‹ Bio-bibliographie de Victor Hugo: de 1802 à 1825Chapitre 41 sur 106 · avec la date : Janvier · texte numérisé non relu

avec la date : Janvier

Lettre de V. Hugo à J. de Rességuier : cf.

En. Biré, V. Hugo avant 1830, pp. 134 et 249 ; cf. ARMAND Praviez. Mercure de France, décembre 1902, t. xLiv, pp. 589-590.

Lettre de V. Hugo à A. de Vigny: cf. Correspondance 1815-1835, pp. 13-16. C’est le contenu de la lettre qui nous fait préciser la date. Le 21 avril est le samedi saint.

Lettres de V. Hugo à Adèle Foucher: Let- 26-27-28

tres à la fiancée, pp. 51-52, 53-54, 54-56.

Premiers jours de mai

Avril

Conférence de Frayssinous, à Saint-Sulpice :

Nos devoirs comme chrétiens, nos devoirs comme français: cf. La Quotidienne, 1% mai 1821.

Lettre de la Maréchale Oudinot au marquis de Lauriston. Elle demande au nom de la duchesse de Berry une pension pour V. Hugo :

cf. Catalogues Charavay, n° 405.

Mai

Mine Hugo tombe malade: cf. Lettres à la fiancée, p. 59.

Académie des Jeux floraux. La séance a été terminée par la lecture d’une ode intitulée Quiberon, de M. V. Hugo, qui eut l'honneur d’être admis l'an dernier parmi les membres de ce célèbre corps littéraire: cf. Annales de la Littérature et des Arts, t. ur, livrais.

XXxX11, Pp. 279-280, 19 mai 1821 ; cf. Le Journal de Paris, 28 mai 1821 ; cf. Le Drapeau blanc, 21 mai 1821.

V. Hugo lit aux Bonnes Lettres son ode sur le baptéme du duc de Bordeaux : cf. Annales de la Littérature et des Arts, t. nt, livrais. xxx!, D mai 1821.

Note du Défenseur à propos de l’ode sur le baptéme du duc de Bordeaux. C'est la plus remarquable des pièces publiées. L'auteur est à peine âgé de 19 ans. il compte déjà parmi l'élite des écrivains royalistes. Le journal cite 29 vers; cf Le Défenseur, +. v, n°% 2 et 3, pp. 40-41, 3 et 5 mai 1821.

Annonces des Æomances historiques d'A.

Hugo, sur la couverture du Défenseur des 3, 5 et 8 mai.

Lettre de M. Pinaud, Toulouse, à V. Hugo :

cf. Odes et Ballades, édition de l’Imprimerie Nationale, pp. 548-549.

Ode sur le baptême du duc de Bordeaux.

«On trouve chez Lenormand une ode de «M. Victor Hugo, jeune poète déjà connu par « une foule de productions qui annoncent à la « fois un beau talent et d'excellentes dor- « trines. Celle dont nous parlons se distingue « comme toutes les autres par une versifica- « tion soutenue, par des mouvements poéti- « ques et par des sentiments honorables. Nous «citons au hasard les vers qui suivent, en «regrettant de ne pouvoir citer le poème «entier où étincelle le feu du génie pindari- « que. » 22 vers sont ensuite cités; cf. La Quotidienne, T mai 1821.

Ode sur le baptême de S. À. R. Henri- Avant

Charles-Ferdinand-Marie Dieudonné d'Artois, duc de Bordeaux, par Victor-Marie Hugo de l’Académie des Jeux floraux. In-8.

Imp. Ant. Boucher. Paris, Pelicier.

N.-B. — On ne trouve sur cette ode aucune indication à la Bibliographie de la France, mais elle fut composée et publiée entre le 21 avril et le o mai. Le 21 avril, V. Hugo écrit à de Vigny qu'il ne l’a pas commencée. Le 4 mai, V. Hugo la lit aux Bonnes Lettres. Le , les Annales de la Littérature et des Arts l’annoncent en vente chez Pelicier et le Défenseur en publie des extraits.

Cf. Rogerr, Couronne de cyprès.et de roses :

ode sur le baptême du duc de Bordeaux, par Victor-Marie Hugot (sic) de l’Académie des Jeux floraux, pp. 115-122 ; cf. Odes et Poésies diverses, pp. 71-82; cf. Odes et Ballades, pp. 97 104.

On trouvera au 8 juin 1822, de cette ode.

les variantes

le 5

Mai

Ode sur le baptéme du duc de Bordeaux.

Le Journal de Paris a reçu une foule d’odes, stances, épîtres… il se borne à citer les plus remarquables. « La première de ces mentions « honorables est due sans contredit à l’ode de € M. Victor Hugo. Ce jeune poète, déjà auteur « de très belles odes sur l’attentat du 2 février «et la naissance de l’enfant des miracles a « encore eu cette fois de très heureuses inspi- « rations. C'est surtout pour ce morceau plein « de verve et de chaleur que nous regrettons « la sobriété des citations à laquelle nous con- «damne le défaut d’espace et nous nous « bornons à transcrire ici une des strophes les « plus remarquables. » Le journal cite 6 vers, puis nomme des poètes inconnus que V. Hugo n'avait pas de gloire à vaincre: cf. Journal de Paris, 14 mai 1821.

Entrefilet à propos de l’Ode sur la naïssance du duc Bordeaux, par Mely-Janin , cf. les Lettres Champenoises,, t. 1v, lettre xxxvI, 48 mai 1821.

V. Hugo a dû faire une lecture à la société Quiberon, ode ; par M. Victor-Marie Hugo, des Bonnes Lettres ; cf. Annales de la Litté- maître ès Jeux Fioraux (1). rature et des Arts, t. x, livrais. xxxI1, 5 mai

(4) Cette ode, d'après le manuscrit, a été composée du 141 au 17 février 1821 (Odes et Ballades, édition de l’Imprimerie Nationale, pp. 56 et 498). Elle a été lue, le 28 février 1821, à la société des Bonnes Lettres (Annales de la Littérature et des Arts, t. 11, livrais. xx, p. 368, 3 mars 1824). V. Hugo l’envoya, le 28 mars, à Toulouse (Correspondance 1815-1835, p. 365) où elle fut lue à la séance du 3 mai.

En 1822, on corrigea le dernier vers de Ja 4r? strophe. Dans le Recueil des Jeux Floraux, on lisait : Viennent. luire sur l'univers. On lit maintenant : Apparaissent sur l'univers. À la même époque on ajouta la 2e strophe qui n’est pas dans le Recueil des Jeux Floraux. Enfin on fit disparaitre une coquille signalée, le 9 juin, par V. Hugo lui-même (Annales de la Littérature et des Arts). A la 9e strophe (Odes et Ballades, p. 65) on avait imprimé : Amis, on va vous rendre enfin une patrie, au lieu de : Bannis, on va...

L'édition de l’Imprimerie Nationnale vient de nous donner quelques Variantes d’après le manuscrit (cf. pp. 508-509).

A la {re strophe, nous avons des variantes aux vers À et3.

1 Sur son sanglant bonheur en vain le crime veille. 3 L’anathème, parlant sans cesse à son oreille, ra EN EE , toujours fidèle à son étoile,

La composition de la 44e strophe a beaucoup coûté, semble-t-il, à V. Hugo. Il en à fait deux ou trois rédactions, conservant la moins religieuse, négligeant celle où nous apparait davantage l'influence de Chateaubriand et du Génie du christianisme. Voici cette dernière :

Alors tous les démons bannis des autres mondes,

2 Avaient fait pour le nôtre un ‘sénat digne d'eux ;

3 Tel un dragon, issu de cent dragons immondes, (5)

Rassemble en lui leurs traits hideux.

Le colosse de fer s'est dissous dans la fange, 6 En vain le ténébreux archange gi S'applaudissait en le créant, 8 Ce sénat que le crime encor admire et vante, 9 Qui vomissait le meurtre et semait l'épouvante, 10 En son sein portait son néant.

Citons encore certains vers biffés, des variantes qui montrent son effort et le travail de sa pensée. 2 L'ange imposteur du mal sourit en le créant ;

Mai

Mai

Epiütre à M. Victor Hugo, de l'Académie Recueil de l'A cadémie des Jeux Floraux, des Jeux floraux sur l'insurrection des pp. 49-53: B. F., 26 mai 1821, n° 2086. Cf. Grecs, par le comte Gaspard de Pons, officier Odes et poésies diverses, 1822, pp. 29-38 ; cf. de la garde royale, chez Boucher, Pélicier...: Odes et Ballades, édition ne varielur, pp. cf. Annonces de la couverture des Annales de 61-68; cf. Odes et Ballades, édition de l’Imla Littérature et des Arts,t.u, livrais. xxxv, primerie Nationale, pp. 51-56.

2 juin 1821 ; cf. Annonces des Lettres Champenoises, t. v, lettre xxxvinr, p. 70.

Cette épître n’est ni à la bibliographie de

la France, ni à la bibliothèque nationale.

Juin Séance des Jeux Floraux du 3 mai: La lec- Recueil de l’Académie des Jeux Floraux ture d’une très belle ode de M. Victor Hugo, (année 1821) (1). maître ès Jeux Floraux a terminé digne- Annales de la Littérature et des Arts, t.ut,

ment cette belle séance. Cette ode avait pour livrais. xxxvr, pp. 379-392, Victor-M. Hugo, titre: Quiberon, elle a été lue par M. le comte 9 juin 1821.

de Rességuier; cf. la Gasette de France,

3 juin.

Tous les crimes, impur mélange, Formaient ce sénat digne d’eux ; Cette hydre vomissant le meurtre et l'épouvante ; Tel un affreux dragon. n’empruntant de ce monde Que redoutaient les rois, que l'imposture vante, 9 Que les difformités de chaque monstre immonde, 10 Les rassemble en son corps hideux.

CN Ko EE Er]

A la dernière strophe enfin, nous avons trois variantes aux trois premiers vers. On dit que, de nos jours, plaignant ces temps parjures, Dans la plaine homicide où ces preux sont Lombés, Viennent, les yeux en pleurs, prier les vierges pures.

(1) V. Hugo raconte les origines de la Féte des fleurs. H parle de l'indulgence de l'Académie, du cortège des vieux souvenirs « qui font du corps des Jeux floraux l’une des plus vénérables associations : « littéraires de l'Europe... C'est s’exposer au ridicule que de montrer encore quelque respect pour tout « ce qui est venu à nous de l’ancienne France ; mais nous ne reculerons jamais devant le ridicule, « lorsqu'il s'agira de témoigner en faveur des traditions paternelles et des institutions séculaires. Et « en cela, l'institution des Jeux floraux a quelque chose qui séduit et qui impose à la fois ; par son « origine, elle appartient à l'antiquité chevaleresque ; par ses formes, à l'antiquité héroïque... »

V. Hugo s'attache ensuite à étudier le recueil de l'année 1821 et passe en revue les morceaux qui le composent : Le poète, ode aux savants, du chevalier de Foucry. une Ode au sommeil. I cite avec plaisir le Jeune poète mourant de Holmon-Durand. L'amitié qu'il a pour l’auteur le porte à citer deux pages, mais il n'hésite pas à lui faire remarquer non pas des plagiats mais des réminiscences de Millevoye et de Soumet. C'est une preuve que Hugo et Durand lisent. aiment et savent par cœur les beaux vers, suivant l'expression de Hugo lui-même — V. Hugo étudie encore une Epître aux Muses de M. Châtillon, l’épttre à un poète de Charles de Saint-Maurice : il s'attarde une seconde fois à l'ouvrage d’un ami : l'immortalité de l'àme, poème «de M. Joseph Rocher. « où chaque vers porte « l'empreinte,d'un talent élevé et religieux ». V. Hugo cite le début « plein de douceur el de majesté », puis «une invocation charmante du poèle à l'âme immortelle d'une sœur qui n'est plus, idée qui « serait ingénieuse si elle n'était profondément touchante ». V. Hugo, après de longues citations ayant trait à la bonté divine finit ainsi son éloge : « Ces beaux vers terminent dignement le poème qui, bril- < lant d'images et d'harmonie, promet aux lettres un homme religieux et à la religion un poète ».— 11 n’a pas d'espace pour examiner en détail le discours couronné de M. de la Servière «sur les littéra- « tures classique el romantique ». |] passe aussi très rapidement sur le discours en vers {a Semonce de M. Carré, l'extrait du rapport de M. Pinaud, les derniers accents d'un Vieillard, ode par M. le Marquis d'Aguilar. M. le Comte Jules de Rességuier a fait l'éloge de M. Poitevin-Peitavi « dans un discours « écrit avec une élégance soutenue et une pureté rare », discours « toujours intéressant et souvent « éloquent ». V. Hugo continue l'éloge de son ami : « Cn retrouve encore, en tête de deux élégies, le < nom de M. de Rességuier, et ce nom est toujours d'heureux augure. l'une, intitulée Glorvina, a été « insérée dans le Conserv. Lilt., ; l'autre Za mort d'une Fille de Village est également remplie de

Juin

On répète en ce moment au théâtre une

tragédie de M. Soumet sur le même sujet que l'Oreste de Mely-Janin (c’est-à-dire Clytemnestre); cf. l'Etoile, 6 juin.

Le duc de Rohan est ordonné diacre : cf. le

Journal de Paris, 17 juin.

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