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« promis de tout dire, ces deux concours étaient médiocres ; et cela, bien plus par la faute de notre « vénérable Académie française, que par celle des concurrents forcés de travailler sur de méchants « sujets. »
V. Hugo avait probablement raison, mais malgré soi, on ne peut oublier qu'il avait été concurrent malheureux et qu'il jugeait ses juges.
(1) I était difficile à V. Hugo de reproduire cet article qui traite des questions essentiellement politiques V. Hugo, dans le Conserv. Litt., avait tenu pourtant à parler de ces deux ouvrages afin de montrer ses opinions. Pour justifier son article et prouver qu'il restait cependant dans la critique littéraire et qu'il ne dépassail point les limites de son recueil, il avait fait au commencement une série d’inductions. « Pour qu'un ouvrage remplisse son objet, il est utile que la forme vaille le fond « et nécessaire que les matériaux justifient le titre. La critique littéraire doit donc apprécier les maté- « riaux et juger la forme, c’est à dire, voir, si l'ouvrage est polémique, sur quelles preuves reposent « les arguments et de quel style ils sont revêtus. »
Il résume ensuite le volume de Clausel de Coussergues, appuyant fortement sur l'accusation solennelle portée à la tribune contre le comte Decazes, après l’assassinat du duc de Berry, discutant longuement « sur la prétendue terreur de 1815. » Dans les Observations du comte d’Argout, il cherche en vain, dit-il, des preuves contre l’acte d'accusation.
Il compare les styles des deux parties. Celui de Clausel de Coussergues « porte l'empreinte de la « conviction et le cachet de la probité.…. il est simple et clair, dans l'exposition ; dans la récapitula- « tion.., il est rapide et précis... il est semé de traits piquants et d'observations spirituelles. Du reste « on n’y trouve point d'éclat, point de mouvement, peu de chaleur. » — « M. Clausel répond aux « injures par une dignité calme, aux calomnies par un froid silence. » — « M. d’Argout est bien loin « de ce ton dont la modération fait l'énergie... Son exorde est au moins maladroit. » — « Tu te fâches, « Jupiter, lui dit V. Hugo, donc tu as tort. >
Voici la conclusion de l’article : « Nous réclamons, en terminant, l’indulgence du lecteur pour cet « article, écrit malgré tant d’entraves, et dicté du moins par une intention pure. Déplorant le silence « obligé des feuilles royalistes, nous n’avons pas voulu qu’un généreux défenseur des prérogatives du « trône et des libertés du peuple, parût au milieu de nous sans être accueilli par une voix amie et
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« lettres véritablement royalistes, se fait re- « marquer par les doctrines les plus pures et « les aperçus littéraires les plus ingénieux et « quelquefois les plus profonds. Dire que la « rédaction en est principalement confiée aux « soins de M. V. Hugo et de ses frères, c’est « en faire le seul éloge qui ne puisse être « contesté. »
On souscrit pour un ou plusieurs volumes, à Paris, aux bureaux du Conserv. Lilt.. rue des Bons-Enfants, 34. Prix de chaque livraison séparée, 1 fr. 50. Cf. La Quotidienne, 6 octobre 1820.
Poésie. Céphise, idylle imilée de Montesquieu, par J.-J. Ader: Conserv. Litt., t. nr, livrais. xx17, pp. 41-42.
Liltéralure française. La mort du duc de Berri, poème à S. A. R. Mme la Duchesse de Berri, par M. le marquis de Coriolis d’Espinouse : Conserv. Lilt., t. in, livrais. xx, pp, 43-46. (J.). Cet article est d’Abel Hugo.
Spectacles. Second théâtre français.
L'Homme à précautions, comédie en cinq actes et en vers, par M. Désaugiers : Conserv. Latt.,t. ur, livrais. xx, pp. 64-67. (A.). Cet article est d’Abel Augo.
Mélanges. El Viejo, fragment: Conserv.
Lité.,t. xt, livrais. xxu, pp. 67-74. A. H. (Abel Hugo).
Variétés. MNouvelles liltéraires, etc... :
Conserv. Litt., t. x, livrais. xx, pp. 78-80.
A la p. 79, il y a une vingtaine de lignes sur la philosophie et les philosophes du xvie, qui est bien dans le ton et les idées de V. Hugo. Cette note parle d’une phrase prononcée par Rousseau sur Voltaire. « Le vieillard > qui l’a communiquée à l’auteur pourrait bien être François de Neufchàteau.
Alissan de Chazet. — La nuit et la journée du 29 septembre 1820, naissance du duc de Bordeaux, avec pièces de divers auteurs. In-8, imp. Dupont, Paris, Ponthieu. B. F., 14 octobre 1820.
Alissan de Chazet, protecteur de V. Hugo, cite
des vers de divers auteurs, mais ne cite rien de V. Hugo.
N.-B. — La xxre livrais. est certainement parue vers le 45 septembre, puisque V. Hugo en fait mention dans sa lettre à son cousin, du 21 septembre, à propos de la Société Académique de Nantes.
Projet. par Clausel de Coussergues. In-8, imp. Dentu, Paris, Dentu, etc. B. K., 19 août 1820, n° 2990. — 2e édit., 26 août, no 3060 — 3° edit., 19 septembre, n° 3251, augmentée d’une réponse à l'écrit du comte d’Argout.
Observations. par le comte d’Argout. in-8, imp. Dupont, Paris. Paris, chez les marchands de nouveautés. B. F., 26 août, n0 3061.
Lettre de V. Hugo à Saint-Valry : cf. Ep.
Biré, VW. Hugo avant 1830, pp. 222, 233 et
Lettre de V. Hugo au duc de Maillé. I lui annonce l’envoi de deux exemplaires d’une ode sur La naissance du duc de Bordeaux.
« J'espère que vous voudrez bien en accepter « un et mettre l’autre sous les yeux de Son « Altesse Royale Monsieur. A cette ode est « jointe une autre pièce dont j'ose également « faire hommage à $S. A. R. aujourd’hui que la « France et nos princes ont enfin une conso- « lation. »
Cf. Catalogues Charavay, n° 423.
« reconnaissante. Nous lui avons rendu témoignage aussi clairement que nous l’avons pu : satisfaits « si, dans notre suffrage littéraire, il a su lire notre approbation politique. » | V. Hugo, plus tard, s’est sûrement rappelé cet article quand il a écrit dans Litt. et Philos. mélées :
« Une grande querelle politique vient de s'émouvoir, ces jours-ci, à propos de M. Decazes. M. Donna- « dieu contre M. Decazes ; M. d’Argout contre M. Donnadieu; M. Clausel de Coussergues contre « M. d’Argout » (p. 112). Cette phrase est évidemment de 1834 et les souvenirs de V. Hugo sont peutêtre un peu confus, comme l’a prouvé E. Biré (V. Hugo avant 1830, pp. 186-187). Il aurait dû dire : M. Clausel de Coussergues a écrit contre M. Decazes, M. d’Argout a répondu à M. Clausel qui a répondu à M. d’Argout.
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La librairie Pichard a réuni dans un Æecueil les poésies, discours, morceaux de prose sur la naissance du duc de Bordeaux. Nous voudrions citer Dureau de la Malle... et une ode de M. Hugo dont nous avons déjà parlé.
Elle est insérée au Conserv. Litlt.,; cf. La Quotidienne, 19 octobre 1820.
Lettre de la maréchale Oudinot à V. Hugo, de la part dela duchesse de Berry au sujet de l’ode sur la naissance du duc de Bordeaux :
cf. G. Simon, l'Enfance de V. Hugo, pp. 222-
Littérature anglaise. Lettres de Fiiz- Osborne, par William Melmoth, traduites de l'Anglais par A. D.
Conserv. Litt., t. 111, livrais. xx, pp. 96- 102 IAE TJ Ader
Littérature française. Rapport du Secrétaire perpétuel de l’Académie sur le concours d’éloquence en 1820.
Conserv. Lilé.,t. x, livrais. xxi, pp. 103- 133. A. —- Abel Hugo.
N.-B. — Il fait l’éloge de son ami Malitourne et il cite une dizaine de vers de l’ode de son frère Eugène sur la mort du Prince de Condé. C'est un excellent exemple d’affection fraternelle.
Poésie. Ode sur la naissance de S. A. BR.
Henri-Charles-Ferdinand-Marie-Dieudonné d'Artois, duc de Bordeaux, petit-fils de France (1).
Conserv. Litt., t. mr, livrais. xx, pp. 81- 83. V.-M. Hugo.
N.-B. — Il est évident que la livrais. xx1u parut avant le 21 octobre, puisque nous avons une lettre de la maréchale Oudinot (21 octobre) remerciant V. Hugo au nom de la duchesse de Berry.
Ode sur la naissance de S. A. R. Mgr le duc de Bordeaux, suivie d’une Ode sur la mort de S. A. R. Mgr le duc de Berri. Par Victor-Marie Hugo, de l’Académie des Jeux floraux.
In-8, imp. Boucher, Paris. Paris, Boucher, Pélicier, Ponthieu, 0.75 (Extrait du Conserv. Litt.,t. in, livrais. xxur, pp. 81-86).
Cf. Odes et Ballades, édition ne varietur, pp. 89-95 ; cf. Odes et Ballades, édition de l'imprimerie Nationale, pp. 72-76.
Revue poélique. MM. Reymond, de Labouïsse, Gasp. Descombes, Gabriel, Aug.
Richomme (2).
Conserv. Litt., t. ui, livrais. xx, pp. 86- JOAU
(1) L'épigraphe qu'on lisait en 1820 et même dans l'édition de 1822 /Odes et Poésies diverses) a été abrégée. Voici le commencement qui a disparu : « L'enfer, qui pressent sa ruine, tente tous les « moyens de victoire ; les Démons de la Volupté, de l’'Ambition cherchent à corrompre la milice « fidèle. Le ciel vient au secours de ses enfants ; il prodigue... ete. »
Voici d'autre part les changements que cette ode a subis.
Page 91, vers 5. On lisait en 1820 et 1822 : Et viens voir si ta noble épée — grande épée (18928).
Page 91, vers 12. En 1820 : Une race de rois à leur trône ébranlé — isolé (1822).
Page 92. Les trois derniers vers ont été transformés. Les voici tels qu'on les lisait en 1820 et
Sois aux sombres soucis qui nous rongent encore Ce qu'est le flambeau de l'aurore Aux vapeurs dont la nuit couvre son char de deuil. Page 93, vers 13. On lisait en 1820 et 1822 : Maudis la trahison et proclamas ta foi. Page 94, vers 7. On lisait en 1820 et 1822 : Dis, qu'iras-tu chercher aux lieux qui t'ont vu naître. vers 10. On lisait en 1820 et 1822 : Voit Palerme en fureur, Messine dans les larmes,
(2) V. Hugo n'a reproduit nulle part cet article qui n’a rien de bien intéressant. Il commence par
rendre compte d’un Æommage à Delille, par M. Reymond, ancien maire d’Issoire. C’est un prospectus rimé pour la commune de Chanonat qui veut élever un monument à Delille. « Mettre du talent dans « un prospectus, voilà ce qui élait neuf et difficile et c’est ce qu'a fait M. Reymond... Ce prospectus «est partout plein d'élégance ; plusieurs passages rappellent la grâce et la fraicheur du chantre des « Jardins. » V. Hugo donne de longs extraits où l’on rencontre des vers « charmants... harmo- «nieux..., beaux... pleins de chaleur et de fermeté. »
M. de Labouïsse a envoyé de Castelnaudary plusieurs pièces. V. Hugo les fait connaître en citant plusieurs passages de trois morceaux: A Æléonore, le Verger d'Adolphe, le Baptéme. Dans Le Verger d’Adolphe, de Labouïsse chante l’amandier, l’abricotier, le cerisier, le pêcher. L’abricotier seul ne plait pas à V. Hugo car ce nom Jui « semble peu harmonieux ». Il termine sa critique par cette phrase qui mérite d’être citée : « Nous regrettons que le défaut d’espace nous interdise de plus longues « citations, où l’on aurait pu trouver des preuves de ces sentiments monarchiques que professe M. de « Labouïsse, et sans lesquels il est difficile d’être vraiment poète. Peu de beaux vers ont été inspirés « par la trahison et la révolte. »
A propos de M. Gaspard Descombes qui a traduit l’églogue de Gallus, il s'amuse à se moquer de M. Tissot, le premier de nos poètes élégiaques au dire du Constitutionnel. M. Descombes est bien au-
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Mélanges. Témoignage de l’astronome Lalande en faveur des Jésuites.
Conserv. Litt., tu, livrais. xxnr, pp. 113-