PAR
LOUIS FRECHETTE
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& A SON ALTESSE ROYALE LÀ LE DUC D’YORK ET à Au gré des brises parfumées : Qui soufflent des grands mont: déserts, ; Là-bas serpentent dans les airs De longs panaches de fumées.
: C'est une escadre de géants + Qui, débouchant des mers sauvages, 1 Vient déployer sur nos rivages L'âpre décor des océans.
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DE
Sur le flot que leur proue effrange, Ils s'avancent, fiers et hautains, Pendant que des brumeux lointains
Emerge leur profil étrange.
Le bronze hurle en leurs sabords ; La guerre gronde en leurs cordages ; Viennent-ils, des noirs abordages,
Porter l'alarme sur nos bords ?
Oh ! non, non, que chacun respire !
Ca
au signal des porte-voix, Couronné d'un vol de pavois,
Paraît le drapeau de l'Empire !
Vivat ! M:
quels
spects nouveaux, À mesure qu'il se déroule, Soulèvent au sein de la foule
Cette tempête de bravos ?
Ah ! c'est qu'une de ces carènes Vient d'arborer sur l'horizon
La pourpre d'un royal blason :
lut aux couleurs suveraines !
Oui, c'est l'antique royauté
Qui vient apprendre, en nos parages,
Ce que pe
t dissiper d'orages
Le soleil de la liberté.
C'est l'héritier des vieilles races, Qui vient voir ce que, pour toujours, Chez nous l'esprit des nouveaux jours
À lavé de sanglantes traces
C'est le fils aîné de nos rois :
Avant d'être sacré le Maitre,
Il vient nous d
qu'il veut être
Le premier gardien de nos droits.
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