mars
Variélés, nouvelles lilléraires, etc... Conserv. Litt., t. 1, livrais. xxx, pp. 410-412.
On trouve dans cet article quelques nouvelles,
mises là sûrement par V. Hugo. Il y est question
Mémoires de la société d'émulation de Cambrai ; agriculture, sciences et arts (année 1820) (1).
Conserv. Litt., t. ur, livrais. xxx, pp. 388- 389, U.
N.-B. — Mémoires, etc... In-8, Imp. Hurez, Cambrai : B. F., 9 mars 1821, n° 943.
Correspondance. À MM. les Rédacteurs du Conservateur Littéraire, sur la Biograplie nouvelle des Contemporains (2).
Conserv. Litt., t. ur, livrais. xxx, pp. 389- 392, Victor-Marie Hugo.
de la séance de l'académie des Jeux floraux, du 12 février 1821, et de l’éloge de M. Poitevin- Peitavi, par M. le comte Jules de Rességuier.
courage qu'il avait montré en 1815 en écrivant La nécessité de renverser Bonaparte et de rétablir les Bourbons.
Mais V. Hugo veut faire de la politique. Plus loin le nom de Sinon lui permet une pelite attaque contre le duc Decazes. « Quelqu'un me demadait l’autre jour si ce Sinon (il s’agit du personnage de « l'Enéide de Virgile, type de la ruse et de la fourberie) n’était pas actuellement ambassadeur en An- « gleterre. L'ignorance est quelquefois malicieuse .»
V. Hugo félicite l’auteur de son « style rapide et pressant, quoique parfois obscur, par l’heureuse « audace de ses métaphores, la pompe de ses rimes et l’élégante pureté de sa versification .»
En terminant il lève un peu le voile de l’anonyme qui couvrait l'auteur. « Sous ce nom se cache, « nous dit-on, un de ces Français qui, après avoir longtemps combattu dans nos armées. consacrent « aujourd'hui leurs loisirs à leur muse et leur muse au trône... C'est tout simplement un brave officier « qui ne s’est point servi de ses vers pour gagner ses épauleltes, el ne se sert point de son épée pour « faire sa réputation littéraire. »
Antoine-Charles cachait en effet Antoine Charles Perrin-Brichambault ou Perrin de Brichambault, colonel de génie. C'était un pauvre poète et ses vers, malgré les éloges de V. Hugo, ne sont pas fameux. La politique ou l’amitié ont été pour beaucoup probablement dans la critique de V. Hugo. Antoine- Charles était de plus membre de la société des Bonnes Lettres.
(1) V. Hugo regrette de consacrer un petit article à un gros volume, la raison en est dans l’abondance des matières. Il a distingué des observations sur le climat d'Egypte par M. Servois, des vers de M. Delcroix. Le docteur Peysson a fait un poème sur la vaccine. V. Hugo est étonné « que l’auteur « ait abordé un pareil sujet, après le beau poème couronné il y a peu d'années par l’Académie Fran- « çaise. Le poète éminemment distingué, qui célébrait si bien alors l’art de Jeuner, ne s’est jamais, « que nous sachions, mis en tête de le pratiquer ; M. Peysson, qui, nous n’en doutons pas, le pratique « avec beaucoup de succès, aurait-il dû entreprendre de le chanter ? Cuique suum .»
(2) Cette lettre nous montre bien l’état d’âme de V. Hugo et le désir qu'il a de faire preuve à cette époque d’un ardent royalisme. Cette fois d’ailleurs il va mettre son nom et ses prénoms.
Voici de larges exlraits de cet article : Eu
« Les spéculations libérales de librairie se multiplient comme les conspirations ; chaque jour « amène son Prospectus et son explosion, et il serait curieux de rechercher si l'audace des factieux est « inspirée par l'insolence des écrivains, ou l’insolence des écrivains par l'audace des factieux.. Je pense « d’ailleurs que l'intérêt personnel est bien tant soit peu le moteur des hommes à entreprises, surtout « à entreprises commerciales : en dupant le bon public, on marche à la fortune et à la gloire ; M. Tou- « quet, déjà renté par la petite propriété, ne vient-il pas d'obtenir les honneurs de l’Ana ? k
« En fait de spéculations de ce genre, c’est de la Biographie nouvelle des contemporains, par « MM. Arnault, A. Jay, Jouy et Norvins, que je vais vous entretenir. Je signalerai à votre attention .ce « qui m'a frappé à une première et rapide lecture, souvent interrompue par des mouvements d'indignation et de dégoût que vous partagerez sans doute. Le Dictionnaire est précédé d'un Tableau « chronologique des évènements depuis 1787, jusqu'à ce jour, où il semble que l'on se soit plu à « insulter le trône comme dernièrement un élève du libéralisme insultait l'autel, en face. »
V. Hugo donne alors ses preuves: Madame Royale est toujours dans cet ouvrage la fille de Louis X VI:S. M. Louis XVII n'est jamais le Roi; Louis XVIIL est Monsieur ou encore le Pretendant. Il est question de l'Empereur Napoléon. Le 21 mars 1804 est le jour de la mort du duc d'Enghien qui avait été pris cherchant à rentrer en France. Le 43 juillet 1793. Marat est assassiné par Charlotte Corday. Pichegru s’étrangle dans sa prison ; Georges Cadoudal et ses complices sont condamnés à mort. Les massacres des 3 et 6 octobre 1789 sont des Journées tumultueuses. Au 13 vendémiaire,
Mars
Fin mars
Mars
La Clytemnestre, de M. Soumet, de l'académie des Jeux floraux, vient d’être reçue à l’unanimité aux Français. Ce bel ouvrage prendra le tour de la Cléopâtre, du même auteur, reçue depuis 12 ans, et sera joué incessamment.
On annonce ensuite l'apparition de deux ouvrages « dignes de tout l’encouragement des roya- « listes qui voudront sans doute faire pour la reli- « gion et la monarchie, ce que les libéraux font « contre elle nuit et jour. » Il s’agit des œuvres de Bossuet et d’un ouvrage de Saint-Prosper, « jeune écrivain royaliste et distingué » intitulé: Wartyrologe royal.
V. Hugo compose l’ode le Poête dans les Révolutions : date donnée dans les Odes et Ballades, p. 43.
Le Conservateur littéraire cesse de paraître. Avril
Lettre de V: Hugo à Aimé Martin. Il lui demande la place de répétiteur de littérature
Conférence de Frayssinous, à Saint-Roch, pour l’œuvre du Bon Pasteur: Ce que nous
avons à craindre el ce que nous avons à espérer pour la religion en France : cf. La Quotidienne, 6 avril 1821.
Des travaux littéraires commmencés depuis longtemps et auxquels MM. Hugo frères désirent se livrer presque exclusivement ne leur permettant plus de consacrer au journal qu’ils ont fondé le temps et les soins que demande une telle entreprise, ils nous ont offert de réunir leur recueil aux Annales et de prendre
française à l'Ecole polytechnique.
Cf. /ntermédiaire des Chercheurs, 25 oct.
1888, t. xx1, p. 607.
La fille d'O-Taïti, ode.
Annales de la Littérature et des Arts.
t. ut, livrais. xxvur, pp. 15-16, 7 avril 1821. Victor-M. Hugo. Pas d'épigraphe. Il n’y a que des différences de ponctuation avec le texte des Odes et Ballades.
Cf. La Foudre, 15 juin 1822, pp. 339-340.
Bonaparte dissipe les factieux. « Ne trouvez-vous pas, Messieurs, s'écrie V. Hugo, une fleur de philan- « thropie dans cette apologie de la mitraillade de St-Roch ? »
V. Hugo utilise ensuite le Vocabulaire des dénominations de partis. Les bonnets-rouges sont des républicains ardents : les patriotes se font gloire de la dénomination de sans culottes ; l’auguste surnom de chambre introuvable est une dénomination dérisoire ; le 10 août, le 2 septembre, le 21 janvier. le 16 octobre sont des journées remarquables. « Enfin on lit dans ce vocabulaire le mot « votants ; on n’y trouve pas le mot régicide ; oubli inutile, il n’est personne qui ne songe à l’y « chercher. » à
Sur le texte même de la Biographie, V. Hugo se résigne à ne faire qu'une seule observation. « Elle sera consacrée à signaler au mépris une attaque bien obscure et un mensonge bien grossier « contre la gloire du grand Moreau. » La Biographie attribuait la victoire de Hohenlinden à Augereau. Victor Hugo, avec raison, restitue à Moreau la gloire qui lui appartient, mais n'oublions pas qu’en 1821, Moreau est pour les royalistes le « grand Moreau », pour V. Hugo, c’est de plus le chef et le compagnon d'armes de son père.
-V. Hugo après sa rectification continue ainsi: « Soil ignorance, soit perfidie, voilà comment les « nouveaux biographes écrivent l'histoire. Du reste, MM. Arnault, Jay, Jouy et Norvins, ont déjà fait <un article très flatteur sur M. Arnault, et ils en préparent sans doute de non moins glorieux à « MM. Jay, Jouy et Norvins. |
« Comme je me suis vu forcé à quelques attaques un peu vives, permettez-moi, Messieurs, de m'en « rendre responsable en signant, el de me dire bien cordialement votre collaborateur et ami. Victor- « Marie Hugo. »
V. Hugo dans son dernier article du Conserv. Litt., ne se contente pas, on le voit, d’être ardemment royaliste, il mène une charge à fond contre les libéraux, contre Bonaparte etle pauvre Augereau. Peut-être, sur certains points. n'avait-il pas tort, mais le désir évident d'afficher son royalisme Jui fait dépasser les bornes d’une critique :: ste et désintéresste.
Avant le
Avril
part avec nos collaborateurs à la rédaction de ces dernières. Les talents de MM. Hugo, l’identité de leurs doctrines politiques et littéraires avec celles que nous professons nous ont fait accepter leur proposition avec autant d’empressement que de plaisir ; nous avons regretté que les rangs complets de notre rédaction ne nous permissent pas de donner dans les Annales à tous les écrivains du Conserv. Litt. la place qu’ils méritent d’y occuper. Nous espérons cependant ne pas être privés de toute coopération de leur part et nous comptons bien qu'ils nous aideront à jeter dans notre journal cette variété de tons et de matières que les lecteurs ont droit d’exiger dans un ouvrage qui n’a pour objet que de les distraire. Le directeur des Annales. (Au verso de la couverture de la 27e livraison, 7 avril 1821). Cette livraison contient la fille d'O-Taïti et un article de Malitourne.
Cf. Annales de la Littérature et des Arts, t. nr, livrais. xxvur, 7 avril 1821.
Conférence de Frayssinous, à Saint-Sulpice, à laquelle assiste la duchesse de Berry ; voici le sujet: Divinitéde notre saintereligion parson établissement méme qui est un miracle : ct.
Le Défenseur, 10 avril 1821.
Sur la couverture des Annales de la Littérature et des Arts, on ajoute à la suite des noms des rédacteurs ceux de A. Malitourne, V. Hugo, A. Hugo, dans cetordre ; cf. Annales de la Littérature et des Arts, t. ur, livrais. xxvin, 44 avril 4821.
Sermon de Frayssinous, à Saint-Sulpice, pour les enfants délaissés, en présence de la duchesse de Berry : cf. za Quotidienne, 15 et 47 avril 1821.
Lettre d’A. de Vigny à V. Hugo, signalée dans la Correspondance 1815-1835, p. 13.