de son pays et de l'église, et sauva par son influence la vie de son évêque, condamné à mort par les insurgés. Membre de la Junte du gouvernement, en 1810, il se démit de ces fonctions, en 1811, pour se livrer entièrement à ses goûts littéraires et mourut en 1829, âgé de 80 ans, vivement regretté de ses concitoyens.
FUSTÉR (D. Justo Pastor). Biblioteca Valenciana de los escritores que florècieron hasta nuestros dias. Con adiciones y enmiendas a la de D. Vicente Ximeno. Por D. Justo Pastor Fustér. Valencia; Imprenta y libreria de José Ximeno.^ 1827. 2 vol. in-fol.
Tomo V> " contiene à mas de los autores arabes, los que florècieron hasta el ano 1700. „ — Tomo II» " contiene los autores desde el aiio 1701 hasta el présente de 1829. „
Je n'ai pas à m'occuper ici du mérite que cet ouvrage a, en général, pour ce qui concerne les auteurs espagnols, appartenant au royaume de Valence : mais il a, pour ce qui concerne ma Bibliothèque, celui de donner une biographie étendue de D. Juan Bautista Munoz^ auteur de la " Historia del Nuevo Mundo „ et chroniste des Indes Occidentales, à la suite de laquelle se trouve le catalogue détaillé de tous les documents que Muhoz avait réunis pour écrire l'histoire générale du Nouveau Monde. Ce catalogue, d'une grande importance pour tout ce qui touche à l'histoire américaine, comprend les pages 202-238 du tome II de l'ouvrage de Fustér.
GALA (Ilmô Leandro R. de la). U Oibhuun hach Noh Tzicbenil Ahaucaan Ahmiatz Leandro R. de la Gala, Ti ù hach Yamailoob Mehenoob, yanoob tii nachilcahtaliloob Nohol y Chikin ti le luumcabil Yucatan laa. Ho (Merida) U Dalhuun José D. Espinosa, 1870. in-4° (lengua maya). 8 pp.
Cet opuscule est une lettre pastorale, à deux colonnes, espagnol et maya, écrite l'année dernière par Mgr. Leandro de la Gala, nouvel évêque de Mérida, adressée en particulier aux populations rebelles de la côte orientale de Yucatan.
GALVEZ (Fr. Antonio). Memorias para la continuacion de la Cronica de la muy religiosa provincia de N. P. San Francisco de las Zacatecas. Acopiadas por Fr. Antonio Galvez, ano de 1827. (En seguida a la Cronica de la provincia de N. P. San Francisco de Zacatecas. Compuesto por el M. R. P. Fr. Joseph de Arlegui). Reimpreso en Mexico, por Cumplido, 1851. in-4^
Voir Arlegui.
GAMA (D. Antonio de Léon y). Descripcion histôrica y cronologica de las dos piedras que con ocasion del nuevo empedrado que se esta formando en la plaza principal de Mexico, se hallaron en ella el ano de 1790. Explican el sistema de los calendarios de los Indios, el método que tenian de dividir el tiempo, y la correccion que hacian de él para igualar el ano civil , de que usaban, con el ano solar trôpico. Noticia muy necesaria para la perfecta inteligencia de la segunda piedra : a que se anaden otras curiosas é instructivas sobre la mitologia de los Mexicanos^ sobre su astronomia, y sobre los ritos y ceremonias que acostumbraban en tiempo de su gentilidad. Por Don Antonio de Léon y Gama. Da la a luz con notas, biografîa de
su autor y aumentada con la segunda parte que estaba inedita, y bajo la proteccion del Gobierno General de la Union : Carlos Maeia de Bustamante, diputado el congreso gênerai mexicano. Segunda edicion. Mexico^ imprenta del ciudadano Alexandre V aidés ^ 1822. in-4°, avec 6 planches.
La dernière planche, portant n° mi, n'existe dans aucun des exemplaires en librairie : elle fut communiquée par M. Aubin, qui en possède le dessin original , à M. Léonce Angrand, qui la fit lithographier à un très petit nombre d'exemplaires.
La \^^ édition de cet ouvrage est de 1792 et 1802.
Gama était un mathématicien et un astronome distingué : il fut en correspondance avec Lalande, qui avait pour ses connaissances une haute estime. Né à Mexico en 1735, il y mourut en 1802, laissant encore un grand nombre d'autres ouvrages imprimés et manuscrits.
GARCIA (Fr. Gregorio). Origen de los Indios de el Nuevo Mundo e Indias occidentales, averiguado con discurso de opiniones por el padre presentado Fr. Gregorio Garcia, de la orden de Predicadores, etc. Madrid: En la imprenta de Francisco Martinez Ahad. Ano de 1729. in-fol. vél.
Portrait de Saint Thomas d'Aquin, 15 fnc, 336 pp., 40 fnc.
Fr. Gregorio Garcia, après avoir passé douze ans en Amérique oîi il recueillit les documents de son ouvrage, le rédigea à son retour au monastère des Dominicains de Baeça, où il mourut dans les dernières années du XYII^ siècle. Son ouvrage, bien que conçu sur un plan assez étrange, renferme beaucoup de faits curieux et la mention d'une foule de documents, actuellement totalement inconnus.
GARCIA P.) Fr. Pedro Marselino). Informe sobre la sublevacion de los Zendales, escrito por el padre Fr. Pedro Marselino Garcia, de la orden de Predicadores, Pred°'' gênerai calificado del Santo Oficio, y Vicario provincial de San Vicente de Chiapa, dirigida al Ilmô Senor Obispo deste diocesis, y fecho en 5 de junio de 1716. in-fol.
MATTUSCIIIT de 78 ff., en deux parties, la \^^ comprenant la procédure originale, faite au sujet des quatre religieux mis à mort par
les Indiens Tzendales révoltés. 22 fF. — La 2*, la Relation, en 56 ff., de l'histoire du soulèvement des Tzendales.
Ce document renferme des faits d'une haute importance : il fait connaître les ramifications des partis idolâtres qui tentèrent, en 1713, de rendre la liberté aux Indiens de Chiapas , et tout ce qui concerne la célèbre Indienne, Maria Candelaria, qui se fit adorer dans les églises, assise sur les autels, sous le nom de la Mère des Dieux, etc. Cette révolution, ourdie à Cancuc, faillit enlever le Chiapas aux Espagnols, et il fallut toute la puissance coloniale pour rétoufi"er.
On peut la considérer comme l'expression la plus formidable de la secte du Nagualisme, fondée sur les débris réunis de l'antique pontificat idolâtre du Chiapas et du Guatemala.
GARCIA PELAEZ (Ilmô Sr. Dr. Don Francisco de Paula). Memorias para la historia del antiguo reyno de Guatemala, redactados por el Ilmô Senor Dr. D. Francisco de Paula Garcia Pelaez, arzobispo de esta Santa Iglesia Metropolitana. Guatemala^ estaUecimiento tipografico de L. Luna^ 1852. 3 vol. in-4°.
— Sermon del glorioso Apostol Santiago el May or, predicado por el Ilmô Sr. Dr. D. Francisco de Paula Garcia Pelaez, Arzobispo de esta Santa Iglesia Metropolitana de Guatemala el dia de 25 de julio de 1858. Guatemala. Imprenta de la Paz. 1858. in-4°. — 15 pp.
A la suite viennent :
— Instruccion que para el ejercicio de la jurisdiccion de los Senores Vicarios provinciales del Arzobispado, publica el Ilmô Senor Dr. D. Francisco de Paula Garcia Pelaez, etc. Guatemala. Imprenta de Luna. 1868. in-4'*. — 12 pp.
— Memoria sobre el patronato del glorioso Apostol Santiago titular de la S** Iglesia Metropolitana de Guatemala. Firmada : r. g. p. a. de g. Guatemala : Imprenta de la Aurora. Ano de 1850. in-é**. - 17 pp.
Ces opuscules sont suivis d'une lettre autographe de l'illustre prélat, lettre qui me fut adressée de Guatemala à Rabinal , le 14 sept. 1855.
" El IlmO Sr. D. Francisco de Paula Garcia Pelaez naciô en el pueblo de San Juan Sacatepeques en 2 de abril de 1785 : era Mzo légitime de D. Leandro Garcia y D^ Nicolasa Pelaez : fué Doctor en theologia, Abogado de la Real Audiencia y Capellan de la misma : cura propio de Pinula y de S. José de la Antigua : Arzobispo in partibus de Bostra y Coadjutor con futura succesion del IlmS Sr. Arzobispo de Guatemala, Dr. D. Fr. Ramon Casaus y Torres desde 1844, habiendole succedido en la silla arzobispal de Guatemala en 1846 -, la ocupô hasta su muerte ocurrida â 25 de enero de 1867. „
A cette note, que je dois à l'obligeance de Don Juan Gavarrete, secrétaire archiviste du palais national à Guatemala, j'ajouterai que l'illustre défunt joignait à des connaissances de tout genre et à une science théologique profonde, un sens droit et juste et qu'il se montra constamment, comme il le fut à mon égard, l'ami des hommes d'étude et des étrangers qui visitèrent son pays. Ces quelques lignes ne sont qu'un faible tribut de ma gratitude.
GARCILASO DE LA VEGA (el Inca). Primera Parte de los comentarios reaies que tratan de el origen de los Incas, reyes que fueron del Perù, de su idolatria, leies, y govierno, en paz, y en guerra : de sus vidas, y conquistas, y de todo lo que fue aquel imperio, y su republica, antes que los Espanoles pasaran à èl, Escritos por el Inca Garcilaso de laVega, natural del Cozco, y capitan de su Magestad, etc. Segunda impresion, enmendada : y anadida la vida de Inticusi Titu lupanqui, penultimo Inca ; con dos tablas : una de los capitulos ; y otra, de las cosas notables. En Madrid, en la oflcina real, â costa de Nicolas Rodriguez Franco, 1723.
6 fnc, 18 prolog ,, 351 pp., 16 fnc.
— Historia gênerai del Peru. Trata el descubrimiento, de el, y como lo ganaron, los Espanoles: las Guerras Civiles, que huvo entre Pizarros, y Almagros, sobre la partija de la tierra. Castigo, y levantamiento de tyranos, y otros sucesos particu-
lares, que en la Historia se contienen. Escrita por
el Ynca Garcilaso de la Vega, capitan de su Ma-
gestad, etc. Segunda impresion, enmendada, y
anadida; con dos tablas, etc. Ano de 1722. Bn
Madrid : en la Oficina Real, y à costa de Nicolas
Rodriguez Franco.
Dedicacion, avec une gravure de l'Immaculée conception, 2 pp., 10 fnc, 505 pp.,1 fnc.
— La Florida del Inca. Historia del Adelantado, Hernando de Soto, governador y capitan-general del Reino de la Florida y de otros heroicos caballeros, Espanoles, e Indios. Escrita por el Inca Garcilaso de la Vega, capitan de su Magestad, natural de la Gran Ciudad del Cozco, cabeça de los Reinos, y provincias del Perû, etc. Van enmendadas en esta impresion muchas erratas de la Primera : Y anadida copiosa tabla de las cosas notables, y el ensayo cronologico, que contiene, las sucedidas, hasta en el ano de 1722. En Madrid, en la Oficina Real, y à costa de Nicolas Rodriguez Franco. Ano de 1723.
15 fnc. 268 pp. 6 fnc.
— Ensayo cronologico para la historia gênerai de la Florida, etc. escrito por Don Gabriel de Cardenas z cano, etc. En Madrid : En la oficina Real, y à costa de Nicolas Rodriguez Franco. Ano de 1723.
19 fnc, 366 pp., 28 fnc, 1 tabl. gênerai, des adelantades de la Floride.
Ensemble 4 vol. in-fol. vél. Exemplaire complet. Voir Caedenas.
GASTELU (D. Antonio Vasquez) . Arte de lengua MEXicANA compuesto por el Bachiller D. Antonio Vasquez Gastelu, el Rey de Figueroa : Catbedratico de dicha lengua en los Reaies coUegios de San Pedro, y San Juan. Corregido segun su original
por el Br. D. Antonio de Olmedo y Torre, etc. En la PueUa, imprenta de Francisco Xavier de Morales y Salazar, etc. Ano de 1756. in-4°.
1 fnc, 34 ff., suivis d'un: " Confessionario brève en lengua Mexicana y Castellana. „ 34-54 ff.
La première édition de cet ouvrage estde 1689, Pueblapor Fernando de Léon.
Gastelu était natif du diocèse de Puebla. Il était prêtre séculier et professeur de langue mexicaine aux collèges royaux de San Pedro et de San Juan de cette ville.
GAVARRETE (D. Francisco). Geografia de la republica de Guatemala por F. G. (Francisco Gavarrete), segunda edicion, corregida y aumentada con muchos datos y especialmente con un Bosquejo historico desde los tiempos mas remotos hasta nuestros dias. Para el uso de los colegios y escuelas. Guatemala, imprenta de la Paz. 1868. in-é*^ de 110 pp.
Petit livre, bien conçu. Les renseignements et les détails qu'il renferme, en ce qui concerne la république guatémalienne, ne se trouvent point ailleurs.
GAVARRETE (D. Juan). Copia de algunos fragmentos interesantes de la Recordacion Florida del Senor Fuentes y Guzman, S* por J. G. En seguida :
— Coleccion de cartas escritas por diverses personages al Ayuntamiento de esta ciudad de Guatemala, sacadas de su archivo secreto. Las firmas van copiadas con exactitud (autografas). J. Gavarrete. — En seguida :
— Lo siguiente es tomado de un historiador anonimo de S. Francisco, cuyo manuscrite existe en el archivo del mismo convento. In-fol.
MANUSCRIT de' 27 ff., à la suite desquels viennent deux feuillets avec l'épitaphe du conquérant du Guatemala, Don Pedro de Alvarado, et une carte manuscrite de l'ancien royaume de Guatemala, portant en tête la carte topographique du voisinage de la capitale et le plan
des environs de Ïecpan-Quauhtemalan, capitale antique des Cakchiquels. Cette carte est copiée également de la main de Don Juan Gavarrete, notaire public, conservateur des archives nationales et l'homme le plus sincèrement animé de l'amour de l'ancienne histoire de son pays. Il est le frère du précédent.
GAY (Claudio). Historia fisica y polîticade Chile segun documentos adquiridos en esta republica durante doze anos de residencia en ella y publicada bajo los auspicios del supremo gobierno por Claudio Gay, ciudadano chileno, etc. Paris ^ en casa del autor. Chile en el museo de historia natural de Santiago^ 1844-52. 10 vol. in-8\
M. Claude Gay, membre de l'institut, naturaliste distingué, écrivit et publia cet ouvrage pour le compte du gouvernement chilien. Aussi les exemplaires en sont-ils fort rares en Europe. Les six premiers compremient l'histoire du Chili , depuis la découverte de l'Amérique jusqu'à nos jours: les deux suivants traitent de I'Agriculture et les deux derniers renferment les documents et pièces justificatives.
GEMELLI CARERI (D. Gio. Francesco). Giro del mondo del dottor D. Gio Francesco Gemelli Careri. Napoli, nella stamperia di Giuseppe Roselli, 1699- 1701. 7 vol. pet. in-8^
ÉDITIOIf OBIGINALE. Le on»* vol. a pour suite de titre: Parte Sesta, contenente le cose piu ragguardevoli vedute nella nuova SPAGNA. Il comporte VII et 486 pp. avec 14 cartes et fig. entre autres celle du voyage des Mexicains, publiée pour la première fois.
Gemelli Careri naquit à Naples, vers 1651. Voyageur savant et exact observateur, il arriva au Mexique, venant des Philippines, au port d'Acapulco, vers la fin du XVII^ siècle et en sortit par la Veracruz : à Mexico, il se trouva en relation avec le docte Sigûenza, de qui il obtint la plupart des détails curieux qu'il publia dans son Giro del Mondo. A l'apparition de cet ouvrage, on douta en Europe de la réalité des voyages de Gemelli, comme on avait douté de ceux de Rubriquis et de Marco Polo. De ce nombre furent Adam Smith, dans sa Richesses des Nations et Robertson, dans son Histoire de l'Amérique, dont l'outrecuidance mensongeuse chercha à faire passer le voyage de Gemelli pour un voyage fictif. Le temps a fait justice de ses audaces : le livre de Gemelli est demeuré comme un ouvrage exact et consciencieux, tandis que celui de Robertson est abandonné à l'oubli.
Gemelli mourut à Naples en 1725.
GIBBS (George). A dictionary of the chinook jargon, or trade language of Oregon. By George Gibbs. New-York, Crmnoisy press, 1863. gr. iu-fol.
Volume de la Collection de M. Shea.
— Alphabetical Vocabulary of the chinook language. By George Gibbs. New- York, Cramoisy press, 1863. gr. in-8°.
Volume de la collection de M. Shea.
GILIJ (Filippo Salvatore). Saggio di StoriaAmericana o sia storia naturale, civile, e sacra de Regni, e délie provincie Spagnuole di Terraferma nell' America méridionale descritta dall' abate Filippo Salvadore Gilij e consacrata alla Santità di N. S. Papa Pio Sesto. Roma, 1780. Per Luigi Perego erede Salvioni. 3 vol. in-8°.
Tomo I. " Délia [storia geographica e naturale délia provincia delP Orinoco. 1 carte et 3 grandes fig. — Tomo II, " De' costumi degli Orinochesi. „ 1 carte et 5 fig. — Tomo III. " Délia religione e délie lingue degli Orinochesi e di altri Americani. „
Le livre 3<= du tome III est intitulé :. " Délie lingue degli Orinochesi. „ Après des observations générales et particulières sur les langues des populations de l'Orénoque, l'auteur donne les détails de la grammaire, avec deux essais, l'un sur la langue des Tamanaques, l'autre sur celle desMaipures. Suit un appendice (noll) intitulé: " Délie più celebri lingue Americane, „ puis des extraits comparés des grammaires des Haïtiens, des Mexicains, des Quichuas ou Incas, des Moxos, des Chiquitos, des Guaranis , des Araucans, des Algonquins et des Hurons. Plus loin avec d'autres digressions, un travail sur le verbe tamanaque et enfin la comparaison des langues entre elles. L'auteur fait suivre cette comparaison de catalogues de mots tirés des vocabulaires suivants: Quicbua, Mexicain, Chiquito, Guarani, Lule, Viléla, Mbaya, Moxa, Omagua, Tamaque, Maipure, Saliva, Araucana, Hurone et Algonquine, etc. L'ensemble de ce traité sur les langues comprend de la page 135 à 416.
Gilij naquit à Legones, près de Spolette en Italie, en 1721. Entré chez les jésuites, en 1740, il fut envoyé aux missions de l'Amérique- Méridionale , ovi il resta dix-huit ans. Il voyagea avec fruit parmi les tribus de l'Orénoque et de ses affluents et acquit, dans leur conversation, une foule de connaissances. Il résida, entre autres, sept ans, à
Santa-Fé de Bogota. Expulsé comme le reste de l'ordre, en 1767, il se retira à Rome où il mourut en 1789.
GOMARA (Francisco Lopez de). Historia de las conquistas de Hernando Cortés, escrita en espanol por Francisco Lopez de Gomara, traducida al mexicano y aprobada por verdadera por D. Juan de San Anton Munon Chimalpain Quauhtlehuanitzin, indio mexicano. Publicala para instruccion de la juventud nacional con varias notas y adiciones, CaelosMakia DE BusTAMANTE. Mexico ^ im/prenta de la testamentaria de Outiveros. Ano de \%2Çi. 2 vol. in-4'', v. v.
Vol. I, XIII et 315 pp. — Vol. II, 187 pp. " Suplemento a la historia escrita por Chimalpain, ô sea : Memoria sobre la guerra de Mixtôn en el estado de Xalisco, cuya capital es Guadalaxara. „ 39 pp., 2 fnc.
Cette édition de Gomara devient de plus en plus rare.
Gomara, ainsi nommé, dit-on, de l'île de la Gomera, l'une des Canaries, naquit dans cette île en 1490. Il fut élevé à Séville et étudia à l'université d'Alcala, où il reçut les ordres ecclésiastiques. Certes étant revenu du Mexique, à la suite de sa brillante conquête, l'y emmena, en qualité de chapelain, lors de son retour dans cette contrée, comme capitaine-général. Gomara y resta quatre ans, durant lesquels il acquit les connaissances variées dont il fait preuve dans son ouvrage, un des meilleurs qu'on ait écrits à cette époque, en dépit des sarcasmes de Beknal Diaz. Gomara mourut en 1560.
GONGALES DE MENDOCE. Histoire du grand royaume de la Chine, situé aux Indes Orientales, divisée en deux parties, etc.
Ensemble un itinéraire du Nouveau Monde et le descouvrement du nouveau Mexique en l'an 1583, faite en espagnol par le R. P. Juan Gonçales de Mendoce, de l'Ordre de Saint Augustin et mise en françois avec des additions en marge, etc. par Luc. de la Porte, parisien. Paris, Jeremie Adrien Perier, 1600. in-8° vél.
La seconde partie de cet ouvrage, du chap. I«' au chap. XI, entre les £f. 231-253, contient un voyage à travers le Mexique de la Vera-Cruz à Acapulco, avec des détails intéressants sur la découverte du Nou~
veau Mexique, dû à la plume du P. Martin Ignace, gardien de l'ordre de Saint François, etc.
GONÇALVES DÏAS (A.). Diccionario da lingua TUPY chamada lingua gérai dos indigenas do Brazil, por A. Gonçalves Dias. Lipsia : F. A. Brockhaus, 1858. in-8°. VIII et 191 pp.
GONGORA MARMOLEJO (Alonso). Historia de Chile desde su descubrimiento hasta el auo de 1575, compuesta por el capitan Alonso de Gongora Marmolejo. Madrid, imprenta de la Academia real de la historia, 1853. in-8°.
L'auteur de cet ouvrage, natif de Carmona, en Espagne, servit au Chili sous les ordres de Valdivia : il dit lui-même qu'il écrivit cet ouvrage, faute d'autres du même genre, à l'exception du poème de Don Alonso de Ercilla. Il le termina à Santiago, le 16 décembre 1575.
GONZALEZ (P. Diego Pablo). Manual para administrar a los indios del idioma cahita los Santos Sacramentos, segun la reforma de NN. SS. PP. Paulo V y Urbano VIII. Compuesto por un sacerdote de la Compaîiîa de Jésus, Missionero en la Provincia de Zynaloa, sacalo a luz la Piedad del Alferez D. Sébastian Lopez de Guzman y Ayala. Impresso en Mexico, en la imprenta Real del superior Gobierno de Dona Maria de Rivera. Ano de 1740. in-8°.
10 fnc, manque le !«'■ f., 164 pp., les deux dernières à demidécMrées.
Le nom de l'auteur ne se trouve mentionné que dans le dernier fnc. Il est au moins étrange que l'éditeur l'ait omis sur le titre. Selon Beristain, le P. Diego Gonzalez naquit en 1690, dans la ville d'Utrera, diocèse de Séville. Il entra en 1690, au noviciat des Jésuites de Tepotzotlan auprès de Mexico et travailla ensuite durant de longues années dans les missions de la province de Sinaloa. La langue Cahita, usitée par les indigènes, répandus sur les bords des fleuves Hiaqui et Mayo, était devenue à cette époque la langue principale de toute cette partie du nord du Mexique.
GONZALEZ (fray Luis). Arte brève y Vocabulario de la lengua tzoque, conforme se habla en
el pueblo de Tepatlan: dividese en dos partes, en la primera se trata de las quatro partes de la oracion, déclinables, que son nombre, pronombre, verbo y participio. La segunda se compone de un vocabulario, lo todo compuesto por el Padre fray Luis Gonzalez, de la Orden de Predicadores. Ano de 1652, in-4«.
MANUSCKIT de 333 pp. " Arte „ 42, et " Vocabulario,, 291. Il est copié de trois ou quatre mains différentes ; la dernière est signée à la page 284 avec ces mots : " Lo traslado de otro vocabulario, lo que a este le faltaba " Ya cotocoya mi yacsupuz une „
Fray Domingo Gutiereez.
Le vocabulaire est espagnol et tzoqui , et l'ouvrage, dans son ensemble est, quant à ce qui concerne cette langue, le plus complet de ma collection, c'est à dire le plus complet qui existe. La province des Tzoques ou Zoqui comprenait, dans l'état de Chiapas, les communes de Tecpatlan, de Copainalâ, de Tapalapa, de Tlapilula, de Chapultenange, d'Iztacomitan, de Xitotol et de Magdalena. Ces noms, à l'exception du dernier, appartiennent à la langue mexicaine, de même que celui de " Zoqui, „ qui signifie boueux.
GOSSE (Le Dr. L. A.). Rapport sur les questions ethnologiques et médicales, relatives au Pérou, fait à la Société Anthropologique de Paris, dans sa séance du 7 mars 1861, par M. le Dr. L. A. Gosse, de Genève. Paris, Hen7îuyer, 18Q1. in-8°.
Dans le même vol. :
— Dissertation sur les races qui composaient l'ancienne population du Pérou, par L. A. Gosse, de Genève. Extrait du tome premier des mémoires delà Société d'Anthropologie. Paris, Claye, 1861. in-8'*. 3 planches.
— Monographie de l'erythroxylon coca, par L. A. Gosse (de Genève). Présentée à l'Académie Royale de Belgique, le 5 mai 1861. Bruxelles, M. Hayez, 1861. in-8°. 2 planches.
Ces opuscules peu connus, à cause du mode de leur publication, sont aussi remarquables par la manière savante dont les matières y
sont traitées, que par l'intérêt répandu sur le sujet et la lucidité du style. M. le D'' Gosse est connu comme une des lumières du corps médical de la Suisse.
GRIJALVA (P. M. F. loan de). Cronica de la Orden de N. P. S. Augustin en las provincias de Nueva Espana. En quatro edades desde el aîio de 1533 hasta el de 1592. Por el M. F. loan de Grijalva prior del convento de N. P. S. Augustin de Mexico. Mexico^ por Juan Ruiz, 1624. in-fol.
Titre gravé, dont le bas a été rogné à la reliure mexicaine. 3 fnc, 218pp.,7fnc.
Livre rare et dont l'auteur, né à Colima, dans l'évêché de Michoacan, exerça diverses charges importantes dans l'ordre de Saint Augustin, auquel il appartenait. " Es historia bien escrita, dit Pinelo, dans la „ Bibliotheca Occidental, etc., y que no sale de le que en el Titulo prbmete. „
GUERRA (José Maria). Pastoral (en lengua maya) del Ilustrisimo Senor Obispo, dirigida a los Indigenos de esta diôcesis. Merida de Yucatan, impreso por Antonio Petra, 1848. in-4°, portrait.
8 pp. en langue maya, reliées à la suite des Oraciones d'AcoSTA (José Antonio). Voir ce nom.
Le Dr. Guerra était évêque du Yucatan à l'époque oîi éclata, la guerre de races, devenue si fatale à ce pays. On peut en voir les détails dans l'ouvrage spécial de Baqueieo (voir ce nom). Le présent opuscule est une lettre pastorale en maya , adressée par cet évêque aux indigènes rebelles.
GUE V ARA (Fr. Miguel de). Arte doctrinal y modo gênerai paraaprender la lengua matlatzinga, para la administracion de los santos sacramentos, asi para confesar, casar y predicar con la definicion de sacramentis y demas cosas necesarias para hablarla y entenderla, por el modo mas ordinario y versado comun y generalmente para no ofuscarse la inteligencia. Heclio y ordenado por el padre Fr. Miguel de Guevara, Ministro predicador y operario evangélico, en las très lenguas que generalmente
corren en esta provincia de Miclioacan Mexicana, Tarasca y Matlatzinga, prior actual del convento de Santiago Undoméo. Ano de 1638. (Mexico, zmprenta de Vicente Garcia Torres, 1862), in-4'* mayor.
Ce volume est une réimpression de l'original , fort rare, faite dans les bulletins 26-33, de la Société de Géographie et de Statistique de Mexico, sous le titre de : " Documentes para la historia de la literatura Mexicana. „ Il contient 8 pp. préliminaires et 64 pp. de grammaire. Les huit dernières sont des pages additionnelles sur le " verbe matlatzinca, „ extraites de la grammaire manuscrite du père Diego Basalenque.
Le père Miguel Guevara était de l'ordre de Saint Augustin et comme il le dit, prieur du couvent d'Undaméo, dans le Michoacan ; quant à la langue Matlatzinca, autrement dite " Pirinda, „ elle ne se parle plus que dans le canton de Charo.
GUEVARA (P. José). Historia del Paraguay, Rio de la Plata y Tucuman, que redactô el P. Guevara, jesuita.
Cet ouvrage se trouve imprimé en partie à la suite de la Historia Argentina, par Diaz de Guzman, tome 1"', commençant par ce titre : GoMerno de B. Juan Ortiz de Zarate, 67 pp., et il est suivi du commencement de l'histoire de P. Guevara, sous le titre de : Nociones topograficas, de historia natural y de costumbres, etc., que se hallan al principio de la " Historia del Paraguay. Rio de la Plata y Tucuman, „ escrita por el P. Guevara, 152 pp.
Voir Diaz de Guzman.
Guevara naquit à Madrid, en 1719. Il entra de bonne heure dans la mission du Paraguay et fut désigné par ses supérieurs pour en écrire l'histoire. Mais les désastres qui frappèrent la compagnie, l'empêchèrent de mettre ce dessein à exécution. Déporté en Italie, en 1767, il devint chanoine de Spello et mourut en 1806.
GUILLEMIN TARAYRE (M. E.). Exploration minéralogique des régions mexicaines suivie de notes archéologiques et ethnographiques par M. E. Guillemin Tarayre, membre de l'expédition scientique du Mexique. Rapport adressé à Son Excellence M. Duruy, ministre de l'instruction publique. Paris, Imprimerie Impériale, 1869. in-8°. 8 cartes et plans, 2 planches de vases antiques en lithochromie, et un
grand nombre de gravures sur bois dans le texte.
Cet ouvrage, tiré par autorisation ministérielle à un très petit nombre d'exemplaires, est un tirage à part des Archives de la commission scienti/lqiie du Mexique. Il est écrit consciencieusement par un homme qui a bien vu et bien jugé : il renferme des détails très-intéressants sur les ruines dites de la Quemada, dont il contient les plans et vues, etc.
GITMILLA (P. Joseph). Historia natural civil y geografica de las naciones situadas en las riveras del Rio Orinoco, su Autor el Padre Joseph Gumilla, Misienero que fué de las Misiones del Orinoco, Meta y Casanare. Nue va reimpresion, mucho mas correcta que las anteriores y adornada con ocho laminas finas, que manifiestan las costumbres y ritos de aquellos Americanos. Corregido por el P. Ignacio Obregon de los clerigos menores. Barcelona^ Carlos Gihert y Tuté, 2 vol. m-^°.
Vol. 1, XVI et 300 pp., carte, portrait de l'auteur, 4 flg. — vol. II, 1 fnc, 352pp.,2/!fir.
Gumilla naquit en Espagne en 1690. Ayant embrassé la règle de Saint Ignace, il fut envoyé aux missions de l'Orénoque oîi il passa trente ans, étudiant les mœurs, les coutumes et les langues des populations qu'il évangélisa. Son ouvrage manque, peut-être de critique ; mais il n'en est pas moins précieux pour la multitude de renseignements qu'il renferme. Gumilla mourut vers l'an 1758.
GURIDI ALCOGER (Dr. D. José Miguel). Apologia de la aparicion de nuestra Senora de Guadalupe de Méjico, en respuesta à la disertacion que la impugna. Su autor el Dr. D. José Miguel Guridi Alcocer, Méjico àno de 1820 en la oficina de Don Alejandro Valdes. 1 vol. petit in-fol.
HAYA (D. Diego de la). Informe dirigido alRey, por D. Diego de la Haya Gobernador de Costarica sobre el estado en que se halla dicha provincia y medios de proveer a su seguridad y adelanto. 15 de marzo de 1709. in-4*'.
MANUSCRIT en 12 ff., copié aux archives delà Capitainerie Gêné-
raie de Guatemala. Curieux et contenant des détails ethnographiques entièrement inconnus aujourd'hui, même à Costa-Rica.
HENDERSON (Alexander). Araidatiu-Tumurau segung Mad^ju karabagungte lau Alexander Henderson (The Gospel according to Mathew (in the CHAEiBBEAN language) translated by A. H.) Edinhurg. 1847. in-8. 88 pp.
— A grammar of the moskito language., by Alexander Henderson. Belize Honduras. New-York^ prmted hy John Gray^ 1846. in-8^. 47 pp.
Les Moskitos, dont il est ici question, sont les populations côtières du Nicaragua, parmi lesquelles l'Angleterre avait créé naguère un roi, dont la capitale était Blewfields. Ces Moskitos, mélange de Caraïbes et de nègres, ont un langage également fort mélangé : le caraïbe y domine ; mais à côté de cela il y a du jargon nègre des Antilles et quelques mots des langues de l'intérieur de l'Amérique centrale. L'auteur était ministre méthodiste à Belize.
— Catecismo de los Metodistas. N. 1. Para los ninos de tierna edad. — Catecismo tile metodistaoob. N. 1. Utial mehen palaloob. Londres, 1865. in-8''. 17 pp.
Dans le même volume :
— Brève Devocionario para todos los dias de la semana. — Payalchioob utial tulacal le u kiniloob ti le semana. Londres^ 1865. in 8° (espanol-maya). 17 pp.
Ces deux opuscules ont été composés par M. Alexandre Henderson, ministre méthodiste à Belize, dans la vue d'attirer à son église les indigènes mayas, répandus aux environs de cette ville. Le langage, malheureusement, pour ses efforts, est rempli de mots espagnols may aisés, ce qui le rend à peu près incompréhensible, bien que l'auteur ait cherché à utiliser les ouvrages du Père Ruz qu'il avait à la main.
HENNEPIN (P. Louis). Nouvelle découverte d'un très grand pays situé dans l'Amérique, entre le Nouveau Mexique et la Mer Glaciale, avec les cartes et les figures nécessaires et de plus l'histoire natu-
relie et morale, et les avantages qu'on en peut tirer pour l'établissement des colons, le tout dédié à S. M. Britannique Guillaume III, par le R. P. Louis Hennepin. Amsterdam^ par Abraham Van Someren,
68 pp., dédicace, avis et table et 506. Front, gravé avec ce titre : Nouvelle découverte d'un très grand pays situé dans V Amérique, par R. P. Louis de Hennepin. 2 pi., 1 vol. pet. in-8°.
Le père Hennepin, récollet, naquit en Flandre vers l'an 1640, Il embrassa la réforme de Saint-François, et se trouvant en prédication à Hall, dans le Hainaut, il fut envoyé pour quêter à Calais, Bourbourg et Dunkerque; là, étant entré en relation avec des marins, le goût des voyages le saisit et il demanda à se rendre en Amérique. Il s'embarqua pour le Canada en 1675 , et alla plus tard fonder une maison de récollets à Cataracouy. En novembre 1678, il alla en exploration avec La Salle, qui depuis découvrit tout le Mississipi. En février 1680, parti du fort Crèvecœur, il remonta ce fleuve jusqu'au 46° de latitude. Bientôt après, étant tombé entre les mains des Sioux, il fut délivré par des trafiquants français et il retourna à Québec en avril 1682, De retour en Europe, il fut nommé gardien du couvent de Renty, en Artois, Plus tard, il se retira en Hollande oîi il s'était fait de nombreux amis et où il mourut, La date de sa mort est restée incertaine.
HERNANDEZ' Francisci Hernandi Medici atque historici Philippi II. Hisp. et Indiar. Régis et totius novi orbis Archiatri, opéra, cum édita, tum inedita, ad autographi fidem et integritatem expressa, impensa et jussu regio. Matriti. Ex typographia Ybarra hœredum, 1790. 3 vol. in-4°.
Cet ouvrage, édité avec luxe, par Casimir Gomez Ortega, botaniste du Roi, contient toute la série descriptive des plantes du Mexique, recueillies par Hernandez, avec leurs vertus spéciales, d'après les instructions des indigènes,
Hernandez était natif de la province de Tolède: médecin du roi Philippe II et du monastère de l'Escurial, il fut envoyé par ce prince au Mexique, avec la mission d'y recueillir tout ce qui concernait les plantes, les animaux et les métaux de la Nouvelle-Espagne, Il y demeura sept ans, après quoi il s'en retourna en Europe , emportant plus de quinze volumes grand in-fol, de l'histoire naturelle de ces contrées. Hernandez étant mort peu de temps après, le. roi commit à Antonio Recco le soin de publier ses travaux : celui-ci, malheureusement, n'était pas à la hauteur d'une telle œuvre et n'en publia qu'un abrégé mé-
diocre. L'ouvrage original d'Hernandez périt en 1671, dans l'incendie de la bibliothèque de l'Escurial ; heureusement l'historiographe Munoz en découvrit une copie autographe dans la bibliothèque des Jésuites de Madrid et elle existe aujourd'hui dans la bibliothèque actuelle de l'Escurial.
HERNANDEZ SPINA (presb. D. Vicente). Apuntamiento del idioma kiché. Junio de 1854. in-fol.
MANUSCBIT de 16 ff. Au bas de la page du titre sont ajoutés de ma main ces mots : " Es del Padre Presb. Vicente Hernandez Spina, cura de Santa Catarina Ixtlahuacan, „ mort depuis environ dix ans.
Je tiens ce document de mon ami, le défunt D"" Padilla, qui m'assura que c'était l'original du vocabulaire rapporté en Europe par le D"" Karl Scherzer, de Vienne, imprimé depuis dans le vol. XV des : Sitzungsberichte der PhilosopMsch-HistoriscUen Klasse der Kaiserlichen Akademîe der Wissenschaften, Wien, 1855 , pp. 28-35.
— Kalendario conservado hasta el dia por los sacerdotes del Sol en Ixtlavacan, pueblo descendiente de la nacion kiché, descubierto por el Presbitero Vicente Hernandez Spina. Santa Catarina Ixtlavacan, agosto 12 de 1854. gr. in-fol. obi, plié.
MANUSCRIT en 13 fol., d'une main fort soignée. Le calendrier est identique avec l'ancien système quiche. Ce que ce document offre de curieux, ce sont les noms des lieux ovi les Indiens de Santa Catarina Ixtlahuacan vont sacrifier, ceux de leurs prêtres, ainsi que les prières qu'ils adressent au Soleil, mélange de souvenirs antiques de leur idolâtrie et d'idées chrétiennes.
HEVE LANGUAGE (a grammatical sketch of the), translated from an unpublished manuscript. By BucKiNGHAM Smith. London; Trubner and Co. 1862. gr. in-8°.
Volume de la Collection de M. Shea.
HIDALGO (Presb. D. Manuel). Libro en que se trata de la lengua tzotzil ; se continua con el BocABULAEio brevo de algunos bervos y nombres, etc. La DocTEiNA Ceistiana ; el Foemulaeio para administrar los Santos Sacramentos ; el confesionario y sermones en la misma lengua tzotzil.
Obra (segun parece) del Presbitero Don Manuel Hidalgo, insigne sierbo de Maria Santisima. in-fol.
MANTTSCBIT de 60 pp. Je l'ai inscrit sous le nom de Don Manuel Hidalgo qui est donné à la page 10 comme l'auteur de l'hymne à la gte Vierge qui s'y trouve. Le document ne porte d'autres indices, quant à la date, que ces mots à la page 5D : "De el pueblo de San Pablo en el ano (17)35 20 qu. etc. „
La langue Tzotzil, Zotzil ou Tzotzlem, est la seconde en importance de l'état de Chiapas. Elle avait naguère pour chef-lieu la ville forte de Tzotzlem (demeure de la Chauve-Souris), appelée par les Mexicains qui y tenaient garnison, au temps de Montézuma, Tzinacantlan ou Cinacantan, d'oii le nom de Ctnacanteca, donné aussi à cette langue. Le lieu aujourd'hui le plus considérable des Indiens Tzotziles est Alanchen, communément appelé San-Bartolomé de los Llanos.
HOLGUIN (P. Diego Gonzales). Gramatica y Arte nueva de la lengua gênerai de todo el Peru llamada lengua qquichua o lengua del inca anadida cumplida en todo lo que le faltaba de tiempos y de la Gramatica y recogido en forma de arte lo mas necesario en los dos primeros libros. Conmas otros dos libros postreros de adiciones al Arte para mas perficionarla, el uno para alcanzar la copia de vocablos, y el otro para la elegancia y ornato. Compuesta por el Padre Diego Gonzales Holguin. Nueva edicion revista y corregida.' Genova Pagano, 1842. in-8°. XIV et 320 pp.
Gonzales Holguin était jésuite, natif de Caceres, et la première édition de cet ouvrage, aujourd'hui d'une extrême rareté, fut imprimée à Lima, en 1607, in-4°.
HOLMBERG (H. J.). Ethnographische Skizzen ûber die Vôlker des Russischen Amerika, von H. J. Holmberg. Erste Abtbeilung. Nebst einer Karte. (Aus den Akten der Finn. Societ. d. Wissensch. heso7iders ahgedruckt) Kelsingfors, Gedruckt bei H. C. Friis, 1855. in-4°. carte.
HORNJ (Georgj). De originibus Americanis libri
quatuor. Hagœ Comitis, Sumptihus Adriani Vlacq. 1652. m-8° vél.
9fnc.,282pp.
Très bel exemplaire d'un ouvrage estimé pour les recherches, aussi curieuses que savantes, auxquelles l'auteur s'est livré sur l'origine des nations américaines. George Horn était né à Greussen, dans le Palatinat, en 1620. Il professa à l'université d'Harderwick, en Angleterre, l'histoire, la géographie et le droit public : il passa de là à l'université de Leyde, où il mourut en 1670.
HUMBOLDT (Alexandre de) . Essai politique sur le royaume de la Nouvelle-Espagne, par Alexandre de Humboldt. Deuxième édition. Paris^ Antoine Augustin Renouard, et Jules Renouard, 1825-1827. 4 vol. in-8°.
— Voyage aux régions équinoxiales du Nouveau Continent, fait en 1799, 1800, 1801, 1802, 1803 et 1804, par Al. de Humboldt et A. de Bonpland, rédigé par Alexandre de Humboldt. Paris, 1816- 1831. 13 vol. in-8^
Mon intention n'était pas de mettre dans ce catalogue aucun des ouvrages de Humboldt qui sont si connus : mais, afin de rendre hommage à sa mémoire, j'ai pensé que son nom, illustre à tant d'égards, ne pouvait en être exclu. Humboldt était non seulement un savant universel; mais, en ce qui concerne l'Amérique, il possédait un don d'intuition qui lui a permis de pénétrer des mystères historiques,' que le temps découvre à peine aujourd'hui. Alexandre de Humboldt était né à Berlin en 1769 ; il y mourut âgé de quatre-vingt-dix ans, en
ICAZBALCETA (Joaquim Garcia). Coleccion de documentos para la historia de Mexico — publicada por Joaquim Garcia Icazbalceta. Mexico libreria de J. M. Andrade, 1858-1866. 2 vol. in-4°.
2 pi. gravées sur pierre, d'après des bois.
Tomo I ; CLIII et 544 pp. — Prologo, pp. v-viii ; Indice gênerai» ix-xii ; Noticia de las piezas contenidas en este volûmen, xiii-xlii ; Noticias de la vida y escritos de fray Toribio de Benavente, ô Motolinia, por Don José Fernando Ramieez, xliii-cliii. — Historia de los Indios de Nueva Espaha de Motolinia, pp. 1-249 ;
Carta de Motolinia al Emperador, pp. 251-277. — Varies documentes del siglo XVI, pp. 281-544. Ces documents sont des pièces en partie publiées précédemment.
Tomo II. LXVI et 600 pp. Prologo, pp. iv-vi; Indice, vii-viii; Noticia de las piezas contenidas, en este volumen, ix-lxii ; Adiciones y correcciones al tomo I, lxiu-lxvi ; Documentes del siglo xvi, 1-600.
Les pièces les plus importantes sont : Primera y segunda Eelacien anônima de la jornada de Nuno de Guzman â la Nueva Galicia; pp. 288-306. — Fragmentes de una historia de la Nueva Galicia, escrita por el P. Fr. Antonio Telle, pp. 343-438. — Tercera y cuarta Kelacion anônima de la jornada de Nuno de Guzman â la Nueva-Galicia, pp. 439-483.
Ces deux volumes, imprimés avec un grand soin, sont également intéressants pour le choix et l'importance des pièces qu'ils renferment. Leur publication fait le plus grand honneur à M. Icazbalceta qui prouve une fois de plus ce que peut l'initiative d'un seul homme dans la voie pénible de la science et de l'érudition.
Pour le 3« vol. de cette collection voir Mendieta.
INFORME del Rdô padre prior del convento de Coban al Ilmô y Rmô Sr. Don Fr. Andres de las Navas y Quevedo, Arzobispo de Guatemala, sobre las misiones de Verapaz, y Ah-Izacs, escrito en Coban, â 8 de febrero de 1685. Con notas y apuntes del padre Blas del Valle y el Descubrimiento de los Ab-Xoyes por el padre Delgado. in-fol.
MANUSCRIT en 18 ff., rempli de détails curieux : il est suivi des notes du père Blas del Valle, ainsi que de la Découverte des Ah-Xoyes, populations indigènes du Lacandon. L'ensemble de ces documents avait été réuni pour former les jalons de l'histoire du Guatemala par le père Blas del Valle, qui devait renfermer celle de Kemesal et une continuation de cet écrivain jusqu'au milieu du XVIII^ siècle. Relié avec le vol. Documentas originales de Verapaz y Lacandon.
INFORME de los servicios hechos por la Religion de Santo Domingo en la provincia de Verapaz y tierras de Lacandones, Relacion y Memoria relativa â los asuntos de la provincia de Santo Domingo de Guatemala, dirigida al Muy Ilustre Senor Don Antonio Pedro de Ecbevers y Suvisa, ano de 1724. in-fol.
MANUSCRIT de 38 fi"., original, sur papier timbré de l'époque.
renfermant des détails curieux sur les anciens établissements espagnols parmi les Lacandons : il n'est pas moins intéressant pour ce qui concerne les révoltes des Indiens de la Verapaz, à la fin du XVI« siècle et la fondation des communes indigènes de cette province. D. Antonio Pedro de Echevers y Suvisa, à qui ce Mémoire est adressé, venait d'arriver comme Capitaine-Général et Président de l'Audience Royale à Guatemala, où il mourut en 1733.
JUARROS (Br. D. Domingo). Compendio de la historia de la ciudad de Guatemala, escrito por el Br. D. Domingo Juarros, presb. secular de este arzobispado. 2 vol. in-4°, vél.
Tomo I. Que comprende los preliminares de dicha historia. Guatemala, por D. Ignacio Beteta, 1808. — Tomo II. Contiene un cronicon del Reyno de Guatemala. Guatemala por Don Ignacio Beteta, 1818.
Edition originale et devenue fort rare à Guatemala même.
Vol. I. 2 fnc, 385 pp. — Vol. II. XV et 361 pp. La partie historique de cet ouvrage a été en grande partie écrite d'après l'histoire mensongère de FuENTES Y GuzMAN (Voir ce nom). Une réimpression en a été faite par L. Luna, en 1857, pour les lecteurs du Museo Guatemalteco, et qui déjà devient rare à son tour. La première édition fut traduite en anglais par John Baily, négociant britannique, résidant à Guatemala. Cette traduction fut publiée à Londres, en 1823, in-8°.
Juarros, né à la Antigua Guatemala, en 1752, était un prêtre savant et éclairé ; il y mourut en 1820.
JULIAN (Don Antonio) . La Perla de la America, Provincia de Santa Marta, reconocida, observada, y expuesta en discursos historicos por el Sacerdote Don Antonio Julian, a mayor bien de la Catôlica Monarquia, fomento del comercio de Espaila, y de todo el Nuevo Eeyno de Granada, é incrément© de la Christiana Religion entre las naciones barbaras, que subsisten todavia rebeldes en la Provincia. Madrid, 1787. Por Don Antonio de Sancha. in-4**. carte.
KINGDOM (John). A Yucatecan grammar : by the R. J. Ruz, of Merida, abridged for tbe instruction of the native Indians from the compendium of Diego Narciso Herranz y Quiros. Translated
from the Maya or Yucatecan language, by John Kingdom , Baptist missionary, Belize, Honduras. Belize; printed hy the Baptist-Mission-press . 1847. in-8^
68 pp. Dans le même volume se trouve relié :
— The Maya primer, by Alexander Henderson, Belize, Honduras, etc. Birmengham, printed hy Showell. Petit in-8°.
12 pp. en un maya fort peu correct. Voir plus haut, page 81.
LABAT (le père Jean Baptiste). Nouveau voyage aux îles de l'Amérique, contenant l'histoire naturelle de ces pays, l'origine, les mœurs, la religion et le gouvernement des habitants anciens et modernes : les guerres, et les événements singuliers qui y sont arrivés pendant le long séjour que l'auteur y a fait, le commerce et les manufactures qui y sont établis et les moyens de les augmenter.
Tome 1«^, vni, 168 et 360 pp., ^% pi. et cartes. — Tome n, 520 pp. 19 pi. et cartes, table des matières. Édition originale.
Le P. Labat naquit à Paris en 1665. Ayant pris l'habit de Saint Dominique, il professa d'abord la philosophie à Nancy. En 1693, il obtint de ses supérieurs l'autorisation de se rendre aux Antilles, où il se distingua bientôt par son extrême activité. Arrivé à la Martinique au commencement de 1694, il passa de là à la Guadeloupe^ fit des plans de moulins, de maisons, de canaux, de plantations, construisit et fit construire, tout en travaillant aux défenses stratégiques de l'île. De retour à la Martinique, comme procureur-général de son ordre, il fut chargé par les autorités coloniales d'une mission importante dans les Antilles. Il fonda en 1703 la ville de la Basse-Terre à la Guadeloupe, et contribua beaucoup à la défense de l'île envahie par les Anglais. Il fut nommé Préfet Apostolique des Antilles et retourna en France, en 1705. Revenu à Paris, il se retira aux Missions Étrangères de la rue du Bac, oii il mourut en 1738.
Son ouvrage est rempli de détails aussi curieux qu'intéressants.
LAFRAGUA (José Maria). Mémorandum de los negocios pendientes entre Mexico y Espana, presentado al Exmô Sr. Ministro de Estado por el
représentante de la republica, el dia 28 de julio de 1857. Poissy, tipografla de Arbieu, 1857. in-8°.
LAHONTAN (le baron de). Nouveaux voyages de Mr le Baron de Lahontan, dans l'Amérique septentrionale (tome I), qui contiennent une relation des différens peuples qui y habitent, la nature de leur gouvernement, leur commerce, leur coutume, leur religion, et leur manière de faire la guerre. L'intérêt des François et des Anglais dans le commerce qu'ils font avec ces nations, l'avantage que l'Angleterre peut retirer dans ce païs, étant en guerre avec la France. Enrichi de cartes et de fig.
Le tome second a pour titre :
— Mémoires de l'Amérique septentrionale ou la suite des voyages de Mr. le Baron de Lahontan, qui contiennent la description d'une grande étendue de païs de ce continent, l'intérêt des François et des Anglois, leurs commerces, leurs navigations, les mœurs et les coutumes des Sauvages, etc. Avec un petit Dictionnaire de la langue du païs. Le tout enrichi de cartes et de figures, et augmenté dans ce second tome de la manière dont les Sauvages se régalent.