‹ Bio-bibliographie de Victor Hugo: de 1802 à 1825Chapitre 35 sur 106 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Janvier

Poésie. — Le Bal: Conserv. Litt., t. ui, livrais. xxvu, pp. 249-251. Le Comte Alfred de Vigny.

L'Apostat; Conserv. Lüitt., t. in, livrais.

xXVII, pp. 251-252. À. S. Saint-Valry.

Ode à Quintius Hirpinus (extrait d’une traduction inédite des Odes d’Horace : Conserv. Litt., t. nr, livrais. xxvir, p. 253. Emile Deschamps.

Littérature espagnole. Lope dé Véga. Les Fêtes de Madrid: Conserv. Litt., t. ur, livrais. xxvu1, pp. 254-259. A. — A. Hugo.

Littérature française. L'Observateur au XIXe siècle; par A. J. C. Saint-Prosper.

(Deuxième édition) (1).

Conserv. Litt.,t. 1, livrais. xxvir, pp. 259- 265 (Signé V.); cf. Lütt. et Philos. mélees, t.1, p. 153. Défiez-vous de ces gens... etc.

N.-B. — Z'Observateur au XIXe siècle, etc.

20 édit. In-12UmpPillet Paris: "Pants, Pichard. B. F., 2 déc. 1820, no 4445.

Spectacles. Théâtre français, Jean de

Bourgogne, tragédie en 5 actes. par M. de Formont (2).

(1) Le commencement de l’article se trouve dans Lift. et Philos. mélées, avec un seul changement. Les cinq premières lignes sont une citalion comme le prouve ce bout de phrase négligé. « Que conclure des paroles de Duclos ? Rien, sinon qu'il faut observer avec ses yeux. »

Dans les pages du Conserv. Litt. qui suivent, V. Hugo parle avec éloges de cette 2e édition de l'Observateur. « On retrouve à chaque page l'écrivain vif et piquant, l'observateur habile, quoique « parfois systématique, le philosophe compatissant et railleur, le Français fidèle. » Il cite de longs extraits, s'amuse ensuite en rappelant les titres des chapitres, à faire des réflexions amusantes ou savantes, toujours pleines d’à-propos, continue ses citations pour terminer par quelques réflexions sur « le talent trés distingué de M. Saint-Prosper. On regrette que son style ne soit pas toujours aussi « flexible que son esprit et qu'il n’écrive pas avec autant de pureté que de concision, de correction que « de rapidité. Peut-être aussi ces légers défauts, dans un ouvrage plein de mérite, sont-ils un calcul « adroit de l’auteur. On sait pourquoi Alcibiade, élève de Socrate, coupa la queue à son chien.

« L'Observateur au XIXe siècle est un livre attachant, quoique un peu abstrait et parfois même « obscur. Il présente beaucoup d’aperçus neufs, d'idées originales, d'images pittoresques; son succès « ne peut manquer de s’accroître encore. Espérons que M. Saint-Prosper publiera avant peu une « 3e édition, où seront signalés tous ics travers du siècle. Ces nombreux sujets, tout variés qu'ils sont, «entrent naturellement dans son cadre; car, ainsi que le disait naïvement Montaigne dans son « chapitre des noms, quelque diversité d'herbes qu'il y ait, tout s'enveloppe sous le nom de « salade. »

(2) L'article du Conserv. Litt. a été coupé en deux morceaux pour trouver place dans Zitt. et Philos. mélées, de plus on à mis au commencement un préambule qui n'appartient pas à cet article du Conserv. Litt., mais à son article sur Don Carlos, du même numéro de la revue (Conserv. Litt., pp. 279-280). A la fin Don Carlos remplaçait évidemment Jean de Bourgogne.

L'article du Conserv. Litt. commence dans Lité. et Philos. mélées, au haut de la p. 140 « dés les premières scènes de cette pièce. » I y a peu de changements. A deux ou trois reprises V. Hugo a remplacé le nom de l’auteur par une périphrase. Au bas de la p. 142, V. Hugo a supprimé tout un

io —

Janvier:

Mélanges. Le combat de taureaux : Conserv. Lilt.. t. nr, livrais., xxvu, pp.268-274, AH /AbelMHuSso.

Variétés, nouvelles littéraires, etc, : Conserv. Litt.,t. 1, Hvrais. xxvir, pp. 286-288.

Une partie de cet article appartient certainement à V. Hugo. On rappelle le programme des Jeux floraux. On espère que MM. Pichat et Soumet feront paraître prochainement leurs tragédies qui présagent des talents d’un ordre si élevé. On se moque de M. Tissot et de ses cours au collège de France. On annonce avec éloge le prospectus du

Conserv. Lité., tt. ur, livrais, xxvir, 6 janvier 1821, pp. 274-278, E. ; cf. Lift. et Philos. méêlées, pp. 140-144 et 101-102 et Europe Littéraire, 1er sept. 1833, livrais. vi, p. 98.

N.-B. — Jean de Bourgogne, tragédie en 5 actes, représentée sur le théâtre français, par les comédiens ordinaires du roi, le 4 décembre 1820, par M. Guilleau de Formont. [n-8, imp. Firmin- Didot. Paris, Mme Cellis et Barba. B. F.., 30 déc. 1820, no 4811.

Second théâtre français. Eugène et Guillaume, comédie en 4 actes et en prose.

Génie du théâtre espagnol, ouvrage en 30 vol. in-8, par A. Hugo. On parle de la fondation de la Société des Bonnes Lettres et de la création d'une académie royale de médecine.

Don Carlos, tragédie en 5 actes, par feu M. Lefebvre (1).

Conserv. Litt., t. mr, livrais. xxvir, pp.

279-284. 11 y à deux articles, le 1€ est signé : He ete 27 M:

Cf. Lit. et Philos. mélées, pp. 139-140, c’est le début de l’article sur Don Carlos.

« J’ai lu dernièrement, par hasard, un « numéro du Conservateur Littéraire où l'on « prétend que Lope de Véga a donné à tous « les personnages de ses comédies, la physio-

morceau qu'il a reporté sans grandes transformations pp. 101 et 102. (Ce morceau a été reproduit dans l’£urope littéraire, 1er septembre 1833, livrais. vi, p. 98.)

L'article continue p. 143, mais quelques changements ont été nécessaires au haut de la page pour recoudre ensemble les deux parties ; ces changements sont sans importance.

La dernière phrase de l’article : « Mais dans la tragédie telle qu'elle est faite... » n'appartient pas au Conserv. Litt. On lisait à la place : « Ou mieux encore, il fallait comme M. Lemercier, établir « une double conspiration, nous montrer le duc conspirant pour assassiner le Dauphin et Tannegui- « Duchâtel sacrifiant son honneur au salut de son maître : nous pensons que la pièce ainsi conçue, « serait restée au théâtre surtout si elle avait été exécutée avec le talent dont M. de Formont a donné « des preuves dans plusieurs parties de son ouvrage, talent auquel nous aurons lieu de rendre « justice dans le prochain article que nous consacrerons au style de cette tragédie. »

(1) V. Hugo se contente de quelque lignes à propos de £ugène et Guillaume. I neïveut pas rendre compte des deux actes qui ont été joués. « On nous accuserait de troubler le repos des morts. L'au- « teur, M. Rougemont, a mieux fait ; il a fait pis aussi, car il a mis son nom au roman des Hission- « naires. Ducis qui préférait, disait-il, faire un mauvais ouvrage plutôt qu'une mauvaise action, aurait « mieux aimé faire une mauvaise comédie qu'un roman immoral et irréligieux. »

On avait empêché la représentation : les amis et les ennemis de l’auteur s'étaient battus et après le 3e acte les acteurs avaient dû renoncer à continuer. Le Journal des Débats, du 10 décembre, rendit compte de l'incident et V. Hugo lui a certainement emprunté quelques expressions.

C’est dans le Journal des Débats (article de C., du 21 octobre, à propos de la 1re représentation de Clovis, de Viennet) que V. Hugo a puisé l’idée qui forme le début de son article sur Don Carlos (Litt. et Philos. mélées, pp. 139-140). Le parterre ignore les sujets historiques, l'exposition ne l'en instruit pas assez et c’est dans le journal du lendemain qu'il trouvera les renseignements désirés. Le même journal (25 décembre) a dû lui fournir sa documentation sur Raynouard, Schiller et Lefebvre.

V. Hugo fait un résumé de la pièce, accuse le poète d’avoir embelli le caractère historique de Don Carlos. Le style offre des prosaismes, mais le 5e acte est écrit de verve. V. Hugo fait toute une page de citations de vers concis, fort beaux, touchants. Mais « les aristarques du lustre ont couvert de « bravos d'assez mauvaises tirades sur les prétres, les inquisiteurs, etc... etc .. » V. Hugo se demande si l’on a eu raison de choisir l'assassinat de Don Carlos pour sujet tragique. « M. Lebrun nous à « montré une reine décapitant sa sœur par politique ; M. Lemercier nous peint un roi déshéritant son « fils par démence ; M. Lefebvre nous en fait voir un autre tuant le sien par jalousie amoureuse ; « convient-il de traduire éternellement sur la scène le délirant reges ? Non, sans doute ; aussi allons- « nous bientôt applaudir, grâce à M. Pichat, Enée, roi fondateur, Léonidas, roi libérateur; grâce à « M. Guiraud, Pélage, roi libérateur et fondateur tout ensemble. N'interdisons d’ailleurs aucune des « ressources de l’histoire aux auteurs tragiques ; abandonnons-leur, s’il le faut, les prétres d'autrefois, « l’inquisition, aujourd’hui si vieille. Dans quelques siècles, nos jacobins, nos radicaux, nos teulo- « niens, nos carbonari seront aussi du domaine de l’histoire ancienne, soyons sûrs qu'alors les auteurs « n'auront plus besoin d'aller chercher des crimes pour leurs tragédies dans les annales des trônes, « dans les archives du Saint-Office. »

Janvier

« nomie des Espagnols du temps de Charles- N.-B. — Don Carlos, tragédie. représentée « Quint. Si on l'eut dit de Caldéron, j'en aurais sur le 2° théâtre français, le RU D Le « déduit que M. A... l'avait mal lu ; mais puis- . PRE Fain ; Paris, Dufour. B. F., 17 fé- «qu'il s'agit de Lope de Véga, il m'a fallu La Jre et unique représentation de Æugène et «conclure qu'il ne l'avait pas lu du tout, et GuilJaume eut lieu le 9 déc. 1820. « je suis fâché pour lui qu'il n’ait pas eu ce € plaisir. »

Cf. Minerve Littéraire, t. 1, livrais. vin, p. 352, 6 janvier 1821. Lettre première sur la Littérature espagnole, par L. Rincovedro.

Le Génie du théâtre espagnol .. avec un précis historique. une notice biographique.

un examen critique... par À. Hugo, rédacteur du Conserv. Litt., souscription. 30 vol in-8, Boucher.

Annonces d'ouvrages nouveaux dans la Minerve Littéraire, t.1, livrais. 1x, p. 434, 12 janvier 1821.

Poésie. Glorvina. Elégie. Histoire générale de la France, depuis le Conserv. Litt., t. in, livrais. XXVIN, PP. règne de Charles IX, jusqu’à la paix géné- 289-290 : Le comte J. de Rességuier. rale en 1815: par M. Dufau, ornée de plus On trouve, au bas de la p. 289, une note qui de 230 portraits. — x£ et xr° livrais. (1). est certainement de V. Hugo, sur la grâce et l’élé- Conserv. Lite, t. mt, livrais. xxvIn, pp.

gante facilité de ces vers. 306-349, signé V.

(4) Nous retrouvons le commencement de l’article du Conserv. Litt. dans Lité. et Philos. mélées, p. 65. Faisons remarquer que les deux premières lignes « Tout historien qui se laisse faire par l’histoire. etc. » ont été ajoutées après coup. L'article du Conserv. Litt. commence à Sindbad le marin... Après cette introduction, V. Hugo fait le procès de Vely qui a vu l’histoire de si près, de Garnier qui l’a vue de si loin et Villaret de si bas. Pour Garnier, il lui reproche d’avoir attelé son talent à ces trois médiocrités consécutives. « M. Dufau aurait dû, comme le corinthien Lacoëthes, « refuser de forger une branche d’acier pour un arc de fer. »

V. Hugo cherche à montrer ensuite que les évènements du monde veulent être peints à distance. « Nous ne pouvons. en général, peindre l'histoire à mesure que nous la faisons: peu de génies forts « savent se soustraire aux préventions contemporaines, et voilà pourquoi il est plus difficile, ce nous «semble, d'être bon publiciste que d’être bon historien. »

I revient à M. Dufau, qui a fait entre la fin du xvie siècle et celle du xvime, des rapprochements singuliers autant que douloureux. Il Jui reproche d’avoir été trop impartial, d’avoir poussé trop loin « cette timidité de jugement dont on fait, je ne sais pourquoi, une qualité de l'historien ». I lui sait gré pourtant de ses réflexions sages et modérées sur les Jésuites.

Le style lui paraît vif, rapide, animé, parfois un peu négligé... La critique est juste et éclairée : l’auteur en est sobre, grand mérite chez un jeune historien. Chez lui, point de phrases, point de lieux communs ; peu d'effets partiels, beaucoup d'effet total. V. Hugo apporte deux pages de citations à Pappui de son dire. Il est heureux en parlant du président Brisson, de rappeler le souvenir de Lavoisier et de faire une réflexion générale sur le premier président du parlement de Paris.

Nous la retrouvons dans Lift. et Philos. mélées, p. 64, sans aucun changement.

V. Hugo, après quelques éloges sur la simplicité élégante de M. Dufau, l’abandonne pour parler de Voltaire. La digression comprend nne grande page qu’on trouve reproduite dans Lüitt. et Philos. mélées, pp. 54, 55 et 56. Mais en imprimant à nouveau son article de 1820, V. Hugo lui a fait subir de nombreux changements.

A Ja p. 54: « Quels mots aurait-il mis au dessous de pareilles choses ? » Le Conserv. Litt. avait écrit: « Quels fableaux... » Les deux lignes suivantes: « Un spectacle curieux, ce serait celui-ci : « Vollaire jugeant Marat, la cause jugeant l'effet, » sont une addition de 1834.

A la p. 55, il y a des additions plus importantes encore, et M. Ed. Biré à déjà montré qu'ici V. Hugo dit, en 1834, justement le contraire de ce qu'il disait en 1820 (E. Biré, V. Hugo avant 1830, pp. 180-181). Etudions rapidement les deux textes. Au milieu de la p.35, nous lisons : « Peut-être « n'eut-il point eu ce tort s’il se fut borné à la France. Le sentiment national eût émoussé la pointe « amère de son espril. Pourquoi ne pas se faire cette illusion ? » En 1820, V. Hugo s'était contenté de dire : « Peut-être n eut-il point eu ce tort, s’il se fut borné à tracer les fastes de sa patrie » — Plus bas

Janvier

Janvier

Les Nymphes sur la neige. CF. Lit. et Philos mélées, pp. 54, 55, 56, Conserv. Lült., t. 11. livrais. xxvin, pp. 64, 65.

Je (probablement Jules Le- NET xe livrais. est à B. F.: 95 mars Littérature française. La cloche, poème La xie livrais. est à B. F. : 16 sept. 1820, no 3344.

traduit de Schiller ; par M. Emile Des-

champs.

Conserv. Litt., t. ir, livrais. xxvim, pp.

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