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une demande fut faite ici, à la Législature, pe incorporer le rollége des Jésuites en niversité catholique, et vous vous rappelez les démarches, et les clameurs de Laval. et de ses partisans pour étoufier le bill et nous empêcher. d'obtenir. cette, institution dont nous ayions un si grand besoin. Craignant que la chose ne fut jugée trop juste sion l'étudiait, on étouffa de suite toute discussion, au. moyen du, télégraphe:transatlantique, et, sur, un mot que l'on obtint de Rome:: de cesser toutes démarches. pour obtenir ce bill; il fut. retiré. ]l: nous fallut. subir, encore une fois. , notre sort, mais finalement, en 1876, Rome comprit qu’il était impossible de nous mainteair plus longtemps dans cet.état. Elle ren.
dit.un décret. dans lequel. elle, reconnaît : lo. Qu'il::est. impossible de refuser plus longtemps l’enseignement universitaire aux étudiants, ,en droit: et en, médecine de la cité de Montréal ;, 20. qu'elle ne peut néanmoins accorder à. Montréal une université indépendante, ai, jermettre que: les écoles de médecine et de, droit de Montréal puissent s’affilier à Laval, parce que ce serait équivalent à une université indépendante, et; une telle.université, dans l’idée de Rome comme dans celle de. Laval, serait la ruine de l'Université-Laval elle-même. Pour sor.
tir d'embarras, le. décret porta: 3e. qu'il n'existait point d'autre expédient que d'ac:
cepter l'offre de Laval d'établir elle-même à Montréal une sukeursale, mais elle ajoutait : pourvu .que l'exécution de ce, décret fût conforme.à Ja charte royale accordée à l'U.
niversité-Laval par. Sa Majesté, à laquelle le Saint-Siège n'entendait, déroger en rien, . En: enfant soumis de l'Eglise, Montréal laissa. exécuter ce, décret .saus. oppesition ; un, grand;nombre même se crurent obligés d'y aider, et Laval se mit en voie d'établir sa succursale, , Rome voulait, et elle le dit expressément dans le décret, queicette succursale fut: établie pour venir au secours des écoles de, médecine et de dreit. existant ; Montréal, et non pas pour le détruire et les faire. périx. Mais Laval entendait la chose à: sa manière, et comme elle n'avait jamais eu:d’antre but, depuis que.la lutte était commengée, que d'étouffer tout, commencement d'institution propre à Montréal afin de rér.. seule, son premier soin a.tendu vers rer rs de l'Ecole de Médecine qui
fonctionnait à Montréal depuis 1843, et qui né 3 formé au-delà de 700 médecins,
ne pouvait, plus être, question alors de
l'Ecole de droit de Mon'réal, que; . Laval ‘avait laissé périx depuis longtemps, en lui refusant: toute, aile, et toute aff tion, et ‘ani, ,ne.pouvant.conférer des degrés; ne put
mais prendre d'extension et se dévelop- Ê êlle fera donc seule. sa; faculté. de
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droit comme elle l’entendait. Quart à la faculté de médecine, elle fit de même, sans avoir Ée d'égard pour l’école de médecine canadienne que si elle n'eût pas existé. Laval prit parmi les professeurs de l'école de médecine quelques-uns de ses professeurs qui se jetèrent du premier dans ses bras avec l'espoir de devenir, l’un le doyen, et les autres les principaux officiers de la faculté, Mais g Conroy, qui était ici le délégué du Saint-Siège, et chargé de veiller à l'exécution du décret, intima au Recteur de l'Université que ce n’était point ainsi que la chose devait se faire ; qu'il était impossible d'ignorer l'Ecole de Médecine, et qu’il fallait la faire entrer dans la sucoürsale projetée ; que telle était l’intention de Romé, et qu'il entendait que la chose se fit ainsi,’ Îl1 ordonna donc au Recteur de défaire sa faculté.
Alofs commencèrent les pourparlers entre Laval'et l'Ecole de Médecine. Deux traités solennels furent faits, l’un entré l'Université Laval et l'Ecole de Médecine; et l'autre entre l'Ecole de Médecine et 8: G.' Mgr de Montréal. Laval commença par exiger:
lo que l'administration financière serait entièrement ecclésiastique et entre les mäins de la Corporation Episcopale dé Montréal qui agirait somme Jidei-commissaire ; 20 que la faculté de médecine, de même que les facultés de théologie, de droit et des arts dépendraient complètement de l’adminis:
tration financière locale, c’est-à-dire que ces fa cultés ne possèderaient rien par elles-mêmes, et que tous les revenus des cours, les dons, les legs, etc, appartiendraient au fonds commun de l'Université Laval à Montréal; 80 que les professeurs nonimés par le conseil universitaire seraient révocables ad num. On exigea que l'Ecole dé Médecine transportât tous ses biens, propriétés, revenus de es cours, etc., à la' Corporation ‘Episcopale romaine de cette ville.
L'Ecole subit toutes ces conditions dan le désir extrême qu'elle avait de 86 con:
former aux vues de Rome, et de donner un exemple de soumission et de dévouement.
De son côté néanmoins, elle demiandä'et obtint que le Conseil univerritaire nommât d'a trois professeurs pris au sein dé Let pour fother lé noÿau dela faculté ‘de médecine à Mortréal, et il fut entendu ue les trois médecins seraient ceux que l'Ecole ele-même désignerait ; aux termes des ents, la faculté ‘ainsi constituée devait être consultée pour la’ nomination des autres professeurs ; elle demanda de plus que les cours ui devaient ‘être de neuf mois fussent donnés dans l’espace de six mois, comme la chose s'était “toujours faite dans les trois écoles de mêdecine de Montréal, pendant encore deux
ans, afin que les élèves qui avaient com.
mencé leurs cours pussent les terminer dans les'mêmes conditions dé temps. Ces traités sont imprimés aux pagés 16, 17 et 18 du mémoire de l'Ecole,
Mais, messieurs, Laval, gui subissait À contre-cœur l'existence de l'Écule de Méde.
cine qu’elle croyait pouvoir anéantir, et qui voyait que l'École, en conservant sun exis.
tence civile, pourrait, à un'momént donné, secouer le joug qu'on lui faisait subir s’il devenait trop lourd, Laval s’ingénia de suite à trouver des excuses ou des prétextes pour la: faire périr. Depuis qualoræ ans,
comme elle nous le déclare à la page pre.
mière de ses questions sur la snccursale, depuis qualorze ans elle soutenait une suite de procès à Rome où elle plaidait pour resder seule, c'est-h-dire, depuis quatorze ans, élle plaidait à Rome pour conserver le monopole de l’enseignement universitaire catholique dans la ‘province, ‘Elle n’a consenti à l’établissement de cette succursale que parce qu’il rentrait dans son plan de domination, et que, ne pouvant priver complètement Montréal du bénéfice d’une écacation universitaire, elle la tiendrait dans la sujétion et l’infériorité de manière à toujours favoriser son établissement à Québec. Car, méssieurs, comment expliquer autremént sa conduite ? Que Jui importe, au point de vue du nombre de ses élèves à Québeé, que des cours soient donnés à Montréal par ellemême oa par une autre Université, à moins que’si elle donne des cours elle:même elle ne les ‘donne tellement faibles, elle n'y apporte tant d'obstacles, que les élèves n’y trouveront point d'avantage et seront forcés ou de ne point suivrecès cours ou d’aller au principal'établissement, à Québec ? Lorsqu'elle vit qu'il fallait absolument, comme Rome le déclarait, que des facultés de droit et de médecine fussent établies à ‘Montréal, elle s'est’offerte pour les donner, et, ensuite, elle s’est étonnée que nous l’ayions vue s'établir avec crainte et sans enthousiasme: Quelle confiance ponvions-nous avoir dans ceux qui nouë avaient toujours fait la guerre jusqu'au dernier moment ? Néanmoins, nous nous sommes souiuis par respect pour l'autorité religieuse, et faute de: mieux. Mais Laval ne à agi point pour cèla l'espoir de faire périr enfin, et sûrement, la seule institution qui était restée debout parmi nons, l'Ecole de Médecine Canadienne. + Voyez la’ générosité de’ Laval. æ Elle la fait connaître à la page 2 de ses questions.
Lä, noùs ouvrant son cœur, elle nous dit que Montréal n'étail pas obligé d'ériger la suceursale, et pouvait s'en tenir à ce qu'il y avait dejà s'il le: vouluit, c'est-à-dire que ‘nous étions libres de-rester sans aucun enseignement légal et’ de laisser nos collèges