‹ Bill sur la succursale Laval à Montréal [microforme]Chapitre 3 sur 4 · FIST · texte numérisé non relu

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r, et qui un ‘exis-

ne elle ne y apporte y trouvecés.ou de au prinorsqu’elle ne Rome oit et de tréal, elle suite, elle à s'établir + Quelle ceux qui jusqu'au ous nous l'autorité ais Laval faire périr ution qui l'Ecole de

æ— Elle la questions.

nous dit Périger la ce qu'il y dire que cun ens collèges

sus eucune cfliation aux Universités, «Quelle grand dévouement pour la cause de d’instructioa publique ! Quel patriotisme -de sa part! 41 lui était ordonné d'établir une suoqursale, mais, dit-elle, si Montréal ne l’exigeait point, nous ne tenions point à l'établirs ‘% mais, ei Montréal voulait jouir des avantages «universitaires, il n'y avait pas d'autre expédient que cerui d'une succursale telle que proposée. L'Ecole n'était pas obligée de c'effacer devant la succursale, mais Rome lui ordonnaït de cesser son afïiliation. à sue Université protestante, et ne lui permettait pas de s'afiler à une Uni.

versité Catholique ; c'était équivalamment la condamner à périr.”

Laval prend ici ses désirs pour une réalité.

Rome n'ordonnait point.à l'Ecole de cesser -soh affiliation avec l'université protestante, .de Cobourg, mais Elle ordonnait à Laval de faire en sorte que cette Æcole pâût rompre cette affiliation et entrer d’une manière légris ét honorable dans la succursale.

vul pensa qu'en laissant l'Ecole de côté, celle-ci serait obligée de cesser son affiliation avec l'université Victoria, et, n'ayant -point d'affiliation avec l'université catholi- -que, ellé ue pourrait conférer des degrés, et céla là condaiunait à périr. Voilà l’explica: tion de l'empressément de Luval à former sa faculté de, médecine en dehors de l'Ecole.

Voilà ce qui LT ique énéore comment Laval, manquant à l'honneur, à ld'foi jurée, et aux traités solennels, n’eût pas plus tôt apposé sa signature à des documents 8solenniels, -qu'elle se mità violer ses-engagements, afin & créér ce qu'elle appelle elle-même des -tiraillements sans fin et'amener la rupture dé l’union projétés. C'était le moyen de lui permettre decréer une faculté fentièrement én dehérs de l'Ecole de Médecine. L'Ecole, dit-elle, était constamment à se mêler des -affaires dé l'université. Oertes, ‘elle était bien justifable de ] ‘ faire, et elle avait ‘beaucoup plus 4 uroir de se plaindre que ‘l'Université sé méêlût sans césse des affaires -de l'École, Les tiraillements désirés eurent lieu, ecla rupture entre Laval et l'Ecole fut complète. ‘ , sh à Le premier point qui s’est présenté et que :l'on:trouve mentionné dans le mémoire, se rapperie-à la:nomination des trois premiers ofesseurs de la facul*é, suggérés par l'Ecole -de Médecine;, L'Ecole proposa les noms des Docteurs Munro, Tradel et. Rottot, mais le Rec de l'Université, au, lieu, de -SULVIe -cetiordee, St passer le Dr. Rottot arant. le Dr Trrdel, qui étsit le président da l'Ecole. La: sc'ile saison rapperente de cette interven ticuidesnorse était. que le. Dr, Roitot était

-2elnis-quiiawait déserté ses confrères dès il'otigine pour se jster.dans.les. bras de La.

val, et se faire ‘proclamer le doyen de la faculté,

L'Ecole protesta contre cette interversion des noms, et, contre cette priorité donnée au Dr. Rottot sur le président de l'Ecole.

Mgr de Montréal reconnnt la justice de la réclamation, et s'excusa, de même que le Recteur, sur un malentendu. Mais malgré ce prétexte de malentendu suggéré par Laval, Laval persista dans l’ordre de priorité qu’elle avait choisi elle-même ; et l'Ecole, pour ne point mettre fin aux arrangements intervenus, subit l’affront et laissa passer l'incident, Mais voilà que, immédiatement, le Recteur annonce dans les journanx l'ouverture des cours de médecine à une époque différente et plus rapprochée que celle adop-+ tée par l'Ecole de Médecine jusque là, et cela, en violation de la clause du traité qui déclarait que les cours continueraient d'être de six mois pendant encore deux ans,

Evidemment, il n’y avait point à s'y méprendre, le Recteur voulait mettre le pied sur la gorge de l'Ecole, et la tenir’ dans un état d'asservissement qui lui ferait comprendre qu'elle n'existait plus en fait, si elle existait encore en droit... Laval croyait qu'ale allait enfin faire périr cette rivale,

ont elle ne considérait l'existence, ainsi qu'elle le déclare, que comme une menace à elle-même. L'Ecole se. souleva d’indignation, réclama ses droits, en appela à l’autorité des Evêques qui, par.le décret, étaient chargés de veiller à son exécution, mais les Evêques se déclarèrent incompétents et refusèrent d'intervenir. Alors, Laval signifia ni plus ni moins le Ke à aux professeurs de T'Ecole, et les raya de la liste des professeurs de la faculté de médecine de Laval à Montréal.

Voilà, messieurs, ‘ en quelques mots, l'historique des évènements qui se rapportent à l'établissement de Laval à Montréal,

Vous comprenez, maintenant, quelle est. la question qui vous est soumise, La succursale de Laval ne pouvait exister que; si la loi le permettait, et la loi, pour elle, c'était sa propre charte royale obtenue de Sa Majesté en 1852. Le décret de Rome lui-raême subordonnait la fondation de la succursale au vouvoir. civil d'existence que lui était conforé par sa charte. Or, on découvre qu’il est contraire à la nature des Universités , de s'étendre en dehors du siége ordinaire de leurs opérations ; on découvre

| la, Charte Royale limite l’existence de Laval à la :Oité de Québec, et. qu'elle lui donne:seulement le droit de s'affilier les calléges, ou autres institutions, légales établies at. incorporées . dans les autres parties dela Province. Cette opinion est appuyée d'une. .autorité extrêmement imposante ; elle del'Hon. Selliciteur-Générc]. du Gou-

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vernement Împérial, Sir Farrar Herschell, dont on trouvera l'opinion écrite aux pages 89 et 90 du mémoire de l'Ecole ; les raisons qu'il donne sont tellement fortes et'péremptoires que Laval a raison'de dire, dans ses ueslions, qu'elle attend dans la crainte ‘issue du procès qui lui est intenté pour faire déclarer sa’ succursale, à Montréal, illégale, "]

Sans doute, Laval ne fait point cet aveu volontairement ; sans doute ellé proclame partout et ‘bien haut qu'elle attend sans crainte l'issuc du procès: elle est sûre. de son fait ; rien ne l'inquiète sur ce pout ; et si elle demande une loi pour mettre fin au doute qui existe, c'est simplément dans l'intérêt de ses élèves et de là paix générale; Mais la vérité finit en par percer, et je crois que le sort où la Providence lui a fait dire la vérité, au moins dans cette occasion, à la pagé 6 de ses Quéstions.

Sans entrer dans la discussion légale de cette question, il me suffira de vous signaler ici quelques points de la charte pour démontrer que Laval ne peut établir des facultés en dehors de Québec, où elle a le siège principal de son établissement.

D'abord, c'est le Séminaire de Québec qui est constitué en Uriversité ; c’est l’Ar: chevêque de Quét:c: qui en est le chancelier; C'est à Québec que sont toutes ses bâtisses et que se donnent tous ses cours ; et l’on voit par l'ensemble d:/toutes les dispositions, que c'est une Université établie dans la ville dé Québec. Or, tout le monde sait qu’une corporation né possède point de pouvoirs plus étendus que ceux qui lui sont conférés par sa charte, et qui sont strictement : ‘céssairés aux ‘fins pour lesquelles elle est ciéée. Il n’était point nécessaire-en aucüuhe manière, À Laval, d'établir ‘des chaités en déhors du siége de son’ établissemetit et même Ja chosë ést contraire à sa nature, car on'n’a jamais vu dans l’histoire qu'utie université ‘ait établi son’ enseigne: ment en dehors du lieu ou elle ”ést établie.

F aurait donc fallu utie clause spéciale pour lui permettre de faire cé qui ne s'était ja:

mais fait avant elle, et ce: qui n'était pas nécessaire pour parvenir à s4 fin Cette clause n'existe pas; aûContraire, nous ‘èn trouvons une dônt la portée ‘Uétruit entièrement cette idée ;' c'est celle qui lui pérmet de s’aflilier des colléges etautres institutions d'enseis ènt établis"et existant comme corporations distinctés; dañs les autres pat. ties de 14° province: : Ceci interdit entière:

ment à Laval d'établir elle-même des chaires d’enseigrien.ent ei dehors de Québec. D'ail:

leurs, la demande qui est faite actuellement à la législature d’une loi conférant 'à Laval le pouvoir d'établir des chaires d’énseign

ment en déheots dé la Cité: de Québes, dans

toute la province, est un aven formel qu'eltc-

ne e point déjà ce droit.

et aveu’ est la base de sa demande et s

on ne suppôse point que Laval n'a pas ce.

droit là, sa demande est sans ebjet, C'est donc à vous à décider, messieurs, si vous devez accorder à Laval ce pouvoir extraordinaire, Pour cela, vous devez vous demander quel est l’objet qué Laval a en'vue. Cet

objèt, vous le connaissez ; ce n’est peint de:

nous donner l’enseignement universitaire ui nous manque, mais c'est de nous empécher, comme elle le fait depuis vingt ans, d'avoir chez nous un enseignement de ce genre, complet et couvranttoutes les branches de l’enseignement ‘universitcire ; son objet est simplement de paralyser nos efforts et de faire une concurrence, déloyale et injuste afin de nous tenir dans la sujétion av profit de son établissement de Québec.

Elle n’a point d'égand, elle n'eñ, a pas eu eu pr vingt ans, aux. besoins de notre population ; elle a laissé les trois quarts de la

jeunesse du pays se détériorer, languir, et se perdre souvent, faute d'une direction qui lui manquait, pour de mesquins intérêts pécuniaires et par une ambition déplacée ; et quand elle voit que. nous allons enfin prendre la chose. en, mains, elle court au devant des coups et veut nous enlever l’œuvre qui ne peut prospérer que dans nos mains. On sait que ses offres de services sont trop intéressées pour qe sincères,et je ne puis croire: que la législature, de la province nous sacrifiera à l'ambition. de Qué.

bec ; qu’elle nous imposera cette institution qui sera toujours languissante, sans force, sans vigueur et san$, Axenir, qu'on pourra nous retirer du j lende cela sera dans l'intérêt de Québec. Laval s’est vantée: que senle était. capable de nous donner l'enseignement universitaire, ou du moins, ses propos reviennent à cela ; elle nous a traités comme des enfants incapables de rien produire par, nous-mêmes ; elle a.craint que l’établissement d’une se- ‘ conde université n'abaissät le niveau des L'étude." avi tarte nt Si elle eût été sincère dans ses craintes et dass ses propos, elle n'avait qu'à accepter la charte qué Rome nous offrit'en 1874, et ue l’on trouvera imprimée!dans lé Mémoire

e l'Ecole; par’laquelle: on: établissait une

seconde université à-Montréal, où: les études devaient! être ‘les nrêmes Qué dans celle de Québec ; dans’ laquelle il était déclaré que leg deux ‘universités étraiéit régies par un. pe Di Cut ot: plie lune corporations’ dist et: tune sdministration ‘86 point voulu: 0

de pourvoir à nos 'beiñcins. Elle arefusé

ourau lendemain, lorsque -

es "Mais ‘Laval: n'a, dé'cêtté" offre qui nous.

satisfesait, ot qui’ nous dondait les moyens.

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astitution ns force, n pourra D, lorsque - >... Laval apable de érsitaire, Là cela ; nts inca- -ldémes :

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aintes et accepter 1974, et Mémoire ssait une s'études ‘celle deluré que par un.

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moyens.

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cela pour conserver le monopole entre ses mains. | Et quelles merveilles a-t.ellé faites daus Montréal depuis qu'elle est établie ? Prenez sa faculté de droit: ‘"l'out le monde a rémarqué que Laval s'est plus occupé à s'en:

tourer d’infltences politiques et sociales que d'hommes ayant la santé on les lbisirs de donner des cours. Nous avons admiré son sprl politique et sa finesse à s'assurer des influences qui pouvaient lui permettre d’étendre la sienne, On ‘trouve parmi ses professeurs des juges, des ministres anciens et actuels, et plusieurs dés ministres futurs de la province ; c'est-à-Cire les chefs des deux partis politiques ; elle ‘a choisi les hommes les plus remarquables par leur po:

sition sociale, léur honorabilité, et même leur science, mais qui n'avaient ni la santé ni les loisirs de donner des cours, Laval montrait par là qu’elle s’occupait moins de l'in. térêt des élèves que de ses propres intérêts. M. le Recteur, qui est ici présent, voudra:

t-il nous dire combien de leçons 4 données l'hon. jauge Monk; en a-t-il douné une seule ? Voudra-t-il nous dire combien de leçons son vénérable doyen, M. Cherrier, à Aonnées ; en a-t-il jamais donué une seule ?

Voudra-t-il me dire combien l'honorable Premier de la province de Québec a dobné de leçons dans cette faculté ! Je crois qu'il serait facile de les compter. Je né veux pas aller plus loin, ni pousser davantage mes récherches, car la chose’ pourrait devenir indiscrète ; mais permettez-moi de vous rapporter uu fait qui vous montrera la’ valeur extraordinaire des cours donnés par Laval à Montréal l’année dernière : Sur trois élèves licenciés de Laval, à Montréal, ui se sont présentés aux examens du Baru, deux ont été refusés, ét l’un des deux avait été licencié avec distinction. Ces faits se passent de commentaires, Je né veux is dire qu'on ne donne pas de bons cours ; je né veux point critiquer ces cours ; je n’y ai jamais assisté, et de ne les connais pas personnellement ; mais voilà des faits, messieurs, qui vous mettent en état de juger si Laval est la seule institntion qui puisse enmienne le droit, èt jé me démande, dans le as où nous aurionÿ eu'une université indé- M si jou aurions pu faire plus

ci tan & fait un grand bruit dans ses ques-

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n'est que de, la poudre jbtéé aûx yeux des gr À qué a ar paires Epphor iois au lieu de six mois, corime le font les fl Los de Médecine dé Montréal, savoir MoGil, Bishop, et l'École 1e! Médecine, HORS OS EMEA MENT EL CHIENS CONTI Ve. JOU)

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