Id., VII
9, GERHARD, Lectiones Apollonianae, Ὁ; MERTENS, Quaestiones Theocriteae, 1, 8 (Progr. Lôtzen, 1887); GERCKE, Rh. Mus., t. XLIV, 137 ss.;
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contre Antagoras de Rhodes ou certains auteurs de longs poèmes épiques!; d’autres enfin, plus prudents, une déclaration de principe très générale, sans allusion à un poète en particulier’. Si on n’admet pas que l’épilogue de l’Hymne II vise Apollonios, ce passage présente alors un sens plus large : les chants vastes comme la mer et le grand fleuve d’Assyrie désignent les longues épopées, Thébaïdes ou Héracléides, et non les Argonautiques; le vers sur Apollon qui repousse du pied l’Envie est une allusion aux succès de Callimaque et aux échecs de ses ennemis en général; l’Envie et la Raiïllerie représentent deux catégories parmi les adversaires de Callimaque. La carrière de ce poète aurait été marquée par deux conflits : le premier, avec les partisans d’Antimaque et de la grande épopée qui avaient critiqué les Aitia, fut terminé par le succès de l’Hécalé; le second, avec Apollonios, après les Argonautiques, se termina par l'exil du poète alexandrin. L’hymne à Apollon, dans son épilogue, ne ferait allusion qu’au premier, auquel Apollonios ne fut pas mêlé puisque ses Argonautiques sont postérieures à l’Hécalé qu'elles imitent.
Cet argument chronologique aurait une importance décisive si nous ne connaissions pas plusieurs éditions des Argonautiques signalées par les scholies et les vies d’Apollonios; en réalité, il n’est valable que pour l'édition définitive qui nous est parvenue, et nous ne savons pas si la première lecture de ce poème eut lieu avant ou après l’Hécalé. Dès lors,
Busca, de bibliothecariis Alexandriae qui feruniur primis, 9 et 35; SUSE- MIHL, Analecta Alexandrina, 1, 3 et Geschichte der Griechischen Litteratur in der Alexandrinerzeit, 1, 208 n. 34; DE WiLAMOWITZ, Hellenistische Dichtung.., 11, 184; RosTAGni, Riv. di Filol., 1928, 50 et Poeti Alessandrini, 85 ss.
1. MERKEL, éd. d’Apollonios, Prolégomènes, p. XXV; HILLER, Cité par RANNoOw; RANNoOw, W. kl. Ph., 1888, 101; ΒΟΗΡΕ, Der griechische Roman, 22. n. 1; BERGK, cité par Rohde, ibid.; HAULER, de Theocriti vita et scriptis, Fribourg, 1850, p. 15, cité par Rohde.
2. CouarT, La poésie alexandrine, 393, n. 3; LEGRAND, Etude sur Théocrite, 36 n. 2, 57 ἢ. 8; édition de Théocrite, 10 n. 4; HEUMANN, De epyllio alexandrino, Ὁ. 18.
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la distinction faite par Cahen entre les deux querelles soutenues par Callimaque, la chronologie établie par ce savant entre les Aitia, le premier conflit, l’Hécalé, l'hymne à Apollon, les Argonautiques et le second conflit, tout cela devient incertain. Enfin, même si l’on admet que l’épilogue de l'hymne vise d’autres poètes qu’Apollonios, il n’en résulte nullement qu’Apollonios ne soit pas visé avec eux. La première interprétation reste donc la plus vraisemblable, avec cette réserve qu’Apollonios n’est sans doute pas visé seul.
L’allusion à Apollonios, seul ou avec d’autres, nous paraissant très probable, il y a intérêt à rechercher la date de l'hymne à Apollon pour fixer celle de la querelle entre les deux poètes. On ἃ supposé parfois que l’épilogue, avec 88 polémique littéraire mal rattachée à un poème d'inspiration civique, était postérieur à l'hymne et avait été soit introduit à la place d’un épilogue supprimé, soit ajouté au poème par Callimaque dans une édition complète de ses Hymmes:. Cette théorie, acceptée en dernier lieu par Couat, paraît aujourd’hui abandonnée. Ce n’était qu’un expédient destiné à supprimer une contradiction entre la date probable de l’'hymne calculée d’après les allusions historiques et celle de la querelle entre Apollonios et Callimaque, fixée d’après d’autres documents. On doit donc regarder l’épilogue comme inséparable et contemporain du poème.
L'’hymmne à Apollon, écrit probablement pour la fête d’Apollon Carnéien à Cyrène « est une pièce patriotique et religieuse. Il affirme la foi des Cyrénéens et du poète leur concitoyen en la protection de leur ‘divin patron’ ». A deux reprises, Callimaque affirme les droits des souverains de Cyrène protégés par Apollon :
1. AHLWARDT, Cité par WEICHERT, P. 80; BECK, de glossemat. criticis, 1, 8; DicTney, Analecta Callimachea, 32; MERKEL, éd. d’Apollonios, XIX ss.; CouaT, La poésie alexandrine, 512.