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Ceci, dém pntre alé vidence. qi
Sir © axles, non seulement p “a à de
mais qu'il était auesi oué grand amour du trayail qui. E Ta jamais quitté ut seul insta; 1 ah!
fut toujours un esprit vif, 6 DUR EN infatigable.. Le travail i] n'est-1 LP
à l'homme Ce que a rosée est ï flènr ! % je soleil à la moisson ?le aux aliments ? Le plus beau ie sans travail ne projetterait qu'une lumière blafarde et sombre : l'éti je celle en serait absente. Le travail rend doux ce qui Sans lui se ainer à il chasse l'ennui, rassér ne le CŒUT,. Y yivifie l'âme, console dans la tristesse, ennoblit, él ève et gra dit: c'est la anacée universe
récompense : le bonhe aleue à l'hérime en | pend MT ra
cetté vérité SORA ilière. Sa. mille, dure lui donn ge l'exemple dés vor
sociales. Son pèré, docteur en divi-
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nité, s'élait acquis, dès lors, comme pasteur de l’église Baptiste, non seulement nne beile renommée, mais de plus une enviable réputation.
C'était un esprit réfléchi, sincère et droit.
Sous des dehors un peu austères, le Rév. M. Charles Tupper cachait un excellent cœur, une droiture d'âme et un dévouement inaltérable. Grand amant de 1: science, il en inculqua, de bonne heure, la ‘passion dans le cœur de ses enfants.
Il vécut à l’âge avancé de quatrevingt-cinq. ans. , Ainsi, il put contempler dans son, orgue:l légitime de père, les succès mérités de ses fils. Heureux celui qui pent cueillir, dans la joie d’une conscience honnête et le calme, d’une vieillesse honorable, entouré du respect de tous, les früits sayoureux des bons exemples donnés aux siens !
La médecine. est une science incertaine, difficile, ingrate :— Elle requiert de profondes études, .des
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recherc sûr, Un activit désinté d'homn réussir a besoi | il doit
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recherches constantes, un jugement sûr, un dévouement continuel, une activité journalière. et'un esprit. de désintéressement dont assez peu d'hommes. sont , capables. . Pour réussir en ce pays, le jeune médecin a besoin de prudence et d'études ; il doit posséder des qualités spéciales, des aptitudes particulières et une grande tendresse pour ceux qui placent en luileurconfiance. Ilserait si cruel de négliger celui qui souffre ! Maître de la santé et souvent de ‘la vie de leurs malades, si par leur faute, les médecins sont cause de la mort du malheureux qui avait |mis en eux toute leur confiance,ils endossent une responsabilité terrible devant leur conscience, devant la société et devant Dieu. .Ce.n’est [qu'en tremblant que le jeune homme devrait pénétrer dans le vestibule du temple de la médecine !
qu'avec... un, saint effroi qu'il deà vrait.en approfondir les mystères !
Là, sont les sources rafraichissantes de la vie, et les fontaines empoison-
nées de la mort ! Là, sont les secrets de ‘4 ‘ébnté, 2 talishrans de h vigéénr ét dé la forcé, et les prin.
cipes imorbides, câvses de la foi.
blesse et ‘de l'an guissenent :! 19
Lè, lés hommes vont demander à latatière inerte 16 £écret de güérir
ke vorps hurimia.!ténple Animé et |
vivant! Ariéraalié gwiséimblé étran.
geet que l'on ne Sinictionne queR par nécessité.
11 fat Aù médecin digne de ce nom, én outré dé la sciénce, la
bonté, la délicatesse, la sÿmpathie |
et là foi: TI! remplace. auprès du à iulade les suins dé la sœur et les tendréesses dé Ja iMmèré: Le Dr Tupper se.moôntra digne de sa noble proféssion.— Dès ses débuts, il cénquit un! rang élevé dans la hiérarchié de là faculté. En assez peu dé teiips, 86 sticoès, d'ûs à 864 études "à: sn activité et à son dévouément, fui avait acquis ‘une notnbrenée ét’ lucrative clientèle.
CéHéra line dés ‘catises lé sà constante popularité politique dans
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gi fut mauvais fortune.
lans 8e5 es moye tions: À omme médicale ondatio:
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iônetion Soccupe mouven nemént po. /8C Ce que
rétskkon comté natal de Cumberland, > hui depuis plus de vingt. huit ans prin-Qui fut toujours fidèle , dans la ‘fai Pnauvaise comme dans la bonne brune. Le Dr Tupper ét. it hardi Ler à Mans ses conceptions, prompt dans ir es moyens; efficace dans ses-opéraions. Sa renommée le fit choisir omme président. de. l'association médicale du. Canada, dapnis sa | fondation, en, 1867, jusqu'à 1870, > ce Kpoque à laquelle ses "nouveaux la Mevoirs l’obligèrent de refuser une hié nouvelle M on ‘dE Dans ses “ Réflexions sur la Révo- 3 lution: française }’, le. célè me Burke ridiculise l'idée, de er à des hommes ;de profession les affaires prolitiques d’un. pays ; “leurs idées jircouscrites. et comme ;incrustées dans le cérele, restreint -de. leur inction, les rendant incapables de À soceuper. et, d'embrasser tous les iné mouvements de la machinegouverlé. Eueméntale, dont l'Etat a ‘besoin ‘sà Do. son fonctionnement parfait.
ans ECe que Burke pense .du médecin
politique, Cormenin, dans son beau livre “ Des 'Orateurs ”?’ le proclame de lavocat politique. ‘“ L'avocat ‘ parle, dit-il, l'avocat guüerroie, ‘Pavocat règne, l'avocat gouverne, “Vavocat fait tout ; mais aussi rien ‘ne se fait. Rien ne se fait de ce “ qui serait à faire!” Ce trait n'a pas été à l'adresse de Sir Hector Langevin, chef des Canadiens fran.
cais, à la Chambré des Communes du Canada et collègue de : Sir Charles dans le gouvernement McDonald-Langevin. Car, Sir Hec-
tor se communique peu et agitk
beauccup, promet beaucoup moins qu’il né donne. Sa parole, incisive et claire, va droit au but ; il est maître dé sa pensée ; il n’exprime que ce qu'il veut dire; il ne dit que ce qu'il veut exprimer ; et à l'encontre des avocats français de M. Cormenin, il travaille, il agit, il fait, il exécute.
‘Le Dr Tupper échappe aussi à la règle de fer de M. Burke. Par ses études variées, ses rares facultés de
compré reuse, S esprit 1 vite au pratique à-terre € nes.
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compréhension, sa mémoire heureuse, Sa dialecte serrée, et son esprit lucide et vif, il s'élève bien vite an dessus du cercle de sa pratique professionnelle, du terreà-terre des connaissances commu-
L'histoire du droit, la philoso-
{ phie de l’histoire, les faits, r’écono-
mie politique, les devoirs sociaux, les obligations gouvernementales, les lois internationales, les aspirations et les besoins des peuples, semblent lui être familières ! Tout
Lobstacle est un moyen ; toute diffi-
culté facilite le but pour les natures énergiques. Les obstacles grandissent un homme capable de les écartér : Sir Charles n’en eut jamais peur. Il s’en créerait P spé pour étruire !
| RAA mr L L'Hon. Joseph Howe,; et les Réformes.
Les circonstances grandissent ét font les hommes, souvent. Tandis
que le Dr Tupper se livrait activement à sa clientèle, des évènements importants se succédaijent au C-nada. Une nouvelle ère se lévait devant nous : 1887 était arrivée. L'agitation par laquelle les C'anadas venaient de passer, les aspirations nouvelles de notre pays, le souffle de la liberté qui
enflait nos voiles, les “luttes ‘de
Papinean et de William Lyons McKénzie avaient eu leur contrecoup jusqu’au fond des provinces les plus reculées des possessions britanniques dans l'Amérique du Nord : — La Nouvelle-Écosse en avait ressenti le, choc. —— Le Dr Tupper w’attendait plus qu'utie occasion favorable pour se lancer dans l'arène : ‘elle se présentera bientôt.
A l'exemple de ños tribuns. Canadiens, Joseph Howe, alors éditeur d'un journal hebdomadaire, publié à Halifax, attaquait, avec violence, le. ‘: Fañily compact” et le gouvernement néo-écossais d'alors. 1l réclamait contre les abus du temps,
avec cc finesse il poss se ren cuta 1 fit: mi cette « Howe habile brilla:
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avec cet esprit fin et railleur, cette finesse de répartie, ce sel amer dont il possédait le secret: An lieu de se rendre, le gouvernement persécuta l’irascible journaliste : On lui fit même un procès ! L'issue de cette cause: fut favorable à Joseph Howe ; sa défense avait été si habile, si savamment conçue, si brillimment exposée De ce moment le parti de la réforme naissait :
Joseph Howe fit école: La persécution lui fit de nombreux partisans. Elu à l'assemblée législative, il porta dans son enceinte, ses instruments de destruction contre l’ogarchie hautaine de l’administration. Il tonna contre les abus, réclama des réformes, pétitionna le Bureau Colonial contre la conduite du gouverneur et le système de laisser aux juges, irresponsshles au peuple, la' gouverne des affaires.
L'Angleterre donna gain de'éause à M. Howe. C'était un pas décisif :
une immense et importante victoire. L'assemblée législative assu-
mait seule le contrôle exclusif des finances provinciales.
L'administration de Sir Colin Campbell ne fut guère heureuse.
Ses nominations de nouveaux conseillers législatifs avaient offensé les Réformistes : Howe ne lui laissa ni trève ni repos. Son journal le lacérait au dehors et sa: parole le criblait an dedans de l'assemblée législative. :Ignotaut ou refusant de se conformer à l'ordre de Lord John Russell, alors secrétaire des colonies, d'accorder virtuellement le gouvernement responsable, au pays, Sir Colin est, rappelé, sur pétition de 1a Chambre, à cet effet.
Le vicomte Falkland lui succède.
Libéral lui-même, il fvorise son parti. Joseph Howe esé appelé à la présidence de ja Chambre, mais le gouverneur encourre le mauvais vouloir de ses amis.-—Howe reprend sa plume et bat en lbrêche ce. nouveau fonctionnaire. Le ‘‘CAronicle’’ publia le. poëme ‘‘ Lord of the Bedchamber aux grands éclats de
ire du nordante Avre, ey.… Le.
s formé ion, , 1 hé ICO BSEei r € assait, à aité, Ask
ü si/SOU Rispositio apineau
re du peuple, -— Satire, fine et nordante, de Mr. Howe contre ce anvre, vicomte:
Les élections de 1847: se font Lo sdministration de.$ir John Harey. Le, ministère Uniaker-Hovwre s formé ;-—première, administraion. libérale: dans la, Nouvelle- Losses C'est sous ce:règne.que-se nssait, à, Washington, ce fameux.
aité, Ashburton, dont. nous avons ps: sisouvent depuis, à. aegrettet les lspositions.. | Ainsi, jrs ve re spineau dans le Bas-Canada [cKenzie. dans, le. Han Cana Mu qe wenaitd haie pl
se yelle- ‘Howe:
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maniait | aussi. bien. la La que; la parole. C'était, un prit. Mérianet un.tribun À ft |
é san G pe sont, Frs parole. de Lolhgarchie lise, en ion rie sé rendue
lieuse. Ce, fut une époque d'épouante; pour. le,‘ sé .compact:?
e Ce: PAYS. I fa Iut, là come
ailleurs, que le tonnerre grondt, que la foudre éclatât pour faire sortir l'Angleterre de son mutisme habituel : Elle ne voit clair qu'à travers les Itieurs de’ incendie.
Les Canadiens français venaient de lui’ prouver qu'ils n'étaient point fait pour la servitude. L’Angle.
terre: eut peur ! La république américaine est si près de nous ! La Nouvelle-Ecossé' profita donc de nos luttes, de même que le Nouveau-Brunswick et l'Ile du Prince- Edouard. LL | La bataille populaire est gagnée dans les provinces Maritimes. A Joseph Howe revient la plus grande part de gloire! © C'était un chef instruit, un polémiste rusé, un écrivain narquant : il était la grande puissance, du temps : il tenait dans sa main habile la fibre populaire. À peu près à cette époque, la France et l'Angleterre portaient la guerre en Crimée, et un traité de réciprocité était signé, entre la Mère-Patrie et les Etats- Unis, sans notre participation !
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de l’as sante, politiq les citc ces qu est dés étroites courtes celles «
Cette mesure valut une motion de censure contre le gouvernement.
Ce fut M. J. W. Johnston, chef de l'opposition, qui la proposa. Elle fut défaite dans la Chambre d'assemiblée, maïs il était évident que le sentiment populaire était blessé. — Ce fut sous ces circonstances qu'ar- Rrivèrent les élections de 1855.
Le Dr Tupper dans l'Assemblée Législative. |
Le pays était dans une grande agitation :—Tant de questions brülantes avaient été discutées au sein de l'assemblée ! La presse. naiïssante, les clubs, les associations politiques, les hommes de partis, les citoyens se faisaient l'écho de es querelles législatives. Il en est des petits pays comme des mers étroites : leurs vagues sont plus courtes et plus dangereuses que celles des grands océañs : Les pas-
sions politiques étant plus circonscrites semblent plus acerbes dans les petites proyiices que dans les grands états.
violence ce qu’elles perdent en étendue ! Il ÿ a tant d’analogie entre la nature morale et la nature physiq que. rats “héure du Dr Tonbér était arrivée. Agé alors de trente quâtre ans, dans la plénitude de sa force et de ses facultés, 11 était peu fait pour la vie monotone, ennuyeuse et paisible de la prètique de la médecine. Son esprit actif exigeait
une sphère d'action plus étendue :
sés études le portaient vers ün but plus vaste, plus en harmonie avec | son tempéraminent, sés Soûts, ses aptitudes. Le‘ trahit sua quémque voluplas,” l'agitait depuis onETeNRe
L'ange, ou plutôt le démoñ dé
politique, — allait le “sr ts par h main et souffler à son esprit d'autres désirs, mettre à son cœur d’autres ambitions. Dédaignant ün advétsaire faible, il s'attaqua au plus fort !
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au chef même du parti dominant dans la Nouvelle-Ecosse ! Il se présenta contre l’Honorable Joseph Howe, dans le comté de Cumberland ! Nouveau Prométhée, il enlèvera à ce dernier et son feu sacré et sa flamme céleste ! Jamais lutte ne fut plus brillante ; jamais élection ne fut plus chaudement contestée ; jamais triomphe électoral ne fut plus glorieux. La victoire restait au Docteur, et à son'allié M.
A. McFarlane qui triomphait; en même tem ps,de l'honorable Stephen Fulton.' De ce moment, le comté de Cumberland appartenait sans conteste au Dr Tunper : rare exemple d’attachement et de fidélité politique ! Les peuples sont si
Le comté de Cumberland, fier -
L de son jeune député, attendait beau-
coup de lui. La chambre, le pays tout entier partageaient le même sentiment : leur espoir ne fut point trompé. L’élu de Cumberland sortit du premier jet des
vies communes: Réputation oblige comme noblesse.--N'avait:il pas vaincu, dans sathitte électorale, de plus :hebile, politiqué «et: le. plus célèbra: orateur- de , la: Nouvelle- Ecosse 2. Ce: coup d’andäce: l'avait reyêtu: d'un: grand! prestige! ;: :6a parole:chaude, éloquenite, incisive, allait bientôt. faire: autorité: :: Ses débuts: furent un: #uccès, IL s'y révèla homme politique; aux vues
larges, orateur: parleméhtaire;. di- ,
plomate habile. :: Sa: naturp: l'en.
trainait vers: le, rreuple: auquel, après Dieu, il devai: beaucoup: 1]
prit la défense, dé ses intérêts, }
réclama ses prérogatives, plaida:en faveur. d'üne rénumération plus
large dans l'intérêt des petits jurés. |
Et à l’occasion de la démission-arbi-
traire du député-shérif du: Cap !
Breton, M; Richard, Logue, le: 14 février. 1856, le. Dr: Tupper: fit: un grand: et! beau discours C'était miëux qu'une harangue ; c'était un programme. Le. député. de Shelburne,;amidu gouvernement, avait
émis cette doctrine yankee : “ que le gouvernement devait gouverner par le parti et pour le parti. Cette doctrine fausse, qui est inique dans ses conséquences, voulait que l’on accordât les charges, les bénéfices, les honneürs qu'aux amis du parti et proclamait que les adversaires n'avaient droit à aucune faveur, ni justice !
Le député de Cumberland s’éleva avec force contre ces principes subversifs, inqualifiables, iijustes !
S’adressant à la droite il disait aux ministres. ‘“ N’y a-t-il rien de plus ‘“ dans le gouvernement responsa-
| ‘ ble que ce que nous avonsentendu
“affirmer sans honte, par l’Hon.
“ député de Shelburne que “ le “ gov , nement doit gouverner par “ley : . et pour son parti,” que “les r: nus du pays ne doivent “être depensés que pour récom- “ penser des suppôts politiques. Si “ l'expression extérieure des traits “ de l'homme est une indice de ce “qu? ressent le cœur humain, je
“ me crois justifiable de dire qu'il “y a peu d'hommes dans cette ‘“ chambre prêts à endosser ce prin- “ cipe, ou inclins à supporter un “ œouyernement, indépendamment ". du mérite des questions soumises ‘ à leur considération.”
La nature indépendante du jeune dépui£ se manifestait toute entière dans ces paroles. Il resta toujours lui-même : sa bonne étoile ne lui fit jamais défaut. Le 26 février, seulement douze Ée après qu'il eut ainsi censuré le gouvernement,
le Dr Tupper propose de procéder en comité sur le bill du conseil législatif; le ministère effrayé se croit perdu. Le moteur de cette proposition le rassure. “ Si je vou-
lais en faire une motion de non confiance, dit-il, ‘“ j'y mettrais ‘ d’autres chefs d'accusation ; votre ‘ heure viendra bientôt.” Le débat qui s’en suivit fut long, animé, acerbe parfois, éloquent toujours.
On le nomma le “ Constitutional debate ” : il dura dix jours !
l’'avar vêrne ques
condt Johns talent quenc Le mi trop | propo verne:
condu victors sa con terrain portai
l'avantage numérique resta au gouvernement ! Les sympathies publiques étaient avec l'opposition, conduite alors par l’hon. W. J.
Johnston, homme doué de grands talents, servi par une’ belle éloquence et une grande érudition.
Le ministère s'était laissé entraîné trop loin : La discussion prit des proportions trop vastes. Le gouvernement dut répondre de sa conduite et de sa doctrine “ To the victors the spoils ”, appliquée dans sa conduite journalière. C'était un terrain glissant : le Dr Tupper, qui portait déjà omhrage au gouvernement, montra en cette occasion sa grande supériorité. Ses réparties clouaient ses adversaires: ses arœuments étaient irréfutables. Il lançait au ministère ce mot toudroyant de Rogers." Vous vouliez être meurtriers, vous n'êtes que suicides.” —-C’était vrai.
Puis il termine par ces paroles qwil convient de citer ici, afin de faire voir quelle avait été, jusque là, la conduite du ministère.
‘“ Le gouvernement devrait dé- “finir sa politique. Autrement, “ n'étant uni sur aucune question “ publique, ne s’accordant sur au- “ cune mesure, il devrait soumettre ‘“ la position anormale qu’il occupe ‘“ an verdict populaire :--position “ d’un certain nombre d'individus “ conjurés dans leur intérêt seul et “ distribuant les dépouilles, non ‘“ pas dans l'intérêt du pays, mais ‘ dans le seul but de se maintenir ‘ au pouvoir.”
M. Tupper démasquait ainsi le ministère aux grands applaudissements de la galerie. Les trépignements de colère des ministres ne servaient qu’à gâter davantage leur cause. Ce grand et mémorable débat mit en pleine lumière le nouveau député de Cumberland.
Il s'était révélé ce qu’il fut toujours depuis : esprit plein de ressources, érudit, brave jusqu'à la témérité, éloquent par diverses causes mais surtout par l’aplomb et le courage.
--]l combat à visière découverte.
Mais désast est sa tion :
de co Il y et l'in résonn taille ( avec ls attaqu Son g cœur e mi ; il Son ân Cepend mes de res le porté te en guét cera ler Justice n'en on lard qu
é- Mais sa giberne; est remplie de it, désastreux projectiles. Le combat n M est sa vie ; ils’étiolerait dans l’inacu- tion : la flamme s’éteindrait faute re de combustible.
pe & Ilyaen lui la rnanière, la verve,
on Bet l’impétuosité germaniques : il us résonne comme un allemand, baet Æ taille comme un Uhlan, s'exprime on MB avec la volubilité irlandaise et son is M attaque est toute de fwria francesce.
ir BSon génie est subtil ; mais son
cœur est droit. Il blesse un ennele À mi; il ne lui garde jamais rancune.
Son âme est ouverte à la pitié.
Cependant, comme tous les hommes de luttes actives, ses adversaires le méconnaissent. Il leur a porté tant de coups fatals. Letemps, en guérissant leurs blessures, effacera leur mauvaäse impression. La Justice commence pour ceux qui n’en ont plus besoin : Mieux vaut tard que jarnais.
Mgr Connolly et le Dr Tupper.
Il cet en ce monde une vertu, tendre, efficace et salutaire. Plus
douce que le miel de l'Hymette, elle guérit bien des blessures, —
celles du cœur surtout ; elle fait |
réparer bien des injustices, corriger de nombreux écarts, ralentit les élans, console dans la tristesse, et encourage en toutes occasions.
Vertu fécondante qui dilate l’âme, se prodigue, S’usé, s’anéaniit pour le bonheur des autres : Vertu trop noble pour ‘être commune, trop sublime pour être appréciée du vulgaire, trop haute pour être at-
teinte par les natures ordinaires.
L'on a compris la sainte et douce
Ah ! oui, l'antiquité avait bien!
raison de le proclamer : l’amitié d’un grand homme est un bienfait des dieux. Choisis ton serviteur
entre cent ; ton ami entre mille, est
le conseil du sage.
avoir toujo:
toujo:
toujo:
toujo:
de ses de sa L’h bras d C’est chêne Ce ce SOr l’'hom Le dé rare Et qu Mer ( fax. € la bot Nouv:
donne prodi;
Un auteur moderne a dit de fort belles choses au sujet de l’amitié— nom si commun et vertu si rare, “ Heureux, dit-il, celui oui, après avoir trouvé un ami, peut vivre toujours, la main dans la sienne, toujours s'illuminer de son regard, toujours se réchauffer à son cœur, toujours se nourrir de sa parole et de ses conseils, toujours se fortifier de sa force.” “a
L'homme qui s'appuie sur le bras de l'amitié ne chancellera pas :
C’est le. lierre enlacé autour du chêne. 7e 0
Ce que les hommes ont de trop ce sont des amis: ce qui manque à l'homme, e’est. un véritable ami.
Le député de Cumberland a eu le rare bonheur d'en posséder un.
Et quel ami ? Vous l'avez nommé :
Mgr Connolly, archevêque d’Halifax. Ce fut le phare, l'étoile polaire, la boussole du nouveau chef que la Nouvelle Ecossé allait bientôt, se donner. .Ce perspicace évêque ne prodiguait pas son amitié à la
légère. C'était un rare connaisseur d'hommes ; une intelligence d’élite, sachant parfaitement distinguer le vrai mérite. Il était né politique :
II en avait le goût, l'instinct et les aptitudes. Il jugea bientôt son nouvel ami, en faveur duquel ses vastes connaissahices furent sou-
vent mises à contribution. Cette
alliance sincère, cette entente mutuelle, aidèrent efficacement à déblayer la voie, à écarter les obstacles placés sur la route du Dr Tupper :
Elles lui préparèrent plus d’une victoire ; lui ménagèrent plus d’un
triomphe. Maïs ce qui est mieux encore, cette union fera accomplir à l’élu de Cumberland des actes de justice, qui seront, non seulement, l'une des causes de son avancement politique, maïs aussi l’occasion de sa prospérité et de sa popularité. Les catholiques, bien que comptant 86,000 sur une population de 330,- 000, dispersés sur un territoire de 18,000, milles, luttaient encore, à cette époque, Contre l'ignorance
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ses adv droits d plus qu tude ; c c'était Le Dr'T ces de € un eSC9)
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les masses et les préjugés du fanaisme. Les Irlandais et les Acadiens ceux-ci au nombre de 32,000 déjà,) bien que les appuis des Réformistes ne recevaient pas leur part légitime d'influence ni de patronage. Ils aient aidé leurs alliés à gravir les pentes escarpées du pouvoir :
Mais arrivés sur ces hauteurs que l'on croyait à jamais inaccessibles à es adversaires, l'on méconnut les droits de ses anciens amis ! C'était plus qu’un crime de noire ingratitude ; c'était une faute irréparable ; c'était un suicide politique certain.
Le Dr Tupper saisit les conséquences de cet acte injuste ‘ 1} s’en fera un escabeau pour monter à l'assaut du pouvoir ;—L’océasion favorable se présentera bientôt. |
Une sanglante émeute avait eu lieu aux chantiers de Gourlay, parmi les travailleurs, sur’ le chemin de fer à* Windsor, que l’on construisait alors. Du sang y fut répandu ! Un crime inique, injustifiable avait été perpétré par quel-
ques ouyriers irlandais et catholiques |! Le fanatisme, monta; à son paroxisme ! L'excitation fit perdre la tête! L'on ne sut pas distinguer l'acte de quelques malheureux : on accusa les catholiques de ce crime!
Leur foi en était la cause ! L’honorable Joseph Howe lui-même ne sut pas cacher son ressentiment :
la colère aveugle l’emporta : la pente du. fanatisme est. glissante.
Une fois au fond de ce précipice, l’on ne s’en retire que difficile ment. Le Morning Chron *, du 27 décembre 1856, exhiua sa fureur : c'était une diatribe mal inspirée contre la: foi catholique et surtout contre la croyance à la présence réelle dans la Sainte Eucharistie. (C'était le comble du délire. Dans un moment plus calme, M. Howe aurait désavoué sa lettre sur les ‘“ Railway riots and Catholic Commentators.” Mais sa passion le rendait injuste. Une vive discussion s'engagea entre le Mornieg Chronicle et. le Halifax
parlani textes .d ce poin le corps sont rée Sans. q
Et © l'Euche reçoté |
Hen:
Lord Æ frmen:
Catholic, ridigé alors par M. Wm Compton, homme: habile, versé dans. la. polémique, catholique croyant, chrétien: sincère et écri:
vain:distingué. . La. victoire resta à celui-ci: C'était bien naturel :
la bible; les fondateurs du protes:
tantisme,, la. croyance générale étaient du. côté de M. Compton. Le Maitre ne dit-il pas, au 6e chapitre de St Jean. :: Et le pain que je donneraï,. c'est ma chair,” Et le soir de la scène : .‘‘ ceci est.mon corr :, mangez-l.;. Ceci.est.mon sang, buvez-le.” Luther, n’a-t-il pas affirmé en parlant.de ce sacrement : “ Les textes de l'Evangile sont.si clairs sur ce point qu'il n'y.a.pas.à se tromper ; le corps et le sang de Jésus-Christ sont réellement dans le pain.et le vin sans. qu'ils, changent, de substance.
Et Calvin ? J..C. est présent. dans l'Eucharislie : au moment , où : l'on reçoit l’hoslie.. : 1: re Henri VIII Mélancthon, Grotius, Lord Fitzgerald, Leibnitz, etc, n’affirment-ils pas la même. doctrine ?
L'antiquité pas là pour redire le même senti.
ment ? Malheureusement pour M.
Howe, la NsxvelloEcosse n'était déjà plus au temps d’'Edouard VI,
ni à celui d’Elisabeth, où mettre k
en doute sa suprématie spirituelle était s’exposer à une mort certaine et à la confiscation de ses biens!
Ils n'étaient déjà plus cés temps où, pour pratiquer sa foi, il fallait jeter son sarcasmé à l’idole, son mépris aux tyrans ét sa tête au bourreau. L’Angleterre était reve.
nue à une politique plus conci- |
liante. O’Connell Iui avait déià arraché son serment du lest et l'avait forcée à une plus grande tolérance. JA) 4
L'heure et le sujet étaient évi- |
demment mal choisis par lé vieil athlète réformiste. Le gant était Jancé à la face des catholiques ; on le releva. Le Dr Tupper, avec cet œil sûr et ce flair politique qui le
caractérisent, embrassa le parti des |
faibles. Jugeant de la situation, il
chrétienne n'est-elle |
| sacrée ! sible.
ca rans fut s01 de sés thie.es erce er reste:
l’horar a tant
Le F 1856, & Penda bi ses Aussi nemen
| ront, i
la dro pouvoi entre.
L'hom:
les mi
ce rangea du côté des opprimés. Ce fut son honneur ; l’une des causes de ses grands succès. La sympathie est si donée quand elle s’exerce en faveur-des, opprimés. Du reste la | religion est une chose sacrée : n’y touchions le moins possible.. Entre la:.conscience de l’homme et la justice de Dieu il y a tant dé mystères. !