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B. — LA MISE EN RESERVE HEPATIQUE

On trouve dans le foie des poissons des quantités de glycogène qui semblent variables (de 0,57 % à 1,24 %) suivant le moment de la vie génitale. Elles augmentent pendant la période immature et diminuent au moment du fraie.

Die

1° L'évolution du glycogène hépatique semble fixé

par la série d'expériences suivantes :

— Shart, en 1935, montre que si on abandonne le foie de poisson à une glycogénolyse spontanée à 0°, on note :

a) une chute du glycogène d’abord très rapide puis plus lente ;

b) une augmentation du sucre libre ;

c) une augmentation de l’acide lactique. Pour 4 gr. 50 de glycogène, on obtient 0,14 d’acide lactique et 1 gr. 43 de sucre libre, en moyenne.

d) Si on fait la somme (sucre libre+glycogène) dans le foie à un moment quelconque de la glycogénolyse et si on enlève cette somme du chiffre trouvé pour les glucides totaux du foie, à aucun moment, il n’y a égalité. Les glucides totaux sont toujours les plus forts. La différence croît, puis, lorsqu’il n’y a plus de glycogène, elle décroît rapidement. On pense que cette différence correspond à un corps intermédiaire qui se forme par destruction du glycogène et qui est probablement un hexose-phosphate. Il se détruit à son tour pour fournir du glucose.

Pour 2 gr. 66 de glycogène au départ, au moment où le glycogène est entièrement utilisé, on a jusqu'à 1 gr. 75 de ce corps intermédiaire.

Donc, dans le foie du poisson, la glycogénolyse se produit probablement par l'intermédiaire des hexoses-phosphates comme dans le muscle. Elle donne naissance cependant, à du glucose et l’évolution en reste là, sauf pour une infime fraction qui évolue jusqu’au stade acide lactique. Tout ce travail est bien anaérobie car l’addition d'oxygène ou d’azote ne modifie en rien ces réactions. (Des phénomènes semblables ont été signalés chez les mammifères). Si on refroidit à —1°5, ces phénomènes de glycogénolyse s’atténuent, puis à —6°, pratiquement s'arrêtent.

Notons que l’auteur appelle glucides totaux le glucose dosé après hydrolyse par SO‘H?/N suivie d’une défécation des protéines par le sulfate de mercure.

Le dosage du glucose est vérifié par une fermentation (Méthode de West, Scharles et Peterson : 1929).

2° La nature chimique du glycogène a été étudiée par Bell et Young.

Bell et Young choisissent plusieurs critères : Rotation spécifique, pouvoir réducteur, teneur en cendres, coloration avec l’iode, pouvoir polarimétrique et rapidité d’hydrolyse par l’eau acide. Ils utilisent, par ailleurs, différents types d'animaux :

— Gadus morrhua, Gadus aeglefinus, Gadus merlangus, ils comparent leur glycogène à celui obtenu depuis des lapins alimentés ou inanitiés ou des rats.

Ils purifient le glycogène au moyen de l’acide acétique. Quelle que soit l’origine de glycogène les propriétés sont sensiblement les mêmes. (Quelques petites différences notées dans le pouvoir réducteur peuvent être dues à des erreurs d’expérience.)

Pour les poissons : le pouvoir rotatoire est de + 196, le pouvoir réducteur de 0,35, la teneur en cendres de 0,127 %.

3° Les doses moyennes de glycogène et d’acide lactique dans le tissu frais du foie de poisson sont les

suivantes :

Glycogène : 0,94 %, 0,23 %, Ac. lactique : 0,031 %, 0,02 %,.

Les teneurs en sucre libre dans le foie sont de : 0,24, 0,45, 0,45, 0,56, 0,60.

Cadre

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