‹ Biographie de Sir Charles Tupper [microforme]Chapitre 21 sur 26 · UE TR · texte numérisé non relu

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pour celui qui étudie les causes et leurs effets, la justice divine et ses châtiments.

En 1867,les ressources cachées de notre pays étalent, sans doute, aussi considérables qu’elles le sont aujourd’hui, mais elles étaient alors fort peu développées. Au moment où le drapeau de la Confédération flotta sur la tour Centrale de la vielle “Rarrack-Hill,” nous le vimes ondulant au-dessus de terres immenses, prodigieusement riches, en forêts, en mines, en produits de toutes sortes, arrosées par de nombreuses rivières, embellies par nombre de sites les plus grandioses et les plus pittoresques, par des lacs les plus magnifiques, baignées à l'Est par les ondes de l'Atlantique et se inirant à l'Ouest dans les eaux du Pacifique.

Depuis lors quels progrès cette Puissance n’a-t-ell: pas faits ! L'’énumération en serait trop longue ; il faut nécessairement se borner à un énoncé général; des volumes

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sufliraient, à peine, pour contenir les statistiques relatives à ces vastes étendues de terres developpées ; aux richesses minérales découvertes ; aux zones forestières défrichées ; à cette immense chaine de voies ferrées reliant les deux Océans, sur un parcours de plus de 4000 milles, à travers ce pays ; aux institutions d'éducation établies et développées ; aux lois amendées, revisées et codifiées ; à nos canaux ouverts, améliorés et agrandis ; à notre commerce établi avec la plupart des nations, etc. Voilà les grands changements qui (émontrent, avec quelle rapidité, nous marchons, depuis 1867. Voilà ce que peut faire l'union d’un peuple, qui dévoue toutes ses énergies et qui concentre toutes ses forces vitales vers un but commun.

Notre constitution, caiquée sur celle d'Angleterre, est l’une des plus belles et des plus favorables de l'univers. L'Angleterre l'avait prise,

toute entière, dans un couvent de

Moines catholiques. C’est l’autorité dans toute sa majesté, mais tempérée par l'élection populaire.

Le Souverain, ou plutôt le Gouverneûr,règne mais ne gouverne pas ; le sé a le contrôle exclusif de ses affaires ; les ministres lui sont responsables de leur conduite, de leurs actes, de leur administration.

C’est le vrai gouvernement démocratique, à l’abri des écarts, à cause du frin supérieur qui arrête, à un moment donné, les exubérances où les passions désordonnées des masses, surexcitées par la démagogie et entrainées vers la pente des révolutions. , Dans ce système admirable tout est parfaitement agencé, de manière à ce qu'aucun droit ne soit lésé, à ce qu'aucune injustice ne soit perpétrée.

Au-dessus des Communes est le Sénat ;: là, les échos des passions populaires n'arrivent point ; les Nénateurs étant nommés, par le Gouverneur en Conseil, ne doivent

l’autoé, mais pulaire.

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que la justice aux peuples ; ils ne sont pas soumis aux caprices de l'élection. Notre constitution assure à chacune des provinces confédérées leur gouvernement particulier, dont le pouvoir législatif s'étend à tout ce qui touche aux matières d’un intérêt purement local : les lois qui intéressent toute la Puissance sont du ressort du gouvernement fédéral. Ainsi, les pouvoirs des divers gouvernements étant parfaitement délimités, leurs attributions respectives exactement comprises, il ne saurait exister de dangereux froissements, qui puissent mettre en danger l'existence d'aucun de ces gouvernements.

Voilà l’une des raisons qui expliquent la cause de nos progrès. Le peuple est content ; sa sécurité est parfaite ; son existence, sa liberté, ses biens lui sont assurés : Il jouit de la plus grande liberté de tester.

Aucune entrave n’est mise à sa foi ou à la pratique de sa religion ; le fanatisme, se trouve parfois ici,

comme ailleurs, mais encore a-t-il honte de lui-même, et est-il obligé de prêcher les idées de tolérance et de liberté, extérieurement du moins. :

Voici la situation du Canada, tels que les mœurs, les habitudes, les croyances, l’industrie et l’esprit d'entreprises de ses habitants l'ont fait.

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