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Dans tous les cus, elle doit faire le plaisir et la conslation de celui qui a reçu le beau et noble titre de consolateur des aflligés.
Nous sommes à la veille de terminer cette esquisse d'un homme de bien, que nous offrons comme modèle à tous ceux qui débutent dans la vie. Cest en effet dans ce but que nous avons abrégé les heures dont la Nature a besoin pour récupérer les forces du corps, après une longue journée d'un travail ardu ; si nous nous sommes imposé ce travail surnuméraire, c'est afin de faire voir à la jeunesse ce que peuvent produire l'énergie la persévéra.ce et la sobriété unies à une bonne éducation. Ce « ae M. Vézina a fuit, d'autres peuvent le faire, en suivant l'exemple qu'il a donné.
Nous avons été grandement encouragé dans notre travail par des personnes qui ont tout notre respect, toute notre admiration, et nous les rermercions de cette appui moral presque indispensable à celui qui écrit pour le bien général de ses, compatriotes, tâche bien souvent incomprise et presque toujours ingrate.
Le lecteur nous permettra. bien de reproduire une des lettres que nous avons reçues à ce sujet : elle est d’un homme très-distingué.
‘ Cher monsieur,
‘“ Je ne doute pas que plusieurs personnes vous ont déjà exprimer leur satisfaction de voir paraître dans votre intéressant Nouvelliste, la biographie d’un homme remarquable, d’un Canadien universellement estimé pour ses grandes qualités, d'un vrai patriote enfin : M. François Vézina, caissier et l'un
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des fondateurs de la banque Nationale. J'ai dit vrai patriute, et je maintien mon expression, Car, pour être patriote, il n'est pas besoin de prendre les armes, d'escalader des murailles ennemies et de tomber glorieusement sur le champ de bataille. Non; le vrai patriote, c'est celui qui, comme M. Frs, Vézina, passe sa vie en pratiquant le bien, en répandant autour de lui l'abondance, avec le bonheur et la prospérité.
« Je me permets donc, moi aussi, cher monsieur, de vous adresser la présente lettre, pour féliciter bien sincèrement d’avoir, à l'instar de M. J.-C. Langelier, écrit la vie exemplaire du grand philanthrope, M. Frs. Vézina.
& J'ai suivi avec intérêt votre magnifique notice. écrite avec un naturel parfait. Vous nous avez montré M. Vézina, alors qu’il était encore jeune homme, travaillant avec ardeur à se concilier l’estime de tout le monde et à se rendre utile à ses concitoyens.
& Dans la seconde partie de votre travail, nous le retrouvons tel qu’il est aujourd’hui : probe, honnête, vertueux, financier accompli, citoyen honorable et entouré de l’estime de tout le monde.
Continuez, cher monsieur, la tâche admirable que vous avez si bien commencée, et vous aurez certainement droit à la reconnaissance de vos con-
citoyens.
&“ Recevez les salutations bien sincères de votre ami dévoué.” +
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Cet esquisse, que nous avons dû faire à la hâte et le nuit, nous l’offrons telle qu'elle est comme ca-
deau de Noël à nos jeunes compatriotes, [1 y a de l'or dans ce cadeau ; car le jeune homine qui voudra auivre le modèle que nous avons été si heureux de lui offrir, parviendra comme M. Vézina est parvenu ; comme ce citoyen honorable, il se créra une honnête aisance pour sa vieillesse. Il y a mieux que de lor dans ce cadeau que nous faisons ; 11 y x ce que ce métal ne pourra jamais acheter : les vertus du père de famille, du citoyen et du patriote, dans la véritable acception de ces mots, c’est-à-dire acception chrétienne.
Quant à M. Vézina, il nous pardonnera d’avoir, 15 jours durant, mis son nom devant les yeux de nos lecteurs. Notre excuse se trouve dans la maxime que nous avons écrite, en commençant cette notice biographique : “Que l'exemple du bien est contagieux tout comme l'exemple du mal.” Si d'autres journaux se plaisent à reproduire les scandales, les nouvelles à sensation, etc., pourquoi nous refuseraiton le droit de montrer l’homme de bien dans toute sa beanté? Pourquoi ne devrions-nous pas dire: “Voyez-vous cet homme ?... Savez-vous pourquoi il a conquis l'estime, la confiance, le respect de tout le monde ?..Lisez sa vie, et vous verrez comment ot arrive à cet honneur ; suivez la même voie, et la g ration de votre époque bénira votre nom, comme 4 zénération actuelle bénit le nom de François V ina.
A. BÉcHaRD.