Educatore, 1854, p. 315; 1855, p
2. Texte italien : A Alb?rto Cohn, per la sua carità régénératrice deW Oriente israelitico, i correligionari italiani.
A Albert Colin, pour sa charité régénératrice de l'Orietît Israélite, ses coreligionnaires italiens. 1855.
La médaille envoyée à la famille de Rothschild portait ces mots ^: A la noMe famille de Rothschild, qui est, par sa charité sublime, la gloire du nom Israélite, les coreligionnaires italieyis. 1855.
Ainsi, les Israélites italiens, interprètes du judaïsme du monde entier, apportaient en même temps leurs hommages à la famille qui avait accompli tant de bonnes œuvres et à celui qui fut pendant de nombreuses années l'heureux et excellent ministre d'une si grande charité, ils les associaient dans un même sentiment d'admiration et de reconnaissance I
Un dessin de cette médaille, face et revers, se trouve dans VAnnuav^e pour l'an 5617 (1856-57) d'A. B. B. Gréhange, p. 84 et 85.
1. Texte italien : Alla nohile famiglia de Rothschild, del nome israelitico splendore, i correligionari italiani.
Second voyage en Orient (1856). — Départ pour Jérusalem après la guerre de Crimée. — État des établissements fondés antérieurement. — Publications encouragées. — Départ pour Gonstantinople. — Situation des Israélites de cette ville. — Heureux développement de l'école fondée lors du premier voyage. — Service religieux pour les soldats Israélites français morts pendant la guerre. — Audience près du Sultan. — Écoles Israélites à Gonstantinople. — Retour à Paris. — Banquet offert à Albert Cohn par les administrations Israélites de Paris.
Albert Cohn avait annoncé aux israélites de Jérusalem qu'il viendrait les revoir bientôt. Il exécuta son second voyage en 1856, à la fin de la guerre de Crimée.
Il quitta Paris au milieu du mois de juin, s'arrêta à Lyon pour visiter les institutions israélites i, passa par Turin, Verceil 2, Milan,
1. Univers Israélite XI, 468. Lettre de M. le grand rabbin Weinberg. Cp. Archives israélites, 1856, p. 424.
2. UEclucatore reproduit les paroles prononcées par Albert Cohn à la synagogue de Verceil le samedi 20 juin {Educatore, 1856, p. 193). A Padoue, Albert Cohn s'arrêta, principalement pour voir Gabriel Trieste, Almanzi et S. D. Luzzatto, trois hommes qui ont fait le plus grand honneur au judaïsme italien.
Padoue, Venise, et s'embarqua à Trieste pour Alexandrie, où il arriva le mercredi 2 juillet.
Les écoles de garçons et de filles fondées dans cette ville, sous l'impulsion d'Albert Cohn, étaient prospères. Elles comptaient chacune au moins 150 élèves, et l'école des missionnaires anglais, fréquentée autrefois par les Israélites, avait été fermée ^ M. le chevalier Pereira surveillait la marche de ces établissements avec le plus grand dévouement. Il est resté jusqu'à nos jours dans ce poste honorable.
Albert Cohn alla visiter le Caire, qull n'avait pas vu lors de son premier voyage. Il prononça un discours dans la grande synagogue pour engager la communauté à créer une école. Il visita l'intéressante communauté caraïte de cette ville, et, après avoir accompli un pieux pèlerinage à Fostat, illustré par le séjour de Maïmonide, il s'embarqua pour Jaffa. Il y rencontra (20 juillet) M. Ludwig-August Frankel, qui, le 29 juin, avait inauguré, au milieu de grandes difficultés, l'école fondée à Jérusalem par M""' Élisa Herz, et retournait maintenant à Vienne 2.
1. Lettre d'Albert Cohn dans la Monatsschrift de Frankel, V (1856), p. 376. Cp. Univers Israélite, X, 409.