juillet, à Paris
France
voulant point se séparer de sa fille, et. désirant, en même temps, qu'au foyer de la.ville, elle pût jouir de tous Jes avantages de la campagne, si précieux pour la santé des enfants, il mit à la disposition d'Anna un vaste jardin, planté de marronniers touffus ; tapissé de moëlleuses pelouses ; arrosé par des ruisseaux, et tout diapré de fleurs. |
On sait combien les impressions primitives ont d'influence sur notre existence entière. Est-il
donc étonnant .que Mme de La Grange, ait tou-
jours gardé pur et inaltérable un amour pour les sourires du printemps, les baisers du soleil ét les charmes de la création? ‘Encore aujourd’hui, elle s’'émeut délicieusement au spectacle de la nature qui s’éveille. Elle aime à baigner ses pieds dans les larmes du matin ; à écouter le bruissement de l’insecte sous l’herbe ; à suivre le vol d’une de ces sylphides, aux ailes diaphanes, au corsèt d’émeraude, que, dans son langage naïf et expressif, le peuple appelle demoisel- Les ; elle aime la verdure,le parfum des prairies ; et puis, mon Dieu, elle aime à mêler, le soir, sa prière à l'hymne d’adoration, que vous envoient
les petits oiseaux avant de s’endermir sous votre
sainte garde !: