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LES FERMENTS HYDROLYSANT LES LIPIDES

Les ferments lipolytiques ont été assez peu étudiés à notre connaissance. Hykes, Mazanec et Szecsenyi ont étudié le pouvoir d’hydrolyse des ferments de la muqueuse intestinale de perche. Pour cela ils ont observé la désintégration de la tributyrine au moyen du stalagmomètre.

Les auteurs ont utilisé 1 cc. d’extrait, préparé comme il est dit plus haut, pour 50 ce. de la solution saturée de tributyrine et 2 ec. du tampon de phosphates. La température optima, notée par ces auteurs,

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a été de 26° ; le pH optimum de 6,64; dans ces conditions, 60 % de la tributyrine ont été décomposés au bout d’une heure.

A propos de la lipase, Hunter fait remarquer que le Menhaden, qui mange essentiellement des plantes riches en huiles, ne contient cependant que très peu de lipase. Et il le classe parmi les poissons € mal adaptés. On a étudié la spécificité de la lipase des différents poissons, herbivores, omnivores et carnivores sur les esters éthyliques de l’acide mandélique. La carpe et le gardon, herbivores, ont une lipase active sur le I. mandélate ; la brême, omnivore, de méme que la truite, la perche et le brochet, carnivores, ont une action élective sur le d. mandélate. L'auteur conclut donc à un rapport certain entre la nourriture du poisson et la spécificité de sa lipase.

HI, — LES FERMENTS HYDROLYSANT LES PROTIDES

Hykes, Mazanec et Szecsenyi ont opéré sur les macérés de la muqueuse gastrique et de la muqueuse intestinale de perches.

La muqueuse gastrique était laissée à macérer plusieurs. jours dans l’eau distillée à 0,01 pour 100 d'HCI. Celle de lintestin était extraite par la glycérine puis filtrée et diluée au 1/3 avec de l'eau distillée. La digestion portait sur de la fibrine colorée au préalable avec du carmin ammoniacal et soigneusement lavé, sur l’ovalbumine d’œuf, coagulée et réduite en petits morceaux, et sur de la gélatine d’après la méthode stalagmométrique.

Le pouvoir protéolytique des enzymes varie suivant la température, suivant le pH et encore suivant la nature des albumines soumises à son action.

L'activité maxima apparaît dans tous les cas sur la fibrine ; l’albumine d’œuf dur est plus facilement attaquable que la gélatine.

Les macérés de la muqueuse gastrique se montrent déjà actifs à la température de 1° ; avec l’élévation de la température, la vitesse de la digestion s’accélère jusqu’à la température optima, puis elle se ralentit de nouveau.

Aux températures de 1°, 5°, 10°, 15°, 20°, 30°, la fibrine a été digérée en 50, 45, 40, 30, 20, 15 min.; la température optima se trouve aux environs de 30°. L’albumine d’œuf et la gélatine ont le même pH optimum pour la digestion pepsique : la première substance est digérée à 30° en 3 h. 1/2, à 15° en 30 h. et à 10° en 46 h.; la deuxième est digérée à 30° en 22 h. tandis qu’à la température de 15° elle est digérée seulement à moitié et à 10° au 1/3.

Le pH optimum varie suivant la nature des protéines, s’élevant pour la fibrine à pH 1,65, pour la gélatine à pH 1,8.

La durée de la digestion totale suivant le pH est la

suivante :

Pour la fibrine :

pH 8,9 9,4 141 (ES 11,6 12,1 127

Durée de la digestion :

325 min. 165 105 100 45 65 80 Pour la gélatine :

DH 08 00e 9 4209;72., 101 11,6 12,1 12,4

durée en min. :

Pour l’albumine d'œuf :

À DH RE RENE 11.0-11.3 11.6-12.1 12.4 durée en min..... 2565 1860 1500

L’inactivation de la pepsine par la température élevée se manifeste déjà à la température de 60° ; si les râclures de muqueuse gastrique sont soumises sans addition de HCI à cette température pendant 15 mip. le pouvoir digestif de cette muqueuse après addition de HCI est tellement affaibli que le commencement de la digestion ne se manifeste qu'après 14 h. L'exposition de l’extrait additionné de HCI à la même température diminue très peu l’activité de celui-ci, et dans ce dernier cas, l’activité, la digestion est terminée en 30 min. On peut reconnaître le pouvoir protecteur de l’HCI pour la pepsine des poissons. Les températures encore plus élevées (70° et plus) détruisaient le ferment pepsique de la perche, au cours de ces expériences.

Les extraits glycérinés de la muqueuse de l'intestin sont plus actifs sur la fibrine à la température optima située entre 25-37°, sur la gélatine à la température de 26°, sur le blanc d'œuf dur à 37° ; par chauffage pendant 15 min. à la température de 70°, l’activité des ferments protéolytiques de cette muqueuse n’est pas supprimée ; elle est seulement affaiblie. Tandis que le chauffage à 50-60°, pendant 15 min., amenait une digestion complète de la fibrine en 1 h. 45 min, l’extrait soumis 15 min. aux températures de 70, 80, 90° digérait la même quantité de fibrine en 2h. 35, 3 h. 35 et dans ce dernier cas, la digestion n’était pas terminée même après 4 h. 35. En ce qui concerne

l’optimum du pH de la digestion de la muqueuse intestinale, les auteurs ont trouvé, au moyen du tampon de glycocolle et de soude, pour la fibrine pH 12,85, pour la gélatine pH 9,36; pour l’ovalbumine PH 12,3.

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