‹ Bill sur la succursale Laval à Montréal [microforme]Chapitre 1 sur 4 · Bill sur la succursale Laval à Montréal [microforme] · texte numérisé non relu

Bill sur la succursale Laval à Montréal [microforme]

J'ai constaté, en arrivant à Québec, qu il existait au sein de la popals: ion de re ville et parmi la députation, les'plus Léa préjugés contre les adversaires du bill senté par l'Université Laval, et, en ché temps, que l'on ignvrait complètement lé véritable état de la question...

On nons représente comme des rebelles à l'autorité religieuse et les ennemis de l'Université Laval, Ces accusations se sont répandues partout. sans que nous eussions le moyen de les combattre, car on nous empéchait d'y répondre en faisant imposer silence,aux journaux, et en étouffant toute discussion. Chez, nous, à Montréal, la défense aux journaux & été formelle et ouverte,

tandis qu'ailleurs, elle n’a pas été moins ri tout en étant plus prudente et plus cachée. Les journaux libéraux se sont joints aux partisans de Laval pour ridiculiser et les avocats de l'Ecole de Med ecine de Mont.

réal et ceux qui Tata Vu sa lutte. :

L'Université, dans ses Questions sur la succursale, n’a craint de nous dénoncer, nous et, tous all qui sympathisent avec nous, grands et petits, comme, des radicaux et des sn Va dl! religion, semblables à ceux qui à A0 ont expulsé les com- "Eden religieuses fn FAT #

randeur l'Afchevi ue né-

grand chance er de l'Université, à été

js E dite et LUE ÿ Le mer que le Vénéra

asteur, S ourget, archevéque de Matian sppol ds patate la révolte à l'autorité ‘digoésaine, lui que tout le monde

l'an des E ué bu 8 in Ton mr “Hola le ngués ; lui que ve la poin Pas var à LE et écoute

racle. évêque 1e gg craint” tn” 4 AIT

de

dans la matière wne influence indue, et de lui réprocher de n’êtré point d'accord avec son passé ni avec les principes qu'il professe. Tous ces écrits en faveur de Laval et le si.

lence imposé à la presse ne, pouvaient que créer de rise et empêcher de connaître la vérita tab uestion.

Nous Hatastens, messieurs, le plus hautement qu'il est possible de le faire, contre ces fausses accusations que l'on porte contre nous. Nous protestons de notre obéissance sux décrets du S1-Siège, et de notre soumission à l’autorité religieuse, et nous maintenous qu'il n'y a point de décret de Rome, ni d'ordre d'aucune espèce, qui puisse nous fermer la bouche et nous empêcher de discuter une question qui est soumise à la Législature et au jugement de l'autorité civile.. C’est une chose inouïe, et uné calomnie contre l'Eglise, de prétendre qu’il n’ést point libré à ses enfants de discuter le mé.

rite d’une question qui touche à ses intérêts les plus chers, et qui se rappo la ma.

tière si importante de l'éducation. |

Nous protestons que nous ne sommes pont les ennemis de Laval; qué nous ne

ui avons jamais fait la guerre ; que nous he nous occaperions pas d'elle si | elle voulait faire son œuvre là où elle est apppelée légitimement à la faire, saris venir porter la guerre

chez nous où, depuis vingt ans, éllé nous empêche de der l'avantage de l’éducation univetsit re dont jouissent les shoyeAs

s ce ER

AAA AT Si, Êe

D {il

La sand |

né ce nous et gg Lous » Dani ement universitaire dont elle veut,-à tout. ir et par égoisme, se réserver le monogole.

Car, Messieurs, c'est là vue 4) la question,

et je suis ét efvoit Comm ét Laval a | ou à pe, 1e” Voie à deila connai: |?

tre. J'ai rencontré hier encore des professeurs de droit ds l’Université Laval qui me soutenaient sérieusement t de bo ps foi

ue Laval n'avait jamais e à da, pr tention devoir le monopole du haut enseignement, et que si elle venait nous donner chez tious l'enseignement utiversitaire,.. c'était. parce-

que nous étions incapables ou que-nous-ne: |

prenions point les moyens de le faire nousmêmes.

Eh bien, messieurs, si nous n'avons pas pu réfuter toutes ces calomnies parce qué on nous avait fermé la seule Voie qui nons était dounéé de 1e faire, celle de la presse ; si les préjugés et les fausses notions se sont ainsi répandues dans le public, hobs avons aujourd’hui l’occasion dé lés réfuter de. la manière la plus victorieuse et nous ln saisissons avec empressemeñt,non seulement dans le but de vous éclaîter sur la valeur et la portés du bill qui vous est soumis, mais encore d'atteindre, par'le canal dé Ce comité, tous les représentants du peuple, et par eux toute la population, eb de lui faite connaître les luttes que novs avons sontenues depuis vingt ans et qué nous souténons encore pour obtenir chez nous la liberté! de l'enséighement universitaire, peur combattre l'es:

prit de dofnination de Laval et. détruire le ronopole qu elle, vétt 8 'arroger dans tonte la province.

n dit que riôtre opposition au till dé Laval provient de la jalousie : de Montréal coutre Québec, Ah! messieurs, ceux qui parlent asi démontrent bien u’ils ne connaissent point la population de Montréal, Oette ville est agsez riche, assez grande, assez p A Vin ét assez intelligente pour ne rien envier à Qué bec : ét Fe) de jalouse Québec, .celle- (#R ME fémerci, et le Vénérablé Prélat qui siégeait sur le trône épiscopal de Montréal én 1 80 pour la a tx 'elle sède d’avoir Em Arts ans son win, Car'e'est S. Mer. A qui, le pre.

iler, à Compris 1 nécossité dé relever le niveau des études et d'imprimer une sage dit réction à ld jeunesse A rie afin de la détourner des Er PL ARE qui, a

iMétiçaient à së NE âns le paÿs. À sa suggestion, S. Met EP ‘Ar:

chevi iris JE ie DCEUDA 46. 4 ‘chose, et si CvEs L # pot * lé AE | à

r} de. tt L t Li ment sb daofhlà Le fig le SA de posséder une Uulvenité, que durait/aussi son tour aussitôt que les circonstances permettraient de le faire, et nous avons eu alors des garanties écrites que Vous trouverez dans les) documents pulics let (quil déclatent. /de/ de imahière la plus formalle que Montréal aurs bientôt son tour, que cé sera sans inconvénient pour para e et pour le plus grand avantage de | Permeitez-moi, hessieurs, de vous ire un extrait d’une lettre de S. G. Mgr.

\’Arthevêque de Québec à Mer. Bourget, en . date.du 27 avril 1852, que L'on. trouve à la

pêgé:8 du mémoire de l'Ecole de Médecine :

‘Le Séininaire,” disait S. G., ‘ne 4 À php point accaparer le monopole du aut enseignement, et son unique but est ‘6 d'obtenir le commencement d’une Uni- ‘< versité, en s’y prenant de façon à obtenir “une fois. ce qui pourra être obtenu plus ‘ tard poux d’autres maisons. … Et en atten- «e dant cette, obtention, on; l’a fait remar- ‘6 quer, aucun des élèves des autres maisons ‘ d'Education ne serait privé de l’avantag : de prendre des degrés.”

Permet#z-moi d'ajouter ici, en passant, que vingt ans après l'établissement de l'Université Laval, un seul de nos Colléges était affilié" à cette institution, et x’aujourd’huf'eicore, après trente ans, les sax plus grands" Célléges de la province, ceux qui donnent l'éducation aux énfants du district dé Müntréal, savoir, le Collége de Saint- Sulpice ‘et! leélui ‘des Jésuites, tous deux situés dans la Cité de Montréal, ne sont pas éncore affiliésà Laval, ni à aucune: institu. tion universitaire et sorit encore dans l’incapacité de conférer des degrés à leurs élèves. . Eu, 1859, Mgr. Bourget s'adressa au Recteur de l'Université Laval, à celui qui est aujourd'hui dANerns dé Québec, et lui

qu'il était À propos de jeter les fon pi d’une seconde Université à Montréal, afin de faire jouir 1 district dé Montal dés, avantages. dé 1 éducation universi.

taire comme le district de Québec, tar il constatait dès lors que la jéunessë ne voulait point laisser Montréal, qui est la métro. le de la Province, peut allér faire ses tudes dans la ville de Québéc ; at la consc.

quehce était qu'elle restait ie ins fAdtin dau ét sans ‘aucune direc- Lun ncun sait qu'à cette époque les ii" F4 Namur et” ue à A bRq Hs commen: t à 8e ans, là Pro HE Fe Ut al école avait. même es journa sposition et qu'elle enga

ait UE Gus és aveë Hente lig er

ü | fi d le Recteuf KM niverstié 1 HEURE un extrait de sn

} iterment

ul ‘Je té ; que tôt que e faire, écrites nts puière la ntôt son at pour tage de le vous G. Mgr.

rget, en ve à la decine :

», “ne pole du but est ne Uniobtenir nu plus n attent remarmaisons vantage

passant, le l'Unives était r’aujourenx plus eux qui | district e Saintus deux sont pas institu- 18 l’incas-élèves, au Reci qui est èc,. et lui r les fon à Montlé Montuniversi , éar il He voua tmétrofaire ses la consecune ins ne direcue les ‘étiennes , là Proit. même Île engaligieuse, niversiié it de su

Gettre à..la page, 6 du mémoire de l'Ecole de Médecine : 1k À il CBeACE MAS {

5 Mais l'établissement d’une seconde uni- + versité, qui serait, aujourd'hui (4 juin 1859) prématuré, deviendra avant. bien 44 des années,utile.et même nécessaire, d'au- ‘: tant .plus.que nous n'avons pas l'inten- #4 tion de faire. de la nôtre, le, rendez-vous ‘« d'une jeunesse bien nombreuse. Nous sa- “svons trop.ce.qu'ont toujours été ces gran- +: des réunions de jeunes gens pour vouloir ‘“ que.le. nombre.des élèves de nos: facultés ‘de médecine.et.de droit dépasse de beau- ‘< coup.da. centaine,, Un,peu,de patience ‘4 donc,.et le tour.de, Montréal viendra, non- “seulement. sans inconvénient. pour, per- ‘€ sonr :, mais pour. le plus grand. avantage ‘t de tous”... Én

Eh. bien, Messieurs, le tour de, Montréal, d'après Laval, n'est pas encore venu; quoique Montréal; possèdo trois fois autant, d’étudiants'en médecine.et.en droit que Québec, Laval persiste.er core à dire.que Je tour. de Montréal: n'est ,p18, arrivé ;, et quand -donc viendra-t-il ? Quand. donc .sortirons-nous de l'état d'abaissement et d’infériorité, où nous avous été, maintenus jusqu'ici ?

-N'obtenant, rien, des bonnes grâces de Laval, Mgr, Bourget s'adresse à,R« me.pour obtenir seul.ce qu’il avait aidé. Laval à obteair en 1352, à savoir le droit de fonder! une université, catholique dans. sa ville épiscopale, ville située à/60 lieues de Quubec,. et qui était, comme, elle. l'est encore, !: centre de la jeunesse studieuse, et de l'esprit d'en: treprise, .avec;une population triple et qua: druple de. celle; du, district. de, Québec,

Mgr de Montréal.échoua ,en 1862. parceque Laval. alla: lui faire Ta guerre et, déclara que l’établissement d'une niversité à Mont:

réal:serait la ruine de'celle de Québec.

\ Eu 1865, Mgr Bourget . renouvelle ses instances à, Rome, et:échoue. par l'influence de la, même institution et pour les mêmes aisons, 4 0 nl, D 93 uG 14.54

ÆEn,1870, voyant le mal s'aggraver tons es jours, et, entenmdant les plaintes de la pofaton et. des pères, de famille, témoin

ui-:même du grand nombre de, jeunes gens qui perdaient.leur.avenir. faute de direction, et .qui,;après Avoir: donné les plus, belles espérançes;par,leurs-talents et leur intelligence, tombalent, de; degré en degré, sou:

vent, jusqu'à l’avilissement; voyant les jeunes gens instruits de. Montréal dans un état: d’infériorité, tant vis-h-vis ceux de Qué bes AA ia Kiecaux desfantres nationalités Adaus:la, ville da, Montréal môme, car fl existait alors une puissae Uuiversité Anglaise et protestante. à Montréal. Mgr Bourget x6cemmença y instances .à Rome, mais fut

core.arrêté par.:l'opposition de, Laval. |.

ouf. Vous, rappélez, Messieurs, qu'en 1572,

ie :per

Page 1