‹ Bīografīi︠a︡ general-felʹdmarshala kni︠a︡zi︠a︡ Mikhaila Semenovicha Voront︠s︡ovaChapitre 6 sur 6 · ГЛАВА XXI · texte numérisé non relu

ГЛАВА XXI

«Notre angélique Empereur a eu la très grande bonté de m'envoyer le rapport original, qu'il a reçu du General Mourawieff, ainsi que les clefs de la citadelle. J'ai été de suite au palais, pour Le féliciter, ainsi que la Reine de Hollande. J'ai été enchanté de voir la joie de l'Empereur, Qui m'a rappelé les bonnes nouvelles, que nous Lui avons envoyé du Caucase l'année 1853, également en î^ovembre.

Лѣтомъ 1856 года Князь Воронцовъ, по совѣту медиковъ, опять прибѣгнулъ къ карлсбадскимъ водамъ; онъ возвратился оттуда въ Москву для присутствованія при коронованіи Государя Императора; но изнурительная лихорадка снова приковала его къ одру болѣзни и лишила счастія быть свидѣтелемъ совершившагося торжества. Въ этотъ день, священный для всѣхъ Русскихъ, Князь Воронцовъ былъ произведенъ въ генералъ-Фельдмаршалы. Накаеунѣ этого дня, вечеромъ, когда вся Москва волновалась въ нетерпѣливомъ ожиданіи минуты, въ которую, родившійся въ стѣнахъ священнаго Кремля, АлЕксАндръ II, въ тѣхъ же стѣнахъ возложитъ на главу Свою, державную корону русскихъ Царей; когда изнемогающій подъ бременемъ недуга Князь Воронцовъ скорбѣлъ о невозможности для него быть тому свидѣтелемъ, онъ былъ удостоенъ посѣщеніемъ Наследника Престола и Его Брата, присланныхъ къ нему Миротворцемъ для врученія Фегьдмаршалскаго жезла и слѣдующаго Высочай- ШАГО рескрипта:

«Apres son arrivée à l'Odessa, au commencement d'octobre, Mr le prince n'allait pas bien. Son beau front coupé par une ride montante, exprimait son abattement. Ce qui se passait en lui, nul ne saurait le dire, mais l'ordre qu'il mettait dans ses affaires et dans sa correspondance, le faisait deviner. Pendant son séjour à Moschny, il avait essayé de monter à cheval, mais il a été trop faible pour pouvoir le faire-, en se rappellant ce fait, il était toujours d'une profonde tristesse.

«Si parfois il lui arrivait de manger avec un peu d'appétit, cet appétit n'était que factice, les nerfs de l'estomac n'agissaient qu'imparfaitement; les stimulants ne pouraient plus être molestes, même par un écart de diète. Le dernier dérangement dans les voies digestives était tout bonnement une suite naturelle de cette faiblesse de nerfs, qui déjà approchait de la paralysie. Avec tout ceci, la tête resta lucide et aussi t otqu'il s'agissait

d'une conversation sérieuse, son jugement était parfait. Les grandes questions du bien-être général, et d'économie politique, il les abordait avec facilité, les exposait avec clarté, et ne dérogeait jamais aux principes, qui l'ont constamment guidé dans sa longue carrière d'homme d'état.

«Quoique se sentant mal, le prince fit encore jeudi le 1 nov. sa promenade habituelle en voiture. Revenu à la maison, il a dû se faire porter dans son appartement, ne pouvant monter le grand escalier. Depuis ce jour il resta alité. Sa maladie avait quelque ressemblance avec une ftèvre intermittente.

«Arrivé de ma campagne, samedi le 3 nov., de grand matin, j'allai de suite voir Mr le prince. Il avait pris beaucoup de sulfate de quinine et je le trouvai sous l'influence d'une très forte quinose. Les mains tremblaient et il n'entendait presque rien, a moins qu'on n'élevât bien fortement la voix. Vers 10 h. nous essayâmes: M-me la princesse et moi, de faire prendre au malade un peu de vieux vin de malaga; le vin passa, mais un petit morceau de pain trempé rencontra une gêne dans le gosier, qui força le prince à le rejetter. Il fit cela avec l'aide des muscles de la bouche, les nerfs du gosier étant évidemment affectés. Quelques instants après, les extrémités devinrent froides^ le pouls disparut. C'était une première attaque d'apoplexie nerveuse. Des frictions avec de l'ammoniaque firent revenir le pouls et la chaleur, mais l'assoupissement continuait et les mains tremblaient d'une manière effrayante, toujours occupées à se diriger vers la figure. Nous ne négligeâmes rien de tout ce qui

était nécessaire dans cet état de prostration générale, mais il n'y avait pas de mieux jusqu'à 7 h. du soir. Alors il se fit un changement tout à fait inattendu. Le prince causa parfaitement bien, s'assit dans son lit, prit son thé avec du pain, sans être le moins du monde embarassé par le grand verre qu'il tenait; ses mains ne tremblaient plus. La princesse ne quittait pas jour et nuit le lit du malade. Nous étudions chaque désir, chaque trait, chaque mouvement, pour pouvoir agir en conséquence. Il faut dire que pendant ce temps le prince resta d'une humeur parfaitement calme; parfois même enjouée. Il tenait peut-être à rassurer madame la princesse. Il ne mangeait presque rien du tout-, mais il prenait son thé avec beaucoup de plaisir, et un peu d^eau de soude. Il ne se plaignait que de douleurs à la jambe où on lui avait appliqué des sinapismes.

«Mardi, le 6 nov. le prince avait l'air bien fatigué. Se sentant pendant la nuit un grand vide dans l'estomac, il avait demandé contre son habitude une tasse de café noir. Quoique faible, le prince nous étonna par sa lucidité, par sa parfaite sérénité et par des preuves de mémoire, qui étaient tellement détaillées, que nous crûmes nécessaire de vérifier les faits, pour savoir si ce n'était pas dans un accès de délire qu'il nous parlait avec tant d'assurance sur des choses que nous ignorions. En le voyant agir de cette façon, personne n'aurait pu deviner, qu'il ne devait pas survivre à cette journée.

«A Зу^ h. aprës-midi, le prince n'avait plus envie de prende sa médecine, disant qu'elleétait bien mau-

vaise et demandant de l'eau de soude; 5 minutes plus tard, après en avoir bu, il dit qu'il voulait se reposer. Peu d'instants après, M-me la princesse entendit un râle, — c'était la répétition de Tattaque de l'apoplexie nerveuse de samedi. A 4 h. 20 minutes, le coeur battait encore, mais il était vide; à 4 h. 25 min. il ne restait plus de cette noble vie, qu'un corps inanimé; mais l'expression d'énergie et de douceur, jadis si bien mariées dans sa belle figure, lui était revenue tout d'un coup, et nous le vîmes tel, que nous l'avions connu il y a 15 ans. C'étaient bien les traits de cet homme, dans lequel la Russie perd une de ses plus pures illustrations.

«Favorisé depuis son enfance dans tout ce qui a rapport à l'organisation phisique: bel enfant, beau jeune homme, beau vieillard, le prince a eu encore le bonheur de mourir comme on meurt rarement. C'est sans douleurs, et sans tourments, d'une agonie prolongée, qu'il rendit à Dieu sa belle âme. Après avoir parcouru, dans les dernières années une partie de TAsie et de l'Europe, il vient finir ses jours, à Odessa, lieu des grands souvenirs de son activité administrative et de ses affections sans nombre. C'est par ceux qui étaient ses plus proches que son corps devait être conduit à sa dernière demeure.

Леченія, коимъ Князь слѣдовалъ за границею, не имѣли большаго успѣха; покрайней-мѣрѣ я не замѣтилъ значительнаго измѣненія въ той чрезвычайной худобѣ, обозначившейся въ зиму съ 1853 на 1854. годъ. Воспаленіе въ груди (pleurésie), бывшее послѣдствіемъ простуды, тѣмъ болѣе должно было потрясти жизненныя силы Князя, что болѣзнь эта по самому своему естеству требовала разслабляющихъ средствъ леченія.

Возвратясь пзъ своей деревни утромъ рано, въ субботу 3-го ноября, я немедленно посѣтилъ Князя и нашелъ его подъ вліяніемъ сильнаго хиннаго припадка (quinose), происшедшаго отъ большихъ пріемовъ сульфата хинины. Руки его дрожали, онъ почти ничего не слыхалъ иначе, какъ если говорили не съновышеніемъ голоса. Около 10-ти часовъ Княгиня и я склонили больнаго вьшить немного старой малаги; вино прошло, но небольшой кусокъ обмакнутаго въ ономъ хлѣба, встрѣтилъ препятствіе въ горлѣ, и былъ выкинутъ; это Князь могъ исполнить лишь чрезъ пособіе мускуловъ рта, — горловые нервы видимо были поражены. Прошло нѣсколько минутъ, оконечности остыли, пульсъ исчезъ; то былъ первый припадокъ нервической апоплексіи. Втиранья аммоніакомъ возродили оживленіе пульса и возвратили теплоту, но усыпленіе продолжалось; руки страшно дрожали, направляясь непрестанно кълицу. Мы прибѣгли ко всѣмъ возможнымъ средствамъ въ таковомъ состояніи всеобщего онѣмѣнія, но оно нисколько не

*) Іоан. XI. 26.

по тому самому всецѣло принадлежитъ нашему Творцу и Господу, это — такъ называемые, дары природы и естественныя способности наши, коими всеблагая десница творческая, напутствуетъ каждаго человѣка, грядущаго въ мгръ '"'). Какъ ничѣмъ еще не заслуженные, дары сіи, въ самой наибольшей совокупности своей, не составляютъ сами по себѣ нравственнаго досюинства въ человѣкѣ;, могутъ даже, при злоупотребленіи ими, обращаться въ тягчайшую вину для него^ но, по намѣренію Промысла Божія, должны служить основаніемъ и условіемъ къ его будущимъ заслугамъ и достоинству. Вторая часть въ составѣ земнаго бытія нашего, находясь также въ тайной зависимости отъ Промысла Божія, отдана, можно сказать, въ собственныя наши руки. Это самое употребленіе въ дѣло данныхъ намъ при рожденіи силъ и талантовъ, иначе сказать, вся совокупность нашихъ свободныхъ чувствъ, мыслей и дѣйствій. Поелику тутъ мѣсто всей свободѣ и произволу человѣка, то здѣсь же полное MtcTO его заслугѣ и нравственному достоинству, его прославленію, или осужденію предъ Богомъ и человѣками.

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*) Лук. XXIV, 28.

"•) Лук. XXIV, 29.

•) Іоан. IY, 37.

*) Псаі. cxm, 46,

•) 1 Кор. XI, 10.

*) Мат. XXV, 21.

') 1, Кор. XV. 43-44.

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