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LES FERMENTS HYDROLYSANT LES GLUCIDES

Hunter montre que l’amylase et l’invertase se rencontrent chez les poissons herbivores en plus grande quantité que chez les carnivores. Apparemment, il y a peu de changement dans le caractère des enzymes

et dans leur activité pendant l’évolution. Vonk, en 1928, montre la production de grandes quantités de carbohydrases dans la carpe herbivore, contrairement à ce qui se passe chez le brochet, carnivore. L'auteur admet que les enzymes des poissons sont semblables à celles des animaux à sang chaud. Chesley a repris la question en 1934, dans une revue qui s'applique à différencier les différentes amylases suivant leur coefficient thermique. Les températures optima étaient le plus souvent plus basses pour les amylases de poïkilothermes. L’auteur montre que les amylases biliaires et pancréatiques de plusieurs poissons marins ont un optimum critique à pH 7,2 quand la température est à 32° C, dans un milieu tamponné par des phosphates en résence de CINa. Hyckes, Mazanec et Szecsenyi ont fait, de leur côté, une étude assez approfondie des ferments hydrolysant les glucides. Les auteurs ont cherché à mettre en évidence l'influence de la température et du pH sur la vitesse de la digestion des glucides. Ils ont également cherché le taux minimum d’enzyme capable de provoquer la digestion. Les auteurs ont opéré avec des macérés d’intestin provenant de 33 sujets.

La muqueuse de l'intestin a été extraite par la glycérine, puis filtrée et diluée au tiers par l’eau distillée. La digestion portait sur de l’amidon en solution coloré en bleu par l’iode. La dose d’amidon était de 1 gr. pour 30 cc. d’eau. 0,5 cc. de cette solution était mélangée avec 0,25 cc. de macéré intestinal. Les auteurs constataient que pour les températures de 5, 10 15, 22, 37, 45, 50°, la décoloration de l’amidon se manifestait respectivement en 4 h. 40 min.; 1 h. 30: 60 min.; 17 min.; 10 min.; 3 min.; et 5 min.

La température optima est donc située entre 45 et 50°. Mais une température plus élevée ne provoque pas la destruction totale du pouvoir diastasique, Un extrait de muqueuse intestinale maintenu pendant une heure à 90° reste encore actif et digère l’amidon en 90 min. à 22°.

D’après les résultats de ces auteurs, l’amylase de lPintestin de la perche a une grande activité et elle digère encore pour des quantités minimales. Les auteurs ont trouvé qu’un millième de la quantité initiale de l’extrait intestinal digère encore l’amidon en 45 h. à 24°, tandis que la dilution au 1/2 digère la même quantité d’amidon en 75 min. On peut en conclure que ce sont justement ces taux minima contenus dans l’extrait qui avait été déposé à la température de 90° qui ont digéré l’amidon naturelle-

ment dans un temps prolongé.

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