‹ Bio-bibliographie de Victor Hugo: de 1802 à 1825Chapitre 31 sur 106 · ANT · texte numérisé non relu

ANT

S'eptembre

« Et maintenant l’auteur peut se dire comme Discours. Sur les avantages de l’enseigne- « le Corrège : Son pittor anche 10.» ment mutuel.

Cf. Lettres Champenoises, 1820, t. u, lettre Agmine partito fulgent, paribusque magistris. XVI, pp. 338-340 (B. F., 2 septembre, mais Virg. (1). cette lettre est sûrement du mois d'août). Consero. Litt., t. mn, livrais. xx1, pp. 7-15.

Signé ‘**; cf. Litt. et Philos. mélées, pp. 133- 435 ; cf. V. Hugo raconté, t. 1, pp. 31-41 ; cf. Odes et Ballades, édition de l’Imprimerie Nationale, pp. 466-473, avec cette date : 12

Littérature française. Histoire de Gil Blas de Santillane par Lesage; édition collationnée sur celle de 1747, corrigée par l’auteur, avec un examen préliminaire, de nouveaux sommaires des chapitres et des notes historiques et littéraires, par M. le Comte François de Neufchâteau, de l'Académie française, etc... (2): Conserv. Litt., t. mx,

(4) Le Conserv. Litt. avait mis (p. 78) la note suivante : « L'auteur de cette pièce avait vu dans « l'Enseignement mutuel une méthode utile, mais non admirable, comme le prétend la fraction libé- « rale. Considérant sa pièce sous le rapport littéraire, nous l’admettons dans ce recueil, sans partager < tout à fait son opinion. L'enseignement mutuel y est, à la vérité, loué très modérément (l'auteur le « regarde seulement comme susceptible de rendre les premiers travaux élémentaires moins tristes et « plus courts) : l’auteur a même su faire percer dans plusieurs endroits son opinion royaliste et ses « sentiments religieux et nous devons lui en savoir gré dans un pareil sujet ; cependant nous pensons « que la nouvelle méthode, sans même l'envisager sous le point de vue moral, présente le grand « inconvénient de laisser vite oublier ce qu'elle a promptement enseigné, ce qui compense du reste « l'avantage d’abréger et d’égayer les études. L'auteur de cette pièce nous autorise à la faire précéder « de cette note ; de mûres réflexions et une observation mieux entendue de la méthode mutuelle l'ont « déjà fait presque revenir à notre avis. Son discours fut envoyé en 1819 à l’Académie, qui lui décerna « une mention honorable sous le no 46, et décida qu'elle ne donnerait pas le prix. Cn l'insère ici, tel « qu'il fut soumis à l'Académie ; on croit devoir ajouter que l’auteur ne l’a point représenté au con- « cours cette année. »

Cette note est curieuse quand on connaît le dessous des cartes.

V. Hugo raconté a reproduit fidèlement le Conserv. Litt.; il a même corrigé quelques fautes d'impression. A la p. 32, les trois vers d'Horace que le Conserv. Litt., attribuait à la sat. 1v, du liv. nr, sont restitués à la sat. vi. A la p. 85, vers 3e on a remplacé avec raison à des leçons si chères par une expression meilleure & fes leçons si chères. À la p. 39, vers 43e : le savoir vous honore remplace avec raison le savoir nous honore.

Dans son volume Zitt. et Philos. mêlées, V. Hugo avait reproduit (pp. 133-135), 42 vers sous les titres suivants : En voyant les enfants sortir de l’école et À des enfants en classe. Il avait mis la date Juin 1820 qui est fausse. L'enseignement mutuel a été écrit avant le 45 mai et publié en septembre. Il avait fait deux corrections : p.134, 13e vers, dge serein, remplace dge enchanteur ; p. 135, 14e vers, purs et joyeux remplace intéressants.

(2) L'article de V. Hugo débute par des plaisanteries sur deux pots pourris à propos du Vampire, sur un libelle apologétique pour le duc Decazes, sur les proverbes moraux de M. Gosse, sur certains ouvrages politiques. Il s excuse auprès de ses lecteurs de ne pas leur parler de ces productions importantes et de « s'occuper des notes dont un de nos académiciens les plus distingués vient d'enrichir le « chef-d'œuvre du premier des romanciers français ».

On retrouve la suite de l’article dans ZLitt. et Philos. mélées, pp. 108 et 109, avec la date Avril 1819. C'est un parallèle entre Lesage et Walter Scott. V. Hugo a pu à la rigueur l'écrire en 1819 et le glisser, en 1820, dans cet article, mais nous n’en avons aucune preuve, et nous croyons tout simplement que la date avril 1819 est fausse.

Après ce morceau reproduit dans Litt. et Philos. mélées, V. Hugo en arrive au travail de François de Neufchâteau (Conserv. Litt., p. 17). Cest un travail, « grand, important, utile » — « François « de Neufchâteau éclaircit dans ses notes les obscurités du texte, résout les difficultés grammaticales, « relève les erreurs historiques... » Pour prouver ces assertions, V. Hugo fait de nombreuses citations qu'il entremêle agréablement de souvenirs littéraires ou d’innocentes critiques. Ainsi il attaque la manie des acteurs de mêler des vers à leur conversation (Conserv. Litt., p. 18). Il réfute certaines étymologies de Neufchâteau qui lui semblent mauvaises : les mots kidalgo et Chinchilla (pp. 19 et

Burt

Septembre

livrais. xxt, pp. 15-25 (V);, cf. Lift. et Philos. mélées, pp. 108, 109, 110.

N.-B. — Histoire de Gil Blas de Santillane etc, 3 vol. in-8, avec 9 gravures, imp. Crapelet. Paris, Lefèvre. B. F., 4er juillet 1820, n° 2354.

Mélanges. Institut royal de France. Académie française. Séance publique annuelle de la St-Louis (14 août 1820) (1): Conserv.

Lite, t. ui, livrais. xxt1, pp. 31-37 (M).

20). lei certainement la science de son frère Abel a dû lui venir en aide. La biche de Sertorius, le pigeon de Mahomet, le renard caché dans la robe du jeune Spartiate lui permettent de faire de l’érudition (pp. 20-93). Il ne peut oublier la politique : « En fait de charlataneries je ne balancerais « pas à mellre les mouchoirs de Makandal sur la même ligne que le démon familier dont s'était « graüifié, il y a peu d'années, un gigantesque parodiste de toutes les folies des fléaux de Dieu qui « l’avaient précédé » (p. 20). Il s’agit ici évidemment de Napoléon à qui V. Hugo oppose immédiatement le grand siècle où l’on faisait « d’héroïques jongleries ». Condé jetait son bâlon de maréchal dans les lignes assiégées. Chevert parlant à son grenadier était lui aussi un charlatan mais d’une toute autre manière.

V. Hugo ne manque pas de donner çà et là des éloges à François de Neufchâteau « habile annolateur », « savant commentateur », « bon poète » Les quelques critiques qu'il se permet sont faites si gentiment que ce dût être un plaisir pour Neufchâteau de les recevoir.

V. Hugo parle longuement de la réclamation de l'Espagne à l'égard de Gil Blas et de la réfutation qui en a été faite par Neufchâteau « dont les recherches sont extrêmement piquantes ». La question portée devant l’Académie va bientôt être tranchée. V. Hugo termine par un erratum sur le nom de Llorente que le Conserv. Litt., avait estropié en le nommant Florente.

A la p. 410 de Zitt. et Philos. mélées, on a reproduit la p. 22 du Conserv. Litt., et par le fait même une plaisanterie qu'on trouve à la Are livraison du t. 1 du Conserv. Litt., pp. 38-39. Cette plaisanterie doit être de V. Hugo qui se la rappelle trop bien à propos ici pour ne pas l'avoir commise alors. Il la fait suivre d'une autre plaisanterie sur le système de Kant. Le thermomètre de ce système, ce sont les variations de prix de la perruque du philosophe (ZLitt. et Philos. mélées, p. 110 ; Conserv. LALTSIDN02).

(1) Ce compte-rendu est très curieux et très intéressant. V. Hugo caché sous le voile de l'anonymat ne se gêne pas pour dire sa façon de penser et émailler sa prose de réflexions piquantes, de mots dont on gouüte toute la saveur lorsque l’on comprend les faits auxquels il fait de discrètes allusions.

Il commence par un long début sur l’objet de la séance, sur le public, sur les immortels arrivant les uns après les autres. Pour lui en attendant l'ouverture, il songeait. Il voudrait que l'Académie française fut séparée du reste de l’Institut; sur chaque fauteuil il serait heureux de lire les noms de ceux qui l’ont occupé ; le jour de chaque réception on rappellerait à haute voix le nom des ancêtres académiques du récipiendaire.

Le discours du nouvel élu, M. le Marquis de Pastoret, fut plein d'élégance. La péroraison fut touchante sur les vertus des Bourbons (V. Hugo appuie ici longuement). M. Laya lui a répondu : il a évité comme Pastoret toute allusion aux idées politiques de Volney. V. Hugo aurait désiré, chez Pastoret, une répudiation franche, quoique circonspecte, des principes de son prédécesseur.

M. Raynouard a lu le rapport sur le quadruple concours de 1821. Pour le prix d’éloquence le sujet était : Déterminer et comparer les qualités propres à l’orateur du barreau et à l'orateur de la tribune. V. Hugo, après avoir regretté que l’éloquence de la chaire eut été oubliée, est heureux de féliciter M. Armand Malitourne qui a eu la première mention honorable. N'oublions pas que c'est l’un de ses amis. V. Hugo use d’une fine moquerie à l'égard de M. Delamalle, ancien avocat, qui a obtenu le prix. Pour le Dévouement de Malesherbes il indique. sans insister, les deux mentions honorables que l’Académie a accordées. La 2e a été donnée au n0 33 : Sunt lacrymae rerum. V. Hugo aurait pu donner le nom que cachait cette épigraphe puisque c'était le sien. Parlant de l'Institution du Jury et de l’Epitre de Mennechet qui avait obtenu le prix il dit : « L'épitre de M. Mennechet offre de l'élé- « gance, de la précision, des détails gracieux et ingénieux ; mais elle ne renferme pas plus de poésie « que le sujet. »

Il faut voir là évidemment la petite vengeance d’un concurrent malheureux.

En donnant le nom du vainqueur du concours sur l'Enseignement Mutuel, M. X. B. de Saintine, V. Hugo en profite pour dire, qu’en 1817, Saintine a partagé avec Lebrun le prix de poésie sur le Bonheur de l'étude : « personne, affirme-t-il, n’a oublié ce brillant concours. » Il ajoute qu’il n'aime pas le sujet mais qu'il porte à l’auteur un véritable intérêt. Sa pièce, « pleine de vers heureux, n’est « cependant exemple ni de prolixité. ni de prosaisme. Ajoutons, à la louange du jeune auteur, qu’elle « n’est que très modérément libérale. En général, nous le disons avec peine, et parce que nous avons

oee.

Du 29 au

S'eptembre

Compte-rendu du t. un de l’£ssai sur l’In- Lettre de Victor Hugo à Adolphe Trébuchet : différence dans les Lettres Champenoises, cf. Le Figaro, 12 mai 1886 ; Correspondance par Laurentie. Le critique est loin de partager 1815-1835, pp. 11-12. toutes les idées de l’auteur ; cf. Lettres Champenoises, 1820, t. x, lettre xx, pp. 41-51.

Signé L.(Laurentie).

Naissance du duc de Bordeaux à 2 h. 35 du matin.

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