‹ Biographie d'Apollonios de Rhodes [microform]Chapitre 12 sur 55 · Op. cit, p · texte numérisé non relu

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est probable que les témoignages d’Athénée et d’Elien, ainsi que la poésie sur Naucratis, révèlent certaines relations entre Apollonios et cette ville, comme le suppose Knaack.

Mais comment faut-il se représenter ces rapports ? Selon Christ, les citoyens de la colonie grecque de Naucratis dont il avait chanté la fondation lui avaient décerné le droit de cité. Le fait est certain pour Rhodes et justifié par le succès des Argonautiques, le brillant enseignement d’Apollonios, la durée de son séjour et ses poèmes sur la fondation de Rhodes, de Caunos et de Cnide?. Pour Naucratis, les seuls indices sont, avec la Otisis de cette ville, le surnom transmis par Athénée et Elien. Le poème n’est pas à lui seul une preuve suffisante : l’auteur ἃ chanté les origines de Caunos et de Cnide, comme celles de Rhodes, sans recevoir, à notre connaissance, le droit de cité dans les deux premières villes; de même il a pu écrire des fondations de Naucratis et de Canopos sans qu’on lui décernât le titre de citoyen. Mais comme le surnom de Naucratite est rappelé par Athénée à propos du poème sur Naucratis et à ce sujet seulement, on peut croire qu'il est en rapport avec cette œuvre d’Apollonios. Il est donc possible que les habitants de Naucratis aient décerné le titre de citoyen au poète d'Alexandrie qui avait chanté les origines de leur ville.

De Wilamowitz-Mællendorff® propose une autre explication, adoptée par Kærte‘ et Perrottaï: l’auteur des Argonautiques, serait en relation avec Naucratis par sa famille, origi-

1, Geschichte der griechischen Litteratur, 6° éd. par O. STAEHLIN et W. Scamin, Munich, 1920, t. II, p. 140 n. 6.

2. Cf. MicHAELISs, de Apollonii Rhodii fragmentis, dissertation, Haïle, 1875 et Mooney, éd. des Argonautiques, Introduction, p. 49 8,

3. Hellenistische Dichtung in der Zeit des Kallimachos, Berlin, 1924, I, 206 : « Il était citoyen d'Alexandrie, probablement d’une famille venue de Naucratis puisqu'il s'appelle aussi « de Naucratis ». Id., p. 207. « ἢ était originaire d’une famille établie depuis longtemps en Egypte. »

4, Die hellenistische Dichtung, Leipzig, 1925, p. 151.

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