DE LA LITTÉRATURE MALAISE. U
Floris et Blunchefleur peuvent Uoiic être cité» parmi en héros de romans, célèbres par de chastes et innocentes amoun, et que la poésie nous o conserTés sous les traits les plus gracieux.
Un po<!me qui a des proportions plus grandes encore que le ijiar Kin Tambouhan est celui de Bidasari. La conception en est plus riclic, les personnages y sont plus nombreux et les événements plus compliqués.
Les poèmes mqraux sont de moindre étendue ; et s'ils ne sont pas ornés de toutes les grâces do la poésie, ils te font remarquer par la justesse des idées et la vérité des maximes. Voici un petit tableau des mœurs orientales ; on dirait une photographie de celles de TlSurope .
Que les hommes aujourd'hui sont iiigéDÏeux !
LeurVtalents sont nombreux, mais la saine raison leur manque.
Us savent compter les étoiles du firmament,
Maïs ils ne voient pa» ce qui souille leur figure.
Ut calomnient et méditent let unt des autres,
Et babillent sans fin partout où ils se trouvent.
La conduite des jeunes filles est des plut inconvenantes:
Elles agacent les jeunes gens et folâtrent avec eux.
Ce n'était pas ainsi qu'agissaient autrefois les jeunes filles;
Ktics étaient retenues et modestes.
Mais aujourd'hui les choses se passent autrement.
Elles tavent tenir tous les !anga(>[es;
Là où un grand nombre déjeunes gens sont réunis,
Vous y trouverez aussi les jeunes filles;
Leurs manières sont équivoques,
Et elles finissent toujours par s'oublier entièrement.
Les enfants même, aujourd'hui,
Garçous et filles, sont également sans pudeur}