‹ Bidasari poëme malaisChapitre 21 sur 23 · IT · texte numérisé non relu

IT

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APPENDICE

Partout, ils folâtrent entre eux,

Aussi femilièrement que inari et femme; [approchent? Ne sont-ce pas là des signes certains que les derniers jours

Le troisième genre de poésie malaise dont j'ai parlé, est le sesamhoh. Sous cette forme de poëme sont compris les chants populaires, les dictons, les énigmes, les éloges, les fables, même des chants d'amour et les scènes de lu vie de famille et des mers. C'est surtout aux Iles de Sangi que le sesamboh charme le travail et les loisirs des insulaires. On le chante aveiraccompagnement du tagonggoh et sur des rhythmes différents, dans les champs, dans les pirogues et dans les fêtes publiques. Quelquefois ces chants sont improvisés, et leurs strophes n'ont aucune relation entre elles, comme dans ceux qui suivent ' :

Sur le rirage on a battu le tiià pour pousser dans la mer le navire de la négory.

Allons aussiil'nn après l'antre. Nous aiderons aussi; encore un pas, nous sommes dans l'Ile.

Quand le désir peut être entendu, demande à retourner A la négory.

L'oiseau Linggoub, devenu souverain, crie, mais n'a pas de sujet.

Gaudarangi, un prince des temps anciens, dit ; • Dans le chemin, vous rencontrerez le bien, n

Quand je me trouve dans une Ile éloignée, je ne l'oublierai pas.

■ Tfitehrifi mor indiichi hat, 1860, p. Ml.

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DE LA LITTÉRATOnB MALAISE. 161

L'oiseau T^h arrive là, il y restera un mois pour trafiquer.

Rester tout un mois en mer et pousser en avant le navire tic Congaianç.

Gon^jarang est cru par chacun, même par les petits cnËints.

Ne crois pas à Gongarang, combien de fois n*a-t-il pas occasionné de querelle?

Combattu sans raison, cherché querelle pour apaiser sa colère?

L*ora0e éclate partout pourchercher Textrémilé du vent. Le pilote^ celui qui tient le gouvernail , réfléchit ; l'orage nous altetndrà-t-il?

Désife que cela airive ; oh ! les pensées du cœur humain ! Quand cela arrive, c'est aussi beau en vérité. Pense en toi-même : m C'est arrivé ponr le bien.

L'amour de la patrie et du prince a aussi parfoi» inspiré les poëtes de Sangi :

Là vous voyez le warîngin, Tarbre élevé, la place où Ton a trouvé d'anciennes histoires et des allégories de ceux qui ont vécu avant nous.

Je ferai des contes et te les communiquerai, car j'aï trouvé les contes en route ; ils m'ont été révélés dans la carrière par* courue depuis des siècles par les mortels.

La nuit tombe, près la source do la rivière; il y fait sombre, parce que le chemin se recourbe et ne peut approcher de là à notre demeure.

Marchant le long du chemin vers le sommet des inonta^incs, nous trouvons de Teau vive, une douce fontaine, où se baignent les filles du prince, où dona Ka.tih purifie son corps.

Ris donc d'un charmant sourire, et lève ton front aiitiè : tes dénis sont comme l'or, ouvre les yeux et chasse le sommeil.

Mes désirs sont pour la fille du prince, foite et ganléepri- .

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9in APPENDICE.

cpnnière par Ravrencf j'Mpire apris le moment où je pourrai arracher la cbevelure de mon ennemi pour en .orhor mon

bouclier.

Dans le chant suivant respire la fierté nationale :

Viens en haut et entrcî mais fois cela avec les cérémonie ordinaires; entre avec respect, car les personnes honorabfes sont là, et toi, tu es de basse origine.

Je suis un ambavutdeur, quelqu'un qui est envoyé par son prince, par son seigneur, pour te demander du lirih (tabac ions forme de cigarettes) .et une bouchée de pinang qui est peut-être préparée.

— Il Y a du lirth, j'ai aussi du pinang préparé , mais je n*ai pas l'intention de vous les donner; le lirih et le pinang pré* paré sont la propriété de mon frère.

Retournez et dites cela à votre prince; à cette heure, je ne puis lui envoyer ni du lirih, ni du pinang prépaïA.

Quel est celui qui se tient en bas, au pied de l'escalier; a-til quelque chose à me communiquer? mes oreilles entendront, mes yenxTerront en An les mouvements de l'ambassadeur.

— Je suis revenu, envoyé de nouveau par mon prince ; il te fait demander du lirih et du pinang préparé; à l'instant je dois lui apporter l'un et l'autre.

Oh ! donne-moi du lirih, tu peux bien foire cela en secret; enveloppe-le d'une feuille de i^nang et serre le petit paquet avec des (Ils de kofb.

SIoii prince m'a ordonné d'entourer le paquet de patola de soie, de colliers et d'une ceinture d'or, afin qu'il ne pût ètro facilement ouvert.

De Lange a recueilli chez les montagnards des Gëlèbes quatre chansons que les jeunes garçons et les jeunes filles chantent pendant la moisson. Thdocrite, Virgile, Horace, Shakespeare ne chantent pas Tamour avec des

DE LA LITTÉBATUHB MALAISE. M3 paroles plus tendres que celle* de ces pauvres enfants des foréfs et des montagnes du Minahassa * :

Le ibvmc homme. ~ Lorsque nous étions tout petits, amie, nous noua sommes promis de ne. pas dédaigner notre mutuel amour.

La jevke fille. — Depuis que Uim*a$déclar6tonamour, |e ne me miïs tournée %-ers aucune autre personne.

Le jEtiXE HOMME. — Du moment que tu es venue au monde, tu m'as attirée à toi et ma pensée s^est fixée sur toi.

La jEi'NE FILLE. ■ — iS'e me trompe^tu pas, ami? car ma pensée n'est fixée que sur toi.

Le iEUKE noMHE. ~ Mon cœur est déjà plein de toi, car même j'aime déjà tes parents.

La tEVVE riLLE. — Aussi mes pensées sont déjà à toi, car mémo tes parents je les aireo déjà.

Le JEUNE HOMME. — Saus doute, il est beau do nous \o\r Vim à côté de l'autre, car tu es belle, amie ; combien davantage lorsque nous sommes l'un à cété de l'autre!

La jevne ville. — 11 est connu que nos cœurs sont unis, ami, et je suis observée pour cela.

Le jeuxe hohhe. — Déjà depuis un an, nous nous sommes promis dans notre |eunessc.

La 1EUÏ1E FILLE. — En celte année, nous allons nous unir, et je t'attends, ami, si tu ne m'as trompée.

Le jeune HOMME. — Quand je pense à toi, amie, je ne puis dormir, désqn'il est minuit.

La ieume ville. — Si je ne puis t*obtenir, ami, je resterai jeune fille et ne me marierai pas.

Le ievne HOMME. — Qtund notre entretien sera fini, jeté suivrai seule, car je t'aime,

La jeune fille. — Si tes paroles sont sincères, ami, je te suivrai seul, car je t'nime.

■ Tydtekrifi voor inrf. ta*/, 18197, 1. 1, p. 968.

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m APPENDICE.

Le JEOifE HOMME. — Jc veux renouveler le vieux souvenir de notre amour, car ceci icodra à nous réunir.

La jeune fille. — Jc n*ajoutc plus aucune foi à ta voix trompeuse. Gn»rai-je encore té voix trompeuse? Déjà un autre m*a parlé.

Le jev:ie homme. — Regarde le compagnon bien connu de tes jeux ; si tu me préfères , certainement je t*aime.

La jeune fille. — (?est triste de voir le compagnon bien connu de nos jcux} il est aimé, mais qne faire quand il ne

peut plus?

Le jEuitE HOHUE. — Comment pourrais-jc l'écarterde mes pensées et t'oublîer? Je veux chasser ton souvenir, mais il revient toujours.

La jetoie riLLE. — Entends-toi avec celle à qui lu as parlé récemment, car moi aussi je me sui.s approché de l'autre qui m*a parlé.

Le iKUNE HOMME. — Pense bien avant quc tu oubUcs uotro entretien du temps de notre jeunesse, afin que tu ne te repentes pas d'avoir donné ta parole à un auti-e.

La jeuke fille. — Tu me parles de nouveau, mais je no pense plus à toi et ne veux renoui-eler l'ancienne promesse.

Le jevme homme. — Aussi ai-je pensé déj& que ce que nous nous sommes dit dans nos jeunes années ne peut se réaliser.

La jevhe fille. — De oc moment fe ne veux plus rien croire, car tu ne fîis qu*un menleur.

La jeuke fille. — Quand jc pense A notre bonheur passé> je suis fristc.

Le jeune homme. — J'ai bien souvent reconnu mes torts envers toi. Si tu veux être consolée, accuses^n celui qui l'a trompée.

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^1': DE LA LITTâB&TURB MALAISE. 245

^ti' La fcuMB FILLE. — Tn ne penses plus à notre bonTicur

i passé. Ab ! je suis toujours triste quand je pense à foi.

Le lEvsE HOMME. — Parce que tu m*<i5 malirditd dans nos jeunes années, dès à présent je ne veux plus son{;cr à toi. % La jeuhe fille. — Qnand lu reviens à tes premiers senti-

i • ments, alors je suis tonte autre.

Lv lEDHE HouuB. — L'auiouF icnatt A les paroles et» par lui, ma pensée revient à toi.

La jeune fille. — Si tes paroles sont vérité, ami, mon cœur ne souffrira ptus.

'( Le jeune homme. — Pleurant, tu coupes le pinang en

deux ; ne pleure plus, car bicntét lu seras à moi.

La ievke fille. — Je couperai en deux un jeune pinang pour toi, jeune ami. Je couperai le jeune pinanfj; en deux, car je t*aime.

Le jeune homme. — Mets dans ma bouche un morceau*du ^ jeune pinauQ que lu as coupé en deux, et mes sentiments

seront toujours bons pour toi.

Gbant d'une jeune 611e dont l'amant est dans une terre lointaine.

Que fait celui qui m^est promis? Peut-être «*amu8e-t-ïl ou reste4-il assis.

Combien est loin Pobjetdo mes pensées! Dans quel lointain pays? Reviens, afin que nous puissions nous revoir.

Si un bommc passe comme le vent, j'humecte de mes lèvres I un morceau de pinang et je le lui envoie.

Si j'étais un oiseau, je volerais sur la maison de l'objet do y mes pensées.

^ Ah I puisse>t-il voir la chère compagne de ses jeux ! Je suis

trop triste, parce que je ne le vois pas.

Je vais pleurant par les chemins; mais je ne le vois pas.

Je ne puis ptui donnir,m6meau milieu delà nuit, je pense à noire bonheur.

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(M APPENDICE

C'est le même soupir que, dans le Catuijm des eaulifuet, lu fiancëe exhale après son bien-ftimé : • Je me » Ihrerai, ditrcUe ; je ohercheiai celui que cUrit mon > àme > ; et Juliette et Graziella murmurent les mêmes plaintes lorsqu'elles se cioieatabandonnées de leurs amants. Leur langag»^jfi(I^^)^^(le celui de la jeune Alfoure.

ris DE L'itFBSDIOH.

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Les tndidoDt poCtiquii de l'Orietii et de l'Occident 1

Une légende jaTaaiUe S

Conte da Petit Poucet, 6

Conte de COiseau bUu 7

L%endo javaniÏM dn bbnc MUwIa 9

Le langage des animaux (l^nden) 10

Légende dq dragon 11

Légende de Miwoto Kantoijo • it

Légende da Sîgfrid dei Xibêbuigen . 18

' Légende du forgeron 15

En Scandinavie IS

S» A Java 10

a» En Finlande. 17

Légende d'Iakandcr 19

L^ende du dieu Rig dam le Migtmttal, SO

La Tentation de laînt Antoinr SS

Légende d'Hardjoun 23

L'AinriU tk

Légende du Saint-Graal SS

Initîtutioni politique* en Orient et en Occident M

Légende de la BeUt eu boiw dormant S7

1^ Dans les Nibelungcn 38

S» Dans les Contes de Perrault 3St

8* Dam le poëme malais de Bidasart 34

Légende de l'Aigl 3T

!• Dam le poème de Bidaiari 37

S* DanslelTaWa 39

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