‹ Biographie de Sir Charles Tupper [microforme]Chapitre 2 sur 26 · LE · texte numérisé non relu

LE

à pxopos de lenr répéter cette parole effroyable ,du, Dante : ‘ Perdez

toute espérance...” de paix ! de

repos ! de fortune !de.santé ! et de reconnaissance |! Vous, êtes sur la vole de toutes les. ingratitudes et de toutes les ruines !. Cependant, s’ii faut des holocaustes à la patrie, s’il lui faut des victimes, sacrifezvous, mais sans arrière pensée, Sans ambition, sans égoïsme.

e jouez jamais qu'à la hausse de la renommée de votre nation ;

| poditiq

ne ft] bonh ple.

politi qu’un une d L'h.

Vent n au bie Ain:

louabl dont 1 adverse blesse ses: Vu IMpPosel

ments

ne travaillez jamais que pour le bonheur et la gloire de votre peuple. Voilà le véritable apostolat politique. Tout autre.vue ne serait qu’un jieurre pour votre pays et une duperie pour vous-même.

L'homme politique ne s’appartient plus : toutes ses actions doivent n'avoir qu'un but ;—concoûrir au bien général. :. | Ainsi donc, faire:servir à de louables fins les nobles facuités dont de ciel, l’a doué ; forcer ses adveraires ;à reconnaître la noblesse de ses motife, la largeur de ses vues, l'ampleur de:ses idées ; imposer à Ja foule. ses. volontés | politiques ; dominer tous les éléments de discorde qui s'agitent au sein d’un pays jéune, : troublé, | inquiet; coneïlier les intérêts divers de peuples ennemis ; rendre justice aux faibles ;, combattre ies préjugés de religion et de race ; attaquer de front: et frapper à viière découverte des chefs habiles, retords et savants, parfaitement en

1. ; ÉROTES TR EN RUE OU ASE DS MRC EE Pt ee et nie - nn étions rente De PT APT es Ar RS .

harmonie avec les préjugés et les le aspirations populaires ; enfin triom- À SOr pher dé tous les obstacles "est plus ]

que d’un homme ; c'est d’un génie réel. | | Tel à été la carrière ; tel fut le auc fait de Sir Charles Tupper. :

L'histoire ne se fait pas seulement avec des documents épars ; il faut à Ceux-ci un lie de même qu'il faut une tissure à l’étoffe. De simples faits jettent bieh quelque lamière sur la vie d'un homme :

leur ensemble seul, soudé aux événements contemporains, constitue sa biographie. Outre'la véracité, il faut encore à celle-ci l'impartialité.

Or, i'impartialité est d'autant plus facile que le biographe est tout à à fait indépendant de celui dont il | veut retracer l’origine, les luttes, les travaux et les succès. ‘Sir Charles Tupper s'en va, temporairement du moins ; la justice doit commencer !

pour lui. Tl'ne peut ni récompenser ni nuire ; voilà l'une des vraies conditions de l’impartialité. Du reste, |

le pinceau qui flatte est aussi men.

songer que le crayon qui caricature.

L'exagération est à la vérité ce ue le maquillage est à la beauté :

lle la difiorme elle ne lui apporte

aucun charme.

ire

Origine de la famille Tupper.

La famille Tupper, originaire de l'Electorat de, Hesse-Cassel, l'un des trois Etats de l'ancienne confé dération germanique, après avoir choisi le Cuernesay pour y bâtir sa tente, avait peu aprés laissé cette petiteile,pouraller chercher fortune et construire sa demeure en permanence, dans les forêts du Nouveau.

Monde. ….. :. be

À cette époque, tous ceux qui se

sentaient animés du désir de la liberté ; tous CAAXGRI ApErA lent à

elque chose de mieux que leur état actuel, “fous les. déshérités du monde, grand nombre d'hommes

de talents et de génie, plusieurs commerçants cherchant la fortune, laissaient les rives de la vieille Europe pour celles de la jeune Amérique. La Virginie avait attiré bon nombre d'émigrés Anglais et Gruernesais. Les uns y avaient transporté leur amour pour la liberté ; les autres, leur attachement à la mère-patrie.

Une circonstance particulière allait bientôt faire ressortir cette situation, établir un frappant contraste, éprouver la fidélité des uns

et l'amour de l'indépendance des

autres. |

Un soufle révolutionnaire venait de passer sur les colonies Anglo- Américaines ! La forêt avec ses murmures, le sol avec ses produits, le climat avec ses charmes, le pays avec ses richesses ne satisfaisaient plus ! L'on veut encore goûter une plus tre somme de liberté !

Pour développer davantage les ressources naturelles qui abondent, l'on sent qu’il ne faut plus d’en-

traves étrangères à son commerce, à ses industries, plus de frein à son activité, plus d'impôts à son négoce.

Pour en arriver là, l’on s'insurge contre Ja mère patrie. Le colon américain s'arme pour conquérir les biens qu’il a rêvés en traversant les flots de l'Atlantique.

+ Pourtant l'Angleterre a su inculqduér dans l'esprit de ses sujets un tel amour pour ses institutions, ses lois, ses coutumes que les Anglais, même en vivant loin de leur patrie, y restent généralement très attachés.: Aussi beaucoup de colons virginiens avaient laissé leur cœur au pays natal. Fils dévoués à leur mère, ils veulent vivre de son souvenir, sous son protectorat, sous Sa gouverne ét sous ses lois. Quelle est la force quiretiendra l’enfantloin de celle qui lui a donné la vie ?

A travers les baïonnettes ennemies un fils courraït se jeter dans les bras de sa mère. Le parti loyaliste, persécuté par la faction révoltée, dépouillé de ses biens, jeté dans les

cachots, se vit forcer de tout abandonner pour rester Sdèle à la vieille Angleterre ; la république naissante ayant rompu violemment les liens de son allégeance envers elle.

C'était mettre, la loyauté de ces hommes à une très rude épreuve.— Il leur fallait tout sacrifier : biens, patrimoines, fortunes, demeures, souvenirs et espérances pour rester unis au vieux drapeau. Le sacrifice était immense : e’était la ruine.

Le sentiment de la fidélité l’emporta dans ce duel. entre l'intérêt et l'honneur. Parmi ces victimes volontaires de l'amour nationalet du dévouement à. l'Angleterre se trouvaient les. ancêtres de Sir Charles Tupper.

Le sacrifice est rarement stérile ; tôt ou tard il trouve sa pen pense.

Aussi un bon nombre des descendants de ces expatriés volontaires joueront-ils un rôle important dans la nonvelle Patrie, qu'ils .se. soni

oisis. Les ans sur J’arêne poli- tique ; les autres, sur les champs

; tihiftièn dé la supré- Matie anglaise éh Amériqué. Le Sang étant le meilleur critère de l'amour. ‘Le Général Isaac Brock, allié À Ta fémlile du Dr Tuppèr, sera dé cé nombre. C’étaït en 1812. Sür le ‘sonïmet de cet ‘éscarpement que forme la cataracte de Nidgara, puis contoürnant ün peu autour dé l’extrémité Ouest du lac Ontario, constitué léS hauteurs dé Ste-Cathétine et dé'Queenstown, se jouait an drame Sanglant, c'était le 13 octobré. Le général américain Van Rénsalläér embärquait ses forces sur des batésux plats et commeénçait bientôt l'attaque sur Quebnstown.—Le Col. Dennis du 49ème lui tint longtemps tête, mais son canon lui étant enlevé, ilse vit obligé de retraiter, après avoir souffert de ges pertes. Brock, entendant a canonnade de Niagara, s’élance avec ses aidés de camp, le mâjor

Grlegg et le Col. McDonnell, pour en connaître la cause. . Voyant la situation désespérée, il se jette à bas de son cheval et prend le commandement d’une des compagnies du 49e. . Puis, brandissant son sabre, il marche au double pas à l'ennemi.

—Brock tombe pour .ne plus: se relever. À cette vue, ses soldats furieux se précipitent.sur les À méricains, bien que ceux-ci fussent quatre fois supérieurs en nombre, les culbutent, les chassent des hauteurs, les obligent. à.se rendre à Sh vaffe, qui prend le. commandement après la c.1ûte de Brock, .que la mort emportait ainsi à 42 ans— l’idole de ses troupes, et de toute la population. de Toronto, dont il était alors le Gouverneur.

: IX La .Nouvelle-Eccsse

La Nouvelle.-Ecosse; aujourd’hui l’une des provinces de la Puissance

du Canada, est placée entre le Grolfe St-Laurent, la Baie de Fundy, et l'Océan Atlantique, entre les 35 et. 42ème longitude W..et les 43 et 47ème latitude N, du, continent américain. Elle forine l'extrémité Est de la Confédération Canadicune.

À l’époque de sa découverte par la France, au 16° siècle, elle fit partie de la Nouvelle-France : sa grande fertilité lui avait fait donner le

surnom d’Acadie. Là,. s'étaient

fixés définitivement, sur les bords de l’ancienne Bsie française,autour de. Port Royal, à Grand-Pré, à Beau-Bassin, au Passin-des-Mines, après des luttes gigantesques, des combats héroïques, des descendants de la vieille France : Leur seul souvenir évoque les, plus sombres pages qu'ait encore enregistrées l’histoire ! :

À l’arrivée des Français en Acadie, les tribus Miemacs et Malécites, branches séparées, de la grande famille Algonquine, se partogeaient le territoire. Elles furent

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bientôt ou détruites ou conquises :

la CIN HON tué la race roupe !

Longtemps auparavant, dés le neuvième siècle, ee xilamuscrits, aussi bien. due és fraditions ice lindaises, athéetunt yé k de härdis scandinaves s'étaient USE ôchés, sur leurs barqués grossière, ‘dès côtes de l'Icelande ! Le norvégien Ingolf s'y

était même fixé dès 864! An ru mencement du dixième siècle, le

pirate Eric,-le Rouge, -n'y pouvant |

trouver asile dut continuer sa route vers l'Ouest. ‘Après avoir atteint le Groénland, Eric y fonde une coute avec lés Bens amenés de l'ile ihhost Mtlière : ; 11,s'y, établit une Hyatt. dont 1e souvenir fut bien vite eflacé à travers les brûmes de l’Attlante..

Lief, l’ün dé ses . fils, pptefänt que l lelendais Biorne avait déçou

: d'autréS terres, :S'eib ps

Ho r uhe, exp éaon nn écuméur Se dt, — porte pät dé bone Re # ele

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le Terreneuve denos jours. De là, s’avançant encore plus à l'occident il atteint, en peu de tèmps, les côtes du Marklanü, où de la Nouvelle- Ecosse actuelle. : of ii

Près de cinq siècles s'étaient écoulés: depuis:les aventures du fils d'Eric, lorsqu'au cadran du temps avait sonné une: nouvelle ère. pour l'Amérique. Colomb,Cabot, Cartier, Roberval, Gilbert, ES Rothe, De Monts, Poutrin court, Champlain, Latour et Charnisé y avaient ou découvért où fondé des colonies relativement prospères. :

Hélas !'la France de. bone XV ne comprit pas l’importance de ces.

établissements lointains. L’Angleterre, plus pratique, y avait jeté à profusion, êt ses soldats:et son or.

Le sort lui fut favorable. LesAcadiens, bien qne' neufres et; retirés sur leurs: 1érres, portaient: encore : ombrageà leursennemis, longtemps | après ne a France les eut aban- | donnés ! +.

Ceux-ci OR RE de aie upe

ville qui :rivaliserait ‘vec: Port Royal. Cornwallisvenait en vonséquence, en 1949, jeter dans:le port de Chiboudtou, des ‘bases de ct établissement nouveau, qu'il nomma Halifax, en l'honneur de Lord Halifax, son protecteur: Les émigrants anglais, favorisés de toutes nogières,yaffluèrentde toutes parts.

Lesbannis de larépublique voisine y viendront plus tard chercher asile et protection.

Lawrence succèdera à Cornwällis comme gouverneur de la Nouvelle Colonie. C’est sous son règne que fut perpétré, en 1755, l’un des actes les plus oiieux et es plus'ignobles

u'aient encore vus les Los lisés :—la dispersion'et le. martyre du peuple Acailien ! Mais Dieu est juste +21Cent mitle acadiens rassemblés aujourd’hui dans les Provinces

Maritimes attestent à l'univers que

la force ne prime pas nément le drvit : ‘que: l'iniquité n’est pas la dernière expression de la justice humaine ; que les vainèus

d'hier sont souvent les vainqueurs ce deniaih.

Naissence du Dr Tipper=Son amour du travait:-Il étudie la médecine A Gé A sur cette état.

Singulier rétour des: SP 6 d'iéibas ; moins d'un quart de isiècke après ce lugubré évèneurent ‘qui ternit à jamaisle blason anglais, la révolution américaine 'chassait à son tour, de :son sein, les loyatix à FAngleterre. Ceux-ci gr pe accèso en 1783, sur la Baie de Fundy, en face de Navy Island, près de l'em-.

placément du vieux Fort Latour, venant ainsi chèrcher un asilé:sur ces mêmes terres dont leurs frères etalliés avaient dépouillé à mation - acadienne ! Cesciiemigiés se répaidirent partoui:le pdys.: = omté de Cusbérland'en reçu

part. Parmi: debir-ei 6 pr aieul ei pars pe C'est à

Amherst, en ce comté, que ce dernier naquit, le 2 juillet 1821.

L'on connaît peu son jeune âge.

Sa mère n'était déjà plus quand il entrait en politique ! Et la mére cache si souvent dans les replis de son cœur:les traditions ‘inoubliées par elle, seule ce que furent les premières années de ses enfants.

Craindrait-elle, en divulguant ses secrets, que son admiration ne serait trop partagée ? O saint égoïsme de la tendresse maternelle, trésors du cœur, pourquoi faut-il vous les enlever ? Non. Contentons-nons âe dire que le jeune Tupper, après avoirsuivi uh brillant cours d'étude au collége Achaïia, dans son pays natal, où tout jeune encore il parvint, avec distinction, au grade de maître-ès-arts, allait remporter de nouvelles palmes à l'Université Médicale d'Edingbourgh, en Ecosse.

Il y recut ses degrés de docteur:en médecine ainsi qu'un diplôme de chirurgien du Collège Royal de cette Ville. Tous ces‘honneurs sur une tête de vingt-deux aus !

sociale

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