‹ Biographie de la ville de SaintOmerChapitre 17 sur 19 · MO · texte numérisé non relu

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Cultivé les beaux-arts et qu'il se plaisait à s'en montrer le protecteur.

Joseph-Alphonse de Valbelle continua d'une manière éclatante les œuvres de charité de ses parents et prédé» cesseurs, et combla particulièrement de largcsaes l'hôpitalgénéral et le séminaire. Il passait aussi pour un amateur éclairé des sciences et des lettres , et aimait à s'enquérir des particularités historiques sur le comté d'Artois. A une certaine époque où les plus doux et les plus glorieux souvenir» n'étaient aucunement sacrés , où l'on n'apprenait à la nouvelle génération qu'à ne respecter que le crime et les absurdités de tous genres , les augustes effigies de ces ■vénérables soutiens d'une nombreuse famille sans cesse renaissante, furent traînées dans la fange et brûlées enfuite sacrilègement sur la place des auto-da-fé révolutionnaires ; mais le triomphe de l'iniquité est ordiuaireraeut passager ; un monument en marbre fut érigé à la mémoire chérie des Valbelle dans la chapelle du refuge salutaire qu'ils avaient assuré à des milliers d'orphelins; un pinceau expérimenté s'était chargé de faire revivre leurs traits. Les principales autorités de ce département assistèrent solennellement à l'inauguration de cette réparation tardive , le 27 janvier 1810 , et les Muses se joignirent aux accents innocents de l'enfance pour célébrer les vertus et les bienfaits de ces trois excellents princes de 1 église.

Louis- Il il a ire de Conzié était l'ami de Ducis. Il avait eu la fatalité de contribuer à envoyer Robespierre au collège de Louis-le-Grand.

Echappée miraculeusement aux Normands du 9. me siècle et aux destructeurs du 19. me , Notre-Dame de Saint-Omer , moins belle mais plus heureuse que sa sœur , l'abbaye de Saint- Berlin . redevenue uaroisse anrès le concordat de

18(M t aujourd'hui encore le principal ornement de cetUf cité , n'eut dans ce siècle qu'à s'applaudir de l'administration favorable et des mandements conciliateurs de l'érêque du nouveau diocèse; (1) et à la suite des membre! renommés de son aneien chapitre, elle peut encore comme on l'a vu (page 202) ajouter avec orgueil , dans son nécrologie , ses deux premiers curés.

Qéàwieâ \^?cl((cvi6 et Jlotuj&ua.

Le séminaire diocésain établi en 1558, et le collège de Saint-Bertin fondé en 1561 , n'avaient pas tardé à acquérir line haute réputation d'excellentes études. Le collège des jésuites wallons , institué en 156C , devint bientôt leur digne rival. On vil sortir successivement de cette savante maison Dausque , An toi no de Balinghem , Malbrancq , Dueygne , Taffin , Stratius , Bonvoisin , Desnouricea , Groticr.

Pierre Tà*tin naquit à Saint-Omer en 1598; camarade d'enfance avec Jacques Malbrancq , Il entra en même temps qne ce dernier dans la maison des jésuites wallons de Saint-Omer. Il y fit de fortes études , enseigna après les humanités en différents collèges de la société . la philosophie à Mayence , et la théologie morale à Mons. Il fit imprimer dans l'ancienne ville des Nerviens son année titulaire , chex le même typographe qui venait de gratifier les Morins du premier volume de leur histoire. H passa ensuite quelques années dans le monastère de Tournai J

(i) Hugues-Robert- Jean-Charles de Lntour d'Àuve rgue-Lauraguaii t «é su château d'An avilie , département de la Haute- Garonne , la i4 •eût 1768, sacré évèquc d'Arras la 1 6 nui îtoa» r

— Wfl —

auprès de son fidèle ami , qu'il aida avec enthousiasmé et utilité dans ses investigations laborieuses sur les anciennes choses de leur ville natale.

Son ouvrage intitulé de veterutn roman ont ni fari, cum ludorum sœcularium nom chronologie , io-4.° , et publié à Tournai en 1640 , est inscrit dans notre catalogue sous le n.° 3855. Le texte signale l'éclat et le grandiose des fêtes romaines ; des notes savantes en démontrent clairement les diverses cérémonies , et des recherches nombreuses ne laissent rien ignorer du but et de la moralité des pompes fastueuses des vainqueurs du monde.

Les dernières pages de cet écrit , insérées dans les antiquités romaines , exposent les raisons qui en ont inspiré la composition , et les motifs qui engagèrent les jésuites à consacrer solennellement 4'année séculaire de leur établissement. L'idée culminante de Pierre Taffin , toute singulière qu'elle peut paraître , est néanmoins ingénieuse et tout-à-fait conforme aux habitudes de notre pays. Les annales de cette cité mentionnent formellement l'antique coutume d'honorer périodiquement et avec splendeur les fondations des communautés , le souvenir de quelques grands événements attribués à la protection céleste , et les mémorables anniversaires. Ces fêtes chrétiennes étaient tans contredit pleines de charmes et de jours heureux; depuis lors , que de jours sacrés , que de fêtes nationales •e sont succédé !

Pierre Taffin est mentionné avec distinction dans plusieurs biographies ; il est mort à Lille , le 8 mai 1650.

Antoine Stràiius , audoroarois , a composé , au com* ihencement du 17. me siècle, un recueil d'épi grammes. Il passait pour un fameux auagraromatiste.

Pierre Desnouhices , audomarois , avait conçu on ou- Trage considérable : Flores rerum admirabilium , qui de-

tait contenir plat de 30 volume* , en y comprenant nne collection d'oraisous.

Les jésuites anglais armèrent ensuite, le 16 mai 1594 v et leur magnifique établissement servit , sous tous les rapports , d'asile conservateur aux enfants des seigneurs ca* tholiques , et de séminaire général aux prêtres irlaudaia qui fuyaient l'hérésie sanglante de la féroce fille de Henri VIII. Cette institution a été long-temps très-réputée dans toute la Grande-Bretagne , et plusieurs Anglais célèbres y sont venus faire leurs études. Voltaire voulait malignement désigner cette maison , lorsque dans l'écossaise , à propos de la subtilité d'un de ses personnages , il glisse cette observation : « Il semble que tu aies ctu- « dié à Saint- Orner, m Alban Butler en fut l'un des présidents les plus instruits ; il y décéda le 15 mai 1773. La mémoire de ce pieux écrivain sera toujours en vénération dans notre cité. Les manuscrits autographes du malheureux Jacques II ont été déposés dans ce collège au commencement de la révolution française. Un aperçu historique sur le séjour des Anglais à Saint-Omer , ne serait pas encore sans intérêt pour l'histoire générale de cette contrée.

Sous les successeurs des jésuites et sous les doctrinaires , l'instruction publique se soutint avec honneur dans cette commune ; elle s'anéantit ensuite comme toutes les autres institutions pendant les années calamiteuses où de nombreux athées en sabots présentaient à l'envi des plans do jégénération sociale. C'est une belle page pour les antiquaires de la Morinie que le tableau des variations et des vicissitudes de l'instruction publique depuis Alcuin jus* ^u'à nqtre ère actuelle de progrès.

CDotuMui'ixtiw. <^ LuvtUeu.x. 3*iexe6 mm eu a.

cReft<jteux diveioj.

Voici les nom* fies plus savants membres du courent des dominicains, rétabli à Saint- Orner , eu 1479, inlrà-

Pascal Monpajety Julien Grand- Ami , Baltasar Thellier, Guillaume Seguier , Jean Deslois, Jean Nonnart , Louis- Bertrand Loth , Philippe Lambert , Louiê et Ambroise Manssal , Jean Lefebvre , Pierre Décrois, Raimond de Lannoy, Nicolas Fatou % Jérôme Henneguier et Thomas

Pascal Monpâjet jouissait dans tout le royaume de la considération la plus flatteuse. Fils d'un simple armurier de Saiut-Oincr, et promu à diverses dignités ecclésiastiques , il avait fait graver dans ses armoiries , pour conservor la mémoire de sa naissance , trois casques et un chien portant un flambeau , avec cette inscription ; Dotnini est sa lus.

Guillaume Seguier , né à Saint- Orner en 4600 , dominicain célèbre par sa science et ses travaux , excellait dans ses investigations curieuses dans le domaine des antiquités. Il composa plusieurs traités relatifs à son ordre , di- Verses œuvres ascétiques , et les deux ouvrages suivants : Monumenta et antiquitates provinciœ inferioris Germanim. ' — Diarium antiquitatum ac rerum notabiliarum tum ordinis , tum patriœ suœ.

Jérôme Henneguier , né à Saint-Omer , en 1633 , l'un des plus subtils philosophes de Tordre des dominicains , professeur de théologie à Cambrai , bon compositeur de Ters latins , a rédigé divers traités de théologie en

fetine, et plusieurs dissertations ascétiques. Son petit Kvl»; publié à Saint-Omer , en 1674 , et intitulé : CultuM Mari* vindicatif adversité monitorem anonymum , a eu trois ou quatre éditious , tant en français, qu'en latin et en flamand. Ce savant ecclésiastique mourut en cette Tille le 13 mara

Thomas Turpin , successeur de Ferry de Locres , comme historien de la ville de Saint- Pol , était profès au couvenf des dominicains à Saint-Omer, en 1715. Nous possédons encore huit manuscrits de la belle bibliothèque de cette maison , dont 4 sont de Turpin. Le n.° 771 est l'autographe de l'histoire des comtes de Saint Pol , imprimée à Douai , en 1731 , in-8.»

Bruno d'àffringues , né à Saint-Omer vers le milieu da !ô\" siècle, docteur en droit, élu en 1600 prieur de l'ordre des chartreux , estimé des papes Grégoire XV et Urbain VIII, considéré par Henri IV, avait la réputation d'un des plus érudits ecclésiastiques de son temps. H était principalement versé dans les antiquités chrétiennes ; 4 Jaissa on recueil de sermons éloquents.

Il mourut à la grande charlreuse , en 1632.

-ni Notre catalogue contient 26 manuscrits de la chartreuse de Longuenesse , fondée dans le 14."" siècle , par Gillehert , de l'illustre et bieufaisante famille de Sainte-Aide* goude. (1)

(s) C'est ici l'occasion de réparer une lacune historique de ls séria des auteurs et tavmnts divtrs ( page i33 ).

Antoine d'Affringues ou àffreogues, conseiller principal de la ville, eo 1641 . et membre de la chambre du conseil d'Artois i Saint-Omer, le st février iG58, a composé une chronique relative à cette ville, en A vînmes. Le premier , attribué mal à propos à Hubert d'Affringues,, procureur de la commune et depuis coiyailler , copié par Maviimliejy.

, Jean-Louis dh Saint-Joseph , ne à Saint-Omer vert Va« 1612, carme déchaussé, est auteur de divers écrits sur l'histoire ecclésiastique, et des deux ouvraçes «uivanU: i.° L'inconstance de la fortune de l'empire romain dan* lé succession de* empereur* ; 2.° des trois race* royales d* France , de Mèrovèe , de Pépin et de Capet t dans la auccession des comtes de Flandre. Ces productions manuscrites ont été déposées chez les carmes déchaussés de Douai où

l'auteur est mort le 6 mai 1690. Existent-elles encore?

Pierre de la mère de Dieu, né à Saint- Orner, vert Tan 1635, mort à Douai le 1." avril 1705, carme déchaussé , prédicateur éloquent , a composé plusieurs traités sur sainte Thérèse.

Joseph-Xavier Lefrançois, conseiller secrétaire, remontant pour ainsi cure quoique rapidement à l'origine de la cité , commence régulièrement vers le milieu du i6. mC siècle , et se termine inclusivement au siège de i638 ; ce volume fut traoscrit en 1640, par Pierre d'Affringues p moine de Sain 1 -Berlin dès 1617 , auteur de quelques écrits m} «tiques, loué par Siuiou Ogier, et dout la pierre tumulaire se voit encore dans la chapelle de saint Joseph ; à Saint-Denis. Un double ou plutôt uu extrait de ee volume fot rédigé le 4 avril i65i , par C. B. d'Affringues. La chre-, nologie de cet abrégé , où il est encore question d'un George d'AUringuei, antiquaire, est de 1 i 3 ; à la fin du siège de 1 638-

' Le deuxième volume, attribué aussi par erreur à Robert d'Affringues, et copié de même par le sieur Lefiançois, descendant de l'auteur, comprend la période historique écoulée entre le 17 octobre 1640 jus-; qu'au »8 juin i658.

Ces manuscrits contiennent des détails fort importants pour notre histoire locale , et sont cités fréquemment. Le nom des Aûringues a été très- honoré dans cette commune.

• Il se trouve à la bibliothèque de Douai nn livre d* la Toison-d'or , •recueilli par Josse Carton, natif de Saint-Gunter , in-4. 0 — - Paquot nous apprend que Charles l'Engrand , né à Saiut-Omer , très- versé dans la langue grecque et la philosophie ancienne , floriasait à Gènes *m •ommencement du 17."" siècle.

— Wl —

Koms trouvons dans l'ordre de Saint-François Tes non*

tttimable» de Pierre et François Wallon- CapeUe , Jean

JJrugnian , André Couvreur, i

Pierre Wallon-Capelle , né à Saint-Qmer dans le 16.

siècle, prieur de Saint-Winoc , rédigea en partie les annales de ce monastère , déjà commencées par Jean et Tho-

enas Diacre. Il écrivit aussi une relation des troubles re«

ligieux de la Belgique. }

François Wallox-Capelle , depuis évêque de Namur , né à Saint-Omer , mort le 17 février 1592 , a publié une dissertation sur la situation topographique de la Tille dit Rome.

Parmi les moines audomarois de l'abbaye de Clairraarais , nous indiquerons Hubert Raoul , lequel fit paraître à Douai , en 1598 , Yoraieon funèbre d'Alexandre Farnèse.

François de Montmorency , fils aîné de Louis de Montmorency , seigneur de Beuvry , et de Jeanne de Saint- Omer , né à Saint-Omer vers Tan 1578 , après avoir* fait de bonnes études , devint prévost de la collégiale de Caè-

sel , grand doyen de la cathédrale de Liège , et après avoir hérité du vicomté d'Aire , se fit jésuite à l*age de 40 ans ; il fonda dans cette dernière ville le collège des jésuites et à Douai le séminaire de théologie. Il mourut le 5 février 1640, perclus depuis plusieurs années par «ne goutte sciattque. C'était un littérateur très-habile. 11 obtint un suecès non contesté dans la poésie latine. Il publia ; principalement à Douai , en 1629 , poetica saeromm «miicarum expoiitio.

. Charles Ducanda , né à Saint-Omer vers Tan 1565 , prieur du couvent des prémontrés à Dompmartin , près Hesdin , « composé la vie de eaint Thomas de Cantorbéry , in- V #

imprimée a Saint-Omer en 1615 ( page i05 ) , en quatre livres, destinée aux catholiques anglais de cette ville*. On sait que l'illustre archevêque , fuyant les persécutions de Henri II , trouva un refuge momentané dans l'abbaye de Saint-Bertin. C'est un des épisodes intéressants de notre histoire locale. Il était assez convenable que la vie eurieuse de ce prélat fût racontée par un religieux audo- "marois. Ducanda traduisit en outre de l'italien et du latin la où de saint Charles Borr ornée , in -12 , à la suite dé laquelle se trouve celle de sainte Françoise de Buxis. Cette traduction fut imprimée par Charles Boscard , à Saint- Omer , en 1614. Ce volume manque à la bibliothèque.

François de Torcy. , doctrinaire de la maison de Vitry , recteur du collège de Saint-Omer à l'époque de la révolution , adopta les idées nouvelles avec modération. 11 donna sa démission le 22 septembre 1792 , et quitta Saint- Omer Tanuée suivante. Il composa divers écrits sur l'église gallicane, assista au concile de Paris, et mourut en 1806.

Guillaume- Louis- Joseph Piers , né à Àudruicq en 1722, . exerça d'abord pendant cinq ans le sacerdoce en la paroisse de Sainte-Marguerite ; il enseigna ensuite au collège français la rhétorique pendant vingt-huit ans ( 1763 — 1791); il avait rédigé un traité de cet art qui obtint long-temps une estime générale dans cette contrée. À l'époque de la révolution , il jouissait de quelques pensions accordées par forme de récompenses et de retraite , en considération de ses longs services. En 1793 , il se réfugia à Nordquerque, . et de là il se rendit dans la Hollande , où il fut suivi d'une foule d'ecclésiastiques , la plupart ses anciens élèves. Il mourut , dit-on , à Rotterdam , en 1794 , regretté de •es malheureux compagnons d'exil qu'il savait consoler par ' f aon excellente philosophie. Cependant le directeur -général i tic la dette publique demanda Sur son compte de» reosei-

%ncments à notre administration communale , le & mai

Philippe- Jean -Baptiste Piers , né à Ruminghem le t avril 1743 , fit également honneur à l'état ecclésiastique. Confesseur en langues étrangères de la ville de Paris , il publia , en 1791 , l'histoire du schismr de la nation française] quelques écrits dogmatiques, en 1792; et, en 1797 , un discours politique et historique sur la mort 1* Marie Antoinette , reine de France. Il décéda dans son lieu natal , le 26 janvier 4&08.

L'abbé Delattrb ^ décédé le 24 octobre 1*33 , rkîaire de la paroisse de Saint-Denis , était un prédicateur érudit et infatigable ; il cultivait les lettres et faisait encote vo lontiers le chronogramme de rigueur , tradition de l'ancien goût de nos pères.

Cet extrait biographique pourra procurer peut-être quelque facilité à l'histoire littéraire de Saint-Omer. Nous avons noté scrupuleusement les genres différents et les époques diverses des compositions audomaroises. A la vérité, la plupart des auteurs de notre légende monastique sont aujourd'hui totalement inconnus ; mais ces modestes écrivains ont rendu jadis des services éminents , et leur souvenir mérite assurément de survivre à la destruction de leur ordre ou de leur maisou.

Slîtotttons tt (Dbgfrmttions.

Nous avons découvert et accueilli avec empressement . quelques documents nouveaux sur divers articles de notre biographie , et loin de nous refuser aux annotations néeessaires , nous avons regardé comme un devoir de les faire connaître.

Sugeii. — « Soger, issu d'une ferailie obscure du duché

• de Paris... » ( nouveau cours d'histoire de France T par M. Mazas, 1834 ). — « Sugcr, qu'on fait naître ordhiaire-

• ment dans le duché de Paris, naquit à Saint-Omer. » (histoire de France , par M. r E. Lefranc . 4834). — « Sans

• être positivement convaincus de la légitimité de cett* « prétention , nous pensons néanmoins aussi , que toute» m le» probalitè» »e réunûsent en faveur de cette cité ; et dès « lors l'auteur de la biographie de Saint-Otner ne pouvait

' m se dispenser de placer le beau nom de Suger en tête d*e 'm son recueil. Le bénédictin dom Liron t MM. Guizot ,

• Malte -Brun et Michelet, en se prononçant pour cette « opinion, l'ont absous d'avance. » (Revue du Nord, octobre 1834.) — Le buste de Chateaubriand a été déposé à la bibliothèque publique , le 20 septembre 1834 ; il attend encore celui dé Suger. — D'après une décision du 30 août 1834 , de l'académie de Dijon , nne inscriptidn sera placée à ses frais sur la façade des maisons où sont nés les grands hommes que Dijon a produits. On a commencé par celle de Bossuet. «— • Bésançon vient de chercher à prouver que Kléber y a pris naissance. — « Pour-

• quoi leur refuserait-on les honneurs du buste , du mo- « deste médaillon , et à nous le plaisir de nous procurer

• I peu de frai» la reprégentation de tous nos concitoyen*

« illustres? » ( Archives du Nord , ami 4634. ) Ce ter» •ans doute l'œuvre du phy.ùonctype, i

Ipéfius. — M. Warnkonig , professeur allemand trèsérudit, fixé à Gand , pense que le manuscrit original de cet écrivain se trouve dans la Belgique. Ce laborieux étranger a déjà recueilli diverses chartes concernant l'abbaye de Saint- Bertin ; puisse-t-il découvrir cette chronique précieuse !

Valentin de Pàudieu. — Il donna asile, en 1578, dans ta demeure, à Gravelines, à quelques dominicains de Saint- Omer qui fuyaient la persécution religieuse de l'époque.

— Il fouda le séminaire de la Motte , à Douai. — Sa famille portait d'azur au chevron et à trois mollettes ou étoiles d'or , avec cette devise : V aincre ou mourir de par Dira.

1 Simon Ogier. — Paquot allègue que l'ouvrage suivant Melon libri III de ce poète audomarois a été imprimé en 1589, par Charles Bosoard , imprimeur de Saint- Orner.., Ce dernier ne vint s'établir en cette ville qu'en 1610 , et presque toutes les œuvres de notre compatriote avaient été imprimées à Arras et à Douai, de 1688 à 1008 ( page 62).

, Dausqub. — il entra aux jésuites wallons à l'âge de 48 ans , en 1585. Il y régenta avec succès les humanités, la rhétorique et la langue grecque. 11 était seigneur de Floyeequc et de Lusquel , d'après son épitaphe composée par lui-même. Il a laissé de nombreux manuscrits. Exia* tenl ils encore?

- Antoine de Bâlinghem. — Paquot le sait naître en 1571. C'est en 1608 , dit-il , qu'il s'engagea par les quatre vœoe. Le nombre de ses écrits s'élève à 40 d'après ce biographa. Nous avons dû nous borner à en mentionner les principaux , avec une scrupuleuse exactitude , dans les titres puisés aux meilleures sources.

JdijLBRiNCQ. — - Cet historien fit aussi un grand usage

•Va en ri eu «es annotes du monastère des dunes, d'Adrien Mueleman , mort en 1649. — Paquot croit également que le manuscrit original de Malbranoq a été brûlé en 1740; dans l'incendie de la bibliothèque de» jésuites de Lille, y- Nous avons l'espoir fondé qu'un savant et courageux antiquaire de l'Artois se décidera un jour à entreprendre, la traduction de son ouvrage volumineux et prolixe , mail fondamental.

Arnould dp Vubz. — Les tableaux de ce peintre qui se trouvaient à l'hôpital de Lille n'ont pas été atteints par, l'incendie de 1834.

Fertel. — Imprimerie. — Jean d'Ongoys , né à Busses , se disant morinèen , était imprimeur-libraire à Paris, en 1576. — François Bellet quitta Saint-Omer en décembre 1609 ; en 1610 , il imprima à Ypres l'ouvrage flamand der Thuynen , d'Adrien Scrieckius.

.. Noua persistons à croire que parmi les Audomarois :

!.• Godefroy Lecoispelier est le premier qui ait rédigé un traité en langue française, en 1342 ( page 53 ) ;

2. ° Simon Ogier est le premier qui ait livré ses œuvres à l'impression, en 1588 ( page 66 ) ; car , Jean Malpée , qui a fait paraître à Paris , en 1563 , des tables synoptiques des prognostics d'Hippocrate , n'était qu'un aimplt éditeur , et uous ne l'avons cité à la page 83 que pour lai assigner son raug d'antériorité comme médecin ;

3. ° Qu'Antoine de Balinghem et Antoine Duc and A sont les premiers qui aient fait imprimer une composition française i en 1615 , après avoir toutefois publié l'un et Vautre^ quelques années auparavant , une ou plusieurs traductions dans la même langue ( pages 81 , 82 , 105 et 268 ) ; .

4. ° Qu'Antoine Ducanda est le premier qui ait soumit aux presses de sa ville natale des ouvrages écrits en frais» çaia { pages 10-5 et 268 ). > . ...

Hennebest. — Les réflexion» qui sa trouvent en tête de cette notice nous ont paru , ainsi que celles qui sont contenues dans l'article Fertel> être en quelque sorte indis» pensables à l'histoire littéraire de ce pays.

Monsigny. — Le paragraphe de la page 150 relatif à U partie musicale de l'encyclopédie méthodique a été copié textuellement dans les curiosités historiques <U la musique , par Féiis , page 163 ; U parait que c'est le nom de Momigny tpii devait s'y trouver.

D'Açarcq. — Il était âgé de 92 ans à son décès.

Henri- Bernard Delattre. — - Il améliora considérable^ jment la belle fbrét de Rieppe. — Pendant la terreur, il préserva sa ville natale des suites désastreuses d'un ptU lage de grains , en pourvoyant avec prudence et célérité à la consommation des habitants jusqu'à la prochaine mois* son. — Pendant ses deux législatures , sans être orateur , il rendit de grands services daus les comités , et ses votes appartinrent toujours aux mesures utiles et conservatrices.

Personne. — MM.. Daunou ( antiquaire de la Morinie) 'et Enlart , de Mon treuil , députés du Pas-de-Calais, ont également voté contre la mort de l'infortuné Louis XVI. « C'est là un titre de famille en effet bien honorable... *

De Blthune. — Il fut créé prince héréditaire y le % septembre 1781 , par Joseph II , dont il était le chambellan , en considération de ses hautes alliances et de «on origine illustre. Ce titre lui fut confirmé pnr le roi de France par lettres-patentes des 15 septembre et 8 octobre 1781. — En février 1797, un arrêté du dé part émeut dm Pas-de-Calais le raya de la liste des émigrés où il n'aurait jamais dû être porté , et il fut rétabli dans la propriété de tous ses biens non vendus. Le coup d'état révolutionnaire du 18 fructidor l'éloigna de nouveau de sa patrie ; il s* rendit alors en Prusse. Le 4 février 1798 1

Louis XVIII lai expédia le brevet de luaréchal-de-eamp, avec rang du l. cr janvier 1793 ; enfin , il retourna en France en décembre 1800. — Par lettres- patente» du 24 mai 1818, il fut autorisé à fonder un majorât pour le titre de duc , à cause de l'extinction des branches de Béihune- Sully et de BéthuneCharost. — Cet Audomarois distingué est décédé à Saint-Germaiu-en-Laye , le 17 août 1823.

Audin. — La note qui le concerne , page 20 , était nécessaire à la dissertation sur Suger. — Le chiffre de la bibliothèque au 1." février 1835 est 12,630 volumes, formant 5204 ouvrages imprimés, et 842 ouvrages manuscrits.

Saint-Amour. — Napoléon revenant un jour du camp de Boulogne et passant par Arras , s'informa auprès du préfet quels étaient les président et secrétaire du conseil qui se trouvait alors assemblé. Le préfet les ayant désignés par leurs noms , l'empereur répondit *. « Mou inten- « tion était de leur donner la croix , mais si je l'offre à « Saint-Amour , il me la refusera. » Telle était l'idée qu'il se faisait de sa modestie. Plus tard , ce digne administrateur ne put refuser la distinction honorable qu'il avait si bien méritée. — ■ Quant à la scène de la croisée , par laquelle les Cinq Cents se retirèrent devant les grenadiers du vainqueur de l'Italie et de l'Egypte , il eut cela de commun avec les premières notabilités de cette législature , et cet aimable homme racontait souvent luimême cette anecdote avec la gaîté la plus spirituelle. — Saint-Amour a laissé uu manuscrit en latin contenaut un traité complet de logique , et formant un recueil de questions métaphysiques et de théologie.

Va i. longue . — Le brave colonel G as t il Ion , né à Ardre* t aide-de-carap du célèbre Dorsenne , remplissait ces fonctions au siège de Gaële auprès du général Vallongue , et reçut les derniers soupirs de ce uoble guerrier.

Dmto* et Pqîluo*. — Ce* deux estimables ecclésiastiques , intimes amis au colleté de cette ville , s'y disputèrent honorablement , de 1782 à 4785 , les palmes scholaires. M. Deron y obtint consécutivement depuis sa troisième le premier prix d'excellence s

Parent-Réal. — Lorsqu'il était commissaire du gouvernement près l'administration municipale , il s'était opposé avec persévérance et énergie à ta vente dès lors projeté* des bâtiments du collège et de l'abbaye de Saint- Ber tin , soumissionnés et mis en adjudication contrairement aux intérêts de la ville. Detdicque (1) , son parent , à cette époque président de notre administration locale , seconda ses généreux efforts avec zèle et fermeté , mais ils ne réussirent que d'une manière incomplète. La tour seule de Saint-Bertin fut conservée. — Parent- Réal a publié six ouvrages, de 181o à 1832, chacun en un volume in-8. # — En 1815 : Lettre à Benjamin- Constant sur l'obligation d*improviser dans les- assemblées légisJatives. — En 1820 : les hommes du centre. — En 1832 : Introduction au traité du droit municipal de Henrion dé Pansey. Nous avons parlé des autres, page 216. Il a prononcé dix discours, tant au conseil des Cinq-Cents qu'au Tribunat. Il a inséré vingtcinq articles dans la Biographie des contemporains , huit notices dans le Dictionnaire de la conversation , douze mor> ceaux de littérature dans la Herii* encyclopédique , et une ibule d'articles politiques ou scientifiques dans le» divers journaux du Pas-de-Calais,

(t) JeanFaptiste Deldicque , ne à SaintOmer en 1780, décédé le • 3 mars i&U juge d'instruction au tribunal de cette ville, en i8tx. Somme d'esprit, magistral humain et éclairé. Le Biographe a observé avec vérité qu'il avait une propension qui uVst pas commune de nos jours , celle de se montrer favorable aux prévenus et de les aider même

•n quelque sorte à se détendre. >

Màes. — 11 est né à Saint-Venant le 3 décembre 1758. Son instruction était solide ; il était bon littérateur et postédait une des plus riches bibliothèques de Saint-Oiner. Son décès eut lieu le 25 novembre 1832.

Katel. — Ce fut quelque temps après la journée du 13 fructidor que l'important prisonnier anglais fut remis à ses amis, service immense dont l'amiral se montra reconnaissant envers les Français. — Ce fut , dit-on , par l'entremise de l'abbé Ratel que Pichegru et Moreau se réconcilièrent.

Jacques- Louis Villeneuve est né à Dunkerqne le 2(J février 4776. Digne imitateur de son compatriote Jean Bart, l'Océan devint aussi le théâtre de sa gloire. Embarqué comme mousse on 17S8 , il fut nommé lieutenant de vaisseau le 7 mai 1812, et capitaine de frégate honoraire le 22 mai 1825. Il soutint avec avantage plusieurs combats acharnés contre les Anglais , et fut fait trois fois prisonnier par ces redoutables adversaires. Lors de l'expédition anglaise dans l'Escaut, en 1809, il coupa les bouées placées par les assaillants à l'embouchure de ce fleuve , et alla avec une rare intrépidité les enlever sous le feu des batteries ennemies. Villeneuve 6e rendit surtout célèbre par •es voyages lointains. Il fit à diverses fois le tour du monde. Marié avec une Audomaroise , il est décédé à Salperwick le 20 décembre 1834, décoré des croix, de Saint-Louis et de la Légion- d'honneur , emportant les regrets et l'estime de tous ceux qui l'avaient connu, u .

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