‹ Bien-être et concorde des classes du peuple françaisChapitre 15 sur 21 · S BIEN-ÉTBE ET CONCORDE · texte numérisé non relu

S BIEN-ÉTBE ET CONCORDE

cialy lors de leur sortie de Thospice. Voilà donc un simple ci(4>yeii qui, se survivant à lui-même, allège les soufTrances de plus de trente mille ouvri^*s par année. Mais quoi? c^était un honmie de loisir qui possédait des capitaux !

«En dehors des liôpitaux, pour subvenir aux besoins trop ordinaires du peuple, citons avec un doux plaisir la bienfaisance accoutumée d'un ancien chef d'industrie, qui fut ouvrier aussi, qui ne s^ recommande à l'attention publique ni par son faste, ni par ses aïeux, mais que ses bienfaits, tout bourgeois qu'il est, rendent à la fois notable et populaire. C'est au temps de disette, de froid, de misère ou (Vépidémie qu'apparait, au milieu des malheureux, celui que leâ malheureux reconnaissent à son petit manteau bleu. Quel Franççkîs n'a pas applaudi l'autorité suprême attachant, au sortit des malheurs du chdéra, la croix de l'honneur et de la patrie siur la poitrine de l'Homme au petit manteau, quoiqu'il ,fût homme de loisir ?

« Au lieu de diviser la société sous des noms odieux (le titrés et *de non titrés, de bourgeois et de travailleurs, de propriétaires et de proie-

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taii^y qu'on excite à se haïr, à s'attaquer, à se spolier mutuellement^ efforçons-nous» au contraire, de montrer aux hommes les moins heureux combien de sources abondantes et sacrées, de sympathie et de bienfaits, découlent en leur faveur, du sein des classes favorisées par la fortune.

c A chacun des malheurs qui peuvent atteindre la famille ouvrière, une charité généreuse 0];^se une institution qui tend à les prévenir, ou du moins à les soulager. Ces nombreux établissements, pour les malades et les blessés^ pour les sourds-muets, pour les aveugles, pour les vieillards , pour les aliénés, pour les incurables , reçoivent une dotation annuelle qui surpasse onze millions de francs, et qui se trouve ajoutée à tous les secours prodigués par la bien*taisance individuelle.

c La ville de Paris , les bureaux de charité , les associations particulières , font donner gratuitement rinstruction primaire à plus de dix mille enfants , auxquels on accorde ainsi le plus grand bienfait : cetoi qui les met à même de ne plus dépendre , pour leur fortune à venir, que

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