‹ Bien-être et concorde des classes du peuple françaisChapitre 14 sur 21 · G BIEN-ËTBE ET CONCORDE · texte numérisé non relu

G BIEN-ËTBE ET CONCORDE

qu*en effet il leur est loisibl#de subsister avec le fruit du travail de leurs pères ou celui de leur propre industrie.

« Dans la seule ville de Paris, les hôpitaux possèdent des propriétés et des capitaux dont la valeur surpasse cinquante millions. Ces cinquante millions représentent les dons accumulés de personnes appartenant à des classes, à des rangs contre lesquels l'envie^ cherche plus que jamais à susciter la haine et la spoliation.

ff Parcourez la liste des hôpitaux, pour la seule ville de Paris; les noms mêmes qu'un petit nombre a conservés , vous apprendront leur origine. C'est un bourgeois éminent de la capitale qui fonda l'hôpital Cochiri; c'est la mère d'une femme illustre par son génie et son amour delà liberté qui fonda l'hôpital Necker; c'est un financier charitable qui fonda Thôpital Beaujon ; c'est à la noble maison, si célèbre pour ses vertus bienfaisantes , qu'est dû l'hospice de la Rochefoucauld ; c'est avec le produit d'oeuvres impérissables , telles que le Génie du christianisme, que fut créé, soutenu, l'hospice patronné par la digne épouse d'un Chateaubriand. Ajoutons à cette liste lù simple nom d'un ouvrier qui, par

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son travail, est devenu maître, patron, chef d'atelier, et que Tenvie n*osera pas sans doute appeler un exploitant de Vhomme par l'homme.

Michel Brézin a consacré sa fortune à fonder un hospice pour les vieillards sexagénaires de la profession qu'il a, pendant sa vie , toujours honorée; £xiste-t-il, je le^demande, un seul ouvrier français dont le cœur, ingrat et perverti , se révolte à la pensée d'entendre appeler l'établissement Brézin , qui l'attend dans ses vieux jours , Y Hospice de la Reconnaissance /...

c II faut terminer cette énumération par la plus belle des fondations de notre époque , et je la choisis entre beaucoup d'autres qui sont dues au financier Montyon. Il a perfectionné la bienfaisance, par un ingénieux emploi de secours accordés aux ouvriers qui sortent des hôpitaux, et qui, dans leur convalescence, se trouvent sans moyens de vivre. Avec un seul legs de Montyon , les bureaux de charité secourent à domicile plus de douze mille ouvriers convalescents ; quatre à cinq cents étrangers reçoivent des frais de voyage pour regagner leur pays, et dix-neuf à vingt mille personnes sont immédiatement secourues par un bus^A»^ «^

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