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« Vous offrant de nouveau mes
“ plus chaleureuses félicitations, ” ‘{ Je demeure
“ Votre plus dévoué serviteur
4 M. L. HANNAN « Arch. d'Hajifax
Hon. Sir Charles Tupper | ministre des Travaux ; Publics, Ottawa, Ont. \
Le Dr Tupper aux Communes du Canada.
La réputation, très souvent, grai dit les hommes à distance. Quand
vous les approchez, il vous parais-
sent petits Votre imagination
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fut pas le cas pour Sir Charles ; il répondit parfaitement à ce qu’on attendait de lui. Prenant sa place au sein d’un parlement qui comptait nombre d'hommes célèbres, par leur science, leur travaux et leurs services, Sir Charles ne leur fut pas inférieur ! Dès la 1ère session, ouverte le 7 novembre 1867, il eut à répondre, le lendemain, à son ancien concurrent, M. Howe, qui venait de faire un long discours contre le confédération, à propos de l’adresse en réponse au discours du trône. Sir Charles lui fit une réplique vigoureuse et à l’emportepièce. C’est toujours Ja même fougue, le même entrain, la même éloquence. La chambre, encore sous le charme de la parole de M.
Howe, se laissé entrainer par son adversaire qui, une fois de plus, reste maître du terrain Rien u’est étranger au député de Cumberland ; et pendant la première session, il parla sur divers sujets de
tarifs, de finances, d’annexion des territoires du Nord-Ouest etc., avec la même facilité, la même abondance et la même connaissance de tous les faits. Le 30 janvier 1869, M. Howe assumait les fonctions de Président du Conseil ! Sir Charles lui avait encore cédé le pas ! Bien plus, il alla l’aider à se faire réélire et il était prêt à résigner, en sa faveur, son mandat de Cumberland, s'i eut été nécessaire ! Voilà un bel exemple de désinterressement personnel au profit d’un principe et d’une idée. Le Dr Tupper, con.
vaincu que l'entrée de M. Howe mettrait fin aux divisions intestines de sa Province, n’hésita pas un seul instant à se sacrifier dans l’intérêt de la paix et de l’union. Les évènements prouvèrent qu’ii avait raison. La fusion s’opéra dans la Nouvelle-Ecosse ; et, à la guerre politique succèda une trêve heureuse qui permit la réconciliation, la concorde et la paix. |
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C’est aussi dans le même but que, sur la suggestion de Sir Charles, le 1er mai 1873, l’'Hon.
Joseph Howe était nommé Lieutenant-Gouverneur de sa Province.
C’est là que la mort venait, peu de temps après, fermer à jamais l’une des bouches les plus éloquentes qu'ait encore produites notre continent.
La session de 1869 retrouva le Dr Tupper avec son activité habituelle. Il porta la parole, très souvent, en chambre, sur des sujets de haute importance, tels que ceux de l'Intercolonial, de l'acquisition des territoires du Nord-Ouest et de l'entrée de Terreneuve dans la confédération. 1870 le retrouve à son poste ; seize fois durant la session, Sir Charles a l’occasion de traiter les sujets les plus ardus : il le faït toujours avec un rare bonheur.
C'est à cette époque que fut passé, dans notre parlement, l'acte relatif à l’acquisition de la Terre de Rupert et des territoires du
Nord-Ouest. L’'Angleterre avait déjà, l’année auparavant, sur les instances de Sir Greorge et del’Hon.
W. McDougall, passé un acte à cette fin, moyennant une somme de £300,000 steriing,que le Canada
devait payer à la compagnie de la baie d'Hudson. Cette compagnie,
qui jouissuit d’un monopole exclusif sur tout ce territoire, depuis 1670, se reservait, en sus, 50,000 acres de terres autour de ses postes de commerce et un vingtième de toutes les terres de la zone fertile, au Sud de la branche Nord de la Rivière Saskatchewan : Son injuste monopole cessait. Ainsi, pour un sixième de centin par arpent, le Canada acquérait 1,300,000 milles carrés de terre, dont, près de la moitié vaut au moins deux piastres l’acre aujourd'hui. Cette acquisition, ainsi que l’entrée de la Colombie dans la confédération, deve nalient nécessaires au perfectionnement et à la consolidation de celleéi. Toutes les Provinces Britanni-
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ques de l'Amérique du Nord, à l'exception de Terreneuve, se trouvalent aussi réunies et possédaient des Zones diverses, des produits multiples: et des ports de mer, avantageusement situés, sur les Océans Pacifique et Attlantique, à 4300 milles de distance ! ces questions d’agrandissement et d’annexion de territoires, aussi vastes que le’reste de ce continent, soulevèrent de magnifiques débats aux communes, dans lesquels figurèrent nos principaux hommes appartenant aux deux grands. partis politiques, qui se disputent le pouvoir, au Canada.
Parmi ceux-ci le Dr Tupper prit une part très proéminente dans es mémorables et interressants débats.
1870-1873. Sir Charles Tupper membre du Cabinet MacDonald.
Le 21 juin 1870, le Dr Tupper entrait, pour la première fois, dans
le ministère canadien, en qualité de Président du Conseil ; charge qu'il occupa jusqu’au ler juillet 1872, époque à laquelle, il prit la direction du ministère du Revenu de l'Intérieur, —qu'il conserva jusqu'à son entrée dans celui des
Douanes, le 2 Février 1878. Ilne |
conserva ce poste que jusqu'au 6 novembre de la même année, jour où l'administration Macdonald donnait sa résignation, à la suite des défections de plusieurs de ses partisaus, à l’occasion des accusations au sujet du contrat Allen.
Le ministère MacDonald comp:
lait des hommes célèbres, des chefs habiles, des politiques adroits et des financiers experts. Sir John présidait à la justice, Sir Greorge à la Milice, Sir Léonard aux Finances, Peter Mitchell'à la Marine, Wm. McDougall aux Travaux Publics, Sir À. Campbell aux Postes, l'hon. J. H. Pope à l'Agriculture ; à Sir Hector Langevin était dévolu.
d’abord le Secrétariat d'Etat, et en
alité arge illet t la renu jus-
des Il ne ’au 6 jour | don:
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ompchefs ts et John rge à inanarine, x Puostes,
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et en
18€9, le département des Travaux Pubiics. À cette époquie, le département des cherains de fer en faisait partie ; ce qui donnait une besogne considérable au ministre. Sir Hector s'étant fait remarqner, des longtemps, par son esprit méthodique, son assiduité an travail, ses aptitudes aux affaires, sa régularité en tout, ses connaissances politiques et par le fidèleaccomplissement de sa parole donnée, devait, tout naturellement, succéder, en peu de temps, comme chef de parti, au très regretté Sir GCreorge, que la
. mort enlevait à Londres, le 20 mai
1873. Sir John est trop connu pour qu'il soit nécessaire de faire ressortir ses grandes qualités administratives, et ses profondes connaissances de l’art du gouvernement des hcmmes et des choses.
MM. Tilly et Mitchell avaient joué un rôle brillant dans leur petite Province. Ontario était représenté par MM. McDougall, Howland, Morris et O'Connor ; c'est-à-dire
par des politiques de renom, de science et d'autorité. Tel était la composition du ministère lorsque PHon. Dr Tupper fur appelé à en faire partie. Par son travail énergique, sa science des affaires, son coup d'œil rapide et profond, il eut bientôt conquis un rang enviable parmi ses distingués collègues, La session de 1871 fut très remarquable ; Elle requit, de la part des membres du Ministère, une somme énonne detravail. Sir Charles s’y montra infatigable : il prit part aux discutions, en chambre, pas moins de vingt deux fois, sur les sujets les plus importants !
L’élargissement des canaux occupa sérieusement son aîtention. Le canal Américain de l'Erié, dont l'embouchure se trouve à l’extrémité Est du Lac de ce nom, menaçait de faire une ruineuse concurrence à notre canal Wélland, dont l’objet est de relier lés'eaux de l’Erié à celles du Lac Ontario, et de faire éviter. à la navigation, les chütes du Niagara. |
Il fallait donc faire élargir ce canal, de manière à permettre aux gros vaisseux, chargés des produits
de l'Ouest, de descendre par la
voie du St Laurent. Les pêcheries, dont l'importance est immense pour nous, ne furent pas non plus négligées, mais le sujet qui prima tous les autres, fut, sans contredit,
celui de l’admission de la Colombie
Britannique dans la conféderation.
Sir Charles prit une part très active dans les discussions nombreuses qui se firent à l’occasion de ces grandes mesures. L’opposition, conduite alors par l’Hon. Alex.
MacKenzie, député de Lambton, renfermait des hommes capables, savants et habiles ; ainsi la partie était serrée ;: le ministère surveillé de très près, était obligé de se tenir sur ses gardes.
Cette même année là, (1871), 1 Colombie Anglaise entrait dans ja confédération, à la condition expresse, que le Canada construirait, dans l'espace de dix ans, le chemin de
fer du Pacifique. La promesse pouvait être difficile à teuir dans les conditions de nos finances. (Ce sera là la cause de la résignation du ministère, deux ans après,
Dans un pays neuf et sous un régime nouveau qui avait créé de nombreux besoins et de grandes aspirations, tout était à faire. Les ministres travaillèrent, avec un zèle infatigable, pour faire face à toutes les exigences de la situation Aïdés puissamment par MM. T. Trudeau, C. F. Baillargé, J. C Taché et autres chefs de départements, les ministres se montrèrent à la hauteur de leursituation. De nombreuses lois furent élaborées, confectionnées et sanctionnés, touchant le service civil, les travaux publics, le service des malles, le tarif et la faillite. C’est en 1871 que fut signé le Traité de Washington, en vertu duquel les américains durent nous payer $4,500,000 d’indemnité pour l’usage de nos pêcheries, durant les 12 dernières années passées, et en
| tion depuis.
: outre $1,000,000, à l’Ilede Terre-
néuve. Le Yankee, qui est très pratique, a renoncé, depuis; dit-on, à la censommation dun poisson— même le vendredi !. ça lui coûte trop cher. D'ici à ce qu’on ait oublié ct traité, les chances de Sir John à la présidence de la République américaline sont très minimes. Il vaut mieux, pour lui, s'en tenir à sa position de premier de ce côté-ei de” la ligne 45; Un tien vaut mieux que deux lu l’auras.
Sir Charles, ayant pris la direction du ministère du revenu de l'intérieur, le 1er juillet 1872, à la nomination de l’Hon. Alex. Morris comme juge en chef du Banc de la Reine au Manitoba, se mit à l’œuvre, avec son activité ordinaire. fi y opéra nombre de réformes, fit rappeler les anciennes dispositions concernant les poids et musures, et gratifia le pays d'une loi générale à ce sujet, laquelle a donné satisfac- L'acte de faillite eut aussi toute son attention, En
chambre, c'était l’un des porte.
drapeaux de la parole au nom du parti. Bien qu'un peu ferrailleur, la: chambre entend toujours Sir Charles avec une grande déférence et une attention soutenue. Ses amis l'écoutent de piaisir, ses adversaires de rage parfois.
Il leur porte des coups si brusques et si fatals ! Sir John charme son adversaire, Sir Hector le con- * vaine, Sir Léonard l’amadoue, Blake l’exalte, Chapleau l'émerveille, Pope l’enlace, Caron le cajole, Laurier l’enlève, Sir Charles le cloue, l’assomme. L'on dirait qu'iltient dans sa main une masse solide et pesante avec laquelle il frappe son ennemi sans pitié. Il suspend au-dessus de sa tête l'épée flamboyante de Dansoclfs. C’est une espèce de Danton conservateur, qui marche, à pas rapides, vers son but, avec une audace croissante, encouragé par des succès constants La galerie jubile aux accents de Sir Charles ; la galerie n’aime pas les plats tièdes ;
rte.
. du leur, Sir rence amis aires
brusarme > CON- Blake , Pope aurier , l'ast dans esante
nemi dessus te de ce de rche, à eC une sé par palerie Larles ; tièdes ;
il lui faut du neuf! du vif! du nerf ! de l’imprévu ! Ft quand Sir Charles doit prononcer une haranoue, l’on est sûr qu'il y aura foule.
Et mieux que pour les acteurs Romains, qui à la fin d’une représentation, donnée devant un peuple ennuyé, étaient obligés de solliciter des approbations, Sir Charles, à la fin de son discours, n’a pas besoin de dire: Plaudite cives ! les applaudissements viennent spontanément et toujours.
6 Nov : 1873. Resignalion du ministère MacDonald.
Deux ans s'étaient écoulés déjà depuis l’entrée de la Colombie Anglaise dans la confédération, et le chemin de fer du Pacifique w'avançait guère. La Colombie menaçait de rompre le pacte fédéral. Le gouvernement fit de grands efforts pour se procurer les moyens
de faire ce grand chemin de fer, à
travers les plaines du grand Onest.
C'était une des plus gigantesques entreprises qu'un peuple de.
4,000,000 eut jamais essayées. Mais la Colombie étant le clef de voûte de l'édifice de la confédération, 1l fallait, à tout prix, la retenir dans son sein ; Car, la confédération ne peut avoir de libres accès aux ports du Pacifique que par cette Pro- * vince. Le commerce de l'Inde, de la Chine et du Japon, un jour, devra passer par là, pour se rendre en Europe—cette voie, étant de cinq cents milles plus courte que toute autre. La confédération ayant dû assumer une dette considérable pour le parachèvement de l'Intercolonial, l’agrandissement des canaux, les travaux publics de toutes natures, etc., ne se trouvait pas en mesure de faire face et aux exigences de la situation et au coût du chemin de fer du Pacifique, à la fois. Le Nord-Ouest n'étant pas encore colonisé, ne donnait aucun revenu. Dans ces circonstances, le
bte Lt ne — à:
ministère crut devoir s’aboucher avec deëgrands capitalistes étraners ; mais ceux-ci refusèrent leur coopération à l’entreprise du Pacique. Alors le syndicat Allen fut formé. Le pays donnait $30,000,000, en argent et 50,000,000 d'acres de terres, pour la construction äu chemin ; ce dernier devait être terminé dans les délais réglés avec la Colombie Anglaise. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes : Montréal jubilait.
L'on ne demandait qu’à “ voir le contrat.” Le terminus du pacifique devait être dans les murs de la grande cité. Hélas ! chaque beau jour à son lendemain : chaque mé-
daille, son revers ! Le peuple est
instable ; aujourd’hui il chante ses grands hommes ; demain il chasse ses héros ! Un point noir se cachait à lhorison. Les élections se faisaient alors, sous l’emmpire d’ancien-
| nes lois, dont la morale était passa-
blement relachée. L'on jouait gros jeu ; c'était la Hoche qui l'emportait.
Les deux partis durent dépenser beaucoun pour les élections ; Le ministère, peut-être moins que l'opposition. Maïs ce qui est crime pour le gouvernant est vertu pour le gouverné !. Le pur, le délicat Yaukee Licius Seth Huntington, à la vertu farouche, s’indignant de ce que le ministère avait pu dépenser, quelques milliers de dollars, lui dont l’élection de Shefford ne lui avait couté que $32,000.00, parvint à obtenir, d'un M. Norris, clerc de l’Hon. M. Abbott, certains papiers d’une nature confidentielle ! Ces papiers établissaient que certaines sommes d'argent avaient du être dépensées, par le ministère, durant les élections. L'électeur se laisse corrompre mais n’ali1e pas qu'on le lui prouve ! | une grande indignation s’ensuivit d’un bout à l’autre du pays. L'opposition la propage:
- au moyen de ses journaux, de ses clubs et de ses assemblées d’indignation. Le ministère vit qu'il lu serait difficile de tenir tête à l’orage,
nser : Le
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rime
pour élicat On, à de ce ensetr, 8, lui
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tant que cette surexcitation subsistérait. Le malade, atteint par certaines fièvres, ne peut prendre toutes sortes d'aliments. Il faut que le temps de l’incubation s'écoule. Ilen est ainsi des épidémis politiques ; le temps seul corrige les erreurs, rétablit les faits, porte la lumière, et guérit les blessures. Le ministère résigna. C'était peut-être le plus mauvais tour qu'il pouvait jouer à ses adversaires : Ceux-ci se trouvaient à prendre les rènes du pouvoir au moment où les difficultés, concernant
| la construction du Pacifique, étaient
très considérables. D'ailleurs, les conservateurs avaient été si long- .
| temps au timon des affaires, de
si nombreux griefs leur étaient reprochés, par l’opposition, que le peuple paraissait croire, que cette dernière seule, pouvait ramener l'age d’or dans notre pays. Règle générale, dans les pays représentaüfs, dont les intérêts des différentes sections sont divers et souvent en
antagonisme, il n’est pas mauvais que les administrations changent parfois. Celà produit une généreuse émulation pour le bien et vers un bon régime de gouvernement ; Le flux et le reflux des mers assainissent l’atmosphère: une mer toujours calme engendrerait la corruption et la mort. Les temps demandent des modifications ; les générations trop vieilles sont routinièreset ennemis des changements nécessités par les circonstances, les besoins et les époques nouvelles. Savoir se rendre à temps est en grand art :
savoir se replier sur soi-même pour reprendre des forces, à fin de monter plus haut, est une science utile.
Sir John connait les ressorts de la souplesse ; il a étudié tous les recoins du cœur humain.—Le peuple, surpris dans sa bonne foi revient à lui-même. Le ministère abandonna le pouvoir.
Sir Charles et presque tous les autres collègues de Sir John se resserrèrent d'avantage autour de
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lui, l’encouragèrent et lui donnèrent un banquet dans la ville d'Ottawa même presqu’au lendemain de sa chute! L’on recommençait déjà la réorganisation du parti.
Ainsi, après une bataille perdue, un général habile et courageux, ne se croisse pas les’ bras ; mais, réorganisant les débris de ses phalanges décimées, il se prépare à de nouveaux combats. Etudiant, avec plus de soin le jeu, le nombre, les marches, les plans et les armes de ces ennemis, il remonte à l'assaut, et reprend l& place perdue : Aïnsi doit-il en être en politique ; cette guerre constante de jeu de-bascule.
1873 à 1878--M. MacKenzsie au pouvoir.
Les rôles étaient complètement renversés. Sir John et son parti passaient à la gauche : l’ancienne opposition prenait la droite, ayant à sa tête le vieux chef réformiste du Haut-Canada, l’Hon.
Alexander MacKenzie. Celui-ci croyant devoir en appeler au peuple, sortit victorieux de la lutte de 1874 : Il revint avec une immense majorité. La session se passa sans trop d’escarmouches ; l'opposition conservatrice voulant donner au gouvernement une certaine latitude, qui lui permit de développer ses vues politiques et d'appliquer ses principes économiques. Mais Sir Charles ne semble vivre que de combats ; aussi est-il le plus ardent à l’attaque ? il harcèle, souvent, le ministère ; 11 est surtout la terreur du nouveau Ministre des Finances, Sir Richard J. Cartwright ; c’est sur ce dernier qu'il se rabbat sans pitié. Il suit ses agissements, sur:
veile ses rapports, analyse ses discours, relève ses arguments avec une force de logique impitoyable et une verve d'élocution extraordinaire. Le Pacifique, surtout, fut la cause de longues discussions.
Le gouvernement MacKenzie
avait adopté un mode différent
SO. pes on 7 Patate tin,
és.
D" Lo
[e CD
Jui-ci | peutte de mense a SANS »sition er au » ]Jatilopper liquer Mais que de ardent rent, le terreur nances, : c'est at sans ats, SUTses dists avec toyable traordit, fut la Kenzie différent
pour la constructton de cette voie ferrée ;. son but étant d'utiliser les lacs et les rivières, (water stretches), afin de diminuer la construction du nombre de miles de chemin, et de parfaire la roûte en moins de temps.
Ce plan prêtait le flanc à la critique ; nos hivers sibériens de l'Ouest fermant la navigation durant six mois de l’année. La situation du ministère était déjà difiicile. Les capitalistes avaient refusé d'accepter ses offres de $10,000 et 20,000 acres de terres, par mille pour les 2,629 milles de voie ferrées à parfaire ; bien que le gouvernement offrait, en sus, quatre pour cent d'intérêt, pendant vingt-cinq ans, Sur toute comme d'argent spécifiée au contrat. Cette offre équivalait,en totalité, à $26,290.00 en arvent et à 52,580,000 acres de terres, à part la garantie des quatre pour cent d'intérêt. L'on doutait alors de la possibilité du succès de l’entreprise. M. MacKenzie, doué d’un esprit tenace, marcha en dépit de
tout, au grand "méconternent du peuple, chez lequel la réaction s'opérait déjà en faveur de l’ancien parti. |
Un grand nombre: d'élections ayant été annulées par les tribunaux, l'opposition remporta la piupart des divisions électorales, ainsi ouvertes par les jugements des cours. Dès Février 1875, M. Wilfrid Provost, avocat, d’un remarquable tlent, était défait dans le comté des Deux-Montagnes, En Octobre 1877, l’'Hon. M. Laurier,
nommé ministre du Revenu de |
l'Intérieur, subissait aussi le même sort, dans la forteresse du libéra-.
lism2:. les comtés unis de Drummond et Arthabaska, Mr D. O.
Bourbeau, conservateur, homme d’un grand mérite mais alors inconnu en politique, le remplacçait.
En Janvier 1878, l'Hon. Mr
Vail, ministre de la Milice, perdait | son élection dans Je comté de
Digby.
[es x :
Dans Ontario, le gouvernement
On bed Fr, EX Cr Va OR CR
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tions ribu- \ pluainsi ; des . WilremAaTans Île S, En awrier, nu de | » même libéra- Drun- D. 0.
omrme , alots plaçait.
pn.. Ï
perdait |
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nement!
subit aussi des défaites sensibles et importantes. Le Dr Tupper se multiplia pour porter secours à ses amis politiques. On le vit à North Renfrew, à Toronto, à South Ontario et à Essex, où la victoire couronna ses efforts. Ce qui décourageait l'administration et faisait renaître la confiance et l’enthousiasme dans le parti conservateur.
Le rôle de l’oppositiou est comparativement facile ; la critique étant plus aisée que l'art. Les années passées sur les banquettes de la gauche furent très agréables à Dir Sohn et à son parti. Tout ce qui arrivait de mal était mis sur les épaules de M. MacKenzie.
les mauvaises récoltes lui étaient imputées. C'était le point noir, le bouc émissaire, chargé de toutes les malédictions du pays. Les ; orands journaux et les oratenrs conservateurs ne laissaient aucun répit «au gouvernement. La lutte était vive partout. La grande œise commerciale de ce temps-là
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vint encore aggravor la situation.
M. Cartwright, ne voulant rien entendre, refusa, sous le prétexte que l’on ne ramène pas la prospérité d'un pays par un trait de plume, de modifier le tarif, bien que le pays réclamät un changement, à grands cris. Placés comme nous sommes à côté de la République Américaine, nous sommes obligés de lui faire face et de tenir nos tarifs aussi élevés que les siens, afin de n'être pas ruinés par sa concurrente. En principe, tout le monde est libre-échangiste : dans la pratique, il convient quelquefois de se protéger. C’est ce qu'affecta de ne pas comprendre le ministère MacKenzie ; de Ià son impopularité croisante‘et sa courte durée. De fait, conme nous le disions alors dans une circonstance mémorable :
Cette question implique celle du libre-échange et de la protection.
Les principes qui régissent ces
questions, en tant qu'appliqués à
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