‹ Biblothèque mexico-guatémalienneChapitre 4 sur 15 · BIBLIOTHEQUE · texte numérisé non relu

BIBLIOTHEQUE

MEXICO-GUATÉMALIENNE,

ABELLA (P. Fr. Francisco). Informe hecho al Ilmô Sefior Arzobispo de Guatemala sobre el estado de las misiones de Verapaz, firmado por el R. P. Fr. Francisco Abella, de la Orden de Santo Domingo, en 29 de diciembre de 1819. in-fol.

MANUSCBIT, de 9 pp. Suivi des Rapports du Père Luis Escoto, du P. Augustin Blasquez et du P. Francisco Aguilar, formant ensemble 20 pp. Relié dans le vol. Documentos originales de Verapaz y Lacandon.

Document intéressant à consulter pour la géographie et l'ethnographie de la haute Verapaz.

ACOSTA (Joaquim). Compendio historico del descubrimiento y colonizacion de la Nueva Granada, en el siglo decimo sexto. Por el coronel Joaquim Acosta. Paris, 1848. Imprenta de Beau, en San German en Laya. in-S".

1 Carte et 4 pi. sur bois.

ACOSTA (P. Joseph de). De natvra novi orbis libri dvo et De promvlgatione Evangelii apvd barbaros, sive de procvranda Indorvm salvte, libri sex. Avctore losepbo Acosta presbytero societatis

lesv. Salmanticae, apud Guillelmmn Foquel, 1589. in-8«.

7 fnc, 110 pp. Comme un ouvrage entièrement à part, vient ensuite dans le même volume :

— De procvranda salut e Indorvm, libri sex. Salmanticae, apud Guillelmvm Foquel, 1588. iii-8"^.

De 112 à 640 pp.

— Historia natural y moral de las Indias, en que se tratan las cosas notables del cielo, elementos, metales, plantas y animales de ellos; y los ritos, ceremonias, leyes, gobierno de los Indios. Por el Padre Joseph de Acosta, de la extinguida companîa de Jésus. Dâ la a luz en esta sexta edicion D. A. V. C. En Madrid, por Pantaleon Aznat, ano de 1792. 2 vol. in-4".

Le père Acosta, l'un des écrivains les plus connus de l'histoire américaine, naquit à Médina del Campo, dans la Vieille Castille, vers l'an 1538, et entra dans la Compagnie de Jésus en 1553. Après avoir enseigné la théologie à Ocaha, il passa au Pérou et au Mexique et de là aux Antilles. Retourné en Espagne, il fut tour à tour recteur du collège de Valladolid, visiteur d'Aragon et d'Andalousie : nommé ensuite recteur du collège de Salamanque, il y mourut en 1600, ayant assisté antérieurement à la cinquième congrégation générale de son ordre à Rome , où il se montra l'un des plus éloquents défenseurs des indigènes américains. Quiconque a lu l'Histoire encore inédite des Indes Occidentales de Las Casas, reconnaîtra facilement qu'Acosta s'en servit pour la partie de son ouvrage qui concerne le Pérou: il mit également à profit les manuscrits de Dukan (voir ce nom plus bas) pour sa partie mexicaine ; mais il en usa sobrement, sans qu'on puisse, en aucune façon, l'accuser de plagiat.

ACOSTA (José Antonio). Oraciones devotas que comprenden los actos de fé, esperanza, caridad, y afectos para un cristiano, en idioma yucateco, con inclusion del Santo Dios, a devocion del pbro D. José Antonio Acosta. Mérida de Yucatan, imprenta à cargo de Mariano Guzman, 1851.

In-4o de 16 pp. en langue maya, avec le texte espagnol en regard.

Ce document est suivi de deux autres en maya. Voir plus bas GuEREA et Vêla.

AGUADO (fray Pedro de). Primera Parte de la recopilacion historial resolutoria de Sancta Marta y Nuevo Reyno de Granada de las Indias del mar Oceano : en la quai se trata del primer descubrimiento de Sancta Marta y Nuevo Reyno, y en lo sucedido hasta el ano de sesenta y ocho, con las guerras y fundaciones de todas las cibdades y villas del. Hecho y acabado por el rêver endo padre fray Pedro de Aguado, fraile de la Orden de Sanct- Francisco de la regular observancia, Ministro Provincial de la Provincia de Sancta Fée del mismo nuevo Reyno de Granada, el quai va repartido en diez y seis libros. In-fol.

MANUSCKIT, de 490 ff. Le père Aguado était natif de Castille, où il prit l'habit de la régulière observance de Saint-François. Il passa de bonne heure en Amérique et paraît avoir été de ceux des religieux de son ordre qui entrèrent des premiers dans la Nouvelle Grenade avec le conquérant Quesada. Son histoire restée manuscrite a servi principalement à fray Pedro Simon et à Alonso de Zamoea pour la composition de leurs ouvrages sur ce même pays. Aguado fut le premier provincial de l'ordre de Saint-François à Santa Fé de Bogota.

Le présent manuscrit est la copie, sauf les dernières pages, de la première partie de cet important document, copié aux archives de l'Académie Royale d'Histoire de Madrid.

AGUEROS (Fray Pedro). Descripcion historial de la provincia y archipielago de Chiloé en el reyno de Chile, y obispado de la Concepcion, dedicada a nuestro catolico Monarca Don Carlos IV (que Dios guarde) por el Padre Fray Pedro Gonzalez de Agueros, Ex-Guardian del Colegio de Propaganda Fide de Ocopa y Arzobispo de Lima, etc. {Madrid) Benito Cano, ano de 1791. in-4°.

Estampe avec l'arbre au Christ de la vallée de Limache et carte.

AGUIRRE (Francisco Xavier de). Informe de Don Francisco Xavier de Aguirre, alcalde mayor que fué de la provincia de Verapaz a los Senores de la junta del gobierno del Real Consulado de Guatemala. Escrito en la hacienda de los Llanos, a 3 de febrero de 1803. In-fol.

MANUSCRIT original de 8 pp., relié dans le vol. : Documentas originales de Verapaz y Lacandon.

Ce document, renfermant des détails curieux, rend compte de la condition matérielle de la province de Verapaz, au commencement de ce siècle. Il est l'original envoyé à Guatemala par l'auteur et je le tiens de la bonté de feu Mgr. Garcia Pelaez, archevêque de Guatemala.

ALARCON (Fr. Baltasar de). Sermones en lengua CAKCHIQUEL, escritos por varios padres de la orden de San-Francisco , y recogidos por el M. R. M. Padre Fray Baltasar de Alarcon, procurador gênerai de la misma orden en la prov. del Dulce Nombre de Jésus de Guatemala. In -4".

MANUSCRIT de 153 ff., comprenant 23 sermons en langue Cahchiguèle, écrits par des auteurs et en des temps différents. Aucun ne porte de signature et c'est d'après le papier renfermé dans l'un d'eux et placé à la fin du volume, que j'ai supposé que le père Alarcon les avait réunis. Plusieurs de ces sermons sont d'une écriture fort soignée et de la fin du XVI« siècle.

La langue Cakchiquèle, que Flores (voir plus bas) appelle la langue métropolitaine de Guatemala, était effectivement celle de la ville capitale de cette province , qui , à la suite des conquêtes d'Alvarado, lui donna son nom. La capitale des Cakchiquels., appelée par eux Iximché, était connue à ceux de la langue mexicaine sous le nom de Tecpan- Quauhtemalan et occupait le haut d'un plateau, environné de pi^ofonds ravins, à une lieue de la commune actuelle de Tepan-Guatémala. C'est dans cette ville, aujourd'hui en ruines, qu'Alvarado et les autres conquérants constituèrent, en 1523, la première cité espagnole de Guatemala, depuis transférée à plusieurs reprises jusqu'à la Nueva Guatemala, capitale actuelle. Les indigènes de la langue Cakchiquèle s'étendent autour de là jusqu'aux villages situés au nord et à l'ouest des grands volcans de Fuego et de Agua et de ces localités vers le nord jusqu'à la rive droite du fleuve Motagua, au nord-ouest jusqu'au pied du volcan d'Atitan, Le Quiche et le Tzutuhil sont des dialectes du Cakchiquel.

ALBORNOZ (P. Fr. Juan de). Arte de laLengua CHiAPANECA, compuesto por el padre fray Juan de Albornoz, de la orden de Predicadores, de la provincia de San Vicente de Chiapas y Guatemala, in-4''.

MANUSCRIT de 22 ff. Ce document est aujourd'hui le seul monument connu de l'ancienne langue de Chiapas, compris les trois autres qui font partie de cette collection (voir Baerientos et Nunez. La lettre en est mauvaise et paraît être du milieu du XVII« siècle. Le manuscrit est signé à la fin d'une autre encre, mais, ce semble bien, de la même main que les corrections, " Fr. Juan de Albornoz. „ Je n'ai rien découvert qui fût relatif à cet auteur. Tout ce que je sais dece document, c'est qu'il provient d'Acala, paroisse voisine de Chiapa de Indios, où il était gardé avec le catéchisme de Baerientos et les deux opuscules chiapanèques de Nunez, dans la famille d'Estevan Nucamendi, dernier gouverneur indigène de cette localité. Les quatre étaient reliés ensemble et on me les apporta, en 1859, par ordre de Don Angel Corso, alors gouverneur de l'état de Chiapas. Celui-ci m'en fit présent, ainsi que de plusieurs autres documents: il eut en même temps l'obligeance de faire réunir devant moi trois ou quatre vieillards, seuls restes de l'antique population indigène qui eussent conservé l'usage de leur langue. C'est d'eux que je tiens le court vocabulaire que j'en ai composé. On peut donc considérer les quatre pièces de cette collection comme uniques aujourd'hui.

Les Artes de las lenguas de Chiapa, Zoques, Celdales y Cinacantecas , attribués au père Francisco de Cepeda, n'existent plus ou ne se sont pas retrouvés. Ce religieux, en effet, n'en était pas l'auteur. Remesal dit seulement qu'il fut envoyé à Mexico, pour les y faire imprimer: " Se „ diô orden, écrit-il, c^ue el padre F. Francisco de Cepeda fuesse a „ Mexico y alla imprimiesse las artes de las lenguas de Chiapa, „ Zoques, Celdales y Cinacantecas, y el padre lo hizô assi, y traxo „ impressas las artes muy corregidas y emendadas, y las repartieron „ por toda la tierra, etc. „ Remesal, Hist. de Chiapa y Guatemala, lib. X, cap. XVI, pag. 637.

On ne saurait guère attribuer ces différentes grammaires à un seul auteur ; elles n'étaient pas, d'ailleurs, contenues en un seul ouvrage, ainsi que le donne à entendre ici Remesal. Pour la langue tzendale, on avait VArs Tzeldaica de Domingo de Aea (voir ce nom), ainsi que d'autres ouvrages, déjà préparés en d'autres langues.

La langue, dite Chiapanèque, de la ville de Chiapa-de-Indios où elle était parlée, se bornait à cette localité, à celle d'Acala et à un trèspetit nombre d'autres villages voisins. Elle ne ressemble à aucun autre idiome parmi ceux qu'on parlait dans la province et ne paraît avoir d'analogie réelle qu'avec celle des Dirias de Nicaragua. Dans un document de ma collection, les Chiapanèques affirment qu'ils avaient colo-

nisé une partie de cette province, plus de mille ans avant la conquête. Les autres langues de la province de Chiapas étaient le Tzendal, le Zotzil ouZotzlem (autrement Cinacanteca) et le Zoqui. On en trouvera les grammaires et vocabulaires dans ma collection.

ALEGRE (Francisco Xavier). Historia de la Companîa de Jésus en Nueva Espana, que estaba escribiendo el P. Francisco Xavier Alegre al tiempo de su espulsion. Publicala para probar la utilidad que prestara a la America Mexicana la solicitada reposicion de dicta companîa, Carlos Maria Bustamante, individuo del supremo poder conservador. Mexico, imprenta de J. M. Lara. 3 vol. in-4^. Portraits divers litb.

Vol. I, 1841; vol. II et III, 1842.

Alegre était Mexicain, natif de Veracruz comme Clavigero; il était né en 1729. Entré dans la Compagnie de Jésus, en 1747, au noviciat de Tepotzotlan, il enseigna à Mexico les Belles-Lettres latines et ensuite la philosophie à la Havane oîi il fut envoyé pour cause de santé. Il retourna plus tard à Mexico pour y continuer, par ordre de ses supérieurs, l'histoire de la Compagnie qu'il laissa inachevée. Déporté en Italie en 1767, il prit sa résidence à Bologne. Il s'y distingua par de nombreux travaux imprimés et inédits et mourut dans la même ville en 1788. L'histoire présente est un des meilleurs ouvrages qui nous soient restés sur cette matière, écrits par les jésuites mexicains.

ALGUNOS sermones en lengua quiche de Eabinal.

MANUSCRIT de 98 ff. Le premier et le dernier sermon sont complets ; il manque des feuillets aux leçons intermédiaires. Ils paraissent avoir été écrits vers la fin du dernier siècle.

La langue Quichée, l'un des deux principaux dialectes du Cakchiquel, paraît avoir succédé, presque partout où il se parle, au Mam ou au Pokoman : son siège principal était Gumarcaah, plus généralement connu sous le nom d'Utlatlan, et dont les ruines existent à une demilieue environ du bourg actuel de Santa-Cruz del Quiche. Les indigènes de cette langue habitent au nord-ouest de Santa-Cruz jusqu'au district inclus de Sacapulas, occupent les cantons de Totonicapan et de Quetzaltenango , ainsi que ceux qui s'étendent du pied du volcan d'Atitan, au sud-ouest jusqu'à Retaluleu. Ils sont établis au nord du Motagua, depuis San Miguel Chicah et Rabinal, dans les petites localités qui vont rejoindre Santa-Cruz au sud-ouest, etc.

Le Quiche, orthographié alternativement aussi Qiché et Kiché, est

une langue élégante et d'une grande richesse. Sa grammaire est une des plus complètes que l'on possède. Voir plus bas Ximenez.

ALVA (Bartolomé de). Confesionario mayor, y menor en lengua mexicana, y platicas contra las supersticiones de idolatria, que el dia de oy an quedado a los Naturales de la Nueva Espana, é instruccion de los Santos Sacramentos, etc. Al Ilustrisimo Senor D. Francisco Manso y Zuniga, Arçobispo de Mexico, etc. Nuevamente compuesto por el Bachiller Don Bartolomé de Alva, beneficiado del partido de Chiapa de Mota. Ano de 1634. Lnpreso en Mexico, por Francisco Salhayo, etc. In-4" vél.

Titre et prélim. 8 fnc. et 52 ff.

L'auteur de ce livre était indigène mexicain et descendait des anciens rois de Tetzcuco : très savant dans sa langue, il écrivit divers autres ouvrages dans le même idiome et traduisit en naliuatl trois comédies de Lope de Vega.

AMARO (Juan Romualdo). Doctrina extractada de los catecismos mexicanos de los padres Carochi y Castano, autores muy selectos, traducidos al castellano, para mejor instruccion de los Indios, en las oraciones y misterios principales de la doctrina, por el presbitero capellanDon Juan Romualdo Amaro, catedratico que fué en dicho idioma en el colegio seminario de Tepotzotlan, etc. Va anadido a este catecismo el preambulo de la confesion para la mejor disposicion de los Indios en el Santo Sacramento de la Penitencia, etc. Mexico, 1840. Imprenta de Luis Abadiano y Valdes. 1 vol. pet. in-4°.

3 fnc, 79 pp.

AMICH (P. Fr. José). Compendio historico de los trabajos, faticas, sudores y muertes que los ministros evangelicos de la serâfica religion han padecido por la conversion de las aimas de los

gentiles, en las montanas de los Andes, pertenecientes a las provincias del Peru, etc., escrito por el P. Fr. José Amich, predicador apostolico y escritor del colegio serâfico de propaganda Fide de Santa Kosa de Ocopa. Van en seguida " Noticias historicas sobre las misiones en la republica de Bolivia por el P. Ceferino Mussani, minimo observante. „ Paris, libreria de Rosa y Bouret, 1854. pet. in-8°.

ANGEL (P.Fr.). Arte de lengua cakchiquel, compuesto por el Padre fray Angel. in-4°.

MAWUSCBIT de 94 ff., d'une écriture qui paraît appartenir à la fin du XVIIIe siècle.

Cet ouvrage ne porte en tête aucun nom d'auteur. Voir la notice qui accompagne le suivant.

— Vocabulario de la lengua cakchiquel, compuesto por el Padre fray Angel. in-é*".

MANUSCBIT de 225 ff., de la même écriture que le précédent.

Cet ouvrage, non plus que le précédent, ne porte en tête aucun nom d'auteur ; on trouve seulement à la fin la note suivante : " El P. Fr. „ Angel suplica à los que lean este vocabulario borren aquellas „ palabras que pueden causar ruina espiritual y el uso las imprime en „ la memoria. „ Bien que cette note ne soit pas de la même écriture que le vocabulaire, il est à croire que le livre est de lui. Car il est important de faire observer à ce propos qu'un grand nombre d'ouvrages manuscrits, composés par les religieux des divers ordres au Mexique ou dans l'Amérique centrale, sont rarement écrits de leur main propre: la plupart dictaient leurs ouvrages à de jeunes élèves indigènes ; c'est ce qui explique, d'ailleurs, les incorrections, parfois étranges quant à l'orthographe, qu'on y trouve fréquemment.

ANGLERIA (Pétri Martyris ab) . De rebvs Oceanicis et novo Orbe, Décades très Pétri Martyris ab Angleria Mediolanensis. Item ejvsdem, De Babylonica legatione, libri III. Et item De rébus iEthiopicis, Indicis, Lusitanicis et Hispanicis, opuscula quœdam historica doctissima, quse hodiè non facile alibi reperiuntur, Damiani à Goes Equitis Lusitani,

etc. Coloniae, Apud Germinum Caleniutn etc. 1574. m-8° vél.

Pedro Martyr d'Anghiera (en latin de Angleria), le premier des historiens de l'Amérique, était natif d'Arona, sur les bords du lac Majeur, en Italie, à peu de distance d'Anghiera, dont il porta si glorieusement le nom. Dès l'âge de 20 ans, on le distinguait à Rome pour son érudition et son éloquence. Il suivit, en 1487, en Espagne D. Inigo Lopez de Mendoza, comte de Tenailla ; il fut reçu comme il le méritait par les Rois Catholiques, en particulier par la Reine Isabelle qui l'attacha à sa personne. Il fut depuis envoyé par Elle comme Ambassadeur à la république de Venise. Il mourut à Grenade en 1526.

Ses ouvrages, où l'on reconnaît un esprit aussi libéral, que profond et investigateur, seront toujours une source précieuse pour l'histoire des découvertes espagnoles en Amérique : Pedro Martyr avait su les apprécier, comme nul écrivain moderne ne l'a fait depuis ; il prouve à lui seul qu'à cette époque, la science de l'histoire était, sous bien des rapports, plus avancée qu'aujourd'hui.

ANOTACIONES â la historia de Guatemala, sacadas de un manuscrito de la coleccion del Dr. Don Mariano Padilla. in-fol.

MANUSCRIT de 4 fF. copié par moi sur l'original qui existe aujourd'hui dans la bibliothèque de l'université de Guatemala.

N° 9 du vol. Documentos originales y copias para servir d la historia de Chiapas, Yucatan y Guatemala.

ANUNGIAGION (Fray Juan de la). Nican ompehua yn temachtilli, yn itechpoui Dominical. Yc temachtilotiaz cecexiuhtica : Ynicuac ymilhuiuh quiztiaz inceceme Domingome , yniuh tecpantica yancuican Calendario , oquimotlalili oquimotecpanili ypan nauatlatolli, yn yehuatzin Fray Juan de la Anunciacion, Teopixqui Sant Augustin. En Mexico, por Antonio Ricardo, 1577. 2 vol. in-4°.

Tome I(le titre, la première page de la table et la première des sermons manquent), 2 fnc, 124 ff. — Tome II, au lieu des dimanches signalés dans le titre par le vocable Domingome, dans celui-ci il y a Sanctome, etc., 1 fnc. 130-228 ff., suivis de l'ouvrage intitulé:

— Cathecismo en lengua mexicajîa y espanola, brève y muy compendioso, para saber la Doctrina

Christiana y ensenarla. Compuesto por el muy Reverendo Padre Fray Juan de la Anunciacion, superior del Monasterio de Sant Augustin de Mexico. En Mexico por A^itonio Rica?'do, 1577.

229-260 ff. Calendrier, 3 ff., Prières en mexicain, 5 ff., avis au lecteur, 1 f., le reste pour la Doctrine, à deux colonnes, espagnol-mexicain, m. 2 £f. à la fin.

Le P. Juan de la Anunciacion était natif de Grenade, en Andalousie. Il entra dans la règle de Saint Augustin à Mexico, où il se livra de bonne heure à l'instruction des indigènes. Il mourut à Mexico, en 1594, âgé de plus de quatre vingts ans. Il laissa un assez grand nombre d'ouvrages spirituels, en langue mexicaine, tous très-estimés pour la pureté et l'élégance du style.

APUNTES en lengua quekchi, y pequeno confesionario en la misma lengua. In-8°.

MANUSCRIT de 18 ff., sans nom d'auteur; les vocables d'une sorte de petit vocabulaire n'ont pas été complétés en espagnol.

Le Quekclii, autrement dit Cacchi, est la langue de Coban, dans la Verapaz (Guatemala), ainsi que de plusieurs localités voisines. Voir plus bas, au nom de Caedenas (Ilmo Sr.)

ARA (Ilmô Sr. Fray Domingo de). Bocabulario de lengua Tzeldal segun el orden de Copanabaztla (Tzendal y espanol). In-4'' vél.

manuscrit de 150 fF. Au verso qui précède le titre, se trouvent ces mots : " De consensu superioris liabet ad ejus ussum fray Alonso de Guzmau, „ et au verso du f. 128, le dernier du vocabulaire : " Ano de 1616 anos se translado este bocabulario. „ Les 4 ff. suivants donnent le commencement de VA7He du père Domingo de Ara, sous ce titre: " Ars Tzeldaica facta a B,° p. Fr. Dominico de Ara, ordinis Prsedicatorum, „ dans un latin tout-à-fait barbare. Suivent 7 ff. d'additions et 4 ayant rapport à la dévotion du rosaire en espagnol.

Quoiqu'écrit de deux mains différentes et surchargé de noms et d'additions, cet ouvrage est bien, toutefois, le vocabulaire original de Fr. Domingo de Ara, appelé ailleurs de Hara et de Lara, dont il est question dans Remesal. Lorsque l'original se trouva trop usé, celuici fut copié par ordre et remplaça probablement l'ancien dans la bibliothèque du couvent de Copanahuaztla, d'où il passa, lors de l'abandon de cette ville, au monastère des Dominicains de Ciudad Real (San Cristobal). C'est là que m'en fit présent, avec plusieurs autres manuscrits précieux, le père Paniagua, dernier provincial de l'ordre, au moment de sa suppression par Juares, en 1859.

— Vocabulario en lengua tzeldal juxta us su oppidii De Copanabastla (castellano y tzendal). In-4° vél.

MANUSCKIT de 220 £f. C'est la seconde partie du vocabulaire de Fr. Domingo de Ara. Au premier feuillet il porte ces mots : " De licencia sui prselati ad usum habet Fray Alonso de Guzman — traslado este bocabulario el sobre dicho P« el ano de 1620. anos en la provincia de Tzeldales en el pueblo de Taquin Vitz. „

Au bas: " Espana, sais pesos. „ Le f. 221, dernier du vocabulaire, porte au verso : " Unus Deus una fides unuz baptisma, „ et plus bas : " Soli Deo honor et gloria. „

— Doctrina christiana y explicacion de los principales misterios de la fé catholica, espuestos en lengua tzeldal por el Ilmo sefior D. Fray Domingo de Ara, obispo electo de Chiapa, ano de 1560; obra trasladada de su original por el padre Fray Jacinto del Castillo, ano de 1621. In-fol. vél.

MANUSCBIT de 128 ff., d'une écriture fine et aisée, le mieux conservé des divers manuscrits de l'auteur.

L'ouvrage, en entier en langue tzeldale, est partagé en chapitres ou homélies sans numéros d'ordre. Du commencement jusqu'au fol. 73 inclusivement, tous commencent par le même verset tiré de l'Evangile : " Qui crediderit et baptizatus fuerit, salvus erit. „ Du f du fol. 73 au f du fol. 106, ils traitent des commandements de Dieu et de l'Eglise. De là jusqu'à la fin, des oeuvres de miséricorde, des péchés capitaux, de l'unité de l'église et de la création de l'homme. Au f du fol. 117, l'auteur se nomme " hoon atatomi Fkay Domingo de Aea, „ moi votre père, etc., mots qui tranchent la question de l'orthographe de son nom. Plus bas, dans le même paragraphe final , se trouve la date du mois de Septembre 1560, c'est à dire 12 ans avant sa mort.

Au dessous vient séparément la protestation du transcripteur, Fray Jacinto del Castillo, qui paraît avoir mis la dernière main à cette copie au mois de Septembre 1621. Il signe du titre de "Visiteur, » au pueblo de San Juan Cancuc.

— Egregium opus Fratris Dominici de Hara. De comparationibus et similitudinibus (in lingua tzeldaica). petit in-4°.

MANUSCRIT de 140 ff. C'est l'œuvre par excellence de l'auteur, dont les travaux sont restés pour la bibliographie un mystère presqu'autant que la véritable orthographe de son nom. L'écriture, menue

et déliée, si elle n'est pas de lui-même, doit-être celle de son amanuense ou copiste ; car elle est de son époque et l'on sait que les religieux espagnols, en Amérique, dictaient le plus souvent les ouvrages dont ils étaient les auteurs. Le copiste, d'ordinaire aussi, était un jeune disciple indigène ; de là les erreurs et le peu d'orthographe qu'il y a quelquefois dans ce genre d'ouvrages. La page du titre porte une signature d'une écriture différente, celle de " Laureca de Ximena „ , qu'on retrouve à la fin des traités spirituels qui suivent cet opuscule, ainsi que plusieurs autres. Ces traités sont : Un sermon en langue tzendale intitulé :

— In festo sanctissimi sacramenti, 4 ff.

Un traité, intitulé :

— Modus administrandi sacramentum matrimonii, 5 ff. en tzendal (tzeldal, en vieux style).

Un autre traité, intitulé :

— Sermo pro disponendis nubentibus, 6 ff. en tzendal.

Un traité, intitulé .

— Ztitzo ghibal hatezcan zpaz Confession zghoyoc zcan ych Communion Ecuctac. 15 ff. en tzendal.

Le volume termine avec la grammaire tzendale de Domingo de Ara, intitulée:

— Incipit ars tzeldaica J. R. P. F. Dominici de Hara, ad laudem Domini nostri inventa et illustrata.

Ouvrage complet en 28 feuillets, dont le dernier seul est à demiperdu. Une sorte de table des matières termine le volume qui est un véritable joyau bibliographique.

Ainsi qu'on vient de le voir, le nom de l'auteur est alternativement orthographié de ou del Hara et de Ara. Remesal l'écrit de Ara; mais dans le Teatro eclesiastico de la primitiva Iglesia de las Indias Occidentales de Gil Gonzalez Davila, ainsi que dans Pinelo et Beristain, on trouve de Lara.

Tout ce que l'on sait de Fr. Domingo de Ara, c'est qu'il étudia au monastère de San Estevan de Salamanque où il prit l'habit de Saint Dominique. Il fut du nombre des missionnaires de son ordre que Las Casas amena en Amérique en 1545. Elu provincial de la province de

Chiapas, en 1556, il fixa son séjour au monastère de Copanaliuaztla, où se concentrèrent les études de l'ordre dans cette province : c'est là qu'il composa ses divers ouvrages et où ils restèrent en dépôt après sa mort. Nommé évêque de Chiapas, par suite de la démission de Las Casas, en 1570, il mourut l'année suivante à Copanaliuaztla, avant d'avoir reçu la consécration épiscopale. " Supo el P. Fr. Do- „ mingo, dit Remesal, la lengua de aquella Provincia con eminencia, y „ por no la deprender, ni trabajar solo para si, hizô arte y vocabu- „ lario délia para los venideros, y es tan propria sit lengua y tan casta „ (me escriviô el P. Fr. Domingo Vidal, consultado por mi en este „ caso), 2/ tan signiflcativa, que dudo que la de Ciceron sea 'iuas propria „ Latina. „ Hist. de S. Vicente de Chiapa y Guatemala, lib. XI, cap. I. On voit par cette citation que Eemesal même ignorait sinon l'existence, au moins le titre spécial des autres ouvrages de ce religieux.

Entre les langues diverses, parlées dans les provinces dites de las Chiapas, on en comptait quatre principales : le Chiapanèque proprement dit qui se bornait à la cité de Chiapa de Indios et à trois ou quatre bourgades environnantes ; le Zoque, parlé dans toute la province de Tecpatlan, partie occidentale de l'état de Chiapas ; le Zotzlem, Tzotzile ou langue de Cinacantan et le Tzendal qui ne sont que des dialectes peu différents l'un de l'autre : le premier était usité à Cinacantan, à Chamula, à San Bartolomé de los Llanos, ainsi que dans les plaines au sud de Ciudad Real (San Cristobai), et le second occupait toute la montagne, de cette ville immédiatement au sud et au nord de Teopixca jusqu'à Palenqué et Tabasco. Les indigènes de ces montagnes, couvertes de ruines, parlent encore aujourd'hui le tzendal qui est la langue où le nom de Votan était commémoré.

ARANA XAHILA (Don Francisco Ernantez). Manuscrit Cakchiquel. Mémorial de Tecpan-Atitlan (Solola), histoire des deux familles royales du royaume des Cakchiquels d'Iximché ou Guatemala, rédigé en langue cakchiquèle par le prince Don Francisco Ernantez Arana-Xahila, des rois Ahpozotziles. Texte cakchiquel et essai de traduction française en regard, faite à Rabinal en 1856. In-fol.

MANUSCRIT de 68 ff. Copie de l'original , faite par moi avec la traduction, durant mon séjour à Rabinal. C'est un document du plus haut intérêt. Il comprend l'histoire primitive symbolique, analogue à celle du Popol Vuh, mais avec des variantes nombreuses et remarquables. Vient ensuite l'histoire propre du royaume cakchiquel, fixé à Iximché, dont les ruines existen à une lieue environ de la commune de Tepan-Guatémala. Le style de l'ouvrage est varié et

pittoresque et renferme des passages fort animés. L'auteur, don Francisco Xaliila, de la race des rois Ahpozotziles, était le petit-fils du roi Hunyg, qui mourut de la peste cinq ans avant l'arrivée des Espagnols, c'est à dire en 1519. Le manuscrit continue de la main du même auteur jusqu'en 1562. Don Francisco Gel)uta Queh, de la même famille, le reprend jusque vers la fin. Il y a dans la partie de la conquête par les Espagnols des choses accablantes contre le conquérant Pedro de Alvarado.

Je tiens le document original de l'amitié de Don Juan Gavarrete.

ARAUJO PORTO-ALEGRE (Manoelde). Colombo poema por Manoel de Araujo Porto-Alegre. Rio de Janeiro, livrariadeB. L. Garnie}". 1866. 2 vol. in-4°.

Cet ouvrage intéressant, sorti de l'imprimerie impériale de Vienne en Autriche, est dédié à S. M. Dom Pedro II, empereur du Brésil, par l'auteur, actuellement consul général du Brésil à Lisbonne.

ARAUZ (D. Clémente). Informe delAlcalde May or de Tegucigalpa, D. Clémente Arauz, sobre el estado de los Sambos-Mosquitos y medio de esterminarlos — 31 de Octubre de 1735. Copiado de los Archivos de la Capitania gênerai de Guatemala. In-4.° 7 ff.

Vient ensuite.

Copia del informe hecho por el Gobernador de Veragua al Cabildo de Guatemala a quien lo pidiô su Magestad, sobre las Misiones de la Talamanca, fecho Setiembre 13 de 1775, sacado de los Archivos de la Capitania gênerai de Guatemala. In-fol. 7 ff.

MAiruSCIlIT de 14 ff., comprenant les deux documents réunis sous la même copie. L'un et l'autre renferment des détails intéressants pour l'histoire de l'Amérique centrale. Le premier, ainsi que l'indique le titre, est loin d'être favorable à la population mêlée, dite des Mosquitos, où les Anglais avaient naguère constitué un roi. — Le second contient des détails ethnographiques curieux sur la Talamanca, cette partie de la république de Costa-Rica, encore si peu connue aujourd'hui.

ARBOLEGA (Garcia de). Manual de la isla de Cuba. Compendio de su historia, geografia, estadistica y administracion. Su autor D. José Garcia

de Arbolega. Con 5 pianos y 32 laminas. 2** éd. Habana, wiprenta del Tiempo, 1859. in-16.

ARENAS (Pedro de). Vocabulario manual de las lenguas castellana yMExiCANA. En que se contienen palabras, preguntas, y respuestas mas comunes y ordinarias que se suelen ofrecer, etc., el trato y comunicacion entre Espafioles e Indios. Compuesto por Pedro de Arenas. En Mexico, por la Viuda de Francisco Lupercio, y por su original, en la Puebla, por la Viuda de Miguel de Ortega y Bonilla. In-8°.

Exemplaire original d'un vocabulaire réimprimé plusieurs fois. Bien que sans date, on sait qu'il est de l'année 1611, ainsi que l'indique le privilège. Réimprimé en 1728, 1793 et 1831.

D. Pedro de Arenas était Mexicain ; on ignore en quelle partie du Mexique il naquit. Il voyagea avec fruit dans toute l'étendue de la Nouvelle Espagne, et l'évêque Granados, dans les Tardes Americanas, mentionne son nom entre ceux de Torquemada, de Sigiienza et de Gemelli-Careri, comme explorateur des antiquités historiques des Mexicains et comme un écrivain dans les mêmes idées. On ne connaît, toutefois, de lui, que l'ouvrage cité plus haut.

AREVALO (D. Rafaël). Libro de Actas del Ayuntamiento de la ciudad de Santiago de Guatemala. Comprende los seis primeros anos, desde la fundacion de la misma ciudad en 1524 hasta 1530, copiado literalmente por D. Rafaël Arevalo, secretario de la municipalidad de la Nueva Guatemala, anode 1856. Guatemala, imprentade Luna, 1856. in-4".

Cet ouvrage, très intéressant pour ce qui touche à l'histoire de la conquête et de l'établissement des Espagnols au Guatemala, comprend tous les actes du conseil communal de la cité de Guatemala, même antérieurs à la fondation de la première ville proprement dite, durant les six premières années de l'érection de la cité dans l'antique capitale des Cakchiquels, Tecpan-Quauhtemalan, dont les ruines existent auprès de la ville actuelle de Tepan-Guatémala.

— Coleccion de documentos antiguos del archivo del ayuntamiento de la ciudad de Guatemala, for-

mada por su secretario D. Eafael de Arevalo. Guatemala, imprenta de Luna, 1857. in-4°.

Ce volume, publié par l'éditeur du Museo Guatemalteco , renferme des lettres inédites de Pedro de Alvarado', du premier évêque Marroquin, de Las Casas, etc., et forme le corollaire du précédent. Les deux sont devenus également rares à Guatemala.

ARIAS y MIRANDA(José). Examen crîtico historico del influjo que tuvo en el comercio, industria y poblacion de Espana su dominacion en America. Obra premiada por la Real Academia de la Historia, en el concurso de 1853. Su autor D. José Arias y Miranda, etc. (Avec cette épigraphe): Difficile est proprie communia dicere. Horacio. Madrid, impre7ita de la Real Academia de la historia. 1854. in-4°.

C'est un ouvrage curieux et renfermant des faits généralement peu connus et intéressants, comme appréciation au point de vue de l'histoire américaine.

ARLEGUI (Fr. Joseph). Chronica de la provincia de N. S. P. S. Francisco de Zacatecas : compuesta por el M. R. P. Fr. Joseph Arlegui , Ex- Ministro provincial y chronista de dicha provincia, etc. En Mexico, por Joseph Bernardo de Hogal, ano de 1737. in-4".

14 fnc, 412 pp.; 9 ff. sommaires.

Cet ouvrage, aujourd'hui extrêmement rare, a été réimprimé en

— Le même ouvrage, accompagné d'une suite, ayant pour titre : Memorias para la continuacion de la Cronica de la muy religiosa provincia de N. S. P. San Francisco de las Zacatecas. Acopiadas por Fr. Antonio Galvez, ano de 1827. Reimpreso en Mexico por Cumplido, 1851. in-4''.

Au verso du titre, estampe représentant Saint François d'Assise ; 11 fnc, 488 pp.

ARMAS (Francisco de). Esclavitud (de la) en Cuba por Francisco de Armas y Céspedes.

Madrid, establecimiento tipografico de F. Fontanet. 1866. in-8% pp. viii, 479.

Ce livre, écrit avec un talent incontestable par un Cubain intéressé dans la question, la traite avec beaucoup de ménagement, tout en concluant à l'abolition graduelle de l'esclavage.

ARRICIVITA (Fr. Juan Domingo). Cronica serâfica y apostolica del colegio de Propaganda Fide de la Santa Cruz de Queretaro en la Nueva Espana, etc. Escrita por el P. Fr. Juan Domingo Arricivita, etc. Segunda parte. En Mexico : Por Don Felipe deZuniga y Ontiveros, ano de 1792. in-fol. vél.

9 fnc, 605 pp., 4 fnc.

Cet ouvrage, intéressant sous beaucoup de rapports, contient la description des Casas Grandes du Rio Gila et des détails curieux sur le nagualisme.

ARROYO DE LA CUESTA (Fr. Philipp). Alphabet us Eivulus obeundus, exprimationum causa borum Indorum mutsun Missionis Sanct. Joann. Baptistse, exquisitarum a Fr. Philipp. Ab Ar. Yo. de la Cuesta, supradictse missionis Indior. Minist., etc. Ano de 1815. — A Vocabulary or phrase book of the Mutsun language of Alta California. London, TriÀbner and Co. 1862. gr. in-8°.

Volume de la collection de M. Shea.

— Extracto de la gramatica mutzun, 6 de la lengua de los Naturales de la mision de San Juan Bautista, compuesta por el Rev. Padre Fray Juan Arroyo de la Cuesta, del orden serâfico de N. jP. San Francisco, ministro de dicha mision en 1816. Nueva York, 1861. gr. in-8°.

Volume de la collection de M. Shea.

ARTE DE LA LENGUA NEVOME que se dice

Pima, propia de Sonora ; cou la Doctrina cristiana y confesionario afiadidos. San Augustin de la Florida, ano c?e 1862. gr. in-8°.

Volume de la collection de M. Shea.

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