‹ Bio-bibliographie de Victor Hugo: de 1802 à 1825Chapitre 11 sur 106 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Sau6 V. Hugo compose l'Ode sur le rétablissement de la statue de Henri IV : cf. E. Dupuy, La Jeunesse des Romantiques, p. 19.

15 Avant le 15 février, V. Hugo a composé et envoyé aux Jeux floraux : Les Derniers Bardes, la Canadienne, les Vierges de Verdun (sept. 1818), le Rétablissement de la statue de Henri IV (5 au 6 février 1819):

cf. Correspondance 1815-1835, p. 354.

Entre le Lettre de Soumet à V. Hugo: cf. Bmé,

15 .et V. Hugo avant 1830, pp. 129-130. et le 3mai G. Simon, L'Enfance de V. Hugo, p. 193. 28 Soumet est installé comme mainteneur des

Jeux floraux, le dimanche 28 février 4819:

!cf. Léon Sécu, le Cénacle de la Muse française, p. 10.

Février:

Lettre de V. Hugo à Soumet, à propos des ouvrages que lui et son frère envoient au concours des Jeux floraux : cf. Catalogues Charavay, n° 188.

Mars

20 Lettre de M. Pinaud, Toulouse, à V. Hugo:

cf. Odes et Ballades, édition de l’Imprimerie Nationale, pp. 531-532 et 534-535.

Cu. Nonrex, Thérèse Aubert, par l’auteur de Jean Sbogar, in-12, imp. Foin, Paris, Ladvocat. B. KF.: 20 mars 1819, n° 1044 ; 2e édit., B. F. : 24 avril, n° 1537.

V. Hugo fait des corrections à l’Ode sur le au rétablissement de la statue de Henri IV et à

9 Avril l'Ode les Vierges de Verdun: cf. Corres-

pondance 1815-1835, pp. 355-357.

Lettre de V. Hugo, Paris, à M. Pinaud, secrétaire perpétuel de l’Académie des Jeux floraux, Toulouse : cf. Correspondance 1815- 1835, pp. 353-354.

Avril

Lettre de V. Hugo, Paris, à M. Pinaud: cf.

Correspondance, 1815-1835, pp. 354-357.

3 V. Hugo obtient, comme prix extraordinaire, un lis d’or pour Ze Rétablissement de la statue de Henri IV, et une amaranthe réservée pour Les Vierges de Verdun.

LE

Mai

Les Derniers Bardes, qui concouraient pour le prix, sont imprimés avec ces deux odes, mais La Canadienne est exclue.

V. Hugo compose le Discours sur les Avantages de l'Enseignement Mutuel: cf. Odes et Ballades, édition de l'Imprimerie Nationale, p. 473.

Lettre de M. Pinaud, Toulouse, à V. Hugo :

cf. lettre du 16 juin de V. Hugo à M. Pinaud, Correspondance 1815-1835, p. 357 et Odes et Ballades, édition de l’'Imprimerie Nationale, pp: 396-357.

Histoire de Gil Blas de Santillane, par Lesage, 3 vol. in-8, Didot, Paris.

En tête du 1%" volume est un Æ£xamen de la question de savoir si Lesage est l'auteur de Gil Blas ou s'il l'a pris de l'Espagnol, etc, par M. François de Neufchâteau (B. F.:

15 mai 4819, n° 1859).

Juin

Ode sur le rétablissement de la statue de Henri IV, qui a remporté le prix du lis d'or proposé par l’Académie ; par M. Victor- Marie Hugo: (en note: résidant à Paris, né à Besançon le 25 mars (sic) 1802 (1).

(1) Le Recueil de l'Académie des Jeux floraux et le Conservateur littéraire ont le même texte mais des changements se trouvent nombreux dans les Odes et Ballades.

Les Odes et Ballades ont fait disparaître la référence : (OEnéide, liv. 2), pour l’épigraphe empruntée à Virgile

A la page 76, le vers 18 est transformé : Mérite du respect qui payait ses vertus remplace

Hérite du respect qu'on eut pour ses vertus (correction faite en 1822). — Après le vers 20, on a enlevé la note suivante : La colonne Trajane s'élève près de l'emplacement où furent le Sacrum Tiberinum et la via capræensis (Antiq. de la ville de Rome). — Les vers 21 et 22 ont subi, en 1822,

une transformation qui, me semble-t-il, les rend plus durs. Voici les deux textes : Souvent, dans les horreurs des discordes civiles, Souvent, lorsqu'en l'horreur des discordes civiles, Quand l’effroi pianaït sur les villes, La terreur planait sur les villes, j Conserv. Litt. Odes et Ballades.

Page 77, voici la correction faite au vers 18:

Tel aux feux du soleil, rugissant d’un air sombre, Tel, troublant le désert d'un rugissement sombre, Conserv. Lite. Odes et Ballades (correction de 1828).

Après le vers 19, une longue note à disparu : « Suivant M. le Monnier, le tigre des déserts de « Sahara, non content d’avoir dévoré ses viclimes, s’acharne sur l'ombre de leurs squelettes. M. de « Borda s'exprime, sur le même sujet, de la manière suivante: « j'ai vu des tigres d'Afrique, amenés « à Damas, et enfermés dans l'immense arène de Magis-Patar, dévorer avec la plus révoltante férocité « les bœufs et les hiènes qu’on leur donnait tout vivants, et, leur appétit satisfait, passer des jour- « nées entières à guetter l’ombre des carcasses décharnées de ces animaux. Il est probable que le « mouvement de l'ombre présentait à ces tigres une apparence de vie dans ce qui n'avait pas même « une apparence de corps. »

Page 78, voici la correction faite au vers 16 en 1822.

O ma lyre, tais-toi ; reconnais ta faiblesse. O ma lyre, tais-loi dans Ja publique ivresse ; Conserv. Lite. Odes et Ballades.

Page 79, le vers 4 a été transformé en 1822:

Henri, nous te devons au denier de la veuve, Nous devons ta statue au denier de la veuve, Conserv. Lite. Odes et et Ballades

Le . : + Juin « | Recueil de l'Académie des Jeux floraux,

1819 pbm ac RNOonsenv ee SPAUr iivrais. x1, pp. 3-7, 6 mai 1820: Ze liélablissement de la statue de Henri IV, ode qui a remporté. en 1819, le lis d’or, prix extraordinaire proposé par l’Académie des Jeux 0 floraux, par M. Victor-Marie Hugo ; cf. Odes " et Ballades, édition ne varietur, livre 1, ode VI, pp. 75-80 ; Odes et Ballades, édition de l’Imprimerie Nationale, pp. 61-65.

Les Vierges de Verdun. Ode qui a obtenu

, une amaranthe réservée par M. Victor- Marie Hugo (À).

Et les vierges de la vallée d'Oahram vinrent à moi

et elles me dirent : chante nous, parce que nous étions innocentes et fidèles. Gud-Eli, poète persan.

La dernière strophe (p. 79) a été complètement changée dès 1822. Voici les deux textes:

Jeunes amis, dansez autour de cette enceinte ; Mëlez vos pas joyeux, mêlez vos heureux chants ; Henri, car sa bonté dans ses traits est empreinte, Bénira vos transports touchants.

Près des vains monuments que des tyrans s'élèvent, Qu’'après de longs siècles achèvent Les travaux d'un peuple opprimé,

Jeuries amis ! Dansez autour de cette enceinte Plaisir, guide leurs pas ; joie anime leurs chants. Henri, car la bonté dans son regard est peinte, Jouira de ces jeux touchants.

J'aïime mieux cet airain, où d’un roi qu'elle adore La France croit revoir encore Le port, le geste accoutumé,

Que ces vains monuments qu’un art pénible enfante, Dontla grandeur surprend ; mais qu'un tyran cimente Des sueurs d'un peuple opprimé.

Conserv. Litt.

Page 80, voici quelques changements :

Vers 9, L'obseur néant de son cercueil.

Vers 43.

Un jour (mais écartons tout présage funeste)

Conserv. Litt.

Vers 18.

De cent rois cachant les poussières,

Conserv. Litt.

Qu'il est beau, cet airain où d’un roi tutélaire La France aime à revoir le geste populaire Et le regard accoutumé !

Odes et Ballades.

Le grand néant de son cercueil ; Odes et Ballades (correction de 1822).

Un jour (mais repoussons tout présage funeste !) Odes et Ballades (correction de 1828).

Cachant”cent royales poussières, Odes et Ballades (correction de 1822).

L'édition des Ones Et BaALLanes de l’Imprimerie Nationale a corrigé, avec raison, d’après le manuscrit, le 4er vers de la 6e strophe, p. 63 (cf. édition ne varietur, p. TT). Il faut le lire ainsi :

Assis près de la Seine, ex mes douleurs amères,

Elle donne aussi (p. 498), une strophe inédite. V. Hugo l’a dédoublée fpour former les 3e et

4e strophes du texte définitif. Le voici :

Trajan existe encor quand Néron et Tibère Ont vu leurs honneurs abattus.

Henri! j'ai vu tomber ta statue adorée !

Hélas ! une foule égarée

Outrageait l’airain renversé ; Et cependant des morts souillant le saint asile, Leurs sacrilèges mains demandaient à l'argile L’empreinte de ton front glacé.

* Aux pp. 509-511 de la même édition on trouvera des variantes du manuscrit. Quelques-unes appartiennent à l'édition primitive. On consultera aussi avec fruit (p. 352) la lettre de M. Pinaud (20 mars 1819), qui propose à V. Hugo certaines corrections et la réponse de V. Hugo du 9 avril 1819 (pp. 533-534). La lettre de M. Pinaud complète et éclaire celle de V. Hugo déjà publiée dans la Correspondance 1815-1835 (pp. 354-357).

(1) I n’y a aucune différence entre le texte du Recueil des Jeux floraux et celui du Conserv. Litt. Victor Hugo a fait une toute petite suppression à la fin de la première note dans laquelle il raconte l'histoire des Vierges de Verdun. Il n'indique plus les sources où il avait puisé. Voici ce qu’il y avait dans le Recueil de Jeux floraux : « Voy. les Mémoires de Bert, de Molleville, l'histoire de la Révo- « lution par Lacretelle, les archives du tribunal révolutionnaire, ete., etc. »

Juin

Recueil de l'Académie des Jeux floraux, 1819. Toulouse, chez M. J. Dalles, Imprimeur de l’Académie des Jeux floraux. pp. vj-xj. B. F. 5 juin 1819, n° 2121.: cf. Conservateur littéraire, t. 1, livrais. n, pp. 41-46, 25 Décembre 1819, V.-M. Hugo ; cf. Odes et Ballades, édition ne varietur.. livre 1, ode nr, pp. 53-39, octobre 1818: Odes et Ballades, édition de l’Imprimerie Nationale, pp. 46-50.

Les différences sont au contraire très grandes entre le fexte du Conserv. Litt. et celui des Odes et Ballades. Les corrections ou changements datent de l'édition de 4822.

re strophe, Te vers.

Pourquoi ces verts festons sur ces chaînes pesantes, Conserv. Litt.

2e strophe, 4e vers.

Quels sont ces meurtriers tout couverts de lambeaux ?

6 Conserv. Litt.

3e strophe, 6° vers.

Dois-je expier les crimes de mes pères ?

Conserv. Litt.

Pourquoi sur des festons ces chaînes insultantes, Odes et Ballades.

Quels sonices meurtriers couverts d'impurslambeaux ? Odes et Ballades.

Dois-je donc expier les crimes de mes pères ? Odes et Ballades.

La 4° strophe du Conserv. Litt. a été supprimée. La voici :

Vous serez satisfaits, mânes chers à l'histoire : Je veux consacrer vos regrets :

Heureux si ce trépas qui vous comble de gloire N'était la honte des Français !

Mais non : quand ma patrie en a paru complice,

Elle a désavoué le jour de leur supplice

Par de longs jours d’épouvante et de deuil.

Déchire-toi, voile des âges ! ,

France, avec moi reviens à ce siècle d'orages, Gémir encor sur leur cercuei.

A cause de la suppression de cette 4e strophe, il n’y a plus concordance entre le Conserv. Litt. et les Odes et Ballades ; aussi pour ne pas tromper le lecteur nous donnerons désormais Je chiffre des

strophes d’après les Odes et Ballades.

4e strophe, 4er vers.

Sous ces murs entourés de gardes menaçantes, Conserv. Litt.

7e strophe, 5e vers.

Verdun, seul boulevard de la France opprimée ; Conserv. Litt.

8e strophe, vers 5 à 8.

Ce n’est pas tout ; quand, pour sauver la France,

Nos bannis, affrontant la mort et l’indigence,

Combattaient nos tyrans encor mal affermis, Vous avez plaint de si nobles misères ;

10e strophe, 3° vers.

Qui fit rouler dans vos regards humides Conserv. Litt.

6e vers.

Quand le lâche oppresseur dont la voix vous outrage Conserv. Litt.

41e strophe, {er vers.

C'en est donc fait, sous la lugubre enceinte Conserv. Litt.

12e strophe, vers 6, 7, 10.

Charlotte au cœur d'’airain, qui vous vengea d'avance ; Elisabeth, cet ange de nos bords;

Et Cazotte enviant le prix de ses efforts.

Conserv. Litt.

Sous des murs entourés de cohortes sanglantes, Odes et Ballades.

Verdun, premier rempart de la France opprimée, Odes et Ballades.

Ce n'est pas tout ; hélas, sans chercher la vengeance,

Quand nos bannis. bravant la mortet l'indigence,

Combattaient nos {yrans encor mal affermis,

Vos nobles cœurs ont plaint de si nobles misères : Odesret Ballades.

Dites, qui fit rouler dans vos regards humides Quand l'oppresseur qui vous outrage

Odes et Ballades.

C'en est donc fait : déjà sous la lugubre enceinte Odes et Ballades.

Charlotte, autre Judith, qui vous vengea d'avance ; Cazotte ; Elisabeth, si malheureuse en vain :

Martyres, dont l’encens plaît au martyr divin ' Odes et Ballades.

TT ar

Juin

Les Derniers Bardes, poème qui a concouru pour le prix ; par M. Victor-Marie Hugo (1).

Sur les rochers du nord Debout la harpe en main, il sourit à la mort.

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