XX XI
1867 à 1883.-— Développement du Canada sous le nouveau régime.— La Constitution. —Bytown.
D. F, McCarthy écrivait naguère dans la langue des dieux :
“The Past shines clear and pleasant, ‘ There is glory in the Present, ‘ And the Future, like à crescent, “ Lights the deepening sky of time; ‘ And that sky will yet grow brighter ‘ [If the Worker and the Writer, ‘ And the Spectre and the Mitre, ‘* Join in sacred bonds sublime !
“ With two glories shining o’er them # Up the coming years they’Il climb ‘ Rarth’s great evening at its prime. ?
Savoir : que le passé se montrait agréable, le présent glorieux et l'avenir brillant ; et que le ciel s'illuminerait encore davantage, si l'union de toutes les classes se consolidait. Oui, il nous faut l'harmonie, l'entente, la bonne volonté. La Confédération a modifié la situation politique des habitants
des anciennes provinces. Trop
jeune encore pour être appréciée
t du par l’histoire, la nouvelle consti- 1e. — tution ne pourra être jugée que dans l'avenir. (Cependant, tous
l'avouent, le Canada a fait d’im-
uère menses progrès depuis une quin- | zaine d'années. Nos sommes réelle-
nt, ment sortis de l’état d'enfance. Les grandes luttes constitutionnelles
étant finies lorsque la Confédéra-
e ; tion fut établie, le peuple, satis-
ighter fait, se mit sérieusement à l’œuvre ; Ja nouvelle constitution ouvrait un horizon immense à ses industries,
PER à son activité, à son commerce. mb Les uns ont vu dans l'acte de la ime. ” Confédération le salut des Canatrait diens : les autres, moins enthoux et siastes, l'ont accepté comme un ciel acheminement vers l’indépendange, si ce : plusieurs ont cru y trouver une S 86 alliance plus durable avec l’Angle-
faut terre.
sonne | Mr B. A.T. De Montigny, auteur odifié de l'Histoire du Droit Canadien,
tants aujourd’hui, Recorder de la cité de
Montréal, homme de talent, qui a embelli notre littérature canadienne de fort belles pages, et qui écrivit un ‘“ Catéchisme politique très utile et renfermant les informations les plus précieuses, dit, en parlant dela 30-81 Vic, ch. 8, ou Âcte de l'Amérique Britannique au Nord, 1867 :
Par cet acte pouvaient se réunir l'ile de Terreneuve, égale en étendue au royaume du Portugal, et qui commande l'embouchure du fleuve St-Laurent, dont le cours traverse notre continent dans une grande partie de sa largeur ; la Nouvelle-Ecosse aussi grande que la Grèce ; le Nouveau-Brunswick, égal en étendue au Danemark et la Suisse réunis; le Bas-Canada, pays aussi considérable que la France ; le Haut-Canada, mesurant 20,000 milles carrés de plus que la Grande- Bretagne et l'Irlande réunies ; les immenses territoires du Nord- Ouest dépassant en étendue l’empire de Russie, et la Colombie
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Britannique aussi grande que l’Autriche.
“ Le monde a été témoin d’un des plus beaux spectacles auxquels il ne lui a jamais été donné d’assister: Celui de voir différentes nations, d'extraction, de mœurs et de religion différentes, averties par leurs législateurs, que les rouages du gouvernement s'arrêtent, se soumettre volontairement au remède indiqué, san$ qu’il en coutât une seule goutte de sang à l'humanité.
Hommage à l'esprit public des provinces qui ont prouvé au monde qu'elles sont dignes de constituer une Puissance.”
Pour en revenir à l’idée exprimée par McCarthy, nous nous demanderons : quel est le passé ?
sinon cette espace écoulée depuis la création jusqu’à nos jours. Et le présent ? Cet instant fugitif qui n'existe jamais et qui semble exister toujours. Et le futur ? Cet espace incommensurabie qui s'étend, de ce moment, aux cycles sans fin de l'éternité.
Pour nous, laissant de côié les termes abstraits, nous appellerons le passé, le temps écoulé jusqu’à l'avènement de la Confédération et le présent, l’époque commencée le ler juillet 1867 ; le futur ou l’avenir cache encore, sous ses voiles mystérieux, ce que la Providence nous réserve de joies ou de chagrins, de succès ou de revers, d'espérances et de déceptions.
Le Canada a marché à pas de géant dans la voie du progrès ; ses entreprises, ses découvertes, ses succès commerciaux, le placent à la tête de la plupart des pays des deux mondes.
Le 29 mars 1867, la reine Victoria, appuyée sur une carte du Canada, mit le sceau de la royauté sur le petit bourg de By. L'origine de ce village avait été rien moins que noble ; elle rappelait une fraude inique exécutée, par un chevalier d'industrie, contre un ancien ingénieur canadien de Québec, M. Baïllargé. N'importe, la faveur royale
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venait ennoblir Ottawa et l’élever au rang de capitale d’une Puissance qui semble avoir une grande et glorieuse destinée, si ses habitants sont fidèles à leurs voies, à leur but, à l'appel de la Providence.
Car, le ciel a beaucoup plus à faire dans les affaires politiques de ce monde, dans la prospérité ou dans la décadence des empires, dans l'élévation ou l’abaissement d’une nation, que l’on semble parfois le croire. Tout pouvoir vient d'en Haut, et aux nations fidèles sont dûes la paix, la gloire, la prospérité et le bonheur. Voilà ce que les canadiens ne devraient. jamais oublier. La prévarication individuelle se pardonne autant de fois, qu'il y à repentir ; la faute d’un peuple ne s’efface jamais ! Pourquoi ? Sinon, parceque l'individu pourra être puni dans l'éternité, tandis que la nation ne saurait l'être, comme telle, que dans le temps. Hypothèse qui explique nombre de catastrophes nationgles
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