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pour ajouter à votre position et je tâcherai de trouver parmi les amis qui me restent quelqu'un de puissant qui vous appuye. 3
Quel que soit le motif qui vous amène .à Blois ma femme et moi nous vous y recevrons avec le plus grand plaisir.
Voyez de temps en temps Mr. Lambert, son affaire marche parfaitement à Lyon et s'organise dans le centre de la Franch auécritéà, votre-père. à) ce sujet.
J'ai reçu des nouvelles des deux officiers qui habitent Charenton et donnent de ma part’ quelques soins à Eugène : son état est à peu près toujours le même.. {
Nous ne pensons pas aller à Paris avant les couches d’Adèle.
Abel, je le vois trop, n'écrit plus à pérsonne quand il s'occupe tout à fait de littérature. Je connais bien une raison qui me porte à l'excuser un peu, mais trop est trop.
Ma femme se joint à moi pour vous embrasser très affectueusement c'’est-àdire comme moi de tout son cœur.
Votre oncle bien affectueux,
Le général HUGo.
PS llaitoubliermmestremerciements pour votre article, vous y avez fait trops beau, ne devrais-je pas vous gronder. Ci-joint un mot pour Adèle.
Lettre de Adolphe Trébuchet à son père. Inédite.
Paris 11 Mai 1824.
J'ai recu ta lettre du 27 avrii par Mr.
Blon ainsi que l'argent qu'elle m’annonçait. et je te remercie bien de l’un et de l’autre. Cette lettre m'a donné la plus belle récompense que. je pouvais recevoir pour ma thèse puisqu'elle contient l’expression de ta joie et des félicitations que tu m'adresses. Ces marques de ton contentement sont un puissant encouragement pour moi et je tâcherai toujours de me rendre digne de la bonne opinion que tu as de ton fils.
Samedi dernier, j'ai prêté mon Serment à la cour Royale devant le premier président Séguier, et ce serment, le premier de ma vie n'a pas laissé que de me faire une certaine impression. Il contient ce que tous les autres contiennent, /idélité au Roi, à la Charte et aux lois du royaume et autres formules particulières à la profession d'avocat. Un arrêt de la cour, référé au dos de notre diplôme, nous donne le titre d'avocat à la cour Royale de Paris. Les frais du serment y compris la robe et autres petites dépenses montent à 44 francs. J'ai été obligé de me faire faire deux paires de souliersun'enmavantinlus Fa mettre que mes souliers de bal du Préfet et mes bottes, et j'ai également acheté un pantalon d'été de 8 francs ce qui n’est pas chere nmensalpas un CUIMSOIMDONS Ainsi, mon cher papa, pourrais-tu m'envoyer cette somme qui monte à 64 fr.
plus 2 fr. pour les graines achetées pour Mr. Thibauld.
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Tu''dis, mon cher papa, que j'aurais une chambre garnie à 15 ou 18 frs. par mois, ce serait beaucoup plus cher que mon loyer actuel puisque je ne paie par mois que 12,50 et que je suis dans la même maison que Madame Dumesnil où je suis mieux logé que dans ces. chambres garnies qui pour la plupart sont malsaines. Les meubles ne me coûtent rien puisqu'ils m'ont été prêtés par mes cousins.
On m'a dernièrement parlé d’une piace aux Archives du Royaume. Monsieur de Salaberry accompagné de Mr. Dufougerav etude St-Picprétiern AM Blois est allé de suite chez Mr. de la Rue garde général des Archives. La place était donnée ; mais Mr. de la Rue à dit à ces messieurs qu'elle ne convenait pas à celui qui l'avait obtenue et qu'il ne la garderait pas plus de 15 jours à 3 semaines et qu'alors je pourrais avoir la place. Comme Mr. de la Rue ne présente que les
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candidats au ministre de l'intérieur qui nomme, ces messieurs ont dû aller chez ce dernier et il y a une certitude presque entière que je réussirai. La place est de 1600 francs et est à une section des archives qui se trouve au palais de justice. Mr. de la Rue ayant témoigné le désir de me voir je dois y aller cette semaine avec Mr. Gauthier qui le connaît indirectement et qui montre pour me servir un empressement tout particulier. Si j'étais placé aux Archives, j'abandonnerais alors mes projets relativement à la Préfecture de police. Je pense qu'il est inutile d’envoyer ton ouvrage à Mr.
de Salaberry ainsi que d'écrire à Messieurs Foucault et Levêque. Je préfère que Mr. de Salaberry sache que je mets toute ma confiance en lui, car il est très susceptible de ce côté et peut-être ne mé servirait-il pas avec autant de zèle, s’il apprenait que je sers d'autres per- Son Pt pus le 2 tant acute m'être utile qu'il sera le premier à chercher les personnes qu'il saura pouvoir m'être utiles, comme il l’a fait relativement à MM. Dufougeray et St-Luc. Tu vois, mon cher papa, que je suis en bonnes mains et que nous devons concevoir de grandes espérances.
J'ai porté chez le lythographe les cartes de visite que tu me recommandes et je dois les avoir à la fin de la semaine.
Mr. Dufort les emportera avec lui.
Je ne me rappelle pas .si j'ai envoyé ma thèse à Mr. de Tréméac, si je ne MHAvais spas traite tenpre monschermpa:
pa, de réparer cet oubli. Je serais bien aise que tu me renvoyasses les exemplaires dont tu n'as pas besoin car Je n’en ai pas un seul à disposer ici. Dis à Mr. de Tréméac que Madame Dumesnil s'occupe très instamment de la personne qu'il lui a recommandée et que de mon côté je fais les démarches nécessaires pour lui trouver une place convenable.
Mr. Dufort et moi avons joué à la barre et je crois qu'il aurait quitté Paris sans me voir si je ne l'avais rencontré l’autre jour dans Paris. Il doit retourner à Nantes vers le 15. J'ai vu ici Mr. Boësnier avec lequel j'ai déjeuné plusieurs fois, il quitte Paris demain ou après-demain.
Mr. Blonard introuvable. Je n'ai pu voir encore les dames Rossel qui m'ont je crois apporté tes lettres et celles de Mellinet pour Abel. Mr. Guesdon qui est venu me voir hier part aujourd'hui pour Nantes et il se charge de cette lettre.
J'écris par la même occasion à MM. Angebault, Delair et Lavigne. J'ai écrit à Auguste et je lui fais de grandes remontrances, Abel te remercie bien de ta lettre à laquelle il dit qu'il répondra ce dont il ne fera rien car comme il dit depuis un an qu'il répondra à son père sans l’avoir encore fait je crois qu'il en agira ainsi à ton égard. Il te prie de dire à Mr.
Mellinet qu'il parlera avec le plus grand plaisir de son frère dans son ouvrage sur l'Espagne, non pas au siège de St- Sébastien, car il est dans la première livraison qui est déjà parue; maist dans un autre endroit, et il refera en entier la note de Mr. Mellinet. Il recevra également avec plaisir les renseignements sur le Capitaine Dast dont lui parle Mr. Mellinet.
Je vais quelquefois me promener avec Hyacinthe. Je l'ai mené dîner chez Madame Dumesnil jeudi dernier, et le soir des petites filles de la maison sont venues Jouer avec elle et on leur a servi une collation. Tu juges bien que Hyacinthe était au comble de la joie. Elle paraît contente et s'habitue chez son Ôncle ; ils ont pour elle les plus grands égards.
J'ai fait mes pasques le mardi de la même semaine où j'ai passé ma thèse.
Mon oncle Hugo m'a écrit il y a quelques jours et il me parle longuement de toi. Il paraît que l'affaire dont :il t’avait déjà parlé réussit parfaitement dans certaines villes de France et il serait fort heureux qu'il put s'établir un comptoir à Nantes, car mon oncle pourrait t'en faire avoir la direction. Je dois ailer voir Mr. Lambert directeur général de tablissement.
Tu trouveras dans mon paquet les mémoires de Jean de Troyes ; je crois t’avoir entendu dire que tu désirais cet ouvrage qui m'a été donné par Abel, ainsi que les origines gauloises de Latour d'Auvergne et que je t'envoie également. Il
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y a dans mon paquet une lettre d’Allory pour sa mère, des souliers et un livre qu'il envoie à Joséphine. Les graines de navet que Mr. Thibault m'a demandées y sont aussi.
Mes cousins et cousine la famille Foucher, Madame Dumesnil, t’assurent ainsi que ta bonne Clarisse de leur attachement le plus sincère, sans oublier Joséphine qu'ils ont eu bien peu le tems de voir à Paris. Quant à moi mon cher papa, je t'embrasse et t’aime comme le plus
tendre et le plus respectueux des fils.
Paris, 11 mai 1824.
A1 TRÉBUCHET, avt.
PS" "Tes gants, la corde, le petit
couteau ont été remis à leur adresse. J'ai de même remis l'argent qui était pour Allory et mon oncle Clément. Il vous embrasse tous ainsi que sa femme et la petite Hyacinthe. Remercie bien Joséphine de sa lettre. Mille amitiés pour elle et les deux petits frères. Mes respects à tous nos parents. Que devient mon article sur Han d'Islande. Profite pour le faire insérer de la bonne disposition où est Abel pour le frère de Mr. Mellinet.
Assure bien notre bonne mère de mon attachement le plus filial. Je la comprends dans tout ce que je te dis pour toi.
Lettre de Monsieur Angebaull à Adolphe Tré buchet. Inédite.
Nantes, 3 juin 1824.