‹ Bill sur la succursale Laval à Montréal [microforme]Chapitre 4 sur 4 · LÉ · texte numérisé non relu

LÉ

c'est qu'elle & moins de professeurs que ces institutions, et que ses professeurs étant obligés de donner plus de cours, sont obli-

s par là même de les étendre davantage.

"Ecole de médetine canadienne dunne ses cours pendant six mois, tous les jours de là semaine, excepté le saméèdi ; ses professeurs sont beaucoup plus! nombreux que ceux de Laval, et c'est là la seule raison-que l'on puisse trouver pour éxplipuer la différence dans l'étendué des cours, ‘La loi a déterminé qu’il sera donné cent vingt leçons sur chaque branche, et personne ne peut faire moins. Que Laval cesse donc dé se vanter de sa ‘supériorité sous cé fapport;.et qu'elle cesse de croire que noûs continuerons longtemps encore à lui payer l'impôt.

Car, Messieurs, il ne faut point l'oublier, Laval a pris la précaution de’ stipuler qu'elle ne dépenserait je un’ soùû à Montréal ; et, en outre, que Montréal lui paierait Hi des diplômes. L'une des conditions de létablissément de sa succursale fut que Mont:

réal én payât tous les frais, et de fait, Montréal! a ‘payé tous les frais des facultés de médecine et de droit de Laval à Montréal.

Or, si Laval venait et nous disait: Vous être pauvres, vous n'avez pas les moyens de fonder les chaires qui vous subit nécessaires,

e vais allér à votre secotirs ;'si elle eût étali des coùûrs à ses proprés frais, la chose serait bien différente. Maïs elle ne nous tient point ce language, et d’ailleurs nous avons chez nous tous les éléments nécessaires pour fonder ‘une université florissante ; ce qui le démontre, c’est qu'un établissement inférieur et précaire comme celui de Laval chez nous, a pu se soutenir dès la première année par le support de: Montréal seul.

Laval ne s'est point contenté de cela ; elle a' voulu prélever, et elle prélève un impôt sur Montréal, et cet impôt, c'est celui des diplômes. “Ces deux conditions sont les conditions première et dixième du décret ordonnant l'établissément de la suceursale à Montréal, et ce sont: des conditions sür lesquelles Laval a insisté en tout temps, et qu’elle a mises en force avec une scrupuleuse exoctitudé. de, !!Poutquoi done Laval viendrait-elle s’imposer chez nous contre le':vœu dé toute la population ; contre lé/vœu du clergé qui s’est lévé de concert avec lé peuple dans'an enthousiasme indescrifitible pour ‘protester côntré l'établissement de ‘cette succursale et contre le bill qu'on veut faite! passer ! Ja. ins DUR vu, Ars l’éncéinte . cette égislatute, ‘autant de requêtes présentées mi ill. Le sentimént populaire est tellement fort dans lé omient, à Montréal, que dût la Tégislituite ‘passer Ja loi ‘demarnée, le succès dé Laval'ä Montréal est au-

| jourd'huf' une ‘éhosé l'impossible. Si nous

sl Dia

l'avons laissé faire, si nous l'avons même favorisée, c'est parce que nous croyions

u’il ne nous restait point d'autre alternative pour ue pas laisser notre jeunesse complètement sans instruction et sans direction. Aujourd'hui que nous savons que Laval u’est plus une charge nécessaire, quon peut secouer son joug et obtenir enfin la liberté pour laquelle nous combattons depuis vingt ans, Laval peut en, prendre son parti, ses succès sont fois chez nous,et jamais elle ne se relèvera du coup qui vient. de lui être

porte.

Elle invoque à défaut de aa epropre uissance et de sa propre autorité celles des Evéues de la province et le prétendu décrêt de eu sa faveur., Rome n'a porté qu'un décrêt sur la matière : c’est celui du premier février 1876:: Elle. a déclaré Jà que l'on ne pouvait refuser plus longtemps l'euseignement universitaire à Montréal ; cela est encareivrai., Elle:a déclaré, en second. lieu, que l'établissement d'une Université à Mont.

réal.serait; la ruine de celle de Québec, parce quel diminuerait sensiblement 16 norabre es élèves qui, fréquentent, les, cours de Laval à Québee, L'expérience de quatre aus a démontré que ces, craintes était, vaines, car nous demandons la permission. de prouver, messieurs, . que. depuis l’établissement d’une succursale à Montréal, le: nombre des élèves fréquentant les écoles de droit et de médevine à Québec. a augmenté considérablement ;, et, cela, s'explique le, fait que l'établissement d'une PneUT LE de droit a-eu pour effet d'engager nn. grand. nombre de jeunes gens qui.ne fréquentaient, aucune école, à le faire, et à répandre davantage le goût des dégrés universitaires, | Quoiqu'il en soit, le fait est là, contant et er 4 que le nombre des élèves de, Laval a augmenté depuis qu'elle aouvert des cours à Montréal ;, par conséquent, la seconde.raison qui fait la base du décret, du premier.. février, 1876, .est donc, aujourd'hui, démontrée n'avoir aucune importance quelque,.et.rien n'empêche, maintenant, d’établir une université indépendante à Montréal. , En troisième lieu, le décret déclarait qu'il ne trouvait, pas d'autre. epédient, pou trancher la, difficulté, que. de .pe ettre À Layal d'établir une succursale À Montre. | Rome, néanm pie ne voulait. pas, aller à l'encontre de .le loi cicile. Elle ssvait parfitement. que, ce serait chose .inntile ; Ay'Elle n'lyait poiné de juridietion,, civile aur le, pays, st.que,ses déc

gris date ue sur la conscience, des fi

io. pris la peine de déclarer |

re n’enfendait point inuover À lacharte

d'existence chez nous, tout s'est

rets,ne pouvaient | ;

Y'Universi

Pr ART | ga

trouvé remis en question, et nous nouf sommes trouvés dégagés de l'obligation d'exécuter un décret dont la base manquait, NN.S8S8,. les Evêques se sont alors adressés à la seule autorité compétente dans cette matière, C'est-à-dire à Sa Maine elle.

même, pour lui démander une charte nouvelle conférant les pouvoirs qui manquaient à Laval. Cette demande a êté appuyée du

réfet de la S. C. de la propagande à Rome,

ais l'on a déclaré, en Angièterre, que l'on ne, trouvait ah convenable d'intervenir dans la question, vu le procès pendant entre l'Ecole de Médecine et Laval an sujet de cette question, Rome n’a pas été au delà de cette, décision-là, et l’on ne nous oppose rien, ici, venant de Rome et recommandant, et encore moins, ordonnant, de s'adresser à la législature et de passer la loi demandée, 8, 6. Mgr l'Archevêque de Québec, dans sa famense lettre pr RUE à Mgr l'Archevêque de, Martianapolis, invoque, deux ou trois lettres du préfet de la propagande pour démontrer deux choses : io Que la propagande à Rome s’est prononcée en faveur du pro- {ete oi qui vous est soumis, et, 20, que a succursale existe légalement en vertu de la loi actuelle, ; Messieurs, j'ai été souvent étonné en lisant les documents que Laval a publiés. et en examinant la conduite qu’elle a tenue dans la question actuelle, mais rien ne m’a plus étonné que l'affirmation de S.G.. l'Archevêque, que les lettres citées établis. saient les deux propositions ‘ci-dessus mentionuées. Vous. trouverez cette lettre de S, G. l’Archevèque à la page 41 des Quesfions del’Université.

FH, s,.qoule..

; ? à MAT E à grin.en ! pré ae trouvait,

pv bien davantage. Qu'est-ce que ce € in démontre, sinon que l'avocat sym-:

pathise avec sa cliente ? 11 aioute ensuite : “ Pour aider autant que je le puis, à la dé- < marche que vous m'apprenez de l'Arche- < véque et des Evêques de la province (il ‘4 s'agit de la pétition à la Reine, signée + ‘tous les Evêques), je vais dti à l'Em.

‘t Cardinal Manning, Archevêque de West- ‘“minster, pour le prier de recommander ‘* favorablement, si cela lui est possible, “ auprès du gouvernement anglais, la re- Me EM présentée à la Reïne par leurs Gran- ‘* deurs.” Comme on peut voir par ces extraits, car c'est tout ce qui est cité par S. G. l'Archevêque, le préfet de la S. OC. de la Propagande ne dit pas un mot sus la légalité de l'existence de la succursale, Comment on peut trouver dans ces lettres un mot pour 5 Li la demande fañfe à la législature de Québec, c'est-k-dire, allant au-delà de la requête présentée à la Reine ; c'est ce que je ne comprends pas. Rome, on peut l'affirmer sans crainte, n'a, par la bouche d'aucun de ses officiers, recommandé la présente demande À l: législature de Québec.” Il'ne reste que la requête de leurs Grandeurs les Evêques de la province, mais sur ce pt je dois vous faire remarquer que NN. SS. les Evêques sont divisés entre eux, et que la question qui vous est soutnise est une de ces que-tions sur lesquelles il est toujours permis d’avoir son opinion; par conséquent, malgré tout le respect que nous pouvons avoir pour le désir des Evêques de la province, néanmoins, nous ne sommes poiut dépouillés de notre liberté d'examen et nous ne sommes point empêchés de suivre le sentiment des prélats qui difrérent d'avec la tnajorité des Évêques.

Maïs ici, je me voisen présence d’un fait qui enlève à la requête des Evêques tout le poids qu'elle aurait sans cela ; c'est que je suis informé, et je vous demande la permission dé prouver ces faits, que les Evêques signataires de cette requête ne l'ont signée qu'après s'être assurés que Ia loi, malgré ses termes généraux et malgré les pouvoirs illimités qu'elle donné à Laval d'établir ses chaires d'enseignement dans toute la province, ne Îles atteindra pas, ayant pris la précaution de se faire donner par Laval des gate écrites que Laval n'ira jamais étalir de Chaires d'enseignement chez eux, sans le consentement de l'Evêque du Diocèse. Sfce fait est vrai, ainsi a j'ai rai:

sou dé le croïre, et si je l'établis, vous në vez plus vous arrêter à ls signature des véques ;'des signatures de ve genre, nous pouvons en avoir tous les jours, t à la douzaïné, danb toutes mpécés d'afiree. Vous Dore toujours des personnes prêtes à guer pouf faire payer leut voisin, ou pour

circonscrire ses droits, mêmes n'en souffrent pas.

Ceci me rappelle toujours ce qui se passe soavent à la campagne, et vous comprendrez la comparaison, vous, Messieurs, qui représentez, en si grand nombre, les circonscriptions rurales. Vous savez qu'il se rencontre souvent des cours d'eau considérables oui égoutent 50 on 60 terres et quelquefois davantage ; d'après la loi, tous ceux qui y passent de l'eau sont tenus de travailler au cours d'eau ; mais le cours d'eaü doit être entretenu surtout pour empêcher l’inondation de deux ou trois terres qui sont plus basses que les autres. Croyez-vous qu’il soit bien difficile de trouver parmi les 50 intéressés 47 ou 48 qui signeront pour se faire décharger de l'obligation de travailler au cours d'eau, et pour rejeter tous les travaux sur les deux ou trois malheureux dont les terres sont inondées pa: leurs enux ? Si vons suivez le vœu de la majorité des intéressés, vous devez dire que ces personnes doivent être écoutées favor-blement et vous devrez rejeter sur les de. : ou trois inondé; tous les travaux qui appartienuent de üroit à ceux qui à de l’eau.

La loi que l'on vons demande est une loi illusoire et trompeuse ; elle déclare en termes exprès que Laval aura le pouvoir d'aller dans toutes lés parties de la province établir des chaires d'enseignement sans que l'on puisse la gêner, et néanmoins, l’objet de la loi n’est point ce qu'elle dit ; l'objet de la loi n’est point de donner à Laval le droit d’aller daus toute la province, mais d'aller simplement à Montréal ; c’est une loi dirigée exclusivement contre Montréal, dans le but d'asservir Montréal à Québec, de lui faire payer tribut, et de la maintenir dans l’infériorité.”

Pouvez-vous hônnêtement passer une loi semblable ? Si l’on eût été franc et sincère, on aurait demandé une loi permettant à Laval d'établir des chaires d'enseignement seulement dans la Cité de Montréal. Cette loi là, vous ne l'auriez jamais écoutée ; elle eût été odieuse de sa nature ; néanmoins, c'est là ce qui existe de fait sous le voile trompeur d’une loi générale modifiée par des traités secrets.

Je crois vous avoir fait connaître hier la nature de la quéstion soulevée par le bill qui vous est soumis. C’est, d'âne part, les efforts incessants que nous faisons à Montréal depais vingt aus pour obtenir la liberté d'établir une université, et, d’un autre côté, l'opposition constante que nous avons rencontrée dé Ja part de Laval. C'est l'ambition de Laval d'obtenir le monopole de Ar dans le but égoïste de favoriser son établissement à Québec, fut:ce aux dépens de l'avenir des trois-quarts de la

pourvu qu'eux-

jeunesse instruite, c’est-à-dire aux, dépens de l'avenir du pays lui-même. :

Je crois vous avoir démontré .que ct esprit mesquin n'avait rien pour le: justifier ; que cette, frayeur de la concurrence que Montréal, ferait. à Québec n'avait aucun fondement quelconque, car l'expérience a démontré depuis quatre ans, que l'ouverture des cours.de. droit et de médecine . à Montréal, loin de nuire au nombre. des élè.

ves de l’Université-Laval à Québec, l’a augmenté en développant davantage le goût de la haute iustruction universitaire. Mais, messieurs, supposons, que Laval dût en souffrir, est-ce une considération qui pourrait avoir aucun poids auprès de vous ! Estce que de mesquins intérêts d'argent doivent compter dans une question de, cette imporcance ? Peuvent-ils être jugés suffisants pour priver la popt ‘ation des moyens de prendre son élan, de former. et orner l'intelligence de ceux de ses enfants qui sont appelés à gouverner le pays dans toutes les sphères de lasociété, enfiu pour contrô'er et paralyser le haut enseignement . dans la province! Je ne puis m'empêcher de vous répéter encore combien je suis étonné de la légèreté avec laquelle Laval a assumé la responsabilité de retarder le mouvement littéraire et scientifique dans la province.

On s'étonne que notre population n’ait ps dans la Confédération la position in.

uente qu’elle devrait occuper ; on s'étonne qu'elle ait joué si souvent uu rôle inférieur. Mais aussi combien de beaux talents, de génies, se, sont levés comme. des météores, ont jeté un feu éclatant, ont ébloui la vue de tous par l'éclat de leurs brillants talents, qui, après quelques années se sont éteints dans la médiocrité, et souvent ont fini par baisser et tomber dans l'avilisse.

ment ! . Combien de: ces : talents auraient fait la gloire du. pays, la gloire de notre race, Sur. Ce point du globe, si au sortir du collége ils n'eussent point été livrés à euxmêmes, et .eussent eu, les leçons de maîtres savants et respectés qui les auraient conduits dans la voie de la scienc: et de l’honneur ! Ah ! Laval rendra un terrible compte à la postérité, et l’histoire flétrira, sa conduite comme l’une des causes quiont le plus retardé l'avancement de notre province.

: Elle craint la concurrence pan elle, ce serait la :ruine do son établissement à Québec. Pauvre établissement. qui ne pourrait supporter la, concurrence à 60 lieues de distance !, .Nons vivons à 16 bu où le monopole, soub, quelque, nom, qu'il se pré-

me

tance de.

A. # ds

elle-même. . Dans le bnt de se conserver ce monopole, non-seulement elle « rénssi jusqu'à présent à ; empêcher l'établissement d'une uviversité française et catholique à Montréal, mais encor- elle, a travaillé à détruire lu seule école indépendante de mé.

decine que nous eussions ;. dans. ce but elle lui a fait une concurrence u‘loyale ; et je ne sais si je dois rire ou m'indigner de ces prétentions de s'opposer à l'établissement d’une seconde université dans la crainte que le niveau des études ne baisse...

. Je puis vous indiquer comme fait dont je demande la permission de faire la. preuve, que Laval, après l'établissement de sa fa.

culté de médecine à Montréal, dans le but de nuire à l'Ecole de Médecine et de lui enlever ses meilleurs élèves, a fait la chasse aux étudiants, et leur a offert. des cours à moitié \prix et quelquefois pour rien du tout. (Ce sont ces mêmes personnes qui se vantent dans leurs mémoires de maintenir les mêmes prix, et por les professeurs et pour les élèves, quelles qu’en puissent être les conséquences. Si Laval obtient la loi qu'elle demande, l’établissement d’une Université catholique à Montréal est impossible et nos enfants resteront encore pendant je ne sais combien d’années, et peut-être reste. ront-ils toujours, dans l'impossibilité d’obtenir les degrés universitaires dans les arts. Car, si le collége des Sulpiciens et celui des Jésuites, à Montréal, n’ont pu jusqu’à présent obtenir l’affiliation, évidemment l’affilistion est à jamais impossible. Les chaires de druit et de médecine qu’on nous donne, dans le but de favoriser l'établissement de Laval, à Québec, ne seront toujours qu’une institution précaire, sans racine et sans impor*ance : et les efforts de Laval ne peuvent manquet de tendre à les tenir constamment dans un état d'infériorité, Qu'est-ce que Laval a produit de si éclatant depuis trente ans qu’elle ox ? . Sans doute elle a formé des citoyens distingués qui font honneur aux professions dans lesquelles ils se sont engagés ; mais Montréal peut certainement en montrer autant sans avoir eu aucune université pour, les former.

Depuis trente ans que, Laval existe a-t-elle ad une paper onde LA ait aucune œuvre qui marque dans la vie d'une institution ? La fe à Ecole de Médecine à Montréal, qui s'est formée senle, qui a été en buite à la persécution et à la ja- Jousie d'institutions plus puissantes, a formé au delà de 700 médecins : Laval en à à peine formé 100. jus Ke tuée 17 Fs het “ is .L'Fcole de Médecine a à. son service une revue de, médecine dont les nr as

souvent reproduits avec é

Ya otion. de

um ren mme OOo es ©

8 Chaires

donne, nent de s qu'une sans impeuvent anment

si écla- ? Sans tingués ans les- Lontréal ni sans former.

a-t-elle A:t-elle

ms

ses membrés. Laval pent-elle montrer quelque chosé d’anialogue ? L'Ecole de Médecine aveitnnprincipe de vie, : Laval nr pâfaît avoir ’que l’ésprit de routine; etc'est:là, mesbieurs, l’une des conséquences naturelles dumanvopole. eTEUNT nt "mi 1 -Lemenopole produit! deux/grands effets désastréux : /8 premier, c'est de lui donner une ibfluence absorbante et délétère qui étréinit les intelligences, ne peut souffrir la conettrencé ni!la contradiction et: étouffe tonte : discussion. Déjà; Laval, quand: ses opérations sont circonserites à la seule ville de Québec, a réussi à faire sentir $oninfluence d'ane manière: prépondérante dans le corps’de l’épiscopat et dans le conseil de l'instruction! publiqne où l’on trouve: en si and nombre et "ses professeurs et ses lèves, ‘ Au moyen de l’Episcopat et de son influence personnel!e, elle: contrôle déjà la presse au point de faire un crime aux ci:

toyens de discuter un hill soumis à la légis: lature. Que sera-ce donc quand Laval règnera toute’ puissante et dans la cité ‘de Montréal, et dans la province tout entière?

Qui donc alors osera lui résister?!’ Grâce à Diéü, nous jouissons encore de notre:liberté chez nous ; nous ne craignons point d’élever voix et. de résister! à la tyrannie et: au monopole, : Mais, ‘je constate avec regret u'il n’en est pas ainsi dans toutes les parés de la provitice, et que là où Laval règne et où’son influence est toute! puissante, les opinions ne’ sont plus libres de s'exprimer ; lerègne de la’terreur leur impose silence.

Si vous ‘désirez soumettre la province à cette ‘influence absorbaute et tyrannique, libre à vous de le faire, Messieurs, mais je suis convaincu que vous réfléchirez et que vous trenblerez pour vous-mêmes avant de vous y aventurer. dj: 11 à ‘y ‘Nos Seigneurs les Evêques des autres dis:

tricts se éroient en sureté avec la promesse de Laval de ne pas établir chez eux'-des chaires d’eriseignement sans leur consente.

ment; thais Nos Seigneurs les Evêques peu:

vent-ils avoir des garanties plus formelles ue célles dorinées! par S::G. l’Archevôqne e Québec et M.:le Recteur dé l'Université Laval: à!:8.°G. ::Mgr “Bourget, Evêque: de Montréal, on 1852iet én: 1859 ? Peuvent:ils avoir: rien de:plas solènnel quele traité paisé entre Université Laval et l'Ecole de Médeéine on1878 1: Cependant, quand ba.

val:s'est trouvée assez forte: pour violer, sa lé: :dorinés loin! d'aider à :S,:G;: Mgr.

Lobtedir l'Université ‘promise: des arr a an aps, ele: lui a constamment ca. pour l'émpêcher de ;l’établir ; etù peine l'encre::étdit-elle séchée sur:le traité patre. l'Ecole et l'Univorsité ge déjà l'Université cherchait les moyens de briset le pactsiet d'annihiler l'Ecole de Médecine:

À défant de la force et des moyens ouverts, elle employa même la persuasion:

pour engager. l’École de. Médecine à se suicider en lui disant-qu’il.était beau de mourir pour ressuciter plus glorieux !. Quel enfantillage ! : et: comme, ceci peint bien l’idéa que Laval a toujours eue des citoyens de Montréal, | Oui, elle nous a toujours prispour des enfants sans volonté et sans caractère. Elle a pris notre soumission au décret des autorités religieuses pour de la faiblesse, elle a eru qu'elle avait brisé nos caractères, et qu'elle pouvait ouvertement nous traiter comme des enfants. Sans doute la chenille qui meurt pour devenir papillon, meurt pour ressuciter plus glorieuse; le grain de blé que l’on met en terre et qui resort en épis de blé meurt aussi pour renaître plus glorieux, mais le: morceau de sucre que l’on jette dans le: fleuve renaît-il plus glorieux ? L'édifice qui est consumé par un icendie meurt-il pour. renaître plus glorieux ?. L'agneau dévoré par les loups meurtil pour renaître plus glorieux?! À peine at-il apaisé pendant un jour la faim dévo-.

rate de la bête féroce que celle-ci est déjà. prête à recommencer son œuvre. L'Ecole de Médecine mourra un jour, que Laval s’en réjouisse,-mais Laval aussi mourra un jour, car c’est la loi commune et elle n’en est pas. exempte ; ellle ressuciteront toutes deux.

Ressusciteront-elles teutes deux, glorieuses ?” Cela dépendra de leurs œuvtes, Ceux-là ne ressuciteront pas glorieux, qui ont fait le mal}, ou qui, par leur ambition démesurée, ont:erpêché le bien de,se faire ; et si Laval veut ressuciter glorieuse, elle devra certainement faire une longue pénitence.

Le second danger dù monopole c’est l’a.

baissement du niveau des études. Les intelligences, comme.les industries, rour sedévelopper ont besoin d’un principe de vie qui n'existe que dans la concurrence et dansune; noble émulation, Cette concurrence est.

impossible quand tout l'enseignement est entre les mains d’une seule institution. Si la France!a réussi au 17ième et au 18ième siècles à se mettre à la tête des sciences et des'arts, cela provenait dé la concurrence et de: l'émulation qui existaient entre ses, 30: universités, Si depuis Ja révolution le niveau intellectuel a baissé en France ; si elle a

rdu ap .…6 des sciences, cela est. dû au inonopole établi. par: ce: grand génie ; qui croyait que tont 4vait été créé pour sa gloire-

rsonñelle,, et qui établit l'université deer A d'aider à son œnvre de concentration et. à la consolidation. de ss dynastie, L'Allémegne ‘lui: a: enlevé; cette palme, et: cela est dû à la eoncurrence et.à l’émulation de ses 25 nniversités, Les sawants sont unanimes à reconnaître aujourd’hui, en France, que d'Allemagne est beaucoup plus avancée:

dans les sciences que la France elle-même.

Pour l'enseignement de la médecine, la France est trèsarriérée, comparé à l’Al:

lemagne. Voilà ce que je lisais dernièrement encore dans une revue médicale de Paris. Et si vous me permettez de parler de <é que je connais plus particulièrement : la science du droit, je vous dirai que: des traités, des commentaires excellents sur:le code Napoléon, sont écrits par des allemands et traduits en français; je vous dirai que les'meilleurs ouvrages sur le droit romain et sur lès origines de l’histoire de France et du droit français sont des ouvrages allemands que l’on traduit en français. :

Quand, dernièrement, les catholiques de France ont voulu briser l't‘reinte du mono:

pole qui les étouffait, ils n’ont pas songé à fonder une seule université catholique pour toûte la France, avec'des chaires: d’enseignement dans les différentes villes. Oh!

non ; la chose eût été pourtant bien facile <t moins coûteuse que d'en fonder plusieurs.

Lorsque tout était à créer, et à créer en quelques instants, il eût été plus naturel de croire qu'on eût fait une seule université avec un seul conseil et une seule corporation. Mais on ne l'a point fait et on a établi simultanément cinq universités ‘catholiques en France. Pourquoi cela? parce qu’il est de la nature des universités de restreindre leur œuvre au lieu où elles sont établies ; parce qu'il est contraire au génie des universités de s'étendre ainsi au dehors; corame Laval veut le faire, et. que:l'on a trop d'expérience du mauvais effet du monopole pour chercher à l’établir même .en faveur de la concurrence" catholique. Hi

Vous mentionnerai-je encore le résultat des écoles libres “atholiques de France et les merveillex ‘effets qu'elles ont ‘eu sur l’enseignement ? Dans les concours publics les élèves des écoles libres catholiquesrem:

portent pu toujours la victoire surles «écoles: du mnnopole gouvernemental: Ce n'est que le résultat naturel de: la’ concurrence et :de' l'émulation, et sila France: sé relève et reconquiert la place qui lui appartient de’ droit: ddns le monde ‘savant: et scientifique, elle le devra à la concurrence que les catholiques ont réussi enfin à établir ches elle,r»7! 9 #11 à Jouet 1: Voilà, messieurs, les considérations que j'avais à vous soumettre sur l’objet du:bill qui vous est soumis par l'Université Layal, et sur l'effet désastreux que cr bill aurait sûr l'instruction publique de la: province, sauces où il deviendrait loi." 2! : 1 1111?

: Permettes-moi ‘maintenant de: dire ‘8 mot encore the a DATE

: Lorsque Rome, ‘en!1876, refusa, pour:une dernière fois, l'établissement d'une Univers sité: Catholique à Montréal, dans là crainte

de nuire à cellé de Québec, ce fut à la.condition que celle-ei établirait une succursale à Montréal,-et cette, condition: était subordonnéé aux pouvoirs légaux qu'elle: avait de le faire: : Lorsqu'on, découvrit à se voir légal n'existait point, les, Evêques, à la sollicitation de l'Université Laval, adtes. sèrent, une requête à:Se: Majesté : pour lui demander d'accorder, une autre charte avec des ‘pouvoirs plus amples, qui couvriraient le cas de la: sucoursale, ; Qu'est-ce que. le gouvernement de; Sa Majesté répond à cette requête ? Vous trouverez la réponse à la page 100 du.mémaire de. l'Ecole... Le:sous.

Secrétaire: d'Etat répond. qu'il.ne lui est point nécessaire de décider la question à D parce qu'il ‘* ne croit, pas convena.

le,et qu'il. ne. trouye point.que ce soit bien, (he does not think. right) d'inviter Sa ‘Majesté. à s’interposer, lorsque. la question, quant aux pouvoirs de l'Université.

Laval, doit. tre décidée par une Cour.de Justice.” : À Vous avez remarqué, : mensieurs,: que, le préfet de la 8. C..de la Propagande, le protecteur 'attitré de l’Université. Laval, s’est intéressé, et à intéressé Son Emiuence Mgr, le cardinsl Manning-auprès du gouvernement de Sa Majesté pour faire agréer. cette requête ; mais du moment que le gouvernement de Sa Majesté répond.qu'il n'est point convenable: d'intervenir dans une affaire soumise aux: tribnnaux et qu'il n’est pas bien d'inviter Sa Méjésté à s’interposer tant que: le procès sera pendant devant les cours de justice, «lors le préfet dela :S. C. cesse immédiatement toutes démarches pour faire obtenir à Lavallé:pouvoir:en, question; ét certes la leçon était déjà suffisante. pour. un gouvernement ecclésiastique de se faire dire par un gouvernement laïque et : héré.

tique :iqu'il n'était’ point, convenable d'intervenir, ni, d'inviter :Sa:-Majesté, à intervenir : dans, un, procès, pendant, Mais q'aurait été une seconde inconvenence, et une plus grande grande encore,:de ]4 du gouternèment de Rome, :que dé; Con»

seiller aux’ Evêques et:à Laval:de s'adresser à une Législéture :coloniala/et: provinciale pour.obtenir ce que Sa: Majesté .élle même, ir.s08: ministres, refusait de faire, comme

le:prôcdé est:peudant (WHLs:tha question: ie Lo Ého-poiters of Lana) Uniueraiiy about

tobe decided'ins a court of law). La requête des Evêques à Sa Majesté est donc encore pen ‘arite devant Sa Majesté, et il m'est imtp supposer que le gouvernement e Rome aurait assez peu de respect pour l’autorité d'un''gouvernement étranger. que de solliciter ses sujets à faire une telle: démarohe auprès d’une législature coloniale.

“INbilà'ce qui explique pourquoi l’UniversitésLaval n'a pds pu; jusqu'à présent, nous montrer une seule ligne venant de Rome, et engngeant l'Université ou les Evêques à s'adresser à la Légiciature coloniale. Il me.suffit de vous signaler ces choses, Messieurs, pour être assuré que vous ne ‘commettrez point la double inconvenance que je viens de signaler, et que cette raison seule suffira auprès, de sujets loyaux et éclairés de Sa Majesté pour repousser la demande qui vous est faite.

: Afin d'appuyer cette interprétation que je viens de donner à la dépêche du Sous-Secrétaire d'Etat, savoir, que la 1equête est encore'pendante devant Sa Majesté, je vous ferai part d’une lettre des agents de l'Ecole de Médecine; MM Bircham & Co., ceux à qui la lettre du Sous:Secrétaire d'Etat: a été adressée, et nous faisan: part des vues du Sous-Secrétaire d'Etat au sujet de cette uestion, MM. Bircham: & Co., deman-

iènt'au Sous-Secrétaire d'Etat, au nom de l'Ecole, une copie de la nonvelle charte dont Laval sollicitait l'octroi de Sa Majesté, et le Secrétaire d'Etat lui répondit comme vous le verrez par cette lettre, qu'il était inutile de donner une copie de cette charte, parce que Sa Majesté n’interviendrait point tant que le procès pendant ne serait point décidé,

Voici eette lettre :

REA AR) [Traduction. ]

ARCRIEER . 562 mai1881.

#4 Mon cher monsieur, 1 1h16 Je'viens de recevoir une communica- #ition du bureau colonial. : Je suis informé ‘4 que le Secrétaire d'Etat, avant d'offrir au- ‘“seun avis à Sa Majesté sur le sujet, se #4 0 ru d'attendre le résultat des procé- ‘e:dés légaux qui,‘ainsi qu'il en est infore se mé," ont. été institués devant les cours » fre de Québec sur la question en 4 litige entre l'Ecole de Médecine et l’U- # nivérsité Lave].

‘066 Dans ces ‘circonstances, Lord Kimber- ‘t'loy considère que, dans le moment, il seséyait inutile d'obtenir une copie de la #4 nouvelle charte. :

‘4 Vous feriez bien de me tenir au courant : “du cours que les: affaires prendront dans la province, parce qu’il peut être désira- “ble que je voie Sir Farrer Herschell, sur # la question, et il importe de :me tenir au ‘6 courant, : "2 a 1 fx

‘Si je puis, en aucun temps, vous être ‘ de quelque utilité, je suis à votre disposi- ‘‘ tion.

4 Votre dévoué, ‘« (Signé) S, BIRCHAM, ‘ Dr. D'Odet D’Orsonnens, Ecole de Médecine de Montréal.”

‘ My dear Sir, ‘6 Jbave just heard from the Coloni.k

‘4 Office, and 1 am informed that the Secresé Cac State, before tendering any advice « er Majesty on the subject, proposes ‘4 to await the result of the legal proceed- ‘“ings which, he is informed, have been ‘“instituted in the provincial courts. of ‘« Quebec on the. question in dispute bet- ‘“wsen the School of Medecine and the ‘6 Laval University.

“Under the.cireumstances, Lord Kim- ‘ berly considers that, at the present stage, ‘ no advantage, would be gained by com- ‘ plying with my request for a copy of the ‘4 Charter

‘It would be very. well if you would ‘keep me informed as to che course mat- ‘éters are taking in the Colony, as it may ‘be advisable I should see Sir Farrer ‘ Hérschell on the subject, and I must be ‘6 kept advised.

:*#If1 can be, at any time, of any service, ‘6 pray command me,

‘ Yours faithfully, ‘““(Signed) S. BircxAM,”

Puisque Rome n'a pas jugé à propos d'aller plus loin, il est évident que nous ne sommes pas obligés d'aller plus loin que Rome. Aussi, Nos Seigneurs les Evêques l’ont-ils compris ainsi en refusant tout d’abord de signer la requête à la législature provinciale ; et ceux qui ont signé cette requête ne l'ont fait qu'en y apposant leurs conditions, montrant par là qu'ils étaient parfaitement libres de le faire ou de ne pas le faire,

La question reste donc ouverte et libre, S. G. Mgr des Trois-Rivières, S. G, l’Archevêque Bourget, le Clergé et toute la po-

ulation du diocèse, de Montréal et des

rois-Rivières sont donc parfaitement justi.

fiables de s'opposer à ce bill qu'ils croient | Dar) aux intérêts généraux de l’é-

ucation, et en particulier aux intérêts de la section de Montréal, Et ceci nous démontre, messieurs, l’injustice des accusations que Laval a osé lancer contre ces illustres prélats et les amis dévoués de notre cause, en imprimant dans la note, à la page 31 de ses Questions que notre.‘ conduite rappelle les radicaux de la France dans leur exploit légal. contre les Congrégations religieuses,” et. l'injustice des paroles de S:.G. l'Archevêque de Qué-

bec lorsque, dans sa lettre. à S. G'Mgr |

l'Archevêque'de Martianapolis, :il' l'accusé’ de fomenter la révolte à l'autorité -diocé:

gaine, et d'être en contradiction a avec son: passé qu'avec ses principes. Lui, précher la Hvalee à d'autorité diocésaine ! Qui’ l'aurait jamais cru! Ah! Messieurs, Laval était la dernière personne de qui on pouvait attendre un trait pareil.. Pendant pluë .de dix ans, S. G. Mgr Bourget a é6u à soutenir une lutte à Rome pour diviser .la villë e Montréal-en plusieurs paroissés, comme la chose était nécessaire, et'ordonnée même par les canons de l'Eglise! ‘: 07"

Imaginéz touté une: population comme Montréal n'ayant qu'une seule paroisse :et un seul gîte nour tous les prêtres, obligée, même la nuit, d'aller à plus de trois milles de distance pour veuir chercher le prêtre!

Imaginez cétte population sans'églises dans les faubourgs, presque sans écoles pour les énfants. Après dix ans de luttes, il a réussi enfin dans son œuvre, et/il a couvert ces faubourgs et toute la banlieue d’églises, de maisons d'école, d’hospices et de inhigôns de charité. Maintenant, messieurs, ceux qui faisaient cette lutte à l'autorité diocé: saine invoquaient comme leur principal:ar:

gumeñt l'autorité civile à l'encontre de l’au: torité religieuse, et on disait à l'Evéaue :

vous ne pouvez pas obtenir l'établissement d’autres parois”:s parceque ‘les mariages ét les baptêmes que vos prêtres y ferzient n’aurâient point de validité, car les prêtres ne reçoivent point de eur ordinaire le pouvoir de conférer Îles sacrements de mariage et dé baptême, mais ils le reçoivent de V'Etat Civil. Æ4 qui soutenait les ‘opposants dans cette lutte à' l'encontre de l'autorité diocésaine ? Qui appu de : son: influence ceux qui invoquaient ainsi l’autorité civile à l'encontre de l’autorité religieuse { C'était Laval : Oui,messieurs ;'c'étaient tes mêmes personnes qui, aujourd'hui, viennent reprocher à S. G. Mgr. Bourget de prêcher la révolte à l'autorité diooésaine. ; Non.

Vous vous trompez d'adresse. :On.nous compare encore aux radicaux de la France :

on comparé la lutte actuelle à elle que.les communautés religieures! 6nt soutenue contre le gouvernement français ! : Est-il,

rien de si déraisonnable ? : La lutteise:fait | ici entre deux autorités réligieuses, etiil | s'agit de savoir si une dé ces communautés |

établie à Québec viendra faire la loi à Montal, où si Montréal aura droit’ de! sa conduire elleemême ; tandis qu'en France c’étaient les

mônepoleurs radicaux et anti-religieux qui |

chérchaientà écraser la liberté de l’enseiguement. ut prime ‘quelconque : était 'possible, ‘entre ’uné des par

de la France, ne serait-ce"pañ eptre'oux

‘bien, Messieurs, si utie com.

parties devant veus et les radiccux

qui en France tic travaillent pourile

monopole ;)6t si:les radiphuxsont.les mono:

poleurseèn France,ce sant mos adversaires iei,.

qui cherchent ‘également à acchparer.le monopèles- : ut)

n ago]

‘ Nious'avez dû remarquer, Monsieur, avec.

étonnement; le :naml:ré. de -requêtes. qui

pléuvent tous les jours dans. la, Chambre,

contre: lé ‘bill de l’Université, Vous vous

: êtes: demandé com ment etpoutquoi, le peu-

ple était siexaspéré-dans la section. de Montréal :contre: cé bill,.sur, une :question surtout de‘haut enseignement, Les requêtes maintesantmne; suffisent plus, eï voilà .que les assemblées: publiques se, multiplient, Vous en trouverez l'explication: toute naturelle et’tauté simple dans les, attaques injustes etidéplacées :que l’on.a.faites publi. quement contre ée saint patriarche dont nous

, sommes habitués à, prononcer. lé,nom cha- | peau bas, que nous:aimons:comme un père,

et dont-noüs écoutens la parole comme,cellé d'un ‘oracle; lui quermous:avons;.vui, com:

battre depuis auédeli de: quarante. ans pour le bien dé son: peuplé, ::Sihous fouvons.facilément oubliermos:injmres personnelles, nous:ressentons doublement celles, qui. sont faites à ces lutteurs ardenta.que rien. n’a pu abattre et dont toutes }:$#: œuvres. ont.été marquées au coin de;la;: éonttädiction et des épreuves. Sa:vie entière a-6té une lutte,une lutte de chaquejout. ‘L'établissement même de l'Évêché ide Montréal: a.été | l'uue : des œuvres les plus difficiles ‘à opérer .dana la rovince ; on'n'à ménagé ni.les insultes, ni esinjures à son illustre, prédécesseur ; où l'a chaësé de l'Eglise ; on: l'a vhassé, du presbytère ; il:a été obligéd'aller chercher l'hospitalité dans une institution de pauvres, chez les Dames de l’Hôtel-Dieu; plusctard, on lui fit par charité:une.-pétite église dans les chataps;et:les cris contiauaient toujours. On invoquait alors, comme.on l'a. fais. ‘plus tard; la haute puissance.de, l'autorité eivile contre: les bulles du. Saint-Siége,c'eat-à-dire, l’omnipotence du.potoir séaulier- contre, le pouvoir-ecclésiastique 1 N otre veillant. Evyéque s’est: formé à.la rude égole de Mgr, Lartigue ; c'est lui qui a4 idé so œuvre: ; c'est lui, pour &inai, dire, qui. l'a. formée ; c’est lui qui à er66. toutes, 0e8 nombreuses igstitutions de vharité. et d'éducation ; dans son immense diocèse, qui. ftait! si:dépourvu de tout ‘Eh! bien, :Messieurs,..après avoir combattu avec huit sous dui, pour la libarté de l’église, nous: nous .faisyns. glaire encere de eombattre sous sa noble bannière pour la liberté. de l'enseignément: contre. la monopole, ::Ce' sont; deux ;ñnobles causes qui.font appel à tous! les dévauements .6:à tous. les amis! dù-prgrès: et! de -la,;acience, ef, ous sommes assurés :d'ayancé que:notre faible voix trouvera un écho chez vous. }; 0 ::

os, les

Messieurs, je n’ai plus qu'ün mot à ajouter: c’est au sujet des pouvoirs de cette chambre de passer la loi qu'oti demande. Je ae respectueusèment que le parlement provincial n’a point d'autorité pour amender ane charte foyale aecordant des privi:

léges ou des honneurs universitaires. Dans uné charte de ce genre il y a deux. chosés à considérer : d’abord, là création d’une personne civile connue sous le nom de Corporation, ! Le LUE de créer des corporations appartient également au souverain seul et aux trois branches de Ta Législature. S'il ne s'agissait que du droit d'existence cc.porative, peut-être pourrait-on dire. que le gouvernement provincial est éompétent, peut modifier un acte d'incorporation accordé, soit parle parlement Impérial, soit par Sa Majesté ; mais ici, il,y a plus: à cet acte d’incorporation se joïgnent des lhonneurs qui dérivent directement des prérogatives de la Couronne, des honneurs qui sont üne émanation de la dignité royale, et qui ne peuvent être accordés que par Sa Majesté élle-mime. Sans doute que lé parlement impérial peut passer une loi pour, permettre à ui corps enseïgnaut de, couférer des degrés universitaires, parceque Sa : Majesté, qui intervient diréctement, accorde aussi directément, par la loi, lès pouvoirs en question, et sa volonté s’expritié alors d’une manière aussi ouverte qu'au moyen d'une charte même. Mais le Lieutenant - Gouverneur xe représente point directement Sa Majesté.

C'est ce qui a été décidé d’une manière formelle dans la cause de Zenoir et Ritchie, jugée à la Cour Suprême du Canada, l'année dernière, au sujet de la question des Conseils de la Reine ; il fut décidé, là, que «sa Majesté seule pouvait créer des Conseils de la Reine, soit par Elle-même, soit par son représentant direct le Gouverneur-Général, et sauf révocation, si Sa Majesté n’approuve pas l'usage que son représentant a fait des pouvoirs qu’Elle lui a accordés.

On a douté, ici, si le Lieutenant-Gouverneur pouvait conférer ces honneurs, comme représentant de Sa Majesté. On était tombé d'accord assez généralement qu’il ne le pouvait pas, mais an croyait qu'en vertu d'une loi provinciale il pourrait le faire—la loi a été faite, mais la questien portée au tribunal suprême de la puissance, il a été jugé

u'il n’en était pas ainsi;—que ces lois

taient inconstitutionnelles ; que les Législatures celoniales ne pouvaient point passer de lois pouvant affecter les priviléges de la Couronne ; que l’assentiment donné à ces lois par le Lieutenant-Gouverneur n'était pas l’assentiment de Sa Majesté elle-même, ni de son représentant direct ; que le Gouverneur-Général seul était le représentant direct de Sa Majesté. Dans ces circonstan-

| ces, nous sommes justifiables de dire que la Légisiature Provinciale n'a'pas plus le droit d'amender la charte impériale qui donne le pouvoir de conférer des degrés universitairés, soit pour l'étendre ‘ou la restreindre, qu'elle n’en a de passer une loi pour donner le pouvoir au Lieutenant-Gouvérneur de créer des Conseils de la Reine,

D'ailleurs, c'est un principe fondamental de la dépendance des colonies vis-à-vis la métropole, qu'une colonie ne: peut pas défaire un acte impérial, et je me permettrai de veus citer à ce sujet une loi positive qui a été passée en 1865, pour mettre fin à des questions qui se soulevaient assez fréquemment. Cette loi se trouve au 14e volumé des Statuts revisés Impériaux, chapitre 63, p. 1106.

La Sect. 2 porte que toute loi coloniale qui prétend abroger, éteudre ou restreindre un acte impérial porté sur une matière qui se rapporte aux Colonies, ést nul et sans effet, quant à cette partie de la loi coloniale qui prétend affecter la loi impériale. Il en

oit être nécessairement ainsi : les pouvoirs des Législatures coloniales sont des pouvoirs délégués par la Législature Impériale ; le po* voir des Colonies de faire des lois n'existe qu'en autant que le Parlement Impérial le leur confère, et dans les limites qü'il leur est conféré ; par conséquent l'autorité qui a donné l'existence à la Législature Coloniale peut toujours la lui enlever par une loi for. melle, et c'est ce qu’elle fait quand elle porte elle-même une lei sur une question affectant la Colonie. .

Mais je vous ai déjà entretenu trop longtemps, et j'abandonne ee sujet à mon hono.

rable ami, M. Trudel, qui vous fera connaître encore quelques autres questions de droit très intéressantes. Pour moi, Messieurs, il ne me reste qu’à vous remercier sincèrement de l'attention soutenue que vous m'avez prêtée, et je puis vous rendre le témoignage que vous avez éminemment la qualité fondamentale du juge, savoir : la patience. Néanmoins, avant de terminer, je tiens à retirer l’Université Laval d'une erreur où elle sermble s’endormir. Elle dit qu’elle demande la loi en question parce

u'elle espère mettre fin par là à toutes ses difficultés et à tous ses embarras, Laval se fait illusion ; si la loi passe ce ne sera point la fin de ses tribulations. Je le dis sans menaces et sans esprit d’acrimonie; je le ‘dis avec tout le respect que je dois à cette chambre ; la question constitutionnelle est trop importante pour que nous la laissions passer sans la soumettre à la décision des tribunaux les plus élevés; et lorsqne le rocès pendant actuellement entre Laval et "Ecole sera terminé, et que Luval, pour ne point déloger de Montréal, nous opposera le

til

bll de La province de Québe, lle pen être Line qu un second Proçès s ÉDAGETA SUF

ma pur gs de ce bill. Quand'un peu \e combat pour ses libertés, il eat justi- ( dk d'opposer aux; envahisseurs vous les moyens que la justice et l'honnêteté peuvent Jui mettre en mains, ., .. RS lei, vos come rens per notre ao dance. et la question n'est plus senlemen une lutte entre Laval.et YÉoole de Médecine ;..elle 8, pris d'au D ons beeucoup plus grandes. C'est, la lutte entre le monopole et la Lu de l’enseignement ; c'est la lutte entre le progrès et l'esprit d’assoupissement. Ces luttes ne concernent point seulement l'Ecole de Médeoine, ni la section de Montréal seule ; elle concerne les intérêts vitaux de la province ; elle intéresse tous les amis, de l'éducation et tous les patriotes. Ce n'est plus la cause de l'Ecole de. Médecine, c’eat. la cause, du peuple luimême, qui la prend des mains de l'Ecole pour,la porter dans les siennes et. la faire triompher. Ah! Laval. a cru que. l'Ecole ne pourrait. point, lui résister, que les moyens lui manquersient, que Je découragemene nf et qu'elle finirait par abandonner. la lutte et succomber, mais la Canse qu'elle défend, et; qui n’est, plus la sienne, est si belle et si noble quelle tronve des sympathies dans. tous. les cœurs ;,et vous seriez étonnés, Messieurs, si nous o8ions vous faire connaître toutes les sympathies que nous avons reçues, rate la ville de

HAS Lire tra ler 4 ; HELENE BTE SEE FE ORRRURBR PERTE

SE TOO EN REPÈRE GÉROLTIAENRRS Va tes RÉ LAURR \

qu’elle fait à Montréal. . Les nous font donc pas défaut, et la cause que nous soutenons est une cause juste qui finira par triompher.. Nous ne faisons point d'apgel aux passions, ni anx intérêts mesquins.

[ous nons adressons à tout ce qu’il. y a de noble, de grand.et de relevé dans le, cœur de l’homme, et nous vous disons: Messieurs les députés : la cause que. nous. défendons n’est point la nôtre, c'est la vôtre : nous la déposons entre vos mains et vous serez. responsebles de l'usage des. pouvoirs, exorbi:

tants que Laral demande si vons les lui accordez. Voug serez roponeile. de l’avenir du pays.qni dépend de . l'instruction. de ses enfants, si vous mettez cette instruction dans des mains qui ne travailleront qu’à la faire servir à leurs propres intérêts prrsonnels,si vous la livrez à un monopole o eux, repoussé par la population, er nous im,osant. un joug. contre lequel nous. brotéstons, Vous porterez la responsabili ‘de votre décision, mais nous avons. codfiance qué Vous entendrez notre appel, et que vous nous renz justice en repoussant la demande contenue dans.ce projet de loi...

s À À PE | ñ Hit 4 # :

TT à HUE L KT 4 À [RIRE { ’ à ÿ

Crabe

eye l

Page 1