‹ Biographie de Charles Thibault, EcrChapitre 8 sur 18 · ET · texte numérisé non relu

ET

bénis et les chants de ses féles populaires. Oui, pour vous les répéter, les échos du pays les répercutent encore.

Voilà ce que je devrai dire à mes mandataires de par delà les rives du Missouri ou des bassins de l’Aroostook, quand j'aurai à leur rendre compte de la mission qu'ils m'ont confiée.

Cette fête, MM. est la revendication pacifique de nos privilèges, c’est l'énumération de nos forces, c’est la constrtation de notre puissance, c’est l'affirmation solennelle de nos droits :—droits reconnus et respectés, du reste, par l'Angleterre et les Puissances avoisinantes. Les nations nous regardent avec étonnement. ‘ Ne sont-ce pas là les restes de ce petit peuple abandonné, trahi, persécuté, oublié et soumis à l'étranger, il n'y a œuère plus d’un siècle ? ”

Et l’on est surpris de notre nombre prodigieux ; l’on ose à peine croire à la grandeur de nos travaux, à la multiplicité de nos institutions, à la consolidation de nos œuvres, à notre préservation miraculeuse, sur cette terre d'Amérique ! Pourquoi ?

si ce n’est parce que l’on nie les rapports mystérieux, de la nature mora-

le et de la nature physique! de l’âme et du corps ! du ciel et de Ja terre ! et que l’on n’admet plus l’action Providentielle sur les sociétés terrestres !

Penché, sur l’abîme de doute, comme Empédocle sur le cratère de l’Etna, l’homme désespère ! le doute a remplacé la foi ! Comme si le chrétien n’était pas la continuation d’un principe éternel ? Comme s’il n’était pas l'extension d’une résurrection vivante, sortie victorieuse de la corruption de la mort et des entraves du tombeau ?

Les maux des sociétés modernes proviennent de trois négations.

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