Le comte France d'Houdetot
Littérature anglaise. Robert Southey.
Roderick, le dernier des Goths, poème.
Conserv. Litt., t. mm, livrais. xxix, pp. 332- 338 : À, — Abel Hugo.
Le Malheur, poème, par A1. Gabriel de La malinée du 29 septembre, ou la nais- Moyria. 1 Per 34 sance de Mgr le duc de Bordeaux, poème, Conserv. Lité., t. ur, livrais. xx1x, pp. 346- par M. de Tallayrat, maire de Brioude (1). 350 : G. de P. — G. de Pons. Conserv. Litt., t. ur, livrais. xxix, pp. 345-
Mélanges. Voyage à Auverney. Costumes. 346.
Mœurs. Habitations. Une noce.
à : LE 110 N.-B. — La nuit du 13 février, in-4, imp. Conserv. Lut., t. 1, livrais. xxix, pp. 352- Dupont: B. F., AU éepte Ro LES 362 : J. A. La matinée du 29 sept., n’est pas à B. K.
Cet article est-il d’Abel Hugo comme le prétend M. L. de la Sicotière dans la Revue de Bretagne et de Vendée, 25 mars 1882 (cité par E. BIRé, V. Hugo avant 1830, p. 165), nous n’osons le croire, ou bien il est tout de fantaisie, car Abel Hugo, pas plus d’ailleurs que ses frères, n'avait Jamais visité Auverné. La correspondance entre les Trébuchet et les frères Hugo le prouve suffisamment.
Société des Bonnes Lettres (extrait du prospectus).
Conxserv. Litt., t. 11, livrais. xxix, pp. 362- 367. On trouve parmi les membres Abel et V. Hugo.
« contemporaines, j'en revenais finalement à l’avis de ce poète qui n’aimait pas à voir l'encre salir « des doigts de rose.»
Mais les premiers vers du livre, pleins de charme et de poésie, ont fait évanouir ces pensées hostiles et V. Hugo-est vite convaincu que dans les vers de Mme Desbordes-Valmore il y a de la mélodie, de la grâce et de la douceur, des faits touchants, des observations qui partent du cœur, en un mot de la poésie et un talent charmant. V. Hugo multiplie les citations (il y en a quatre ou cinq pages), les entremélant de notes critiques toujours aimables.
La conclusion suivante termine son article :
« Ce volume est un des recueils poétiques les plus remarquables qu'on ait publiés depuis long- « temps. La critique y peut reprendre des répétitions, des négligences, quelquefois de l'obscurité, un « emploi trop fréquent de certaines expressions, telle que sensible, pauvre, petit, etc., qui sentent « l'affectation à force de naturel : la poésie de Mme Desbordes-Valmore est essentiellement rêveuse, et « rien n’est plus éloigné de la mélancolie que la mignardise. Je ne m'arrêterai point à ces légères «imperfections, je ne reprendrai même point dans des vers constamment harmonieux des hémis- « tiches durs, tel que inexplicable cœur, ou des rimes comme mien et chagrin, monde et tombe ; « taches faciles à effacer. Il est une observation plus importante que je soumettrai à l’auteur. La Muse « de Mme Desbordes-Valmore est triste, et, chose singulière, ce n’est presque jamais au ciel qu'elle va « chercher ses consolations ; elle ne songe en quelque sorte à Dieu que dans trois ou quatre élégies « touchantes sur la mort de son enfant. Sa douleur est toute terrestre, à moins qu’elle ne devienne « maternelle. Il me semble que Mme Desbordes-Valmore n’a encore obtenu que la moitié du triomphe « réservé à un talent tel que le sien ; ses vers passionnés vont au cœur: qu’elle ieur imprime un «caractère religieux, ils iront à l’âme. »
I faut remarquer la note franchement religieuse qui termine cet article, car on n'est point babitué à rencontrer à cette époque de pareilles idées sous la plume de V. Hugo.
(4) V. Hugo rappelle que M. de Talayrat a chanté la mort du duc de Berry dans un poème « plein « de sombres inspirations et d'émotions touchantes ». Le poème qu'il donne aujourd'hui ne lui est nullement inférieur. V. Hugo cite une douzaine de vers « dont le désordre est poétique et la facture « élégante ». Puis il ajoute : « Nous ne nous lassons pas de mentionner dans ce recueil les ouvrages « sur Ja naissance de Henri V : ce glorieux enfant inspirera longtemps nos poètes ; et la muse française « pourrait lui adresser ces paroles du psaume: /n te semper erit cantatio mea. »
1821 L'évrier
41 Variétés, Nouvelles Liltéraires, etc.
Conserv. Litt., t. ur, livrais. xx1x, pp. 367-
I y est parlé de la Clytemnestre de J. Lefèvre, de l'Immortalité de l'âme de Joseph Rocher, d'un poème de J.-J. Ader, sur la Fronde. V. Hugo a dû contribuer à cet article pour une large part.
48 Conférence de Frayssinous à Saint-Sulpice, contre l’A/héisme.
Cf. La Quotidienne, 20 février 1824.
Avant V. Hugo compose l’ode sur Quiberon: cf. le 28 Odes et Ballades. p. 68.
28 V. Hugo lit à la Société des Bonnes Lettres son ode sur Quiberon: cf. Annales de la Littérature et des Arts, t. 11, livrais. xxu, p. 368, 3 mars 1821.
Février V. Hugo compose AÆegret. La date est donnée par les Odes et Ballades, p. 345.
— V. Hugo rencontre Adèle dans la rue. La correspondance interrompue depuis longtemps va recommencer entre eux. Cf. Les Annales politiques et liltéraires, 4 février 4912, pp. 111-112.
Février- V. Hugo compose Vision, lue le 11 mars à
Mars la société des Bonnes Lettres.
Mars Commen- Lettre d'Adèle Foucher à V. Hugo : cf. Les Samedi, cement Annales politiques et littéraires, 4 février Lettre de V. Hugo à Adèle Foucher. commende mars 1912, p.112. Cf. Lettres à la fiancée, pp. 37-40. cement o Compte-rendu de la séance des Bonnes Let- de mars
tres du 28 février. — « Le nom encore peu « connu de MM. Hugo, qui devaient remplir à « eux seuls cette séance avait attiré peu de « monde... MM. Hugo ont été accueillis avec « l’indulgence qui devait s’attacher à leur âge « et à leurs sentiments... M. Victor Hugo est « venu réchauffer la prose de son frère par «une ode sur Quiberon, qui a été fort ap- « plaudie et qui méritait de l'être, parce que, « malgré quelques obscurités, on y trouve un « sentiment profond et une poésie animée. »
Annales de la Littérature et des Arts, t.n, livrais. xxii, p, 368, 3 mars 1821.
11 Conférence de Frayssinous. à Saint-Sulpice, sur l’Union de la religion et de la société : cf. La Quotidienne, 12 mars 1821 et la Gagsette de France, 19 mars 1821.
13 Lecture aux Bonnes Lettres, par V. Hugo, d’une ode sur le xvin® siècle intitulée Vision.
Cf. La Quotidienne, 12 mars; les Annales de
la Littérature et des Arts {t. nu, livrais. xxr,
p- 415) 10 mars 1821 ; le Conservateur Litlé-
Mars
raire (t. 101, livrais. xxx, pp. 408-410) 31 mars 1821 ; les Lettres Champenoises, xxxiv® lettre, p. 265, 20 avril 1821. Il semble que V.
Hugo indisposé a fait lire par un autre son ode (cf. 31 mars 1821).
Lettre d’Adèle Foucher à V. Hugo : cf. Les Annales politiques et littéraires, 4 février 1912;D:112:
Mort de l’abbé Carron, à 3 h. 35 du malin, dans l'établissement dit de Marie-Thérèse, qu'il dirigeait, impasse des Feuillantines, n°12; cf. Le Défenseur, t. 1v, livrais. xcvinr, p. 401, 17 mars 1824.
16 au 19 Lettre d’Adèle Foucher à V. Hugo: cf. An-
to Le)
Lo ©t
nales politiques et littéraires, 11 février 1919, p. 138.
Lettre d’Adèle Foucher à V. Hugo: cf. Annales politiques et littéraires, 11 février 1919, p. 138.
Adèle Foucher écrit à V. Hugo: cf. Annales politiques et littéraires, 11 février 1912, p. 139 et Lettres à la fiancée, p. 46.
V. Hugo habite déjà, 10, rue de Mézières et Saint-Valry, 22, rue des fossés de M. le Prince, d’après la lettre de V. Hugo à de Rességuier, du 21 mars: cf. Mercure de France, décembre 1902, p. 588.
Chateaubriand est nommé président de la société des Bonnes Lettres à la place de Fontanes : cf. Annales de la Littérature et des Arts, t.11, livrais. xxvii, p. 40, 7 avril 1821.
Deux frères qui se recommandent également à l'attention publique et par leur jeunesse et par leur talent, ont fait les frais de cette séance (séance des Bonnes Lettres, 28 février). M. Abel Hugo qui s’occupe d’un grand travail sur la littérature espagnole en a lu quelques extraits. M. Victor Hugo, jeune poète plein de vigueur et d'énergie, a lu une ode sur Quiberon qui a été très applaudie. Cf. Lettres Champenoises, t. 1v, lettre xxx, p. 188, 23 mars 1821.
Conférence de Frayssinous, à Saint-Sulpice, sur l'£ducation des enfants : cf. Le Journal des Débats, 26 mars 1821.
nales politiques et littéraires, pp. 139-140.
V. Hugo déjeune avec le duc de Rohan et l'abbé Frayssinous. Il dîne avec Soumet, Mlle Duchesnois, Mile Leverd et Mme Sophie Gay. Il assiste ensuite à la 4'e représentation du Maitre de Chapelle, de Mme Sophie Gay :
cf. V. Hugo raconté, t. 1, pp. 130-135.
V. Hugo est mené, par le duc de Rohan, aux Feuillantines voir Lamennais: cf. VW. Æugo raconté, &. un, pp. 133-135.
Lettre de V. Hugo à Adèle Foucher: cf.
Lettres à la fiancée, pp. 41-242.
Lettre de V. Hugo à Adèle Foucher: cf.
Lettres à la fiancée, pp. 43-44.
Lettre de V. Hugo à Adèle Foucher: cf.
Lettres à la fiancée, p. 45.
Lettre de V. Hugo à J. de Rességuier : cf.
E. Bmé, V. Hugo avant 1830, pp. 131, 133, 232 note et ARMAND Puaviez, Mercure de France, t. xuiv, pp. 587-588, décembre 1902.
Les deux se complètent.
Lettre de V. Hugo à Adèle Foucher: cf.
Lettres à la fiancée, p. 46.
Lettre de V. Hugo à Adèle Foucher : cf.
Lettres à la fiancée, pp. 47-48.
Lettre de V. Hugo à M. Pinaud (Toulouse) :
cf. Correspondance 1815-1835, pp. 364-366.
Il envoie l’ode sur Quiberon.
Mars
Ode à Valgius (extrait d’une traduction inédite des Odes d’'Horace): Conserv. Lite, t. in, livrais. xxx, pp. 369-370. Emile Deschamps.
Littérature allemande. Jean Chrétien Spiets. Le Petit Pierre. Roman: Conserv.
Litt.,t. ui, livrais. xxx, pp. 375-382. A. — Abel Hugo.
Mélanges. Le Carnaval de Venise: Conserv. Litt., t. 1, livrais. xxx, pp. 393-408. A. H. — Abel Hugo.
Le Conserv. Lilt., sous le titre Société des
Bonnes Lettres et sous la signature F. de B., donne un bref compte-rendu de: séances de
L'émigré en 1794, ou Une scène de la Terreur, drame en 5 actes et en prose, avec cette épigraphe : Que l'exemple du passé vous prémunisse contre l'avenir (4).
Conserv. Lite, t. nr, livrais. xxx, pp. 382- 385. V.; cf. Litt. et Philos. mélées, pp. 61- 63, avec cetitre: Après une lecture du Monileur.
N.-B. — L'émigré en 1794, etc... In-8. Imp.
Feugueray, Paris, Goujon, Ponthieu. B. F., 18 nov. 1820, ne 4140.
Odes, par Antoine-Charles. Laocoon, Apollon vengeur. La Religion (2).
Conserv. Lite, t. ur, livrais. xxx, pp. 385-
« de M. Guizot sur les Frances et les Gaulois ».
février et de mars. Il se contente de nommer
les lecteurs et le titre de la lecture. d CE Le 28 février : M. A. Hugo, sur la Littéra- N.-B. — Odes, par Antoine-Charles, etc.
In-8. Imp. Didot, Paris. B. F., 17 février 1821,
ture espagnole. — M. V. Hugo, de l'académie pag ë no 678.
des Jeux floraux, ode intitulée : Quiberon.
(4) V. Hugo a reproduit presque en entier son article du Conserv. Litt. mais avec quelques suppressions.
Page 61, la {re phrase se terminait ainsi : « Proëthés et Cyestris.. soutinrent jadis contradictoire- « ment une thèse à peu près aussi oubliée de nos jours que les problèmes de M. Gosse, ou le gros livre
Page 61, le {re alinéa finissait par cette phrase : « Conime tout le monde n’a pas ce volumineux « recueil à sa disposition, je vais le feuilleter un moment pour l’amusement et l'effroi de mes lec- « leurs ».
Page 61, avant-dernière ligne :
« démies, sanctuaire des lettres ».
Page 63, le {re alinéa a vu ses premières lignes transformées : « après l’odieux vient le risible. « Tournez la page. Vous êtes à une séance des Jacobins », lisons-nous dans Lift. et Philos. méêlées. Le Conserv. Litt. disait : « Je m aperçois que je deviens sérieux, et j'ai promis de faire rire mes lec- « teurs. Pour tenir ma promesse, le n° suivant m'offre une séance des Jacobins ».
Page 63, après la 22e ligne, V. Hugo a supprimé une phrase : « Ne continuons pas ; car nous « tombons dans l'atroce simple, et c'en est trop ».
V. Hugo n a pas reproduit la fin de son article. Nous allons en donner de larges extraits.
« La révolution naturalisera le drame dans notre littérature, parce que l'on ne pourra guère faire « que des pièces de ce genre bâtard sur cette époque monstrueuse. La royale tragédie y est toujours « souillée par le drame bourgeois et la farce populacière. C'est ce qu'a senti avec beaucoup de jJuge- « ment l’auteur dont j'annonce l'ouvrage. La fable de sa pièce est d’une déplorable vérité ; le plan est « théâtral, l’action se noue avec art, se dénoue naturellement, c’est à dire horriblement. car la nature « de ce temps là était horrible. Des contrastes, habilement ménagés, font succéder à la peinture plai- « sante des Brute de cabaret et des Aristide de carrefour, le tableau effroyable des Solon du elub et « des Lycurgue de la commune. Les personnages sont fidèlement dessinés et opposés entre eux avec « talent... Quant au style, il est vrai, l’auteur sait être trivial avec les assassins, et élevé avec les « victimes.
« Ajoutons que la partie comique du drame n’est point inférieure à la partie tragique : nous « pensons que cet ouvrage n'est nullement indigne du personnage, aussi distingué par son rang et « ses lumières que respeclable par son âge, auquel on l'attribue. Non opus auctori, sic non operi « nocet auctor, qu'on me pardonne de ciler en terminant un peu de laün ; il faut bien que cet article « contienne au moins une ligne purement lilléraire. »
au lieu de « Les Académies, collège des lettres » on Jisait « Les Aca-
(2) V. Hugo est heureux de signaler ce petit recueil. Deux des trois odes qu'il contient ont déjà obtenu un honorable succès. « Elles défendaient la religion et la monarchie, à une époque où il y « avait quelque courage à le faire, surtout pour les hommes qui en se constituant les Laocoons de « notre âge, élaient exposés à voir d’un moment à l'autre arriver sur eux les serpents vengeurs sous « la forme de destitutions ministérielles .»s
I semble que V. Hugo grossit à plaisir les dangers que M. Antoine-Charles a pu courir en 1819 quand il publia ses odes sur Zaoroon et la Religion. Avec plus de raison il aurait pu le féliciter du
Mars
Le 13 mars, M. V. Hugo devait lire une vision sur le vie siècle (on a voulu écrire le xvine siècle) ; 1l ne l’a pu, pour cause d’indisposition.
Le 27 mars, M. A. Hugo, suite de son discours sur la Liltérature espagnole.
Cf. Conserv. Latt., t. nx, livrais. xxx, pp.